Conclave : prier pour une élection "rapide, unanime et utile"

SvVers des veillées de prières dans toute la France? L'Eglise nous demande "des prières humbles et assidues vers le Seigneur" :

"Pendant la vacance du Siège, et surtout durant la période où se déroule l'élection du Successeur de Pierre, l'Église est unie de manière toute particulière à ses Pasteurs et spécialement aux Cardinaux électeurs du Souverain Pontife, et elle implore de Dieu un nouveau Pape, comme don de sa bonté et de sa providence. En effet, à l'exemple de la première communauté chrétienne dont il est question dans les Actes des Apôtres (cf. 1, 14), l'Église universelle, spirituellement unie à Marie, Mère de Jésus, doit persévérer unanimement dans la prière ; ainsi l'élection du nouveau Pontife ne sera pas un fait étranger au Peuple de Dieu et réservé au seul Collège des électeurs, mais, dans un sens, elle sera une action de toute l'Église.

En conséquence, j'établis que dans toutes les villes et autres lieux, au moins les plus importants, à peine connue la nouvelle de la vacance du Siège apostolique et, de manière particulière, de la mort du Pontife, ainsi qu'après la célébration des services solennels à son intention, on élève des prières humbles et assidues vers le Seigneur (cf. Mt 21, 22 ; Mc 11, 24), pour qu'il éclaire le cœur des électeurs et réalise si bien leur accord dans l'élection que cette dernière soit rapide, unanime et utile, comme l'exige le salut des âmes et le bien de tout le Peuple de Dieu".

(Jean-Paul II in Universi Dominici gregis).

7 réflexions au sujet de « Conclave : prier pour une élection "rapide, unanime et utile" »

  1. Veilleur de l'Aube

    L’élection n’a pas à être, par principe, rapide.
    [Excusez-moi du peu, mais c’est un texte “de loi” de Jean-Paul II. Là aussi, un peu de recul…
    JL]
    Qu’ils prennent tout leur temps et qu’ils réfléchissent mille fois plutôt qu’une, au choix qu’ils vont faire, en écoutant bien l’Esprit Saint.
    Qu’on ne se fasse aucune illusion : dès son élection, la meute des loups va se déchaîner plus férocement que tout ce qu’on a connu, ces dernières années.
    A côté de toutes les vertus évangéliques auxquelles on s’attend naturellement chez un Pape, l’Eglise a besoin d’un Pape à POIGNE. D’un Pape de GOUVERNEMENT. D’un Pape d’AUTORITÉ.
    Et qui suive le Christ __ comme saint Pierre l’a suivi __ jusqu’au bout.

  2. Jean

    Très intéressantes toutes les informations de cette page. A mon tour, je vous partage un lien. Il s’agit d’une pétition contre le projet de loi ESR dit “Fioraso” qui va marginaliser la langue française dans l’enseignement supérieur et la recherche. Il va conduire à une véritable dépossession de la langue française par les étudiants, les professeurs et les chercheurs. Et accentuer encore la colonisation culturelle, mentale, intellectuelle, morale à la sauce anglo-saxonne imposée aux Français par ce qu’il est convenu d’appeler “l’élite”. C’est inacceptable, comme le montre le texte de la pétition, que je trouve pas trop mal. Voici le lien pour signer si le coeur vous en dit – ne pas hésiter à le partager : http://www.petitions24.net/contre_la_loi_esr_fioraso_parce_que_pour_la_langue_francaise

  3. Veilleur de l'Aube

    [Excusez-moi du peu, mais c’est un texte “de loi” de Jean-Paul II. Là aussi, un peu de recul…
    JL]
    Sur la forme de votre remarque, un bref commentaire :
    Il n’est pas nécessaire de mettre les guillemets à [de loi], comme pour en atténuer le caractère législatif ou comme si on parlait “au figuré”. Car les lois de l’Eglise sont davantage LOIS que toutes les lois réunies des Etats du monde. La loi et le droit, dans le monde, sont d’abord la Loi de l’Eglise et le Droit de l’Eglise, lesquels ont été plus tard copiés ou imités par la société civile et séculière. Cette dernière était encore dans les langes quand l’Eglise avait déjà ses Lois et ses Droits avec, comme Législateurs, le Christ et les Apôtres.
    Maintenant, sur le fond de la question :
    Non, les décrets constitutionnels de Jean-Paul II n’établissent aucune durée limite au Conclave.
    Oui, ils établissent un délai dans lequel le Conclave doit nécessairement se réunir (entre 15 e 20 jours après la Vacance du Siège). Il y a certes aussi des dispositions réglementaires qui favorisent ou accélèrent son dénouement, au cas où les scrutins s’accumuleraient longtemps sans résultats. Mais il n’y a aucune disposition qui fixe au Conclave un délai butoir dans lequel l’élection doit impérativement intervenir.
    Rien ne limite la durée du Conclave, hormis l’Esprit-Saint.

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