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Immigration

Confusion avec l’exercice d’une fonction publique ?

Confusion avec l’exercice d’une fonction publique ?

Mercredi, Damien Rieu, porte-parole de Génération Identitaire, était jugé en Appel pour avoir mis en place une frontière symbolique entre la France et l’Italie, lors d’une opération de communication à la frontière franco-italienne.

Il avait été condamné 6 mois de prison ferme, 80.000€ d’amendes et 5 ans de privations de droits civiques en 1ère instance. Cette fois, le procureur réclame 6 mois avec sursis, 3 ans de privation de droits, 80 000€ d’amendes. Verdict 15 décembre.

Voici sa déclaration à l’audience  :

Durant l’audience, le Procureur a fait cette remarque : « Il fallait bien trouver une infraction… » !!

 

Addendum – voici l’intervetion, plus lisible :

« Un mot rapide sur la motivation politique de cette opération de communication. Nous pensons que l’immigration est un danger pour les Français et un fléau pour les pays de départ. Elle crée des tensions culturelles et des divisions qui deviennent insurmontables dans les sociétés d’accueil : le “face à face” chez Gérard Collomb, la “partition” chez François Hollande. Elle est génératrice de haine et violence quand elle oblige à faire vivre ensemble des cultures que tout oppose. Elle nourrit le trafic d’êtres humains, les mafias de passeurs et les patrons-voyous en mettant en danger la vie des migrants bercés par le mythe d’un eldorado européen qui n’existe pas. Elle camoufle l’infiltration de jihadistes. Je me permets de rappeler que les deux derniers attentats terroristes islamistes ont été commis par un migrant pakistanais et un migrant tchétchène. Il y a deux choses qui nous séparent de la république islamique du Pakistan où les habitants se félicitent des attaques de Charlie Hebdo : la distance et les frontières. Le monde moderne a aboli la première, il ne nous reste que la seconde. C’est pourquoi je suis convaincu que les frontières sont des facteurs de paix et de sécurité entre les peuples. Elles jouent le même rôle que le portique de sécurité à l’entrée de ce palais de Justice, le même rôle que la porte de votre maison. Passons aux faits qui nous sont reprochés : avoir voulu créer la confusion avec les forces de l’ordre. Concernant le choix de la couleur bleue tout d’abord. La communication c’est mon métier. Ce code couleur a été conçu pour un mouvement de jeunesse qui se revendique de droite. Quelle est la couleur naturelle de la droite en France ? Le bleu. C’est pour cela que cette couleur a été choisie. C’était celle du logo Génération Identitaire depuis quelques années, mais aussi celle des précédentes opérations Défend Europe. Voici le tee-shirt de l’opération Defend Europe en Méditerranée en 2017, l’année précédente. Le code couleur porté par les militants était déjà le bleu et le blanc. Le code couleur de l’opération dans les Alpes n’est donc, comme vous pouvez le constater, qu’une déclinaison. Dans le jugement du tribunal de Gap, je lis que l’hélicoptère aurait été choisi spécifiquement car bleu. C’est faux, nous avons pris également le rouge (Photo). Si nous voulions créer la confusion via la couleur pourquoi choisir aussi le rouge ? Ce rouge qu’on trouve aussi sur l’immense banderole que nous avions déployée sur le flanc de la montagne. J’espère d’ailleurs qu’en disant cela, on ne va pas aussi nous reprocher de passer pour des pompiers. Tout est possible. Et si nous avions pris du vert, on nous aurait sûrement accusés de nous prendre pour des militaires. Constatez par ailleurs qu’aucun membre de l’opération n’a porté de pantalon bleu marine comme les gendarmes et que tout le matériel est dûment logoté. Ce n’est pas parce que je mets une robe que l’on doit me prendre pour un juge ou un avocat. La confusion était IMPOSSIBLE. D’ailleurs cela tombe bien puisque personne ne nous a confondus avec les forces de l’ordre. Les journalistes ? Ils étaient embarqués avec nous depuis le départ. Les clandestins ? Dans aucun témoignage crédible ils n’ont déclaré avoir été induits en erreur. Les gendarmes ? Ils étaient prévenus dès l’aube de notre opération de communication. La Police aux frontières ? Nous étions en liaison téléphonique régulière avec eux pour les prévenir. S’il y avait eu la moindre confusion, ils nous auraient mis en garde. Les habitants ? Le buzz médiatique a immédiatement informé toute la vallée. Alors qui ? Qui a été trompé ? Les marmottes ? Les chamois ? Ou bien personne, puisqu’en fait ce motif de la confusion n’est qu’un prétexte pour avoir quelque chose à reprocher à des jeunes citoyens qui ont manifesté pacifiquement leur envie de voir l’Etat assumer sa responsabilité : protéger ses frontières pour protéger les Français. Car c’est bien ça, et je me permets d’insister dessus, le seul but de cette mise en scène théâtrale : mettre en lumière une défaillance pour pousser l’Etat à faire son travail. Rien d’autre. Notons que cela a fonctionné puisque des renforts ont d’ailleurs été dépêchés sur place à l’issue de l’opération, preuve s’il en fallait que l’Etat avait bien compris le message. Quand à la terminologie qui nous est reprochée, je vais mettre les pieds dans le plat : tous les destinataires de la communication savaient que cette opération revendiquée était un coup de com médiatique puisqu’elle faisait, comme c’était parfaitement prévu, la une de l’actualité. Dès lors personne ne pouvait être dupé. Fin du débat. J’ouvre maintenant une parenthèse dont je me serais bien passé. J’ai été choqué de lire dans le jugement de Gap que le tribunal se demandait si j’ai choisi le nom de Rieu en hommage à Drieu La Rochelle. Mon prénom étant Damien, une signature imaginaire la transforme en “D.Rieu”. Je n’ai jamais lu cet auteur, je n’ai jamais signé D.Rieu et je me demande ce que ce genre d’insinuation vient faire dans cette décision judiciaire. Puisque cette question intéresse curieusement la Justice, je tiens à préciser que j’ai choisi ce nom car j’étais mineur lors de ma première interview avec la presse, que mon père lisait ce magazine, et que j’ai donc pris le premier nom qui me venait sous les yeux lorsque j’étais au téléphone avec les journalistes, à savoir une affiche du violoniste André Rieu, en concert à Lyon ce mois là. Rien de très sulfureux donc. Mais cette anecdote en dit long. D’André Rieu à Drieu La Rochelle, du bleu électrique de la charte graphique de GI au bleu Marine des gendarmes, on peut nous accuser de tout et n’importe quoi si l’imagination prend le pas sur la loi. Mais j’ai confiance dans la Justice et je sais que vous ne vous laisserez pas aller à de telles considérations qui déguisent mal une punition politique de la part d’un Etat dont la défaillance a été pacifiquement mise en lumière par une bande de gamins. Entre nous, si nous sommes condamnés, ces gamins deviendront pour beaucoup des martyrs nationaux, dans un pays où la Justice fait tant débat. Je pense que nous sommes tous ici d’accord pour dire qu’elle a sûrement bien mieux à faire que de perdre son temps et son énergie à poursuivre un happening politique où il n’y a strictement aucune victime. La Justice a déjà si peu de moyens, elle n’a pas le luxe de servir de bras armé à une riposte politique. Je tiens par ailleurs à rappeler que cette opération s’est déroulée dans le calme absolu, pacifiquement, sans aucun incident, et dans le respect de la loi. Lors des contacts visuels les participants à l’opération ont fait preuve d’un respect absolu des clandestins, préservant la dignité de chacun. Pas un mot ou un geste n’a pu nous être reproché malgré d’intenses investigations. J’en terminerai par cette citation issue du communiqué du procureur de la République de Gap : les investigations, « notamment l’audition de migrants », n’ont permis de recueillir « aucune plainte », « ni de constater aucune infraction pénale susceptible d’être reprochée à l’encontre de quiconque », concluant que cette enquête serait « classée sans suite ». »

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6 commentaires

  1. Chapeau à ces jeunes qui se battent pour la France !
    Que Dieu les aide dans leur juste combat.

  2. Je ne parviens pas à lire “sa déclaration à l’audience”.

  3. L’aveu du Procureur (qui avait d’abord classé l’affaire sans suite), indiqué en fin de cet article, est révélateur de la soi-disant “indépendance de la justice”.
    Celle-ci est devenue, en fait, un outil de la dictature gouvernementale depuis la création de l’Inspection générale de la justice le 1er janvier 2017. En effet, l’Inspecteur général est nommé par le Président de la République : belle preuve d’indépendance…

  4. Les procureurs sont chargés de défendre “la société”. Ils se transforment complaisamment en vopos de la nomenklatura au pouvoir contre “la société”.
    Ces gamins ont eu le tort de montrer la défaillance de l’Etat, les vopos cognent, petits commissaires politiques aux antipodes de la justice.

  5. Il paraît que la Justice juge au nom du peuple français ! Quelle contre-vérité ! Il faudrait que le peuple français puisse juger les juges et les condamner sévèrement ! Bravo à Génération identitaire qui mériterait “d’agir au nom du peuple français” !

  6. La “justice” se discrédite une fois de plus…
    Procureurs et magistrats deviennent de plus en plus la honte de notre pays.
    Ce n’est pas de la justice c’est de l’abus de pouvoir et l’arbitraire le plus total.

    L’impunité des Procureurs et des magistrats doit cesser !
    On devrait pouvoir les trainer devant une hautes cour de justice afin de pouvoir les condamner ou les destituer

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