C’est arrivé un 9 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 9 juillet 1429 : victoire de jeanne d'arc à Troyes.

Jeanne d'Arc fait ouvrir les portes de Troyes à Charles VII, qu'elle va faire sacrer à Reims. Alors que Reims se rapproche, le Dauphin et ses conseillers doutent encore de Sainte Jeanne d'Arc. Elle a bien du mal à convaincre le futur Roi de maintenir le siège quelques jours pour faire tomber la ville. Ayant prêté serment d'allégeance au roi d'Angleterre il y a peu, la cité refuse en effet de donner ses clés. Elle cède pourtant à la simple vue de la «pucelle» organisant le siège. Le lendemain l'armée royale entre dans la ville sans avoir combattu.

  • le 9 juillet 1472 : dégagement du siège de Beauvais.

Le 14 juin 1472, partant d'Arras à la tête de 80 000 hommes, Charles le Téméraire Duc de Bourgogne franchit la Somme et ravage toute la région, puis marche sur Beauvais, l'une des villes les plus riches de France, qu'il sait sans garnison. Les récits des massacres autour de la ville poussent cette dernière à refuser de parlementer.

Les premiers assauts, fin juin, en particulier le 27, ayant échoué, les Bourguignons mettent le siège et préparent minutieusement leur attaque. Les habitants de Beauvais, aidés par des femmes dont la célèbre Jehanne Laisné, dite« Jehanne Hachette », repoussent les troupes bourguignonnes.

Les reliques d'Angadrême, patronne de Beauvais, sont montrées sur les remparts de Beauvais lors de l'assaut. La sainte a aidé à la victoire. La date du 27 juin, retenue pour la fête d'Angadrême, rappelle la procession instituée par Louis XI en reconnaissance de la protection de sainte Angadrême. Afin de récompenser les femmes de Beauvais pour leur vaillance, Louis XI accorde à celles-ci le droit et privilège de porter des habits d'hommes.

  • le 9 juillet 1535 : décès d'Antoine Duprat, cardinal, chancelier de France.

Antoine Duprat, né à Issoire le 17 janvier 1463 et mort à Nantouillet, le 9 juillet 1535, est un cardinal-légat français, chancelier de France et de Bretagne. C'est « l'une des grandes figures de la France monarchique », selon R. Mousnier. Il est très décrié par des historiens comme Michelet, qui ne lui pardonnent pas d'avoir organisé la lutte contre les réformés et tous leurs coupables excès.

Il est surtout le négociateur du concordat de Bologne, signé en 1516 entre le pape Léon X et François Ier ; concordat qui met fin au régime d'élections ecclésiastiques instauré par la pragmatique sanction de Bourges (Cf. la chronique du 7 juillet).

  • le 9 juillet 1590 : Henri IV prend St-Denis.

Alors que depuis le 2 aout 1589, mort du Roi Henri II, Henri de Navarre est Roi de fait mais non sacré, ce dernier tente depuis le mois de mai de s'emparer de Paris. Le 9 juillet la garnison de St Denis tombe. Mais Paris, aux mains de la Ligue Catholique, va résister grâce au renfort d'une armée des Pays-Bas espagnols.

  • le 9 juillet 1657 : intronisation de la Statue de Notre Dame de la Paix, en présence de Louis IV et du nonce apostolique.

La statue de Notre-Dame de Paix est l'héritage de l'illustre Maison de Joyeuse en Vivarais. Elle aurait été commandée par Jean de Joyeuse vers 1530. Un de ses fils l'emmène avec lui à Paris, où il s'installe avec sa femme, Catherine de La Vallette, rue Saint-Honoré, dans un hôtel contigu au monastère des Capucins et y aménage une chapelle pour Notre-Dame.

Devenu veuf, il entre chez les Capucins ; la petite Madone va rester là 63 ans. Le 21 juillet 1651, en pleine guerre de Trente Ans, des enfants s'assemblent devant la Madone des Capucins, chantant à gorge déployée des Salve Regina. Des miracles, se produisent et les Parisiens commencent à invoquer la Madone sous le vocable de « Notre-Dame de Paix ».

Les pèlerins y viennent si nombreux qu'il faut songer à agrandir la chapelle ; ce que fait faire Mademoiselle de Guise, petite-nièce d'Henri de Joyeuse ; la statue est solennellement installée dans le nouveau sanctuaire par le Nonce apostolique, en présence du Roi, de la Cour et d'un concours immense de parisiens, le 9 juillet 1657.

L'année suivante, le Roi Louis XIV est pris de fièvre typhoïde à Calais, et on craint pour sa vie. La Reine Mère demande des prières. Les capucins s'adressent à Notre-Dame de Paix et la guérison se produit, jugée miraculeuse. Anne d'Autriche commande alors à Michel Corneille un grand tableau en ex-voto (il est aujourd'hui dans les collections du château de Versailles). La dévotion populaire redouble surtout le jour de sa fête, fixée au 9 juillet. On implore la Reine de la Paix pour la paix du Royaume, pour la paix du monde, pour la paix des familles, pour la paix des coeurs…

Sauvée lors de la révolution, le 6 mai 1806, la statue de Notre-Dame de Paix arrive  au couvent de Picpus tout près de la « place du trône aujourd'hui « place de la nation ». Le 9 juillet 1906, la statue de Notre-Dame de Paix est officiellement couronnée  au nom du Pape Saint Pie X.

  • le 9 juillet 1686 : la ligue d'Augsbourg.

La ligue d'Augsbourg est une alliance conclue le 9 juillet 1686 par une grande partie de l'Europe contre Louis XIV.

  • le 09 juillet 1789 : l'Assemblée se déclare Assemblée nationale Constituante.
  • le 9 juillet 1794 : fête des Martyres d'Orange.

Les 32 religieuses ont été béatifiées par le pape Pie XI, le 10 mai 1925. Leur fête se célèbre le 9 juillet. Il s'agit d'une partie des 52 religieuses de la région d'Avignon, de divers ordres religieux, accusées « d'avoir voulu détruire la République par le fanatisme et la superstition ».

En réalité, elles ont simplement refusé d'abandonner la vie religieuse, et de prêter les serments révolutionnaires. 32 d'entre elles sont exécutées, 16 Ursulines, 13 Sacramentines, 2 Cisterciennes et 1 Bénédictine, entre le 6 et le 20 juillet ; les vingt dernières sont sauvées par la chute de Robespierre, le 28 juillet 1794, mais ne sont libérées qu'en 1795.Les corps des martyres sont jetés dans des fosses communes, dans le champ Laplane, à Gabet, sur les bords de l'Aygues, et une chapelle y est bâtie en 1832.

  • le 9 au 18 juillet 1860 : massacre de Damas.

Les chrétiens maronites de Damas sont exterminés dans la nuit, par des sunnites, avec la complicité du gouverneur turc de Syrie. Les massacres font entre 4000 et 6000 victimes. Le quartier chrétien est pillé et brûlé. Les survivants prendront la route de l'exil notamment vers Beyrouth et Alexandrie. Ce massacre fait suite à celui des chrétiens perpétrés par les Druzes dans le mont Liban (mars à juillet 1860).

Napoléon III enverra un corps expéditionnaire français commandé par Beaufort pour assurer la protection des chrétiens en route vers le Liban. L'expédition française en Syrie dure du mois d'août 1860 au mois de juin 1861.

  • le 9 juillet 1918 : consécration des armées alliées au Sacré-Cœur.

Le généralissime Foch consacre au Sacré-Cœur toutes les armées alliées placées sous ses ordres. Il le fait en présence des officiers de son état-major.

Une plaque commémorative est apposée dans l'église du village de Bombon, en Seine et Marne, où se trouve l'état-major de Foch. Ce dernier commence avec ses officiers une neuvaine qui se termine le 18 juillet suivant. Ce jour-là commence l'offensive d'où sort la victoire finale. Voir les chroniques du 20, et 26 du mars, du 15 et du 18 juillet.

  • le 9 juillet 1960 : un décret autorise le péage sur les autoroutes françaises.
  • le 9 juillet 1970 : la durée du service militaire français est ramenée à un an.

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