C'est le titre prometteur de la dernière tribune de Bernard Pascaud. Extrait.
"Enfin, et peut-être surtout, le leitmotiv obsessionnel aux valeurs de la République semble une abstraction qui ne fait pas oublier les réalités vécues : fiscalité oppressante, chômage de masse, précarité étendue, retraites rognées, insécurité croissante, ascenseur social en panne, école en échec, familles spoliées, mariage dénaturé, justice en crise, immigration incontrôlée, diplomatie en berne, armée affaiblie, endettement public abyssal, corruption institutionnalisée, Conseils de contre-pouvoir aux ordres, Europe préférée à la France, intérêt national sacrifié aux partis et aux groupes de pression, partis discrédités, syndicats anémiés, représentation nationale faussée… Cette triste litanie, hélas non exhaustive, est la vraie vie sous les valeurs de la République. Soit celles-ci sont la vraie cause des difficultés et de la descente pour tous, soit elles sont la cause de l’incapacité intrinsèque à les résoudre. Les démonstrations sont possibles, point par point.
Mais il y a plus : il y a la réalité de plus en plus totalitaire de la démocratie. Son intensité varie selon les dirigeants en place (et les actuels sont des champions), mais loin d’être un déviationnisme aux grands principes elle est une mécanique qui déploie son infernale spirale. La conception démocratique de l’Etat a opéré ce que le théologien ca tholique canadien William Cavanaugh appelle dans un livre récent une migration du sacré. Si le roi absolu était soumis à toutes sortes de contre-pouvoirs (loi divine, loi naturelle, lois fondamentales), le peuple souverain n’a d’autre référence et d’autre limite que sa propre volonté. Il en va de même de ceux qui gouvernent en son nom, la démocratie directe n’étant qu’exceptionnelle. Là est la source d’une conception omnisciente et proprement totalitaire de l’Etat. Le sacré a migré de l’Eglise vers l’Etat et dans le nouvel Etat, il n’y a plus, comme sous la monarchie, distinction et alliance des pouvoirs temporels et spirituel, mais confusion des dits pouvoirs. La démocratie religieuse, pour parler comme Maurras, déifie l’Etat : il est à la fois roi, créateur et rédempteur, ou si l’on préfère souverain, législateur libre, et prétendu libérateur de l’individu. Cette confusion est la matrice du totalitarisme. Cela est patent aujourd’hui."


Exupéry
ENFIN !
eljojo
Cette tribune est séduisante, mais historiquement non fondée. Les rois de France avaient un usage très pragmatique du pouvoir, et plus spécifiquement de leur lien à la religion.
Que l’on pense au nombre de rois de France qui étaient excommuniés et le vivaient très bien. Sous Philippe Auguste, c’était même l’interdit sur sa juridiction, ce qui ne l’a pas empêché d’aller se marier ailleurs. Philippe Le Bel a soumis la papauté en Avignon, et Louis XIV était un pêcheur public. Le Roi Soleil, par ailleurs, n’a pas hésité à exiler un Parlement de Paris un petit peu trop récalcitrant.
Par ailleurs, vous n’ignorez pas, je suppose, le numéro 395 du Compendium de la Doctrine Sociale de l’Eglise qui déclare “Le sujet de l’autorité politique est le peuple, considéré dans sa totalité comme détenteur de la souveraineté.” Et qui précise qu’une meilleure pratique de cette autorité passe par la démocratie.
Plus encore, vous n’êtes pas sans savoir que la démocratie directe n’est pas la seule légitime, en raison principalement de la complexité des textes à voter, et donc de la technicité requise pour les améliorer : c’est toute l’importance du droit d’amendement d’un texte.
Enfin, vous noterez qu’une démocratie représentative ne doit pas nécessairement être proportionnelle, en raison du fort risque d’instabilité gouvernementale induit par ce mode de scrutin, qui plus est dans un pays comme le nôtre, si marqué par la culture du conflit.
rolalalalala
La France n’a jamais été dirigé par une démocratie ni même ne s’en est vaguement approché.
LB
“Le sacré a migré de l’Eglise vers l’Etat et dans le nouvel Etat, il n’y a plus, comme sous la monarchie, distinction et alliance des pouvoirs temporels et spirituel, mais confusion des dits pouvoirs” Ce sacré là ne l’est plus, c’est celui de Lucifer, c’est l’esclavage et la perdition pour tous. Il faut se souvenir que la “loi naturelle” est divine, c’est celle que le Créateur a mis au cœur de tout homme et que les suppôts de Satan actuels essayent de pervertir et d’arracher.
Fleur
“…dans le nouvel État, il n’y a plus, comme sous la monarchie, distinction et alliance des pouvoirs temporels et spirituel, mais confusion des dits pouvoirs.”
Exact, et c’est pourquoi le Pouvoir actuel s’entend si bien avec l’islam et cajole tant cette “religion” : ils procèdent tous deux de ce même travers totalitaire et c’est sans doute pour lui l’exemple même du système qu’il vise à instaurer, et qui a réussi à s’implanter durablement en asservissant les peuples à sa tyrannie.
Vendéen
La démocratie libérale dans laquelle nous vivons est totalitaire. Si l’on s’oppose à une loi qui viole la morale alors qu’elle a été régulièrement votée, on ne peut le faire valablement en invoquant la démocratie. Comme le dit M. Jean-Pierre Michel, en démocratie c’est la loi qui définit ce qui est juste. Il n’y a pas de principes supérieurs qui doivent guider la loi, puisque celle-ci est la volonté de la Nation, du peuple, qui est la volonté suprême.
Gaël COUROSSE
Bravo, excellent article. Ouvrons les yeux ! La république génère invariablement une oligarchie dirigeante au service des puissants, délétère pour la France, méprisante pour les petits de ce monde.
Les promesses de la république ne sont décidément que des mythes. La réalité nous rattrapera.
Daniel PIGNARD
Rappelons nous quand même que contrairement aux autres religions, le chrétien peut s’écrier « l’Eternel est vivant » et il peut lire pour se faire du bien le psaume 94 (93 dans la vulgate) et le psaume 58 (57 dans la vulgate) qui nous dit dans ses derniers versets comment tout cela va se terminer.
Magikbus
Le mot république ne rien dire si on remarque que la Chine à parti unique est totalitaire avec des goulags ,et génocidaire en éradiquant les tibétains de souche par l’invasion chinoise qui s’emparre de tout au Tibet .
Les républiques soviétiques étaient aussi totalitaire à pensée unique obligatoire complètée par les prisons/goulags et le génocidaire de 50 millions de blancs chrétiens, ce qui ,n’est pas rien !
République à pensée unique obligatoire n’est pas démocratique dans les réalités où la propagande tient lieu de religion politique pour controler les masses et les manipuler à ne rien changer donc en continuant à voter pour le curé médiatique qui fait les sermons pour ne jamais penser hors des clous inventés pour ceux qui profitent le plus d’un système oligarchique mondialiste et donc antinational ….
Infantiliser les gens c’est les tenir en laisse avec des promesses ostentatoires et mieux les trahir ensuite et ca ressemble bigrement à l’umps qui se gargarise hypocritement d’une coquille vide dite république .
Tite
Réponse à Vendéen :
Nous ne vivons pas dans un système libéral mais, totalitaire.
Le libéralisme, c’est la liberté d’entreprendre, la liberté du travail, la liberté d’être propriétaire et de transmettre à ses enfants sans que l’état se “sucre” au passage à chaque génération, c’est responsabiliser les hommes en ne leur imposant pas des systèmes de protection étatiques qui les spolient du fruit de leur labeur pour le redistribuer à des malhonnêtes n’ayant jamais cotisé, c’est laisser aux citoyens leur libre-arbitre, leur conscience, c’est organiser par corporations le soin de protéger les vieux, les invalides, les indigents, c’est laisser décider chacun de disposer du choix de son aumône….etc…
Ah! mince alors! Mais qu’est-ce donc que cette société idéale?
Celle de l’Ancien Régime en notre doux royaume de France et qui servit de modèle à la société américaine et qui lui sert encore (un peu moins depuis le”patriot act”).
Gaël COUROSSE
Réponse à eljojo,
En relevant les tensions qu’il pouvait y avoir entre l’Eglise et le Roi, vous soulignez vous-même combien la monarchie était bien précurseur de la séparation des pouvoirs. Lire et relire la vie de Saint-Louis pour bien comprendre cela.
En outre, la démocratie n’est pas en contradiction avec la monarchie dès lors qu’elle n’est pas α et l’Ω de la vie de la cité. Entre faire vivre la démocratie et en faire une religion jusqu’à avoir près de 300 000 élus ! il y a comme un juste milieu. De plus, pour faire vivre le jeu politique requiert un arbitre non-partisan, hors de la matrice, c’est le rôle du Roi.
D’un point de vue politique, quelle que soit la vertu des Rois, c’est leur principe même qui leur permet d’agir dans l’intérêt du Pays et de sa population indépendamment de l’ambition des puissants et des groupes de pressions.
La monarchie n’est pas un système parfait, mais il est cent fois meilleur que la république, il faut juste prendre un peu de recul sur l’histoire pour s’en convaincre.