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Pays : Russie

De la fin de l’URSS à la stabilité poutinienne

20 ans après la chute de l'URSS, Jean-Marie Le Pen répond à Minute sur la Russie :

"La chute de l’URSS a également été un accélérateur de la mondialisation. C’est l’époque où des sociologues Diafoirus, tels que Francis Fukuyama, prophétisaient la fin de l’histoire: ce qui est une absurdité en soi, puisque tant qu’il y aura des hommes, il y aura une histoire… Hélas, l’effondrement soviétique a également été un accélérateur de notre décadence, car l’Occident était jusqu’alors tenu à une discipline interne et externe face à un adversaire redoutable et clairement identifié – aujourd’hui, notez que nous n’avons même plus l’énergie suffisante pour nommer notre ennemi. Quoi qu’il en soit, à partir du moment où la menace soviétique disparaissait, les impératifs politiques occidentaux s’affaiblissaient et laissaient place à l’hédonisme. Les partisans de la philosophie utopique de l’abolition des frontières ont en outre profité de cette conjoncture pour imposer le primat de l’économie sur le politique, aboutissant à l’hégémonie mercantile du laisser-faire, laisser-passer et de la consommation comme horizon indépassable. La multiplication incontrôlée des flux humains, énergétiques, financiers puis numériques – avec le développement d’Internet – ont achevé de bâtir le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. […]

PPoutine a incontestablement redressé son pays après la dépression des années 1990. Aujourd’hui, le duo Medvedev/Poutine apporte une stabilité et correspond à l’aspiration majoritaire – jamais unanime, forcément – du peuple russe. Ses concurrents, en revanche, incarnent une certaine nostalgie des temps anciens et ne semblent là que pour canaliser le mécontentement. Cela explique que le parti communiste russe ait atteint 19 % aux dernières élections législatives. […] je crois que l’école poutinienne, d’ailleurs issue du KGB, représente le maximum de concession que pouvait faire l’ex-URSS au système démocratique. Ensuite, on dit que l’on truque les élections en Russie. C’est fort possible. Mais on truque aussi en France. Et aux Etats-Unis – souvenez-vous l’élection de Georges W. Bush, avec les « dysfonctionnements » du vote électronique! Ensuite, qui sait vraiment ce que représente cette opposition au Kremlin? Qui la finance? Est-elle exagérée par les médias hostiles à Poutine? Quelles sont les ingérences étrangères à l’oeuvre? Ce sont des questions que les observateurs ne posent pas, mais qui ne me semblent pas sans intérêt… Pour résumer, je crois que nous n’avons pas de leçon à donner aux autres pays."

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