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Institutions internationales / Pays : Côte d'Ivoire

De la situation en Côte d’Ivoire : droit national ou supranational?

Rci Intéressante réflexion en 5 points sur la situation intérieure de la Côte d'Ivoire. Un des véritables enjeux de la présidence d'un pays qui ne pèse pas lourd sur la scène internationale et qui n'intéresse habituellement pas grand monde (même la russie s'est prononcée) ne semble pas être le nom du véritable président de sa république mais bien la primauté du droit national sur les instances et la communauté internationales. Droit des nations ou mondialisme? Et si cela se passe demain en France?

Réflexion :

"Sans prendre partie le moins du monde en faveur ni contre la décision du Conseil Constitutionnel, de la CEI, de l’un ou l’autre des candidats ivoiriens, il est de notre devoir de relever :

1°/ qu’il n’appartient pas à un fonctionnaire d’une organisation internationale ni à un Chef d’Etat étranger de considérer comme quantité négligeable la décision prise par une instance judiciaire d’un Etat indépendant ;

2°/ qu’il existe des recours internationaux ouverts très largement tant aux parties en litige qu’à toute organisation qu’il s’agisse en particulier des organes des traités ou des autres organes et notamment ceux des Nations Unies organisés en application de la Charte des Nations Unies. La Côte d’Ivoire est partie entre autres à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi qu’au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à son protocole facultatif qui prévoient la possibilité d’un recours à l’encontre des décisions juridictionnelles d’un Etat qui peuvent ainsi être examinés par des experts du droit parfaitement indépendants tant des candidats que de l’ancien colonisateur que du représentant du Secrétaire Général des Nations Unies, davantage partie prenante dans le processus électoral ivoirien et en tout cas insusceptible d’avoir qualité pour apprécier une décision d’une instance juridictionnelle d’un Etat souverain qui n’a pas été mis sous tutelle de cette organisation.

3°/ qu’il est navrant et révoltant de constater une fois de plus que les instances d’un Etat africain indépendant sont méprisées outrageusement.

4°/ qu’il ne viendrait à l’idée de personne de dire que Al Gore a été élu aux lieu et place de Bush lors des élections on ne peut plus contestables intervenues aux Etats-Unis il y a à peine quelques années aux lieu et place des instances judiciaire américaines.

5°/ que la fameuse « communauté internationale » s’est bien gardée d’adopter la même attitude que celle intolérable qu’elle a prise pour la Côte d’Ivoire lorsqu’il s’est agi des élections qui se sont déroulées en Egypte et que, dans le même temps, la même « communauté internationale » a qualifié d’ « irrégulières » et de « frauduleuses ».

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12 commentaires

  1. Ici, dans un petit village de montagne, il pleut et il vente… comme tous les 8 décembre…
    Le malin se venge comme il peut…
    J’ai réussi à isoler un coin de la maison pour y faire brûler les chandelles… en les rallumant régulièrement, ça tient depuis 18:00 !
    Ave Maria, gratia plena !

  2. Non, ce n’est pas une question de “primauté du droit national sur les instances et la communauté internationales” – il ne faut pas pousser le souverainisme jusqu’à l’absurde. M. Gbagbo avait accepté les modalités d’organisation de ces élections (c’est lui qui a désigné le président de la CEI), et s’appuie sur les parties du gouvernement qui lui sont affidées pour contourner ce processus car les résultats ne lui plaisent pas.
    Sur le principe, je ne vois rien à redire à ce que des acteurs internationaux aient tenté de faciliter la tenue de ces élections. La DSE n’est pas un “ultra-souverainisme” pour lequel le bien commun international n’existerait pas.
    [M. Gbagbo a la loi nationale pour lui. Tout le monde le reconnaît : la CEI a rendu son verdict en retard et a de ce fait perdu toute légitimité. La légitimité suivante, c’est le conseil consitutionnel qui donne M. Gbagbo vainqueur. Cette légitimité est reconnue même par la “communauté nationale” qui sinon, serait intervenue depuis belle lurette.
    Aujourd’hui la question est celle-ci : qu’est-ce qui doit primer en RCI, le conseil constitutionnel qui investit un président que les autres pays ne veulent plus ou la CEI, porte-parole de ces puissances qui instaure le président que celles-ci attendaient?
    Attention à ne pas cautionner trop vite un procédé qui pourra se retourner demain très vite contre nous, sous le prétexte largement justifié qu’il facilite aujourd’hui la déchéance de celui qui a donné l’ordre de tuer plusieurs de nos soldats.
    Lahire]

  3. les observateurs internationaux lors d’elections dans les pays d’Afrique centrale et de l’Ouest ne servent pas a grand chose ; ce que je dis ne plait certes pas dans les consulats, ambassades et autres, mais c’est la triste realite.. la Cote d’Ivoire comme tous les etats de la region regressent. L’ancienne vague de politiciens, fonctionnaires, etc.. avaient ete formes par l’enseignement francais et ils en etaient fiers, a juste titre. Allez demander aux ‘vieux’ ce qu’ils en pensent, et de leur releve, et des organisations internationales.

  4. Bien d’accord avec vous.
    La milice islamiste, par l’intimidation menaces et bastonnades, a pris en otage ces élections et la communauté internationale est indigne de reconnaitre ces élections manifestement truquées dans tout le Nord.

  5. Je crois M. Lahire que votre position est dictée par des considérations religieuses
    Gbagbo ancien trotskiste est du sud en principe catholique alors que le Nord est musulman.
    L’Africain n’est toujours pas entré dans la civilisation moderne. C’est Sarkozy qui a raison. Allez voir ce qui se passe en Afrique noire.
    [Non. Cette explication n’est pas de moi. Elle me semble intéressante. Je la soumets à votre sagacité. Pas la peine de me chercher des arrière-pensées.
    Lahire]

  6. Comme en Haïti et ailleurs, nous pouvons constater les bienfaits de la démocratie et de l’affrontement des partis, rien de tel pour démolir un pays.

  7. @ HV
    C’est entendu, la DSE n’est pas souverainiste, mais la souveraineté existe et il y a même des millions d’hommes qui ont donné leurs vies pour celle de leur nation.
    Que le veuillent ou non les “universalistes” les nations ou groupes d’hommes se reconnaissant entre eux pour ce qu’ils sont et que les autres ne sont pas reprendront la lutte toujours et toujours car la liberté le mérite et qu’il n’y a pas de vie possible et intelligible dans l’entropie du bien commun mondial.
    Entende qui pourra.

  8. Pourquoi mon post d’hier soir sur ce sujet n’est-il pas affiché ?
    Les 5 points de cette analyse sont justes sauf que :
    1/ la Côte d’Ivoire n’est pas un pays “normal” mais un pays en crise depuis 2002. Et sans la présence de l’armée française et de l’ONU, la situation aurait tourné au génocide depuis longtemps.
    2/ que l’ONU comme la France y ont investi des millions d’euros pour rétablir un processus démocratique et que cela leur donne un droit de regard évident sur ce même processus.
    3/ que les deux partis ont signé les accord de Pretoria en 2005 et ceux de Ouagadougou en 2007 et qu’ils ont conféré à l’ONU ce rôle de certification des résultats.
    Conclusion : L’ONU pour une fois respecte ses engagements, ce qui est une bonne chose. Il ne s’agit pas d’ingérence vu les conditions supra, mais bien de contrôler que l’argent dépensé le soit à bon escient (c’est son droit) et que les engagements pris soient respectés (c’est son devoir).
    PS : à Herbedeprovence qui parle de milices islamistes : je pense que vous n’avez jamais mis les pieds en Côte d’Ivoire, que vous n’avez pas lu les rapports de l’ONU, de l’UE, de la CEDEAO et de l’UA sur ces élections… et enfin pour dires de telles bêtises que vous ne devez capter que la RTI, bien gérée par les amis de laurent Gbagbo.

  9. @ Lahire
    D’accord avec vous sur le principe de la souveraineté. Moins sur le principe qu’on ne puisse pas intervenir pour pacifier un pays : au SOUDAN, l’intervention internationale aurait sauvé au moins un million de chrétiens.
    GBAGBO conteste à juste titre les résultats des régions du Nord, mais sa manière de procéder est totalement loufoque : il aurait du demander la vérification longue et minutieuse des résultats.
    Ce qui plait aux élites internationales, c’est que Ouattara est un ancien secrétaire général adjoint du FMI : ils ont ainsi le sentiment qu’il sera plus rationnel et honnête. On avait déjà eu ce modèle d’un ancien du FMI au Bénin, avec Nicéphore SOGLOU, le candidat des américains contre KEREKOU le candidat ”français” l’ancien dictateur marxiste repenti et converti au protestantisme : battu, puis élu la fois suivante, SOGLOU n’a pas changé grand chose.
    On mesure la perte d’influence française : elle n’a plus de candidat pro français, et tente de sauver les investissements des entreprises françaises, dont celles du groupe BOLLORE : le reste, fini. Place aux Américains et aux Chinois. Et à l’Islam, dont nous recueillerons l’immigration sauvage…..
    C’est cela la véritable Françafrique : le socialisme. Notre modèle d’étatisme socialisant et de corruption, reproduit là bas, y crée la misère et l’émigration-immigration que nous finançons chez nous par notre glorieux système social redistributeur issu de 1945.
    Au lieu de porter ”le fardeau de l’homme blanc” en Afrique, nous supportons le fardeau de l’homme noir en France. Merveilleux, non ?

  10. Aïe… j’m’a gourré !
    Mon commentaire était bien sûr sur la soirée du 8 décembre pour l’Immaculée Conception…
    Désolé

  11. Qu’on s’occupe de balayer devant sa porte avant de s’ingérer dans ce qui ne nous concerne plus depuis plus de cinquante ans. La Côte-d’Ivoire est un état indépendant et qu’on la laisse régler ses problèmes. S’il y a légitimité ou illégitimité, cela regarde les peuples africains.
    Nous, on a assez de problèmes comme cela et ce qui nous concerne c’est la neige, les intempéries, les catastrophes naturelles qui sévissent chez nous.
    On a donné l’indépendance en 1960 à la Côte-d’Ivoire eh bien, laissez les Ivoiriens régler leurs différends eux-mêmes. S’ils veulent chasser Gbagbo du pouvoir qu’ils le fassent tranquillement.

  12. Sans l’immigration et le vote de 25 % d’une population issue d’une immigration proche ethniquement du candidat du Nord, la question ne se serait même pas posée. L’immigration peut faire disparaître un pays.
    Sinon, le vote ethnique va à l’encontre des principes démocratiques. Et donc, la logique voudrait que l’on coupe la Côte d’Ivoire, pays créé par le colonisateur. L’Afrique est rentré dans l’histoire et dans la civilisation “moderne” depuis longtemps, et si nous respections le désir des peuples, notamment celui de vivre entre soi, elle se porterait beaucoup mieux

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