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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 8 novembre…

C’est arrivé un 8 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 8 novembre : saints du jour français ou en France.
    • St Clair : prêtre, compagnon de St Martin († 396)

Prêtre, disciple de saint Martin, qui s’était aménagé un pavillon près du monastère de l’évêque, et beaucoup de frères logeaient près de lui.

  • Saint Geoffroy : évêque d’Amiens († 1115)

Son monastère dépérissait avec six moines quand ceux-ci le choisirent comme abbé. En peu d’années, le monastère de Nogent dans la Marne devient l’un des plus florissants. En réponse à l’insistance de l’évêque de Reims, il accepte de devenir évêque d’Amiens ce qui lui causa bien des soucis. La plupart des membres du clergé étaient à la solde des grands seigneurs qui eux-mêmes menaient une vie impossible aux marchands et aux braves gens de la « Commune d’Amiens ».

St Geoffroy, privé d’amis pour le soutenir, gagne la Grande Chartreuse pour vivre en paix. Mais forcé de revenir, il reprend ses fonctions un an après et il meurt au bout de quelques mois à l’abbaye de Saint Crépin de Soissons. Aucun membre du clergé d’Amiens ne se dérangera pour venir rechercher son corps.

  • Bx Jean (John) Duns Scot : prêtre o.f.m. théologien

Les recherches entreprises au XXe siècle ont permis de déterrer quelques faits concernant la vie de Jean Duns Scot sur laquelle on ne savait jusque-là pratiquement rien. Jean (John) naît en 1266 (peut-être fin 1265) dans la petite ville de Duns en Écosse (d’où son surnom de Duns Scot), et commence sa scolarité à l’école de Haddington.

Il entre au couvent franciscain de Dumfries comme novice puis est admis, en 1280, dans l’ordre des Frères Mineurs. Il est ordonné prêtre le 17 mars 1291 à Northampton. Les preuves manquent sur son passage à Paris de septembre 1293 à juillet 1297, pour compléter sa formation, comme sur son installation à Cambridge entre 1297 et 1300 en tant qu’enseignant. Plus probablement passe-t-il ces années, de 1288 à 1300, dans les collèges de son ordre, puis à l’Université d’Oxford où il a comme maître Guillaume de Ware. Il y enseigne en commentant les Sentences de Pierre Lombard, puis passe peut-être quelque mois à l’Université de Cambridge.

En 1302 (ou 1300) il enseigne à l’Université de Paris comme bachelier. Le milieu universitaire connaît, l’année suivante, une grave crise consécutive à la querelle entre le Roi Philippe le Bel et le pape Boniface VIII (Benedetto Caetani, 1294-1303). Pour entretenir financièrement ses armées en conflit avec l’Angleterre, Philippe taxe les biens de l’Église. Boniface réplique par l’excommunication. Philippe tente alors de réunir un concile pour le déposer : 80 frères, parmi lesquels Duns Scot et son maître Gonzalves d’Espagne, refusent de signer un manifeste anti-papal et doivent prendre le chemin de l’exil.

Pour avoir défendu la doctrine de l’Immaculée Conception de Marie, il est persécuté par les siens

Après la mort de Boniface et grâce à la diplomatie de son successeur Benoit XI, le roi autorise les exilés à revenir enseigner à Paris. Duns Scot quitte donc sa retraite d’Oxford (ou de Cambridge ?) vers la fin de l’année 1304, et rentre en France. Gonzalves d’Espagne recommande au provincial de son ordre « l’excellente science, le très subtil génie » de Duns Scot, dont la réputation grandit auprès de ses pairs. Il est honoré à Pâques en 1305 docteur en théologie et est promu, l’année suivante, maître régent du studium général du couvent franciscain de Paris. Il semble qu’il participe à une dispute avec le maître dominicain Guillaume Pierre Godin, à propos du rôle de la matière dans l’individuation.

A la requête du chapitre général de Toulouse, il part en octobre 1307 enseigner à Cologne comme lector principalis. En fait, la raison de son départ est probablement sa propre sécurité. Sa défense de l’Immaculée Conception provoque l’indignation des Dominicains, et le maître Jean de Pouilly en appelle aux sanctions que mérite ce qu’il qualifie d’hérésie. De plus, les poursuites consécutives à la condamnation des Templiers par Philippe le Bel mettent en péril Duns Scot, qui avait fait partie des bannis au moment de la crise entre Philippe et Boniface. Jean Duns Scot meurt à Cologne le 8 novembre 1308. Il a été béatifié à Rome, le 20 mars 1993, par saint Jean Paul II.

  • le 08 novembre 955 : mort du pape Agapet II.
  • le 08 novembre 618 : mort du pape saint Adéodat 1er.
  • le 08 novembre 1202 : départ de la 4ème

L’armée de la 4ème croisade quitte Venise, la galère du doge Dandolo étant à la tête de 480 vaisseaux.

  • le 08 novembre 1047 : élection du pape Benoit IX (troisième du nom).
  • le 08 novembre 1226 : mort de Louis VIII.

Atteint de dysenterie, le Roi de France meurt à Montpensier en Auvergne, alors qu’il revenait de croisade contre les hérétiques albigeois. Louis VIII est un Roi très remarquable pour plusieurs raisons :

  • il a déjà, à son accession au trône, à 36 ans, une longue et heureuse expérience des responsabilités. En 1214, tandis que son père affronte à Bouvines les coalisés du nord, lui-même bat le roi d’Angleterre Jean sans Terre à La Roche-aux-Moines, dans le Poitou.
  • l’année suivante, les barons anglais déposent leur roi et proposent la couronne à Louis. Le prince débarque en Angleterre en mai 1216, mais Jean sans Terre a le bon goût de mourir sur ces entrefaites. Louis se fait battre le 20 mai 1217 devant le château de Lincoln par les troupes anglaises, sous le commandement du régent d’Angleterre Guillaume le Maréchal (70 ans), tournoyeur réputé «le meilleur chevalier du monde». Le prétendant se retire non sans avoir négocié une forte indemnité par le traité de Kingston. Notons que c’est le seul débarquement armé qui ait eu lieu en Angleterre depuis Guillaume le Conquérant! Il est le père de Saint Louis et le vainqueur de la croisade contre les Albigeois.

Voir aussi les chroniques du 5 septembre, jour de sa naissance, du 6 août sur son sacre à Reims, et du 2 juillet, sur la victoire à La Roche-aux-Moines, dans le Poitou.

  • le 08 novembre 1627 : La rochelle est totalement isolée.

Un débarquement français chasse les Anglais de l’île de Ré. La Rochelle ne peut plus recevoir d’aide extérieure.

  • le 08 novembre 1673 : Colbert fonde la Compagnie du Sénégal.

Le Roi Louis XIV lui en donne l’ordre, pour remplacer la Compagnie des Indes Occidentales.

  • le 08 novembre 1790 : lancement du vaisseau “Les États de Bourgogne”.

C’est un 3-ponts de 118 canons, dessiné par Sané ; techniquement c’est le bateau le plus accompli d’Europe.

Maquette du Musée de la Marine à Paris

  • le 08 novembre 1793 : exécution de Mme Roland de La Platière.

Son mari, ministre de l’intérieur, avait protesté contre les massacres de septembre. Arrêtée et guillotinée 5 mois après, elle s’écrie en passant devant une statue de la liberté :

«  O liberté que de crimes on commet en ton nom ! »

  • le 08 novembre 1806 : le maréchal Ney fait capituler Magdebourg

C’est la fin d’un siège débuté le 22 octobre. Ney fait 22 000 prisonniers (dont 20 généraux, 800 officiers), s’empare de 800 canons et de nombreux magasins.

  • le 08 novembre 1808 : le ministre de l’Intérieur Fouché fait arrêter et expulser le Père Varin, directeur des “Pères de la Foi”.
  • le 8 novembre 1880 : la république met en œuvre sa haine de l’Eglise catholique : expulsion des Congrégations.

« Le 8 novembre, les autorités décident d’en finir. Un serrurier est réquisitionné. Il monte à l’abbaye, encadré par le commissaire de police et par douze gendarmes qui traînent une charrette remplie de cordes, d’échelles et d’outils. Devront-ils escalader les murailles ? Le commissaire réitère les sommations, et le père Hermann lui oppose une nouvelle fin de non-recevoir. Pendant que le serrurier s’attaque à la grille, les gendarmes défoncent à la hache une autre porte qui finit par s’ouvrir. Au bruit des coups, les religieux se sont rassemblés dans l’abbatiale. C’est là que les trouve le commissaire de police, ceint de son écharpe, le décret d’expulsion à la main. Le révérend père Boulbon lit une protestation, qui se conclut par cette sentence : « Nous sommes dans le douloureux devoir de vous déclarer que, vous et vos commettants, vous tombez sous le poids de l’excommunication majeure réservée au pape. »

Décontenancées, les forces de police n’osent troubler l’office que les moines se mettent à chanter.

Après avoir reçu la bénédiction de leur supérieur, les moines quittent l’église, sur la porte de laquelle les scellés sont apposés. Pendant que les fidèles restés sur place sont évacués, les religieux sont poussés dans les voitures affrétées par la préfecture. Escortés par les gendarmes et les dragons, ils quittent le couvent, cédant à la force. Dehors, la foule chante Provençau e Catouli, le cantique de la Provence catholique.

Près de 2 000 hommes de troupe ont été mobilisés pour chasser 37 moines. Dans les jours suivants, la presse internationale ironisera sur une armée française qui, par cet exploit, croit tenir sa revanche de Sedan. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 9)

Voir les chroniques du 28 mars, du 14 juin, du 4 septembre, du 4 octobre, des 5, 6 et 7 novembre, du 2 décembre.

  • le 08 novembre 1942 : débarquement des Alliés en Afrique du Nord

Au petit matin, 75 000 soldats anglais et américains débarquent sur les côtes du Maroc et de l’Algérie. L’intervention alliée, appelée “opération Torch”, est menée par le commandant anglais Cunningham et le général américain Dwight Eisenhower. Au même moment François Darlan, le second de Pétain, se trouve à Alger. Darlan signera peu après la reddition d’Alger. En représailles, l’Allemagne envahira le sud de la France, la zone libre, le 11 novembre.

Lorsque le maréchal Pétain apprend le débarquement allié en Afrique du Nord (où ne participe aucun gaulliste) : «Il semblait avoir rajeuni de 20 ans. Ses yeux bleus étaient clairs et pétillants. Il semblait heureux comme un pape, il m’a raccompagné en chantonnant», témoigne le chargé d’affaires américain à Vichy.

Cité dans le N°180 de Le Maréchal (page 25) et rapporté par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 214)

  • le 8 novembre 1997 : la loi réformant le Service national paraît au JO.

Ce dernier est « universalisé » et concerne les jeunes hommes et les jeunes filles, mais est en même temps suspendu. Et non supprimé comme beaucoup de média le disent par erreur.

  • le 08 novembre 2005 : le président Chirac décrète en Conseil des ministres l’état d’urgence suite aux émeutes dans les banlieues françaises.

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