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France : Société

De la confusion entre religion, idéologie et science

De la confusion entre religion, idéologie et science

Le Glaive de la colombe revient sur les deux années de pandémie :

La propagande sanitaire enfin ébranlée par la réalité, et l’heure des bilans [1] préparant celle des jugements, il est temps de tirer les leçons spirituelles de ces deux dernières années à la lumière de la Sainte Ecriture. En effet, le chapitre 38 du Livre de la Sagesse décrit le bon médecin, qui sous la loi mosaïque est un scribe ou un prêtre, comme un ministre de Dieu, pieux et docte. Un commentaire actualisé de la Parole de Dieu comme une occasion de méditation voire d’examen de conscience durant ce Carême pré-électoral.

1. Honore le médecin, parce qu’il est nécessaire ; car c’est le Très-Haut qui l’a créé. 2. C’est de Dieu, en effet, que vient toute guérison, et le médecin reçoit des présents du roi. 3. La science du médecin lui fera tenir la tête haute, et il sera loué en présence des grands.

Comme le pouvoir des gouvernants de rendre justice [2], celui du médecin de guérir vient de Dieu : reflet de la puissance et de la miséricorde divines, le médecin doit être légitimement honoré dans son office. Honorer le médecin, c’est honorer Dieu à travers lui.

4. C’est le Très-Haut qui a produit de la terre les médicaments, et l’homme sage n’aura pas de répugnance pour eux. 6. Leur vertu est faite pour être connue des hommes, et le Très-Haut en a donné la science aux hommes pour être honoré dans ses merveilles. 7. Par elles, on apaise la douleur en la guérissant ; le pharmacien en fait des compositions agréables, et il compose des onctions qui rendent la santé, et il diversifie son travail en mille manières.

Instruments essentiels de la médecine et de la Providence, les médicaments ne doivent pas être dédaignés par « l’homme sage », conscient de ses pauvretés de créature. Il appartient au pharmacien de les composer pour guérir, non pour profiter de la détresse des malades et de l’angoisse des bien-portants [3].

9. Mon fils, si tu tombes malade, ne te néglige pas toi-même ; mais prie le Seigneur, et Il te guérira. 10. Détourne-toi du péché, redresse tes mains et purifie ton coeur de toute faute. 11. Offre un encens de bonne odeur et l’oblation de fleur de farine, et que ton sacrifice soit généreux ; donne ensuite accès au médecin. 12. Car c’est le Seigneur qui l’a créé ; qu’il ne te quitte donc point, parce que son art t’est nécessaire.

La maladie est elle-même une occasion de se rapprocher de Dieu, par la pénitence et la prière, avant de s’abandonner humblement à l’art du bon médecin.

13. Il viendra un temps où tu tomberas entre leurs mains ; 14. et ils prieront eux-mêmes le Seigneur, afin qu’Il envoie par eux le soulagement et la santé, à cause de leur vie sainte. 15. L’homme qui pèche en présence de Celui qui l’a créé, tombera entre les mains du médecin.

Tôt ou tard, nul n’échappe au médecin, que ce soit par l’âge, un accident quelconque ou le péché. On se souvient de la mise en garde de saint Paul contre les communions sacrilèges ruinant le corps aussi bien que l’âme [4] mais la tyrannie sanitaire récente ne serait-elle pas une nouvelle forme de châtiment de nos péchés individuels et collectifs ? Tomber, quoique bien-portants, sous l’emprise de médecins d’autant plus dangereux qu’ils s’estiment émancipés de toute transcendance.

19. Car la tristesse fait accourir la mort et enlève l’énergie, et l’abattement du coeur fait courber la tête. 20. La tristesse s’entretient dans la solitude, et la vie du pauvre est telle qu’est son coeur.

La tristesse et l’isolement favorisant la maladie, l’abattement et la soumission : qui se vantera de n’avoir jamais été tenté par le désespoir durant ces confinements interminables où l’Etat providence égrenait chaque soir les victimes réelles ou supposées d’une « peste » modélisée ?

21. Ne livre pas ton coeur à la tristesse ; mais éloigne-la de toi, et souviens-toi de ta fin dernière. 22. Ne l’oublie point, car il n’y a pas de retour ; tu ne seras pas utile au mort, et tu te feras du mal à toi-même. 24. Quand le mort repose, laisse reposer son souvenir, et console-le au départ de son âme.

Paradoxalement, on combat la tristesse non en fuyant sa condition mortelle mais en l’assumant. Il faut rendre hommage aux défunts, dans l’espérance de la Résurrection, laissant les morts enterrer les morts, et ne pas leur sacrifier ceux qui sont encore vivants, les bien-portants, les malades et les mourants. Tout à l’inverse, les « process » anti-Covid traumatisèrent les premiers, privèrent les deuxièmes de soins, et les derniers de consolation naturelle ou spirituelle.

Si le médecin n’est plus un scribe, il conserve par son art une sorte de dimension sacrée lui assurant, dans nos sociétés sécularisées et vieillissantes, une autorité morale et politique non-négligeable. Il faut probablement voir là une des causes de la confusion entre religion, idéologie et science, que nous dénoncions il y a bientôt un an [5] : nous avons vu combien le monde médical peut se complaire dans l’anathème ; mais c’est oublier le châtiment exemplaire promis à ceux qui auront dévoyé les prérogatives que Dieu leur aura confiées pour le bien du plus grand nombre. « Les puissants seront jugés puissamment » [6], qu’ils soient médecins, pharmaciens, prêtres ou gouvernants. S’il leur sera davantage pardonné, les humbles ne devront pas moins faire preuve de sagesse et de discernement car Dieu a pitié des malheureux, pas des imbéciles.

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