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Culture de mort : Avortement

Culture de mort : La contre-Pentecôte continue de légiférer dans le vide

Extrait de l'homélie de Pentecôte du père abbé de Triors, Dom Courau :

Unknown-36"... Sous nos yeux, les signes visibles de Dieu disparaissent, ceux du démon se multiplient : Tertullien dit de lui qu’il singe Dieu. Malgré tout la Pentecôte est là, humblement triomphante, dénonçant sans sarcasme l’inanité de ses caricatures falsifiées. Et cela est extrêmement concret : voici 50 ans en mai 68 de prestigieuses et fallacieuses promesses furent faites pour éviter tout effort moral. Faites-vous plaisir, tuer le temps : ces adages qui sévissent toujours, prétendent aider à supporter le triste présent avec son décor sans âme ; mais le divertissement pascalien cache mal le grand ennui qu’à juste titre, la jeunesse cherche à fuir. L’adage touche surtout la vie affective « sans risque » comme on dit, c’est-à-dire en révolte contre l’ordre divin. La loi Neuwirth a consacré cette transgression, enclenchant peu après la loi Veil.

Mais voici 50 ans également, le Bx Paul VI promulguait à l’automne l’encyclique Humanae Vitae pour réaffirmer à l’inverse le beau projet de Dieu sur le mariage et l’affectivité humaines. Le vent de Pentecôte continue : par là, le futur saint donne la clé de notre bonheur, à l’image et ressemblance divine. Les clichés et les refrains de l’époque -ils sévissent toujours et plus que jamais devant nous– y sont retournés, pour dégager en faveur de l'Esprit de Pentecôte les splendeurs du mariage humain. Ses exigences, certes, font peur au regard superficiel, mais le bel effort qu’il requiert, donne à l’affectivité de s’épanouir, la libérant du mensonge pour déployer son énergie de vie et toutes ses virtualités.

La Pentecôte se poursuit ainsi avec son vent qui décoiffe, mais surtout avec sa flamme qui réchauffe. La contre-Pentecôte continue de légiférer dans le vide, cherchant en vain à ordonner le désordre, à équilibrer les déséquilibres affectifs après les avoir adulés. On dirait un médecin sans foi ni loi, s’épuisant vainement en soins palliatifs pour les situations sans nom qu’il a créées.

L’évangile de la vie, comme l’eau chaude, n’est pas à inventer : il est là dans la droiture de tout cœur humain ; il est à respecter et à aimer. Un livre vient de paraître laissant chanter la beauté du projet divin qui passe par le respect de la femme. Titré Recevoir le féminin (Gabrielle Vialla, édition fecOndite, avril 2018), il fait découvrir le trésor où Dieu a déposé tant de merveille et de délicatesse. Méditer l’objet de la fête de ce jour nous met nécessairement en contact avec la réalité de la famille, de la femme donc et de l'homme d'aujourd'hui. L’actualité la plus criante ne peut être éclairée que par l'Esprit-Saint qui donne d’analyser sans vaine peur le monde d'aujourd'hui. L'Esprit des prophètes a toujours vocation de renouveler la face de la terre, de la mettre dans la joie et dans Sa paix qui n’est que la tranquillité du cœur humain adapté au plan divin.

Le Cénacle fait sortir les apôtres dehors pour y mettre l’incendie d’amour. Au dedans, le recueillement de Marie la Mère de Jésus avec les autres Marie de l’évangile porte la fécondité de leur apostolat. Elle est fêtée désormais par la liturgie comme la Mère de l’Église, protégeant le rayonnement divin de celle-ci pour le salut des hommes."

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