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Histoire du christianisme

De Robespierre à Coulibaly, les bons et les mauvais terroristes

Extrait d'un texte de Renaissance catholique :

10845"[…] La Révolution Française, parce qu’elle est portée par une vision idéologique, introduit un nouveau concept de guerre. Il avait existé des conflits civilisationnels (les guerres médiques entre les cités grecques et l’empire perse, les chocs Islam-chrétienté, etc.), de simples luttes pour la prééminence politique, militaire ou économique (les conflits entre cités grecques, les luttes entre féodaux au Moyen-Age, etc.) Le projet des révolutionnaires français est plus ambitieux. Il s’agit de « régénérer l’homme », c’est-à-dire non seulement de le soumettre physiquement, ce que faisaient toutes les armées en position de force sur un territoire donné, mais de le faire adhérer à l’idéologie du vainqueur. La République en danger institutionnalise la Terreur mise en œuvre par le Comité de Salut Public à la tête duquel se trouve Robespierre. La Vendée est exterminée, les colonnes infernales ravagent le pays passant au fil de l’épée « brigands », femmes et enfants. La réaction thermidorienne met fin à la Terreur mais tout au long du XXe siècle les historiens marxistes titulaires de la chaire d’histoire de la Révolution Française à la Sorbonne (Soboul, Matthiez, Aulard…) n’auront de cesse de défendre la légitimité de la Terreur « pour sauver la Révolution ». La société française reste, aujourd’hui encore, d’une immense complaisance face au terrorisme robespierriste. Le grand lycée d’Arras porte le nom de Robespierre ainsi que de très nombreuses rues de communes de gauche (Saint-Denis- 93) comme de droite (Issy-les-Moulineaux- 92). A quand un lycée Kouachi ?

Pol Pot procède à l’élimination de 20% de la population khmère, sous les applaudissements du quotidien Le Monde (« Un peuple en liesse accueille ses libérateurs » titrait le quotidien de référence au lendemain de l’entrée des Khmers rouges dans Phnom Penh le 17 avril 1975) et meurt dans son lit vingt ans après son renversement. […]

Le terrorisme islamique est aujourd’hui mis au ban des sociétés démocratiques.

Mais quelle différence y a-t-il entre guillotiner madame Michu qui « n’ayant rien fait contre la République, n’a non plus rien fait pour elle » et égorger un mécréant dont le seul tort est d’être chrétien ? Aucune !

Une attitude schizophrénique

L’hypocrisie politique dans laquelle nous vivons est que les actes terroristes ne sont plus appréciés en fonction de leur nature mais au regard de leur finalité. Pour la vulgate politico médiatique les attentats de l’ETA en Espagne sont légitimes, Franco régnant, mais deviennent illégitimes quand la démocratie est restaurée à Madrid. Dans un cas la police française collabore avec la police espagnole dans l’autre non.

Cette position est intellectuellement et moralement très fragile.

Intellectuellement le terrorisme est l’arme des faibles : un pouvoir qui se sait minoritaire ou une opposition qui n’arrive pas à prendre le dessus sur son adversaire. Le plus faible aura beau jeu de dauber sur la vertu intransigeante du plus fort si celui-ci a lui-même usé du terrorisme. Les condamnations vertueuses du terrorisme palestinien par l’état d’Israël perdent de leur crédibilité pour qui a lu la vie et les exploits de Zeev Jabotinsky et de ses émules de l’Irgoun ou du groupe Stern. Le faible qui recourait au terrorisme devient le fort qui dénonce le terrorisme des autres, ce qui est logiquement assez difficile. Il n’en reste pas moins que cette arme du faible au fort est d’une singulière efficacité car elle fait trois victimes : l’ennemi qui est éliminé, l’observateur qui est terrorisé et le complice, plus ou moins volontaire, qui est impliqué sans possibilité de retour en arrière.

Moralement un acte est objectivement bon ou mauvais en lui-même. Tuer un innocent pour quelque raison que ce soit ne peut jamais être un acte vertueux. La conception machiavélienne, pour ne pas dire machiavélique, de la politique selon laquelle : « La fin justifie les moyens » est la négation de la justice dans l’ordre social. C’est au nom de lendemains radieux à bâtir qu’ont été perpétrés les grands massacres de l’époque contemporaine. Sous cet aspect l’islamisme est bien, comme l’écrivait Jules Monnerot, le communisme du XXI ème siècle.

Le gouvernement français gagnerait en crédibilité et en cohérence dans sa lutte contre le terrorisme s’il commençait par jeter à bas les icônes terroristes médiatiques aujourd’hui portées au pinacle que sont Robespierre, Lénine ou le frère No1, alias Polpot."

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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