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Démographie / Environnement

Climat : la démographie n’est pas un problème

Lu sur Liberté Politique :

"A l’heure où les représentants du monde entier débattent à
Copenhague du devenir de la planète, ressurgit une vielle rengaine que
l’on croyait remisée au placard : le fantasme de l’explosion
démographique et de la surpopulation. On en tire que pour lutter contre
le réchauffement de la planète, il faudrait empêcher une partie de
l’humanité d’avoir des enfants, en tous les cas d’en avoir trop.

On ne s’étendra pas sur le paradoxe philosophique : lutter contre la vie pour préserver la vie…

On
n’insistera pas non plus sur le fait que la population est une chose,
le modèle de consommation en est une autre. Les hommes dont il s’agit
sont loin d’être égaux. Selon leur mode de vie, le carbone qu’ils
émettent varie de 1 à 100. Même entre des régions de niveau analogue
comme l’Europe et les États-Unis, la différence est de 1 à 2  (…)

Ignorance de ce qui se passe sur le terrain d’abord. La fécondité est
en diminution dans la plupart des pays de la planète. Un exemple :
l’Iran où, sous un régime ultrareligieux, la fécondité est descendue de
7 à 2 enfants par femme en 25 ans. Tous les pays d’Europe sont
aujourd’hui au-dessous du seuil de reproduction des générations.
Certes, la France, borgne parmi les aveugles, n’est que juste au
dessous, mais toute l’Europe de l’Est est en train de se dépeupler à
grande vitesse : la Russie perd près d’un million d’habitants par an.
Sont aussi au-dessous du seuil de reproduction l’Australie, la Nouvelle
Zélande, le Canada, le Japon, la Chine, le Brésil, la Tunisie. Le taux
de fécondé est en baisse continue au Mexique, au Maroc, en Algérie, en
Egypte, en Inde, au Pakistan, en Indonésie et ne devrait pas tarder,
dans ces pays aussi, à passer au-dessous du seuil (…)

Ignorance enfin des mécanismes à l’œuvre dans les phénomènes de
population. Tout ce que nous venons de dire montre que, avec ou sans
proclamations emphatiques sur la nécessité de contrôler les naissances,
un processus de décélération rapide de la population mondiale est à
l’œuvre. La politique forcée de contrôle des naissances qui a prévalu à
l’initiative du gouvernement en Chine ou en Inde, sous l’égide des
Nations-unies en Amérique latine, semble y être pour quelque chose.
Pourtant le mouvement a été analogue dans des pays où de telles
politiques n’avaient pas cours, comme l’Indonésie ou l’Iran. Les
ressorts des comportements démographiques, sans être mystérieux, sont
trop intimes pour que les pouvoirs publics puissent les infléchir à
leur gré, sinon à la marge.

Aujourd’hui, le principal ressort
de la baisse de la fécondité est l’imitation d’un modèle occidental
qui, grâce aux média, est désormais connu partout. Un modèle occidental
peut-être suicidaire : un pays comme l’Allemagne qui voudrait redresser
ses naissances à un niveau moins catastrophique, n’y parvient pas".

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4 commentaires

  1. Dans les pays très pauvres, la grande fécondité permettait compte tenu de la mortalité des enfants, d’en garder un certain nombre qui s’occuperait des parents devenus vieux.Quand les bienfaits de la médecine se sont fait sentir, le besoin d’avoir de nombreux enfants a été moins important. La limitation des enfants peut se faire aussi sans les moyens contraceptifs modernes!
    Dans les pays d’un certain niveau de vie, la diminution du nombre d’enfants montre aussi d’une manière flagrante la peur de l’avenir compte tenu notamment de certains conditions politiques et économique (pays de l’est).
    Quant aux pays occidentaux gavés et encouragés à un égoïsme individualiste par les politiques, ils sont en train de disparaitre faute d’enfants
    Le CO2 si vraiment son augmentation est liée à la consommation humaine (à démontrer sur l’ensemble de la terre et sur le moyen ou long terme avec des mesures fiables) ne dépend vraiment pas des familles nombreuses a fortiori celles du tiers monde.
    Copenhague continue à servir les spéculations de la Super Classe Mondialiste qui ne semble capable que de penser à un profit à court terme, puisqu’elle ne se rend même pas compte que la crise est liée à la diminution de la consommation (donc de la diminution de la population).

  2. C’est Dieu, le Créateur de tout l’univers qui nous a créé et placé sur la planète Terre avec mission de nous multiplier et prospérer… à Lui de savoir quand nous serons assez nombreux et de “déclancher” la fin de ce monde ?

  3. Hasard ou clin d’oeil ???
    Cette fameuse semaine, “décisive” pour l’avenir du monde à Copenhague, à cause du “réchauffement climatique” (auquel nous sommes priés de croire, comme à un catéchisme) commence par une vague de froid !
    Du coup,les médias se préoccupent des SDF, d’Emmaüs, des conséquences du froid…etc…Bref, des vrais problèmes, des vrais gens.

  4. Si la population, en particulier par sa consommation, menace la planète, allons jusqu’au bout de cette pseudo-réflexion et tirons-en toutes les conséquences : vu l’évolution des taux de fécondité et le vieillissement global de la population mondiale, ce ne sont pas les nouveaux-nés qui posent problème mais les personnes âgées, et d’abord celles des pays riches ! D’où l’intérêt économique de l’euthanasie…
    A Copenhague, on inverse les priorités : l’homme devient subordonné à la planète, sa transcendance est niée, ce qui ouvre la porte à toutes les folies.

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