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Cathophobie / Pays : Irak

Chrétiens d’Orient : le silence de François Hollande

Alors qu'il est omniprésent sur l'affaire du crash au Mali, François Hollande n'a pas eu un mot personnel pour les chrétiens d'Irak, préférant déléguer la tâche à ses ministres. Rédacteur en chef de Famille chrétienne, Samuel Pruvot déclare dans Le Figaro :

"Concernant François Hollande, ma thèse qu'il est un «décroyant». Il incarne toute une génération de responsables politiques pour lesquels la foi est un objet non identifié. Son silence par rapport au drame des chrétiens d'Irak n'est pas juste le résultat d'une prudence diplomatique. Dans la tête de François Hollande, les chrétiens d'Orient n'ont pas vraiment leur place. Pourquoi? L'essayiste Régis Debray a dénoncé cette amnésie qui vaut pour le Président et son gouvernement: «Les chrétiens d'Orient sont l'angle mort de notre vision du monde: ils sont ‘trop' chrétiens pour les altermondialistes, et ‘trop' orientaux pour les occidentalistes.» Briser le mur du silence reste très difficile. Seule une actualité particulièrement dramatique est capable de rejoindre l'opinion comme à Mossoul où les chrétiens avaient le choix entre l'exil ou le cercueil. Pourtant, cela n'a pas suffi à faire bouger François Hollande, même au nom du droit des minorités.

On a l'impression que cette histoire n'est pas la sienne, ni celle de la France. Le récent appel lancé par Christine Boutin et Rachida Dati en faveur des chrétiens d'Orient souligne le risque de disparition du «berceau du christianisme». Demain, plus personne ne parlera l'araméen – la langue du Christ – en Irak. Mais cela peut-il émouvoir François Hollande? Il a gardé le silence comme si les Chaldéens, les Coptes ou les Assyriens étaient les témoins d'une vieille histoire trop compliquée, d'un autre monde, d'une réalité anachronique qui ne nous concerne pas. Leur disparition serait moins grave, après tout, que la fonte de la banquise?! […]

Certainement. François Hollande est tenant d'une laïcité «à la papa». Il reçoit les représentants des grandes religions à l'Elysée après les émeutes de Sarcelles. Sous la contrainte. Il est poussé par le conflit israélo palestinien importé sur notre territoire. Il se rêve en Henri IV, réconciliateur des Français menacés par les guerres de religion. Mais la réalité est moins glorieuse. Sans être anticlérical, François Hollande est simplement partisan d'une stricte séparation entre l'Eglise et l'Etat. On appelle les religieux à la rescousse du «vivre ensemble»… Mais guère plus. Certains, à gauche, dénoncent l'archaïsme des religions facteur de guerre. Sans prendre conscience que le laïcisme – même tranquille comme chez François Hollande – est aussi d'un autre temps.

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