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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 7 novembre…

C’est arrivé un 7 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 7 novembre : saints du jour français ou en France.
    • St Amarand : martyr († IIIème S.)

À Vieux sur le territoire d’Albi, saint Amarand, vénéré comme martyr.

  • St Baudin : évêque de Tours († VIème S.)

Il distribua en aumônes aux pauvres l’or que son prédécesseur lui avait laissé.

  • St Florent de Strasbourg : Évêque († 693)

D’après la légende Florent comme Arbogast commença sa mission au service de Dieu par une période d’ermitage qu’il passa dans la vallée de la Hasel. Par confusion, la tradition place cet évènement sous le règne du Roi Dagobert II, grand donateur de biens aux abbayes et fervent adorateur des grands évêques du passé.

En fait Florent fut apparemment appelé à succéder à saint Arbogast et son ministère se déroula donc probablement à la fin du VIe siècle. Il poursuivra l’œuvre de saint Arbogast en fondant deux nouveaux monastères, l’un à Strasbourg même sur les lieux de l’actuelle église Saint-Thomas, l’autre à Haslach, à l’entrée de la vallée de la Bruche.

D’après la tradition, saint Florent était originaire d’Irlande. Or, il se trouve justement que la fin du VIe siècle fut marquée par une vague de missionnaires irlandais qui assistèrent les Rois mérovingiens dans l’évangélisation de leurs royaumes. Le plus célèbre d’entre eux fut saint Colomban, qui passa plusieurs années au service du roi bourguignon Gontran et fonda en 590 l’abbaye de Luxeuil, juste aux portes de l’Alsace.

Politiquement, l’Alsace, toujours sous contrôle austrasien, resta séparée de la Bourgogne jusqu’à la mort de Gontran en 592. La Bourgogne passa alors sous le contrôle du roi austrasien Childebert II. À sa mort en 596, celui-ci confia l’Austrasie à son fils aîné Théodebert II et la Bourgogne à son fils cadet Thierry II. Pour une raison inexpliquée, l’Alsace se trouva faire partie du lot de Thierry et celle-ci passa donc sous contrôle bourguignon.

Ainsi il est probable que dès 592 les contacts entre la Franche Comté et l’Alsace s’intensifièrent. Saint Colomban lui-même traversa l’Alsace et s’arrêta probablement à Strasbourg mais il ne fonda aucun couvent dans le pays. Plus importante fut l’action de certains de ses disciples venus de Luxeuil, notamment dans le Sundgau. Il est probable que des ermitages et des couvents furent établis en plusieurs endroits mais il n’en subsiste aucun témoignage certain. En tous cas ces fondations que leur règle particulière mettait en conflit avec les évêques, disparurent bientôt avec la propagation du monachisme bénédictin.

Quoi qu’il en soit, dans ce contexte, la présence à la tête de l’évêché de Strasbourg à la fin du VIe siècle d’un ecclésiastique d’origine irlandaise ne serait pas surprenante.

La Légende de saint-Florent :

Saint Florent avait fondé un ermitage près de l’actuelle chapelle à son nom, à Oberhaslach où les animaux de la forêt venaient souvent se rassembler autour de lui. Un jour les chasseurs du Roi Dagobert qui avait un palais à Kircheim, l’aperçurent dans la forêt et soupçonneux, le firent prisonnier. Lors de leur retour au château, l’attelage qui les suivait s’enlisa, et ils ne purent le dégager qu’avec l’aide miraculeuse du saint prisonnier. Ayant entendu parler de ce prodige, le Roi Dagobert demanda que Florent soit amené au château, voir sa fille Rotilde, qui était aveugle et muette. On lui amena un cheval qu’il refusa. Saint Florent ne se déplaçait que sur son âne. Avant même son arrivée au château, la fille du Roi Dagobert fut guérie. Fêtes et liesses animèrent alors le palais. En récompense pour la guérison de sa fille, le Roi offrit au pieux ermite les moyens de construire une église et des terres dont il pourrait faire le tour à dos d’âne en une journée.

À noter que saint Florent n’est pas représenté dans les baies de la cathédrale de Strasbourg consacrées aux premiers évêques. On pense qu’il était figuré dans la baie détruite par la mise en place des orgues.

  • le 7 novembre 1373 : décès de Jean de Dormans.

Evêque de Lisieux en 1359, puis de Beauvais en 1360, créé cardinal en 1368, il fonde le collège de Beauvais à Paris deux ans plus tard. C’et lui qui représente la France lors de la signature du Traité de Brétigny. Il tient alors la fonction de garde des Sceaux du Roi Jean II «Le bon», fonction qu’il garde avec Charles V. Jean de Dormans meurt à Paris.

  • le 7 novembre 1455 : début du procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc.

Ce jour commence le second procès de Jeanne d’Arc. Après avoir été condamnée à mort en 1431, elle va être réhabilitée. Le pape Calixte III, récemment élu, saisit l’occasion de la reprise de Rouen en 1449 par les troupes royale du Roi Charles VII pour lancer ce nouveau procès.

Le premier jugement est cassé ; celle qui est une sainte aux yeux de tout le Royaume est réhabilitée officiellement.

  • le 7 novembre 1603 : Pierre de Gua, sieur de Monts, obtient la concession pour l’Acadie.

Le Roi Henri IV accorde à Pierre de Gua la concession pour l’Acadie, où il va fonder Port-Royal en 1604.

  • le 7 novembre 1659 : signature du traité des Pyrénées.

C’est au milieu de la Bidassoa, rivière du pays basque qui sur une partie de son cours marque la frontière entre la France et l’Espagne, que Mazarin et Luis de Haro signent le traité franco-espagnol. Cela se passe sur l’île des faisans. Le traité met fin à 24 ans d’hostilités entre les deux pays. Il est scellé par le mariage de Louis XIV avec l’infante Marie-Thérèse d’Autriche, fille aînée du roi d’Espagne Philippe IV. En dot, la France reçoit le Roussillon, la Cerdagne, l’Artois et quelques places fortes de Flandres et de Lorraine et 50 000 écus d’or. Le Grand Condé se voit pardonner ses trahisons.

  • le 7 novembre 1733 : premier Pacte de famille.

La France et l’Espagne s’allient contre l’Autriche par le Traité de l’Escurial, lors de la guerre de succession de Pologne. En échange de son aide militaire, l’Espagne reçoit la promesse de récupérer Naples et la Sicile que détient l’Autriche.

  • le 7 novembre 1787 : édit de Versailles.

Signé par le Roi Louis XVI ce jour, il est enregistré au parlement le 29 janvier 1788. Il est aussi appelé « édit de tolérance », car il donne aux non catholiques de France un statut juridique et civil. Le catholicisme reste la religion d’État du Royaume.

  • le 7 novembre 1801 : Alessandro Volta fait, devant le général Bonaparte la démonstration de sa pile électrique.

Bonaparte demande à ce qu’une médaille d’or soit décernée à l’inventeur, il le fait comte et le pensionne. Les volts, unités de tension électrique, tirent leur nom de celui de Volta.

  • le 7 novembre 1815 : une ordonnance royale rend obligatoire l’enseignement primaire.
  • le 7 novembre 1852 : Louis Napoléon proclamé empereur des Français.
  • le 7 novembre 1880 : la république met en œuvre sa haine de l’Eglise catholique : expulsion des Congrégations.

Le 7 novembre 1880 est un dimanche. Pour saluer la foule venue les soutenir, les assiégés lancent un ballon : les militaires abattent l’engin.

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin pages 8 et 9)

Voir les chroniques du 5, 6 et 8 novembre.

  • le 7 novembre 1894 : le Suprême Conseil de France donne l’autonomie à ses loges.

La Grande Loge de France naît de là.

  • le 7 novembre 1918 : une délégation allemande vient négocier à Rethondes.
  • le 7 novembre 1920 : pose de la première pierre de la future Basilique du Sacré-Cœur nouvelle église à Marseille.

Elle est construite dans le quartier du Prado, pour commémorer la peste de 1720 et servir de mémorial de la Première Guerre mondiale.

  • le 7 novembre 1921 : ouverture du procès d’Henri Désiré Landru.
  • le 7 novembre 1933 : le premier tirage de la Loterie nationale.

Un certain Paul Bonhoure emporte cinq millions de francs.

  • le 7 novembre 1932 : naissance de Vladimir Volkoff, écrivain français.
  • le 7 et 8 novembre 1942 : les anglo-saxons attaquent simultanément Alger, Oran et Casablanca.

Alors que l’ambassadeur américain à Vichy avait donné l’assurance au maréchal Pétain, le 1er juillet 1942, que son pays ne débarquerait pas en Afrique du Nord, dans la nuit du 7 au 8 novembre, c’est une armada de 100 000 hommes qui attaque sans préavis Alger, Oran et Casablanca. Roosevelt fait remettre au Maréchal Pétain, à une heure du matin, un message le prévenant du débarquement américain rendu obligatoire, car les Allemands vont eux-mêmes débarquer ; ce qui est totalement faux. Ces derniers proposent l’appui de leur aviation. Les Français répondent qu’ils peuvent le faire depuis leurs bases italiennes sans toucher le sol français. Un petit groupe de Français, le « groupe des Cinq », a aidé et renseigné les Anglo-saxons sur le système de défense de l’armée française. Ils tentent un « putsch » ; lequel est rapidement maîtrisé.

Pétain répond à Roosevelt : «  C’est avec stupeur et tristesse que j’ai appris cette nuit l’agression de vos troupes…J’ai lu votre message. Vous y évoquez des prétextes que rien ne justifie… La France et son honneur son en jeu. Nous sommes attaqués, nous nous défendrons. » Histoire élémentaire de Vichy de l’amiral Auphan (Nouvelles Editions Latines, page 268).

En fin de journée les relations diplomatiques sont rompues. Darlan fait suspendre le feu dans toute l’Afrique du nord. Pétain l’approuve. Mais Laval depuis Munich menace de démissionner et annonce de terribles représailles allemandes.

Darlan, au chevet de son fils malade, reçoit le matin à Alger un télégramme du Maréchal qui lui réitère toute sa confiance. Le 10 novembre, Darlan signe un armistice. Le Maréchal, en début d’après midi, tout en condamnant officiellement la « trahison » de Darlan, sous la pression allemande, lui envoie de nouvelles instructions par un code inconnu des Allemands, où il confirme Darlan alors que celui-ci a relevé les soldats français de leur serment au Maréchal.

L’armée française perd à Alger 20 tués, à Oran 247 tués et 300 blessés, 800 tués et plus de 1000 blessés au Maroc. La Marine perd un croiseur, 12 torpilleurs ou contre-torpilleurs, 8 petits bâtiments de surface, 11 sous-marins et de nombreux navires de commerce.

Le 11 novembre la zone libre est occupée. Toute liaison entre la métropole et l’Empire sont coupées, à l’exception de la liaison secrète de la Marine qui va tenir encore quelques jours entre le Maréchal et Darlan. Le 17 novembre, la pression allemande est telle que le Maréchal délègue à Laval tous ses pouvoirs, sauf le pouvoir constituant. En parallèle, il lui adresse une lettre secrète lui interdisant de déclarer la guerre à quiconque.

Voir la chronique du 23 octobre.

Histoire élémentaire de Vichy de l’amiral Auphan (Nouvelles Editions Latines, page 252).

  • le 7 novembre 1961 : la France réalise son premier essai nucléaire souterrain.
  • le 7 novembre 1964 : création de la CFDT.

Un congrès décide de déconfessionnaliser la CFTC. La scission provoque la création de la CFDT (Confédération Française Démocratique du Travail).

  • le 7 novembre 2000 : le Sénat adopte la proposition de loi reconnaissant le génocide arménien de 1915.

Et le génocide Vendéen, alors ?

  • le 7 novembre 2001 : relaxe de DSK.

Dominique Strauss-Kahn est relaxé dans le cadre de l’enquête sur la gestion de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF).

  • le 7 novembre 2005 : premier mort des émeutes de 2005.

Un homme de 61 ans est frappé mortellement à Stains (Seine-Saint-Denis). Au bas de son immeuble il essayait d’éteindre un feu de poubelles.

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
Avec le Salon Beige voulez-vous participer à cette émergence ?

Le Salon Beige se bat chaque jour pour la dignité de l’homme et pour une culture de Vie.

S'il vous plaît, faites un don aujourd'hui. Merci

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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