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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 29 janvier…

C’est arrivé un 29 janvier…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 29 janvier : saints du jour français ou en France.
    • St Sulpice Sévère, disciple de saint Martin († 410)

Né à Agen, saint Sulpice Sévère se fit avocat et se maria avant de tout quitter (y compris sa femme) pour se mettre au service de Dieu. Seule sa belle-mère ne le condamna pas et lui fournit une petite terre près de Carcassonne pour qu’il puisse se retirer, en ermite.

  • St Gildas le Sage, abbé en Bretagne († 570)

Né en Angleterre, Gildas alla à l’école avec les futurs saints Pol et Samson. Ordonné prêtre, il partit aussitôt en mission en Irlande, en Angleterre et en Bretagne. Il réforma et fonda plusieurs monastères. Peu de temps avant sa mort, il se retira sur l’île d’Houat (Morbihan) où il mourut.

Son surnom “le Sage” lui vient des nombreuses études philosophiques qu’il fit dans sa jeunesse.

  •  le 29 janvier 904 : élection du pape Serge III.

  • le 29 janvier 1119 : décès du pape Gélase II.
  • le 29 janvier 1482 : dans un bref, Sixte IV condamne les excès de l’Inquisition espagnole.
  • le 29 janvier 1630 : première rencontre entre Richelieu et Mazarin.

Mazarin, envoyé par Urbain VIII, rencontre le cardinal Richelieu à Lyon, pour demander que la France accorde une suspension d’armes. Cette négociation a lieu dans le cadre de la guerre de succession de Mantoue, qui est un conflit périphérique de la guerre de Trente Ans, opposant la France au Saint Empire romain germanique.

  • le 29 janvier 1635 : le Roi Louis XIII signe les lettres patentes créant l’Académie française.

Elle se compose de 40 membres, élus et surnommés les “immortels”. La mission de l’Académie, conserver et perfectionner la langue française, est précisée par ces lettres patentes du Roi Louis XIII, qui l’officialisent. Voir la chronique 10 juillet.

  • le 29 janvier 1682 : Temim (Moulay Ismaël) et Louis XIV signent un traité d’amitié franco-marocain à St-Germain-en-Laye.

 

  • le 29 janvier 1697 : Fénelon publie son “Explication des maximes des saints“.

 

  • le 29 janvier 1743 : mort du cardinal de Fleury, premier à avoir pris conscience du danger des loges et à avoir alerté le Pape et le Roi.

Le cardinal de Fleury mérite qu’on se penche sur sa vie. Ce qu’il a apporté à la France est immense. Outre le fait qu’il fut précepteur de Louis XV enfant, puis son premier ministre, il dirige le pays avec sagesse et surtout est le premier à identifier la nature du danger maçonnique. Sa clairvoyance touchant la Maçonnerie fait de lui la bête noire des loges et de l’histoire officielle mensongère.

Le Cardinal acquiert, suite à une minutieuse enquête, la conviction que la Maçonnerie est un danger mortel pour le Royaume et la Foi catholique en France. Il rejoint par là les magistrats hollandais qui viennent de l’interdire chez eux. Aussi donne-t-il des ordres sévères contre les Loges, qui déjà se multiplient dans le Royaume. C’est en 1738, qu’il informe le Pape Clément XII. Ce dernier rédige aussitôt la première des Encycliques qui condamne ce que certains appelleront « l’église de Satan ». Cette Bulle souligne dans la Maçonnerie son double objectif visant à détruire en même temps l’Église de Dieu et les sociétés politiques fondées sur le Christianisme.

André Hercule de Fleury, est né à Lodève le 22 juin 1653 et mort à Issy-les-Moulineaux le 29 janvier 1743.Il a été le principal ministre du jeune Roi Louis XV, de 1726 à 1743. Issu de la petite noblesse languedocienne, il est le fils de Jean de Fleury, seigneur de Dio, receveur des tailles au diocèse de Lodève et de Diane de La Treilhe. Il est ordonné prêtre à Paris en 1674, fait des études de théologie et devient, par protection du cardinal de Bonzi, aumônier de la reine Marie-Thérèse en 1677 puis, après sa mort, aumônier du Roi en 1683. Il est alors âgé de 30 ans.

Nommé évêque de Fréjus, en 1699, il se rend dans son diocèse, conformément aux décrets du Concile de Trente et s’occupe avec soin de ses ouailles.

Il renonce à son évêché en 1715 pour devenir abbé commendataire de l’abbaye de Tournus. C’est alors que le Roi Louis XIV, peu de temps avant de mourir, écrit dans son testament, qu’il confie à l’ancien évêque de Fréjus, l’éducation de son arrière-petit-fils et successeur. Mais la régence revient au duc d’Orléans, petit-fils de France. Celui-ci, qui connaissait et appréciait Fleury, le maintient dans ses fonctions.

    Louis XV, Roi orphelin de 5 ans : « Fleury lui servit de père et de mère »

Le 1er avril 1716, il est nommé par le Régent du Royaume, le duc d’Orléans, précepteur du jeune Louis XV, conformément au deuxième codicille du testament de Louis XIV. Un an plus tard, il est élu à l’Académie française ; puis nommé en 1721, abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen et membre de l’Académie de sciences. En 1725, il devient membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres et reçoit le titre de proviseur de la Sorbonne et de supérieur de la maison de Navarre. Surtout, lors du sacre en octobre 1722, il tient le rôle d’un pair ecclésiastique.

Louis XV a successivement comme principaux ministres l’irréligieux cardinal Dubois, l’ex-régent qui tous deux décèdent rapidement. N’ayant pas encore 15 ans, le Roi a déjà vécu la mort de ses parents, de son arrière-grand-père, et, par deux fois de son ministre. Il se tourne vers sa famille et nomme premier ministre un autre de ses grands oncles, le duc de Bourbon. Jaloux de l’influence de Fleury celui-ci cherche à le faire disgracier ; mais c’est lui qui est finalement exilé sur ses terres de Chantilly ; le cardinal de Fleury est « appelé aux affaires » à l’âge de 73 ans en 1726, par le jeune Roi, dont il a l’affection et la confiance.

« M. de Fréjus », comme on l’appelle, devient donc premier ministre. En septembre de la même année, sur la demande du Roi, il est nommé cardinal. Contrairement aux habitudes de l’époque, le cardinal n’en profite pas pour s’enrichir ou favoriser ses proches. Il dépense ses revenus commendataires en aumônes et se contente de ses appointements de ministre.

Le cardinal de Fleury gouverne avec prudence et sagesse, consolidant le budget de l’État, stabilisant la monnaie, reprenant la politique de Colbert ; il réorganise l’économie d’un pays mise à mal par les expériences monétaires du Régent et de Law. Il crée ainsi les conditions du développement scientifique, économique et industriel extraordinaire que va connaître le pays jusqu’à la révolution. Il est indispensable pour connaître l’état du pays avant cette révolution de relire l’excellente synthèse de Rénée Casin, de l’académie française : Les catholiques et la révolution française, dont les premiers chapitres dressent un tableau synthétique de l’état de la France de l’époque, c’est dans tous les domaines la première puissance mondiale.

Sur le plan religieux, il pacifie dans la mesure du possible le problème janséniste avec l’aide de l’archevêque d’Embrun, Pierre Guérin de Tencin, mais se heurte à une opposition parlementaire grandissante orchestrée par les loges maçonniques. A partir de l’année 1737, il mène une politique antimaçonnique et fait fermer des loges.

Sa politique extérieure est marquée par une recherche de la paix et de la stabilité européenne. Entraîné par le Roi dans la guerre de Succession de Pologne, il la conclut rapidement par le traité de Vienne de 1738, qui apporte à terme le Duché de Lorraine et le Duché de Bar à la France. En revanche, il se laisse entraîner par la puissance de l’opinion dans la guerre de Succession d’Autriche dont il ne verra pas la fin…

Son acharnement à éviter les ambitieux et les intrigants et à exercer seul le pouvoir, jusqu’à sa mort en 1743, lui vaut le surnom de « Son Éternité ». Alors pourquoi les loges ont –elles réussi à infiltrer la société française ? Car l’Eglise de France est alors traversée par les tendances gallicanes et l’hérésie janséniste qui arrêtent aux frontières de France la parole du Pape et font ignorer le bien fondé des angoisses que lui cause le péril maçonnique. La Maçonnerie profite de ces déplorables dispositions de l’esprit public. Cette dernière diffuse des brochures faites avec un art consommé pour attirer dans ses pièges les hommes de bonne foi ; elle y prêche la fameuse tolérance, masque menteur de l’intolérance la plus fanatique. La Maçonnerie, apprend peu à peu aux Français à détester le Catholicisme, parce qu’intolérant, dit-elle. En 1743, le cardinal de Fleury meurt. Ceux qui le remplacent sont de plus en plus sous l’influence de la secte et ils vont distiller le poison dans tous les rouages de l’Etat. Apres la mort du cardinal de Fleury, la Royauté française est soumise chaque jour davantage à l’influence de la Maçonnerie, qui va s’imposer à elle, en une cinquantaine d’années avec l’assassinat de Louis XVI et de Marie- Antoinette.

  • le 29 janvier 1801 : la France et l’Espagne lancent un ultimatum au Portugal, le sommant de rompre avec l’Angleterre.

 

  • le 29 janvier 1809 : Talleyrand prend contact avec Metternich.

Ce dernier est ambassadeur d’Autriche à Paris. Talleyrand lui fait comprendre qu’il est prêt à vendre des informations sur les projets de Napoléon. Voir la chronique de la veille.

  • le 29 janvier 1814 : Napoléon est vainqueur de Blücher à Brienne.

 

  • le 29 janvier 1916 : un Zeppelin allemand bombarde Paris.

Zeppelin allemand 1916

Un ballon dirigeable allemand lâche 17 bombes sur l’Est de Paris. Vingt-six personnes sont tuées dans les quartiers de Belleville et de Ménilmontant. Cette attaque aérienne sera la dernière du genre que feront les allemands. Les avions remplaceront bientôt les zeppelins.

  • le 29 janvier 1972 : décès de sœur Claire de Jésus Crucifié.

Claire Ferchaud est née le 5 mai 1896. Elle meurt à au couvent des Rinfilières à Loublande, où elle a vécu après ses visions lors de la première guerre mondiale. A la demande du Christ elle rencontre, début 1917, le président Poincaré pour lui demander de se convertir et de combattre la Maçonnerie, de faire imposer le Sacré-Cœur sur le drapeau tricolore et de faire porter cet emblème par toutes les unités du front.

Le Christ veut être officiellement reconnu par la France. Poincaré ne fait rien !

Elle écrit alors à de nombreux généraux. Seul le généralissime Foch l’écoute. Il consacre toutes les armées aux Sacré-Cœur le 9 juillet 1918 (voir la chronique du jour) dans l’église du village de Bombon, en Seine et Marne, en présence de tout son état-major, avec lequel il commence une neuvaine, qui se termine le 18 juillet suivant (voir la chronique du jour). Ce jour-là commence l’offensive d’où sort la victoire finale.

Notons qu’une circulaire du ministère contresignée par Philippe Pétain interdit et sanctionne le porte du Sacré-Cœur sur les étendards et les uniformes.

Les faits de Loublande ne sont pas reconnus par l’Eglise. Voir les chroniques du 16 janvier et du 1er mai.

  • le 29 janvier 1991 : démission de JP Chevènement.

Pour marquer son désaccord avec la guerre du Golfe, le ministre français de la défense Jean-Pierre Chevènement démissionne. Il est remplacé par Pierre Joxe. Il le refera en prononçant son célèbre :

“Un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne”.

  • le 29 janvier 1996 : Jacques Chirac annonce l’arrêt définitif des essais nucléaires français.
  • le 29 janvier 2001 : le Parlement français reconnaît le génocide arménien.

Ce qui est une bonne chose, mais la république est incapable de reconnaître ses propres fautes et étouffe toujours le génocide vendéen.

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