Condamné pour une gifle donnée à un voyou, le maire fait appel

BLe maire de Cousolre (Nord), Maurice Boisart, condamné vendredi dernier à une amende avec sursis par le tribunal correctionnel pour avoir giflé un adolescent rebelle (1 000 euros d'amende avec sursis, 250 euros de dommages et intérêts, paiement des frais de justice de la partie plaignante), a décidé de faire appel :

«Je leur ai annoncé que je faisais appel, avec le soutien de l'AMF (l'Association des maires de France), qui mettait à ma disposition leur service juridique, leur service financier. J'ai eu Jacques Pélissard, président de l'AMF, ce matin [mercredi] au téléphone, qui m'a dit que tous les maires de France étaient derrière moi».

Son objectif est «que la fonction de maire soit reconnue et pas dénigrée comme elle l'a été lors de mon procès». «J'ai perdu mon honneur dans cette histoire-là» Depuis «la sentence, j'ai des centaines et des centaines de mails et de lettres de soutien de pratiquement tous les maires de France».

L'Association des maires du Nord (AMN) «a décidé de se constituer partie civile à ses côtés, pour le soutenir». Le président de l'AMF, Jacques Pélissard (UMP), avait dit craindre que

«cette décision n'encourage les actes d'incivilités, d'insultes, voire d'agressions envers des maires».

7 réflexions au sujet de « Condamné pour une gifle donnée à un voyou, le maire fait appel »

  1. petit philosophe rural

    Vous avez raison, M. Boisart !
    Ce soutien est impératif sous peine de détruire ce qui reste d’autorité.
    L’autorité est un principe qui ne peut souffrir aucun déni, aucune entorse sans générer la désorganisation, donc le désordre, donc la division, l’injustice et la violence, etc. !
    N’est-ce pas la nature même du péché originel ?
    Maintenir l’autorité de proximité qu’est celle du maire est une nécessité vitale pour la société.

  2. Marc

    “Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien et de personne, alors, c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie.”
    Platon, La République.

  3. Sylvie

    J’ai appelé la mairie de Cosolre pour exprimer mon soutien à monsieur le maire vis-à-vis de son acte courageux et normal. Je l’ai même inviter à signer pour Marine Le Pen, car elle le soutien.
    Aurait-on honte d’agir ainsi ? J’ai bien donné à une personne qui m’importunait (et qui m’a escroqué) un beau coup de poing dans sa figure avec la casse de sa dent ! j’ai agi en état de légitime défense tout comme ce maire courageux…

  4. professeur Tournesol

    Je me permets d’ajouter un témoignage :
    Enseignant il y a quelques années en collège, j’ai giflé un élève à qui mes multiples remarques sur son indiscipline ne faisaient aucun effet. Sa famille a ameuté le Rectorat et le commissariat, où j’ai dû me rendre 2 fois. Cela s’est terminé par un rappel à la loi chez le substitut du procureur.

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