… à la solution politique.
Lu ici.
"Si nous considérons les différents aspects du domaine social, que constatons-nous ?
Que l'illettrisme augmente tandis que la performance de l'instruction régresse, que le chômage progresse, que la santé publique est en crise, que la politique du logement est en échec, que la relève des générations des Français actifs ne s'effectue pas, et qu'enfin un nombre croissant de citoyens français vivent en marge de la société, ne connaissent pas leur langue nationale, et restent liés à leur pays d'origine plus qu'ils n'adoptent véritablement la France…
Ce constat à lui seul déconsidère non seulement une politique, mais encore bien plus un système politique. Or, sur quoi le système politique français repose-t-il ? Sur une République dite « laïque », qui en vertu de la loi de 1905 et conformément à ses racines rousseauistes, se considère elle-même comme source de toute légitimité, ses lois émanant de « la volonté générale » n'admettant aucune autre source de droit. C'est cette prétention à l'infaillibilité concernant le gouvernement des hommes, cette vision totalitaire de la société, ce refus aveugle de toute loi naturelle et a fortiori de toute transcendance qui ont présidé et président encore à l'effacement progressif de l'antique collaboration du public et du privé, du spirituel et du temporel.
Ce verrouillage obstiné est à l'origine d'erreurs, d'échecs, et d'injustices, à commencer dans le domaine social : on ne peut venir en aide aux plus faibles, ni venir à bout de la misère sociale avec des fonctionnaires, des subventions aveuglément dispersées, un clientélisme démagogique qui éclate notamment dans la politique du logement et de la santé.
Soyons résolument convaincus de l'inanité du système qui accapare le pouvoir, et dans une large mesure, nos destinées sociales. Soutenons les initiatives, les idées, les propositions qui tendent à nous affranchir de ce pouvoir qui à force d'être injuste, en devient illégitime. (…)
Dans le domaine social comme dans bien d'autres domaines, il convient de se méfier comme de la peste de l'Etat-Providence : lorsque la République se mêle de tout, Big Brother n'est jamais loin !"
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