Bannière Salon Beige

Partager cet article

C'est arrivé un...

C’est arrivé un 8 février…

C’est arrivé un 8 février…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 8 février: saints du jour français ou en France.
    • St Nicet, évêque de Besançon († VIIe s.)

À Besançon, au VIIe siècle, saint Nizier, évêque.

  • St Paul, évêque de Verdun († v. 647)

Après un séjour à la cour du Roi des Francs, il se fit moine, puis placé à la tête de l’Église de Verdun, il promut la dignité du culte divin et la vie régulière des chanoines.

  • St Étienne de Grandmont, abbé et fondateur († 1124)

À Muret dans le Limousin, en 1124, saint Étienne, abbé, fondateur de l’Ordre de Grandmont, où il confia aux clercs la louange divine et la contemplation, et aux seuls frères laïcs le temporel à gérer non par domination mais par charité.

  • le 8 février 590 : le pape Pélage II meurt de la peste.

Pélage II naît à Rome en 520, il devient pape de 579 à 590. Durant son pontificat, il œuvre pour les soins des malades et des vieillards et va même jusqu’à convertir son logement en refuge pour les accueillir. Pendant l’hiver de 589, la peste frappe lourdement Rome et quand le pape est emporté, Grégoire Ier est élu pape, contre son gré, par l’acclamation unanime du clergé et du peuple.

  • le 8 février 1124 : décès d’Étienne de Muret, religieux français, fondateur de l’Ordre de Grandmont.

Étienne, né en 1046, est le fils aîné du vicomte de Thiers. Après avoir passé son adolescence à Rome, il revient à Thiers  en 1076, pour y abandonner tous ses biens matériels afin de se retirer dans le bois de Muret près d’Ambazac (Haute Vienne). Étienne a entendu et été frappé par l’appel du Christ au jeune homme riche :

“Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel. Puis, viens et suis-moi ! “.

Il enseigne une règle unique : suivre l’Evangile, base de la Règle de l’Ordre : “L’Évangile, tout l’Évangile, rien que l’Évangile”.

Vivant en ermite dans la forêt, il est rapidement rejoint par quelques disciples. Étienne consacre une partie de son temps à les former. Ainsi se constitue une petite communauté spirituelle autour d’Étienne. La qualité de son enseignement le rend célèbre et les visiteurs affluent. Après sa mort un très grand nombre de miracles ont lieu soulignant la sainteté de sa vie.

     

Infirmes, blessés et prisonniers priant au tombeau de saint Étienne de Muret

(Église de Roncherolles sur le Vivier) 

La bienveillance des Rois de France et d’Angleterre vis à vis de l’Ordre de Grandmont est à l’origine de sa grande extension en France. Plus de 160 maisons ont ainsi été créées à la fin du XIIIème siècle avec 1200 religieux.

La destruction de l’Ordre de Grandmont est l’œuvre par Mgr Loménie de Brienne, archevêque de Toulouse, et rapporteur devant la Commission des Réguliers instituée par Louis XV en 1765, et Mgr. Plessis d’Argentré, évêque de Limoges, grand bénéficiaire de l’opération.

L’extinction de l’Ordre est prononcée par le pape Clément XVI cédant aux instances de la Cour de France, le 6 août 1772, mais n’est confirmée par Louis XVI qu’en Mai 1784, le parlement de Paris ayant fait obstacle.

  • le 8 au 11 février 1250 : victoire de l’armée française devant la Mansourah.

Arrivée devant la citadelle d’el-Mansourah, qui barre la route du Caire, l’armée française, forte de plus de 20.000 hommes, bat l’armée du sultan, composée de mercenaires appelés mamelouks. Mais l’avant-garde, commandée par Robert d’Artois, frère du Roi, s’aventure imprudemment à l’intérieur de la citadelle où elle est taillée en pièces.

Cette désobéissance aux ordres de Saint Louis coûte cher à l’armée française ; plus de 300 Templiers et le comte d’Artois lui-même périssent! Et Louis IX échoue à les secourir, menacé d’écrasement, il tente, le 11 février, de se replier sur Damiette, dans le delta du Nil. Mais bientôt, l’armée y est menacée par la famine et les épidémies.

  • le 8 février 1486 : les Etats de Bretagne font serment de reconnaître Anne pour duchesse.
  • le 8 février 1492 : Anne de Bretagne est sacrée reine de France, à Saint-Denis.
  • le 8 février 1619 : Saint Vincent de Paul est nommé aumônier général des galères.

De Jean RESTOUT – Saint Vincent de Paul prêchant sur les galères

  • le 8 février 1649 : Condé assiège Paris avec 12 000 hommes défait les frondeurs à Charenton.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Page 56-57 aux éditions de Chiré) note :

« La Fronde. Cette crise a été surtout une révolution morale ; et comme Michelet l’a bien vu, la Fronde et Port-Royal c’est la même chose : la fronde religieuse a précédé la fronde politique qu’elle anima de son esprit. »

Louis II de Bourbon, dit Condé, est un général français durant la Guerre de Trente Ans. Il est un des quelques meneurs de la Fronde des Princes. Dans un premier temps, il défend les intérêts de la cour royale. C’est à partir du 8 février 1649 jusqu’en avril de la même année que Condé assiège la ville de Paris occupée par la Fronde parlementaire des Princes, se révoltant contre les idées de Mazarin, Louis XIV et Anne D’Autriche. Condé va soumettre le parlement et permettre la paix de Rueil (voir la chronique du 11 mars).

Dans un second temps, il change d’attitude et se range du côté des Princes à cause d’une dispute avec le cardinal Mazarin. Ce lui refuse le commandement de l’armée de Picardie et Flandre contre l’Espagne. Le cardinal lui préfère un incapable, Harcourt.

Le 10 janvier 1650, le cardinal fait emprisonner le prince de Condé, ainsi que son frère Conti et son beau-frère Longueville, pendant un an.

  • le 8 février 1807 : bataille d’Eylau.

La guerre contre la Russie a débuté dès 1806 avec des défaites prussiennes de novembre. Après 11 jours d’une marche épuisante dans la neige, les 55 000 hommes de Napoléon 1er affrontent les 60 000 Russes et Prussiens de Bennigsen, Bagration et Barclay de Tolly. Le 3 février 1807, Russes et Français se retrouvent dans la région de Königsberg et s’affrontent à Eylau le 8 février. Davout perse les lignes russes sans pouvoir arracher la victoire. Les difficiles conditions climatiques et la brutalité des combats font au moins 30,000 pertes de part et d’autre en cette bataille qui ne sert à rien.

Maître du terrain, l’empereur reste huit jours sur place pour évacuer les morts et les blessés. Il refuse qu’un “Te Deum” soit chanté pour la victoire et écrit le 12,

“un père qui perd ses enfants ne goûte aucun charme à la victoire.”

Napoléon, sur le champ de bataille, déclare à bout de nerfs:

« Cette boucherie passerait l’envie à tous les princes de la terre de faire la guerre. ».

La bataille d’Eylau du 8 février 1807.

Le lendemain de la bataille

  • le 8 février 1871 : élection d’une Assemblée nationale en France.

Les résultats donnent une large majorité aux royalistes, toutes tendances confondues, avec 430 élus environ contre 200 républicains. Paris rejette le vote.

  • le 8 février 1930 : réquisitoire du pape contre la persécution des chrétiens en Union soviétique.
  • le 8 février 1937: Bergson et la foi catholique.

« Mes réflexions m’ont amené de plus en plus près du catholicisme, où je vois l’achèvement complet du judaïsme.

Je me serai converti, si je n’avais pas vu se préparer depuis des années (en grande partie hélas ! par la faute d’un certain nombre de juifs entièrement dépourvus de sens moral) la formidable vague d’antisémitisme qui va déferler sur le monde. J’ai voulu rester parmi ceux qui seront persécutés demain.

Mais j’espère qu’un prêtre catholique voudra bien, si le cardinal-archevêque de Paris l’y autorise, venir dire des prières à mes obsèques.

Au cas où cette autorisation ne serait pas accordée, il faudra s’adresser à un rabbin, mais sans lui cacher et sans cacher à personne, mon adhésion morale au catholicisme, ainsi que le désir exprimé par moi d’abord d’avoir des prières d’un prêtre catholique »

Henri Bergson dans Lectures françaises, N°445, page 46.

  • le 8 février 1944 : fin de la conférence de Brazzaville au Congo français.
  • le 8 février 1962 : une manifestation anti-OAS au métro Charonne à Paris, fait 8 morts. 

Vous souhaitez que votre patrimoine serve à défendre vos convictions, plutôt qu'être dilapidé par un Etat prédateur et dispendieux ?

Savez-vous que le Salon beige est habilité à recevoir des legs ?

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

Partager cet article

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Cookies nécessaire au bon fonctionnement du site.
  • wordpress_logged_in
  • wordpress_sec
  • wordpress_test

Refuser tous les services
Accepter tous les services