Bannière Salon Beige

Partager cet article

L'Eglise : Vie de l'Eglise

Déchristianisation galopante au Québec

Lu ici :

"Devenus centres communautaires, bibliothèques ou même appartements de
luxe, certains édifices religieux commencent une seconde vie. Mais dans
de nombreux autres cas, cet héritage historique tombe entre les mains
de promoteurs privés, voire tombe en ruines faute d'entretien (…)

Montréal était autrefois surnommée la ville aux 100 clochers.
Aujourd'hui, la métropole québécoise voit ses églises disparaître
graduellement du paysage urbain.

Début février, c'était la chapelle des Franciscains qui s'envolait en
flammes. Édifié en 1893, le lieu de culte était reconnu pour avoir une
valeur patrimoniale exceptionnelle. Faute de moyens, l'ordre religieux
tentait de vendre le bâtiment, à l'abandon depuis trois ans.

Québec recèle aussi de nombreux trésors. La capitale provinciale, dont
le centre fait partie du patrimoine mondial de l'Unesco, a récemment
donné son aval à la démolition de deux couvents.

«Les églises sont en train de fermer, parce qu'il n'y a pas de fidèles,
il y a moins de prêtres et il n'y a plus d'argent», résume le
professeur Noppen.

Certes, admet-il, la mission des congrégations religieuses n'est pas de s'occuper du patrimoine, mais des âmes.

Cet héritage qui faisait jadis la fierté des Québécois a été délaissé au fil des ans.

Et la tendance s'emplifie: les religieux ont en moyenne plus de 70 ans
et vivent dans des bâtiments trop grands et trop coûteux à entretenir.
Les fidèles, eux, ont déserté les églises".

Vous savez le rôle que le Salon Beige joue chaque jour dans la lutte contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme; vous connaissez notre pugnacité à combattre chaque jour contre l’avortement, l’euthanasie, le mariage pour tous, la PMA, la GPA et toutes les dérives libertaires.

Le Salon Beige ne remplace pas votre rôle dans ces combats, il les facilite, les accompagne et les stimule<;

S'il vous plaît, faites un don aujourd'hui. Merci

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

Partager cet article

7 commentaires

  1. Et pourquoi les chrétiens ont-t-ils déserté les églises? Simple question .

  2. A qui donc peut-on reprocher cette situation, si ce n’est aux chrétiens eux-même?
    A l’époque ou tous ces bâtiments on été construits, personne ne s’interdisait le prosélytisme que je sache! La liberté religieuse n’était pas une qualité masochiste!
    Et le dialogue entre les différentes religions n’était pas à l’ordre du jour!
    Les curés étaient en soutane.
    Les processions se faisaient bannières au vent !
    Cette époque bénie ne connaissait pas la honte du colonialisme et des mission, mais voyait cela comme un honneur et une fierté!
    A l’époque, on obéissait au Christ: on allait et on évangélisait sans se poser des questions dignes des Lumières!
    Maintenant, on est évolué.
    Aux yeux de Dieu, ne serions-nous pas dévalués ?

  3. Cela me rappelle un billet du Vicaire Général du Diocèse aux armées françaises, Mgr Poisnard:
    La dèche…
    On dit qu’il ne faut pas parler des choses qui fâchent. Je vais pourtant aborder un sujet sur lequel nous autres Français sommes particulièrement coincés par rapport à d’autres peuples : l’argent. En lisant les diverses revues diocésaines qui me passent par les mains je confesse mon effarement…
    A quelques exceptions près, je constate, aux appels déchirants qui sont lancés par certains évêques ou économes diocésains, que l’Eglise de France est carrément dans la dèche… Ici on cède des évêchés historiques, là on ferme ou on démolit des églises, ailleurs on désaffecte les édifices qu’on ne peut plus entretenir. Bref, cela ressemble fort à une véritable débandade.
    Dans ma ville de naissance, l’église paroissiale où j’ai été baptisé a été détruite : le côut des travaux de rénovation aurait coûté plus cher que la construction de la nouvelle chapelle qui lui a été préférée. Le séminaire où j’ai accompli la première partie de mes études a été vendu à un promoteur qui l’a converti en hôtel. Je me demande bien d’ailleurs ce qu’est devenue la grande et magnifique chapelle qui trônait en son centre. Cela me ferait mal au ventre d’apprendre que c’est désormais une salle de restaurant…
    De petits diocèses ruraux sont quasiment en état de faillite. De gros diocèses urbains tirent la sonnette d’alarme. D’aucuns ont carrément épuisé toutes leurs ressources : après avoir vendu leur patrimoine immobilier ils ont vécu un temps sur leurs revenus financiers et se trouvent maintenant contraints à manger leur capital. D’ici quelques années plusieurs seront exsangues…
    La double saignée opérée d’abord par la Révolution – qui a nationalisé les biens d’Eglise en 1790 – puis ensuite à la séparation de l’Eglise par un Etat toujours gourmand qui a opéré une seconde ponction à peine un siècle plus tard, alors que tout le XIXème avait été une longue convalescence permise grâce au Concordat napoléonien, a réduit nos diocèses à la mendicité. Qu’on ne vienne pas me ressortir les poncifs éculés : l’Eglise est riche, Rome vous aide, regardez tous ces trésors qui remplissent vos cathédrales ! D’une part les trésors ne nous appartiennent pas comme des biens dont nous pourrions user librement : ils sont un patrimoine de l’humanité et non un magot de l’Eglise. D’autre part, la majorité des catholiques de France ne savent même pas que non seulement Rome ne nous aide pas mais que c’est nous qui aidons Rome grâce au denier de saint Pierre. Et nous devons bien nous aider nous-mêmes, comme nous pouvons, et notamment avec le denier du culte, depuis 1905. Quand on observe le niveau de vie des autres Eglises européennes il n’est pas besoin d’avoir fait de savants calculs pour observer que le clergé français est le vraiment le parent pauvre. Je me souviens d’une mère qui s’était élevée contre l’entrée de son fils au séminaire. Je l’entends encore lui dire : “Tu ne vas tout de même pas devenir un traîne-misère ?”. La dame ne manquait pourtant pas totalement de réalisme !
    Le cas du diocèse aux armées est significatif. Beaucoup pensent, parce qu’une grande partie des aumôniers est rémunérée par l’Etat (mais pas tous) que nous roulons sur l’or. Certes le ministère de la Défense prend à sa charge le salaire de la majeure partie des aumôniers – et nous en sommes bienheureux – mais nombre de dépenses restent à la charge du diocèse aux armées. Je ne prendrai qu’un seul exemple : nous accueillons des séminaristes qui se préparent à devenir les aumôniers militaires de demain. Leur formation coûte autour de 24.000 € par an et par étudiant. Multipliez par cinq ou six, selon les années. De telles sommes ne se trouvent pas sous les sabots d’un cheval… Voilà pourquoi, même si cela paraît étrange à quelques naïfs, nous sommes obligés, comme n’importe quel autre diocèse, de vous solliciter annuellement pour le denier du culte et de faire campagne pour des dons et legs.
    Je vous rassure, nous ne sommes pas – Dieu merci ! – le diocèse le plus à plaindre ; mais je compatis sincèrement à la situation catastrophique de certains évêchés de notre pays. D’ici quelques années, quand l’ampleur du désastre sera devenu massif, le réveil des catholiques français sera très dur et faute de mettre la main à la poche c’est la clé sous la porte qu’il faudra mettre.
    Robert POINARD
    http://www.dioceseauxarmees.catholique.fr/billet-du-vicaire-general/450.html?task=view
    Prions l’Esprit saint pour qu’Il réveille les Catholiques!

  4. La télé a bien fait son oeuvre malsaine.
    Qui gère les médias ?

  5. “Québec, qu’as-tu fait de ton baptême”? demandait le cardinal Ouellet dans son mémoire sur les “accommodements raisonnables”.
    “JE ME SOUVIENS!”, c’est notre devise… mais se souvient-on de notre baptême? Depuis plus de 40 ans, on cherche à nous faire oublier nos racines, qui ne sont pas uniquement françaises, mais aussi catholiques. Des gouvernements impies ont chassé le catholicisme des écoles, transformant les écoles confessionnelles en écoles linguistiques et en remplaçant les cours de religion catholique par un cours de relativisme religieux (“éthique et culture religieuse”, pour lui donner son vrai nom). Et on s’emploie à éliminer toute trace chrétienne dans l’espace public québécois, même jusqu’au Parlement, ou le crucifix semble déranger nos députés dans leurs mensonges et leurs bouffonneries…
    Bref, c’est le triste constat qui s’offre à nous, celui d’une société qui se meurt lentement, comme un champ autrefois fertile, mais abandonné à la vermine.
    Mon Dieu, aie pitié de nous!

  6. Cette situation est à prendre avec des bémolles. À Québec, la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre y possède une magnifique Église historique pleine à chaque dimanche, voyez : http://www.fssp-quebec.com/ et http://eglisesdequebec.org/ToutesLesEglises/swSaintZephirin/SaintZephirin.html. Aussi, là comme ailleurs dans cette belle ville, on peut entendre les cloches appeler les fidèles, véritable cantate de l’âme. Dieu purifie son Église.

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Cookies nécessaire au bon fonctionnement du site.
  • wordpress_logged_in
  • wordpress_sec
  • wordpress_test

Refuser tous les services
Accepter tous les services