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Religions : L'Islam

De l’intérêt de soulever le capot de l’islam, considéré comme boîte noire

De l’intérêt de soulever le capot de l’islam, considéré comme boîte noire

On connaît par cœur la facilité qui consiste à dire à tout propos (et en particulier lors d’un attentat mahométan) : « ce n’est pas l’islam, c’est l’islamisme », ce qui permet illico presto d’évacuer l’islam comme sujet d’étude.

Il faut bien au contraire aller dans le détail de ce qu’est l’islam. Il faut mener des comparaisons théologiques fondées. Qui d’ailleurs ne doivent pas exclure la prudence. La fable Le Loup et l’Agneau nous rappelle que, quelle que soit la qualité de l’argumentation, la raison du plus fort est toujours la meilleure quand l’Etat refuse l’exercice de son pouvoir.

Et la comparaison théologique comme travail de discernement (et non comme modalité d’un soi-disant vivre-ensemble)  démontre à jet continu que le dialogue théologique entre christianisme et islam n’a simplement aucun sens.

C’est pour contribuer à cette comparaison théologique qu’il a paru intéressant de relever un élément central d’un article intitulé « Avons-nous le même Dieu que les musulmans ? » de l’hebdomadaire France Catholique (28 mai 2021). C’est le questionnement sur le sens du mot miséricorde, élément central d’un aveuglement assez général chez les évêques de France :

« La miséricorde que le Coran attribue à Dieu n’a de commun que le nom avec la miséricorde évangélique… L’Amour de Dieu, révélé par Jésus-Christ, est universel et sans condition : « Dieu est amour. Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’Il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés » (1 Jean 4, 8-10)… Dieu n’aime pas le péché, mais il aime les pécheurs, les impies, Dieu aime ses ennemis et veut changer leurs cœurs (Mat 5, 43-48). Selon le Coran, au contraire, Dieu n’aime pas les pécheurs : « Allah est l’ennemi des infidèles (2, 98) ; « Allah n’aime pas le mécréant pécheur » (2, 276), « Allah n’aime pas les transgresseurs » (5,87). Soyons clairs : le Coran ne cesse de répéter qu’Allah déteste tous les gens dont l’Evangile dit que Dieu les aime tellement qu’il a envoyé son Fils pour les sauver. ».

Il faudrait peut-être lancer une souscription pour l’abonnement à FC du Père Matthieu de Joigny

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10 commentaires

  1. Poser la question de savoir si nous avons le même Dieu que les musulmans est déjà blasphématoire et constitue une grave injure envers Dieu !

    • Non : Refuser de poser une question, c’est de l’obscurantisme !

      Cette question, le Père François JOURDAN la pose en 2007 dans son livre « DIEU DES CHRÉTIENS, DIEU DES MUSULMANS ».

      Citation :
      [ Donc, quand nous disons que nous avons le même Dieu, « même » est valable pour une partie seulement du champ sémantique du mot, au sens de « unique » : l’unicité divine.
      Mais il n’est pas valable pour l’autre partie du champ sémantique, au sens de « identique » : en ce sens, nous n’avons pas le « même » Dieu. Le mot « même » est ambigu : il faut le bannir de notre langue dans le dialogue interreligieux. C’est le même Dieu, ET ce n’est pas le même Dieu. ]

      On ne s’étonnera pas que ce prêtre ait été discrètement éloigné des médias par le courant influent du politiquement correct de l’Eglise…

  2. Il n’y a que les imbéciles à croire que nous avons le même Dieu. NOn leur dieu c’est satan; il suffit de lire le coran pour s’en apercevoir. Ils ne pensent qu’à tuer tous ceux qui ne pensent pas comme eux alors que nous notre Dieu nous dit “aimez-vous les uns les autres, aimez même vos ennemis”

  3. Je réponds une nouvelle fois à cette question/titre de l’article. Oui nous avons le même Dieu que les musulmans comme tous les hommes sur terre quelle que soit leur religion. Cela ne veut pas dire pour autant que nous honorions et adorions le même Dieu puisque beaucoup d’hommes, dont les musulmans, comme tous ceux qui ne connaissent pas le Christ et son Père qu’Il nous a révélé par l’Esprit Saint se sont inventé un dieu (ou des) qui n’est pas le vrai en trois personnes. Cher Duport, cette question/titre n’est donc pas blasphématoire ; ce qui serait blasphématoire pour moi qui suis chrétien comme pour vous sans doute, ce serait de répondre que nous honorons et adorons le même dieu, ce qui n’est évidemment pas le cas. Du ciel vers la terre il y a un seul Dieu en trois personnes pour tous les être humains, de la terre vers le ciel il y a la connaissance (imparfaite certes) possible et l’adoration de Dieu en trois personnes pour les chrétiens, et l’hommage ou la louange au démon pour les autres comme le Christ nous l’a souvent dit dans ses enseignements. Ceci dit, il est tout à fait légitime de dire que la question/titre est mal posée mais dans l’article il y est partiellement répondu puisqu’on y lit que pour les monothéismes il ne peut nécessairement y avoir qu’un Dieu ” créateur ” de toutes choses, ce qui ne veut pas dire, encore une fois, que les croyants des trois monothéismes adorent le même dieu.

  4. Je souhaite proposer les lignes suivantes, tirées du livre d’Antoine Moussali (prêtre de la mission, né au Liban en 1921. Il a été directeur des établissements lazaristes de Damas. Il a enseigné l’arabe à l’université d’Alger de 1980 à 1986 et a publié plusieurs études théologiques et sociologiques en langue arabe), livre intitulé “Musulmans, juifs et chrétiens au feu de la Foi” (éditions de Paris, 2002) :
    Pages 72, 73 et 74 :
    ” Entre miséricorde et amour, un fossé (paragraphe recopié ici intégralement)
    ” Il reste cependant que la miséricorde qui tient sa force de l’amour est loin d’être synonyme d’amour. La miséricorde s’ouvre sur un sentiment de compassion, sur le pardon. Dieu est quelqu’un qui pardonne. La miséricorde est un signe qui dit l’amour, un amour de bienveillance qui s’ouvre sur le pardon.
    ” Mais l’on n’est pas encore dans le royaume de l’amour. L’amour, en effet, ouvre sur le partage. Dieu qui aime, entend amener l’homme à partager sa vie. Il n’est pas d’amour sans réciprocité. ” Or, le Coran, s’il parle d’amour de bienveillance, se garde bien d’appeler Dieu, Dieu d’Amour. Dieu ne peut être que transcendant, tout-puissant, d’une toute-puissance de monarque absolu. Il est le “Seigneur des mondes” mais non pas toute-puissance d’amour. Seul Dieu-Amour peut dire l’amour et manifester jusqu’à quelles extrémités il pousse son amour lorsqu’il se met à aimer ! Dieu-amour se fait partage, il se fait communication, il est communion, il est dialogue. Dieu-Amour est relation. Le Coran ne pense pas que l’on doive ou que l’on puisse aller jusque-là.
    ” Aussi bien, la miséricorde dans le Coran n’englobe-t-elle que les adeptes du prophète, ceux qui ont accepté le message de l’unicité. Ainsi, dans la prière par excellence qu’est la prière de la Fâtiha (la prière introductive, la prière de bénédiction), il est bien signalé que l’on supplie Dieu de conduire vers la voie droite, mais surtout pas vers la voie de ceux qui ont encouru sa colère ni des dévoyés. Dans les commentaires du Coran de l’imâm Abi l-Hasan Ali bni Ahmad l-Wâhidî (mort en 468), et qui fut édité par l’Université Al-Azhar en 1999, il est noté à la page 22, que l’expression “ceux qui ont encouru ta colère” concerne les juifs et “les dévoyés” concerne les chrétiens. ” D’ailleurs, dès la sourate cinquième, ce même Coran de stipuler : “voici quel sera le sort (jazâ) de ceux qui font la guerre contre Dieu et son prophète, et de ceux qui exercent la violence sur la terre : ils seront crucifiés, ou bien leur main ou leur pied alternés seront coupés ou bien ils seront expulsés du pays” (5,33).
    ” Ailleurs, il est recommandé de “tuer (les transgresseurs) partout où vous les trouverez… La sédition est pire que le meurtre… Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de sédition et que le culte de Dieu soit rétabli” (2, 192-193). ” Dieu fait un devoir au croyant de “combattre ceux qui ne croient pas en Dieu et au Jour dernier, ceux qui ne déclarent pas illicite ce que Dieu et son prophète ont déclaré illicite, ceux qui, parmi les gens du livre, ne pratiquent pas la vraie religion. Combattez-les jusqu’à ce qu’ils payent directement tribut après s’être humiliés” (9,29).
    ” Le Coran insiste : “Combats les infidèles et les hypocrites. Sois dur envers eux” (66,9 ; 9,73), fait-on dire à Dieu en direction du prophète. ” Il met en garde contre la contagion des impies : “Ô vous les croyants, les associationistes ne sont qu’impureté” (9,28).
    ” Il montre l’implacable jugement de Dieu qui les condamne sans rémission : “Il n’appartient ni au prophète, ni aux croyants d’implorer le pardon de Dieu pour les polythéistes, fussent-ils leurs proches” (9,113) ” Enfin, défense est faite de se soumettre à un incroyant : “N’obéis donc pas aux infidèles et lutte contre eux avec ceci (Le Coran, l’islam, l’épée) en un grand combat” (25,52).

  5. EN FAIT LA QUESTION DEVRAIT ÊTRE : ADORONS-NOUS (NOUS CHRÉTIENS) LE MÊME DIEU QUE LES MUSULMANS ? LA RÉPONSE EST DONC, NON !

  6. Primo : j ‘estime que la Miséricorde attribuée à Dieu, à bon dos. Cela permet tous les excès possibles y compris le crime puisque la “miséricorde ….. etc”. Secundo : Notre langage humain et notre pauvre cerveau est INCAPABLE de définir qui est Dieu. Tertio : Il faut relire chez Saint-Jean le dialogue du Christ avec les pharisiens où le Christ dit bien aux pharisiens que “leur Dieu” n’est pas le Père. “Vous êtes du diable ….” et ajoute : “Il est homicide dès le commencement. Et n’était pas établi dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui”. ( Jean 8, 30-47) Pour moi, c’est clair, tous ceux qui se revendiquent d’un “dieu”, sans passer par Jésus Christ ( le Chemin) sont dans le mensonge. Confondre Allah avec le Père ….. ????

    • Léon Bloy a écrit :
      « Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable. »

      Citation reprise par le Pape François dans sa toute première homélie, juste après son élection.

  7. Notre monde occidental a perdu toute notion de transcendance, ou bien l’a-t-il dénaturée au profit de la réussite sociale purement humaine,et la science.
    L’Eglise catholique au lieu de renouer avec cette notion de transcendance divine ,se contente de l’admirer chez les mahométans sans la promouvoir dans sa catéchèse,sa prédication et sa liturgie.

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