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France : Société / Valeurs chrétiennes : Famille

Délinquance et divorce

B Le secrétaire d'État à la Justice Jean-Marie Bockel veut une vraie politique de prévention, qui associe mieux l'école et les familles, pour lutter contre la délinquance juvénile. Il a remis hier un rapport à l'Élysée. Jean-Marie Bockel met en avant la question des parents «dépassés». Elle mène à la perte de l'autorité et à des déscolarisations précoces, voies d'entrée vers la délinquance. Il constate que, là où cette délinquance se développe, «plus d'un foyer sur deux est une famille monoparentale». «L'absence des pères, un vrai sujet».

Ce qu'il préconise ensuite n'a pas grand intérêt (création de réseaux associatifs, stages parentaux, suppression des allocations…), voire est franchement négatif (mise en oeuvre d'un statut du beau-parent).

Z La véritable solution a été indiquée ce matin par Eric Zemmour, sur RTL. Faisant le même lien entre dissolution familiale et délinquance, le journaliste a pointé l'une des causes fondamentales du délitement de la famille : le divorce et notamment la simplification croissante des procédures de séparation depuis 1975. Alors, si le gouvernement veut vraiment lutter contre la délinquance juvénile, il doit soutenir l'institution familiale. Le mariage n'est pas (seulement) une affaire romantique (que l'on peut donc briser une fois le charme rompu), mais le fondement de la stabilité sociale. L'Etat doit donc revenir sur le divorce, limiter au maximum les ruptures et soutenir la famille.

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8 commentaires

  1. Comme très souvent, E. Zemmour a des remarques, des analyses et des propositions fort justes. Mais, à revenir sur le divorce, ne pourrait-on pas commencer par supprimer ce PACS qui sert surtout à “marier” les homos, à faciliter les désunions de tous ordres, à payer moins d’impôts, à demander le rapprochement entre “époux” pour obtenir un poste etc etc …. Ne pourrait-ont pas commencer par revenir sur l’éducation des enfants en leur enseignant l’importance du mariage, que l’on se marie lorsque l’on s’aime et que l’amour ce n’est pas seulement “lorsque l’on s’entend bien au lit” etc etc. Ne pourrait-on pas enseigner aux enfants que le mariage c’est le fondement de la famille, c’est vouloir avoir et élever des enfants à deux, que la famille monoparentale ce n’est pas une famille etc etc … Ne pourrait-on pas leur enseigner qu’avoir des enfants est une responsabilité énorme et qu’il appartient aux parents de les éduquer et que ces derniers sont responsables devant la loi. Je me souviens, avant, lorsqu’un mineur était arrêté pour un acte délicteux, les parents étaient convoqués à la Gendarmerie ou au commissariat pour y être entendus en tant que “civilement responsable”… et donc responsable pécunièrement entre autre. Pourquoi cela n’existe plus. Lorsque l’on forcera la parents à payer d’une manière ou d’une autre (directement ou par réduction des allocs), ils commenceront à faire attention à ce que font leurs enfants. Une journée d’absence injustifiée à l’école ? Une journée d’alloc en moins ! Ton gosse à brûlé une voiture ? Les parents la paieront (ils auront intérêts à être assuré) etc etc …

  2. Absolument : on n’en serait sans doute pas là si les parents (les deux parents)tenaient leur rôle d’éducateurs au lieu de le déléguer d’abord aux nounous, ensuite à l’école ou à n’importe quelle structure… Des parents dépassés ou incompétents, ce n’est pas une fatalité ; le drame est qu’apparemment ils n’ont pas la volonté de reprendre les rênes.
    Faire le constat de la disparition des pères, c’est déjà bien ; chercher pourquoi, ce serait pas mal aussi.
    Le retour à une responsabilité pénale et financière des parents est éminemment souhaitable, à défaut de savoir comment les responsabiliser moralement.
    Si l’on arrivait à faire comprendre aux parents que l’autorité n’est pas le contraire de l’amour, loin s’en faut, et que reprendre son enfant c’est aussi le faire grandir…
    Comme souvent, Zemmour appuye là où ça fait mal. Mais hélas, ça paraît un peu difficile d’envisager que Sarkozy, multirécidiviste en la matière, puisse lutter contre la banalisation du divorce…

  3. Après le divorce de ma soeur, ses enfants ont été de plus en plus abandonnés à eux-mêmes, privés de leur père (que nous soutenions – je ne rentrerai pas dans les détails)… L’avocat de ma soeur s’appelait Jean-Marie Bockel…

  4. Il est vrai que le divorce des parents entraîne une souffrance pour les enfants et une déstabilisation qui parfois se traduit par des actes de délinquance. Mais il y a un autre problème qui n’est pas évoqué. C’est l’éducation des filles qui sont appelées à être épouses et mères. Or, ces deux vocations demandent beaucoup d’abnégation, de don de soi. Or, regardez à quoi s’occupent les jeunes filles. Croyez-vous que les jeux vidéos vont leur apprendre à élever des enfants ? Les loisirs ont trop de place dans notre société pour que la génération à venir puisse être une génération responsable et adulte. La base du problème se situe tout d’abord au niveau des mentalités.

  5. Une fois encore Eric Zemmour a été effectivement très percutant ce matin.Le divorce est un mal terrible pour la famille et la société, même si cela n’enlève rien à la compassion pour ceux qui souffrent. Ces parents divorcés ne sont pas toujours conscients (ou parfois ne veulent pas l’être)de la souffrance qu’ils font porter en tout premier lieu à leurs enfants.Je me permets de renvoyer les lecteurs de votre blog à cette encyclique de Pie XI que devraient lire tous ceux qui se préparent au mariage -et même tous les jeunes :CASTI CONNUBII (accès direct par Google)
    LETTRE ENCYCLIQUE
    DU SOUVERAIN PONTIFE PIE XI
    SUR LE MARIAGE CHRÉTIEN
    CONSIDÉRÉ AU POINT DE VUE DE LA CONDITION PRÉSENTE,
    DES NÉCESSITÉS, DES ERREURS ET DES VICES
    DE LA FAMILLE ET DE LA SOCIÉTÉ
    Et particulièrement le chapitre II :
    Erreurs contraires à la doctrine du mariage et vices contraires à la vie conjugale.

  6. Article 371-1 du code civil
    Modifié par Loi n°2002-305 du 4 mars 2002 – art. 2 JORF 5 mars 2002 :
    “L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant.
    Elle appartient aux père et mère jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne.
    Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité.”
    Commentaire :
    Le dernier paragraphe de cet article du code, intégré en 2002, montre que le législateur considère les parents comme des mineurs, auxquels il doit expliquer comment s’y prendre pour éduquer les enfants.
    Cette disposition constitue une remise en cause de l’autorité parentale. Cette remise en cause de l’autorité, y compris maintenant au sein des familles , est une des causes des désordres juvéniles.

  7. Qui peut croire que l’Etat, dirigé par un double divorcé, reviendra sur le divorce simplifié ?

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