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Liberté d'expression

C’est le Conseil d’État qu’il faudrait dissoudre

C’est le Conseil d’État qu’il faudrait dissoudre

Bernard Antony, ancien député français au Parlement européen, Directeur de la revue Reconquête, communique :

L’ordonnance en date du 3 mai 2021 du Conseil d’État refusant de suspendre la dissolution de l’association « Génération Identitaire » est proprement surréaliste.

Il se fonde sur le fait que Génération Identitaire aurait encouragé la discrimination, la haine ou la violence envers les étrangers et la religion musulmane en utilisant « notamment des slogans, messages ou prises de positions tels que « Immigration, Racaille, Islamisation – Reconquête, Génération identitaire ».

On croit rêver. Ainsi, le fait d’utiliser le terme « immigration » serait-il répréhensible ! Ainsi, le serait encore le fait d’utiliser le mot de « racaille » comme le fit monsieur Nicolas Sarkozy. Le terme « islamisation » est donc aussi très répréhensible pour le Conseil d’État. Comme si, alors qu’il est utilisé par tous les hommes politiques et politologues mais aussi par un nombre incalculable de propagateurs de l’islam, il devrait désormais être interdit d’emploi. Alors même qu’une foule de personnalités politiques et de commentateurs évoque les territoires perdus de la République – perdus bien évidemment du fait de leur islamisation – l’interdiction ahurissante de ce mot serait digne de la dictature sémantique telle que pratiquée par le « Big Brother » du roman « 1984 » de Georges Orwell.

Pour ce qui est du substantif « reconquête », le Conseil d’État s’est-il avisé qu’il a été notamment invoqué par les bâtisseurs de la nouvelle mosquée de Poitiers. Et il faut donc également d’urgence que le gouvernement, avec l’approbation du Conseil d’État, interdise le dispositif intitulé « Quartiers de reconquête républicaine ».

Le Conseil d’État réprouve également que l’association Génération Identitaire utilise une imagerie et une rhétorique guerrières. Sans doute ces juges, ne savent-ils rien de l’expression politique de tous les partis depuis des siècles. Sans doute, n’ont-ils rien lu des textes actuels des « antifas », et autres groupes marxistes-léninistes ou « woke », dans lesquels l’expression de la violence est à puissance cent par rapport à celle des identitaires.

En vérité, les magistrats du Conseil d’État entérinent une mirobolante déformation de la réalité en dénonçant l’imitation par Génération Identitaire de l’action des forces de l’ordre et de leurs uniformes. On aimerait savoir en quoi, où et quand Génération Identitaire a pu utiliser des grenades lacrymogènes, des grenades assourdissantes, des canons à eau, des matraques ?

Quant aux prétendus uniformes, c’est-à-dire le fait de porter des « K-way » de couleur bleu, comme d’innombrables clubs de randonnées, le Conseil d’État, qui en fait un motif de dissolution, pourrait-il faire savoir quelles sont les vêtures désormais tolérables par le politiquement correct citoyen et républicain ? Les adhérents de l’association dissoute n’auraient-il dû, plus prudemment, se vêtir que de pyjamas roses ou de jupes bleues ?

À l’évidence, devant l’expression d’une telle volonté liberticide de contrôle totalitaire du langage permis, des actes autorisés et des vêtements tolérables, c’est le Conseil d’État qui devra être d’urgence dissous par un gouvernement défenseur de la démocratie et des libertés fondamentales.

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11 commentaires

  1. Oui 100% d’accord, il faut impérativement dissoudre cette saloperie antidémocratique.

    La question des juges ayant pris le pouvoir est vraiment problématique à tous points de vue : le peuple français est totalment coincé par diverses juridictions qui se sont autonomisées (le mot vient de auto, une référence à soi-même, et de nomos, la loi) à son insu, et qui désormais font même la loi à la place des représentants du peuple alors même que la justice est rendue “Au nom du peuple Français”. Citons aussi :
    – Le Défenseur des droits,
    – La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH),
    – La Cour de cassation (juridiction la plus élevée de l’ordre judiciaire français. Elle est, dans ce dernier, le pendant du Conseil d’État dans l’ordre administratif, et juge le droit),
    – Le Conseil Constitutionnel.

    L’Union Européenne pose aussi problème de ce point de vue avec diverses institutions. Par exemple :
    – La CEDH (Cour européenne des droits de l’homme),
    – La CJUE (Cour de justice de l’Union européenne).

    Enfin, au niveau international, citons la CPI (Cour Pénale Internationale).

    Il faut impérativement sortir de toutes ces institutions supranationales et dissoudre les nationales, pour que le peuple retrouve le pouvoir que des traîtres de politiciens lui ont volé. “Seul le peuple est souverain.”

    Ainsi, soit on est démocrate, soit on est pour la république des juges. Il faut choisir !

    • Sans oublier de dissoudre la totalité des comités théodules, les “hautes autorités” de ceci et de cela et toutes les associations bidons gavées de subventions.

    • Merci pour ce récapitulatif !

      C’est vrai que ça fait peur et que les menottes ne sont pas loin … sauf pour des tricheurs, des corrompus, des rois de l’abus de pouvoir, des illégaux, des voleurs, des casseurs, des trafiquants, des traitres, et même pour des terroristes, des islamistes, des assassins …

  2. Le conseil des tas de merde.

  3. “imagerie et rhétorique guerrière” : il faudrait dissoudre Emmanuel Macton qui a fait usage d’une rhétorique guerrière pour terroriser la France avec le Coronavirus !

  4. Je ne partage pas totalement cette analyse.
    Je suis naturellement interloqué par cette décision. J’y vois cependant une opportunité pour assigner en justice les associations ou mouvements cités dans l’article (antifas, groupes rac(ial)istes type BLM ou woke…) En effet le même raisonnement juridique conduit à leur condamnation. Je me trompe?

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