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Bioéthique

Création de chimères hommes-singes

Création de chimères hommes-singes

La loi ni bio ni éthique n’étant pas encore adoptée, on apprend que deux équipes, l’une française, l’autre sino-américaine, sont parvenues à créer des embryons chimères singe-homme. Elles ont introduit des cellules humaines dans des embryons de singe, qui ont ensuite été cultivés en laboratoire durant trois jours (pour l’équipe française) ou dix à dix-neuf jours (pour l’équipe sino-américaine). Cette introduction de cellules humaines dans des embryons d’animaux est une disposition prévue par la future loi de bioéthique… L’article 17 du projet de loi entend encadrer ces embryons chimères. Si l’Assemblée nationale veut autoriser l’adjonction de cellules humaines dans un embryon animal, le Sénat s’y oppose. Après deux navettes parlementaires, la commission mixte paritaire a échoué, en février, à trouver un compromis. Le texte devrait revenir en juin à l’Assemblée pour une nouvelle lecture.

Pierre Savatier, de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) à Lyon, qui a coordonné l’étude française, nous embobine. Si le fameux article 17 était retenu, il autoriserait l’adjonction de cellules humaines dans un embryon animal. En revanche, selon lui,

« nous sommes tous d’accord pour interdire le paradigme inverse, qui consisterait à injecter des cellules animales dans un embryon humain ».

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Les chercheurs ont injecté vingt-cinq cellules iPS humaines dans 132 embryons de macaques âgés de six jours. Résultats : au jour 9, plus de la moitié des embryons étaient chimériques ; au jour 13, ils étaient encore un tiers. Ensuite, le nombre d’embryons survivants chutait : ils n’étaient plus que trois au jour 19.

Le 28 juillet 2018, le Conseil d’Etat identifiait trois risques principaux liés aux embryons chimères animal-homme :

  • Le risque de susciter une nouvelle zoonose [une infection qui se transmet des animaux vertébrés à l’homme et vice‐versa] ;
  • le risque de représentation humaine chez l’animal ;
  • le risque de conscience [en cas de migration des cellules humaines vers le cerveau de l’animal] ».

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13 commentaires

  1. Le risque de conscience ! Ha ! J’ai une solution : introduire chez le singe des cellules d’Attali, de Macron, de Véran ou de Castex. Ainsi on éviterait tout risque de ce genre.

  2. Et si on introduit des cellules humaines dans des embryons de chevaux, on obtient des centaures. Et ça ne date pas d’hier : la mythologie grecque en parlait déjà…

  3. Les “chercheurs”, qui n’en sont pas, devraient être abattus ou incarcérés à vie sans possibilité de remise de peine.

    Il n’est plus question de lois mais de survie de l’humanité !

  4. L’actualité devient de plus en plus apocalyptique. Toutes les pièces du puzzle se mettent en place. A ce rythme, dans peu de temps, l’homme de la perdition prendra place sur son trône.

  5. Je ne crois pas que les lecteurs et les exégètes de la Genèse des siècles et millénaires passés aient saisi pourquoi l’expression: “selon leur
    espèce” en ce qui concerne les êtres vivants que Dieu crée, apparaît autant de fois dans le chapitre premier :8 fois sur 31 versets dont 3 fois dans le verset 25. l’insistance est TRES grande!
    Celle-ci questionnait peut-être nos proches et lointains ancêtres qui n’imaginaient pas comment changer “l’immuable” comme on se permet de le faire maintenant via la science.
    Par contre, pour un lecteur du XXI ème siècle même s’il n’est pas exégète, cela devrait être très clair
    …et pour ceux qui croient en Dieu Créateur de l’univers il devrait être très clair que l’on parle là de sacrilège et d’abomination voire de désolation, voire de ces trois choses en même temps!

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