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Europe : politique

Cet euro dont on parle tant et que l’on aime si peu

Eur 50% des Allemands sont favorables à l'abandon de l'euro, comme plus de 33% des Français. Angela Merkel n'y est pas étrangère, tandis que Nicolas Sarkozy et la Slovaquie jurent fidélité à cette monnaie.

Une très forte majorité des Danois refuse toujours l'adoption de la monnaie européenne.

L'Islande devrait son salut économique en pleine crise pour n'être jamais rentrée dans la zone euro :

"Située hors de la zone euro, l'Islande est restée maîtresse de ses stratégies de sortie de crise. Pas question de transférer les pertes des banques sur les contribuables et de se laisser imposer une cure déflationiste qui aggrave la dette".

On n'a jamais autant parlé que ces derniers mois de l'abandon de cette monnaie, souvent pour s'en méfier comme d'une catastrophe mondiale sans précédent  :

"Il est techniquement impossible que la France sorte de l'euro, si l'on va dans ce sens il se produira un cataclysme qui fera apparaitra la faillite de Lehman Brothers comme un aimable amusement d'écolier – Si l'on veut entrainer l'économie mondiale dans une spirale qui serait absolument épouvantable, et qui irait certainement à la fin vers des crises géopolitiques, il faut effectivement casser l'euro – On est dans des scénarios qui seront l'Allemagne  de Weimar".

Certains comme Bruno Gollnish ou ce professeur d'HEC en appellent à encore plus de contrôle par l'UE : de quoi surprendre et faire bondir les souverainistes. Sur ce sujet aussi, les deux candidats à la présidence du FN sont en désaccord (pdf):

"Il est possible de réfléchir à une sortie ordonnée et maîtrisée de l’euro. Des économistes de renom y réfléchissent et l’idée commence à faire son chemin dans le débat politique français sous l’impulsion du Front National. Avec un groupe d’experts, Marine Le Pen a initié une réflexion qui permet de préparer la sortie de l’euro. Un document qui détaille les 12 étapes essentielles pour sortir de l’euro a déjà été diffusé et apporte la preuve qu’il est possible d’agir avec responsabilité, sans précipitation. Il est préférable de penser la fin de l’euro en toute intelligence, et dans l’intérêt de la France, plutôt que de la subir lorsque l’euro, monnaie non viable, finira par imploser".

Eue Les avis divergent, l'euro fluctue, la crise perdure, l'incertitude est de mise : les Français et les pays d'Europe subissent. Forcément il faut un ou plusieurs responsables et l'euro y a très justement sa place. Mais le plus effroyable, c'est qu'aucune personne, aucun groupe, aucune autorité n'a et n'aura le courage de s'opposer à cette machine diabolique qui s'emballe et que nul ne peut plus maitriser, l'UE et sa monnaie inscrites dans un plan mondialiste.

Alors, ne reprochons pas au quidam qui rejette cette monnaie et ne veut plus sacrifier au veau d'or de l'UE de chercher dans un sursaut à préserver les siens, ses biens et sa terre… s'il lui en reste.

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5 commentaires

  1. Si l’Allemagne sort de l’euro, ce dernier ne vaudra plus tripette et s’il n’y a pas solidarité entre l’Allemagne et la France (que soit à l’intérieur ou hors de l’euro), le pire – bien que ce dernier ne soit pas certain – est à craindre dont l’hypothèse d’un redémarrage de conflits armés en europe même. Dur, dur l’avenir proche, tant pour nos économies (il nous restera peut être assez pour s’acheter une sucette avec une brouette de billets)que pour l’ambiance. Il va nous falloir des dirigeants particulièrement avisés, solides et avec du sang-froid…

  2. Bruno Gollnisch dit très clairement qu’il est défavorable à l’euro.
    Il ajoute que l’euro pourrait néanmoins être utile dans les débuts à un gouvernement français issu du Front National : nulle sanction économique ne serait en effet à craindre des partenaires qui se puniraient par là eux-mêmes.

  3. Mon invitation à se renseigner (avec le lien idoine), dans l’article précédent, ne semble guère avoir sensibilisé grand monde.
    Tôt ou tard, l’euro explosera, tout comme l’union. Il en va dans la matière comme dans tout laxisme : plus on attend, plus on retarde la prise de (bonne) décision, plus la situation se sera aggravée.
    En clair, plus tôt on sortira de l’€, moins cher cela ne nous coûtera !
    Mais c’est clair que ça ne sera pas gratuit…

  4. tiens, c’est drôle, mais je vais dénoter…
    parce que personnellement je suis très favorable à l’euro ! et oui, je trouve que c’est une formidable chance pour l’Europe, tout comme le moyen âge voyait les pèlerin voyager notamment par l’existence d’un même étalon (l’or, même si il existait sous différente monnaie pouvait être utilisait comme échange sur tout le continent) l’euro permet le voyage facile et l’echange…
    qu’on controle les pays entrant dans l’Europe, oui! qu’on contrôle les pays entrant dans l’union monétaire, oui… mais pour moi l’Euro est vraiment quelques chose de formidable !

  5. Nous avons bati sur le sable !
    « Jean-Paul II n’élude pas cette question : «On peut se demander si le développement social de l’humanité a atteint son objectif définitif. Le vingtième siècle ne témoigne-t-il pas d’une incitation diffuse à avancer dans la direction des structures supranationales, ou même du cosmopolitisme? Et cette incitation n’est-elle pas aussi la preuve que, pour survivre, les petites nations doivent se laisser absorber par des structures politiques plus grandes? Ces interrogations sont légitimes.»
    Mais sa réponse est claire: «Il semble toutefois que, comme la famille, la nation et la patrie demeurent des réalités irremplaçables.»

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