C’est arrivé un 7 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 7 juillet 913 : élection du pape Landon.
  • le 7 juillet 1304 : décès du pape Benoît XI.

Il passe son pontificat à réconcilier la France de Philippe le Bel et la papauté. Il est béatifié le 24 avril 1736 par le pape Clément XI.

  • le 7 juillet 1438 : promulgation de la Pragmatique Sanction de Bourges.

En 1418, réuni à l'initiative de l'Empereur Sigismond, pour tenter de mettre fin au Grand Schisme d'Occident, le Concile de Constance s'est achevé avec l'élection de Martin V, sans pour autant renforcer l'autorité pontificale, contestée par les Pères du Concile qui placent celui-ci au-dessus du Pape. En 1431, un nouveau Concile est réuni à Bâle par Martin V, il ne donne rien. Charles VII décide alors d'organiser et de réformer l'Église en France. Il convoque à Bourges une assemblée où se retrouvent les principaux évêques de France.

Le Roi, désirant rendre à l'Église gallicane ses anciens droits et libertés, avec l'appui de la majeure partie des prélats et du clergé de son Royaume et l'assentiment des princes de sang et des grands feudataires, décide par la Pragmatique Sanction que les décrets des Pères établis et publiés par les anciens papes de Rome, par les conciles généraux et les Constance et de Bâle, seraient conservés dans tout son Royaume et en Dauphiné. Charles VII dénonce les abus du Clergé de Rome et prend plusieurs mesures pour renforcer les libertés Gallicanes, acquises depuis le XIIIe siècle :

– Rétablissement des élections d'évêques et de Pères Abbés pour les Monastères. Toutefois, le Roi de France peut recommander tel ou tel candidat de son choix ;

– Âge minimum pour devenir Cardinal ;

– Restriction de la capacité du Pape à jeter l'interdit sur le Royaume de France et à excommunier son Souverain ;

Le Parlement de Paris enregistre l'Ordonnance en 1439, après une année de délibération, suivi par l'Université de Paris. La Pragmatique Sanction envenime les relations entre la France et Rome. C'est Louis XI, fils de Charles VII, qui sans abolir complètement la Pragmatique sanction, va en corriger les erreurs permettant à la France de retrouver sa place de fille Aînée de l'Eglise. Le pape, en remerciement, accorde au Roi et tous ses descendants le titre de « Très Chrétien ».

  • le 7 juillet 1456 : fin du procès de révision du premier procès de Sainte Jeanne d'Arc.

Le procès et la condamnation de Jeanne d'Arc de 1431 sont frappés de nullité par les envoyés pontificaux.

  • le 7 juillet 1492 : le Roi Charles VIII confirme les privilèges de la Bretagne.

Il reconnaît les privilèges de la Bretagne : privilèges fiscaux avec le droit pour les Etats de consentir à l'impôt et privilèges judiciaires avec la garantie pour les Bretons d'être jugés par les instances de la province.

  • le 7 juillet 1752 : naissance de Joseph Marie Jacquard, mécanicien français, inventeur du métier à tisser qui porte son nom.

Mécanicien, Joseph Marie Jacquard met au point, en 1807, le métier à tisser Jacquard. Il a équipé un métier d'un mécanisme sélectionnant les fils de chaîne à l'aide d'un programme inscrit sur des cartes perforées. Ainsi un seul ouvrier peut manipuler l'outil. Le métier Jacquard connaît un succès international et certains sont encore utilisés de nos jours.

  • le 7 juillet 1798 : début de la Quasi-guerre des États-Unis contre la France pour des raisons économiques.

Après l'assassinat du Roi Louis XVI, les relations entre les Etats-Unis et la France se détériorent et donnent lieu à la Quasi Guerre qui débute le 7 juillet 1798. Le congrès des Etats-Unis décide d'annuler les traités signés auparavant avec la France. Un embargo sur tous les produits français est instauré. La révolution contre les colons français à Haïti est soutenue et des ordres aux soldats de la marine sont donnés pour s'emparer des bateaux français.

Les Français reprochent au gouvernement de Washington le rapprochement avec le Royaume-Uni, les retards de remboursement de la dette (les Américains affirmant que leur dette concerne la France royale et non la France républicaine) et sa neutralité dans les guerres révolutionnaires en Europe. Il faut rappeler que le Roi Louis XVI a payé sur ses propres revenus une grande partie des frais de cette guerre.

  • le 7 juillet 1807 : signature du traité de Tilsit entre Napoléon Ier et le tsar Alexandre Ier.

Avec celui du 9 juillet, signé avec le roi de Prusse, ces traités mettent fin à la quatrième coalition.

  • le 7 juillet 1867 : 205 martyrs chrétiens japonais sont béatifiés par Pie IX.

Parmi ces martyrs, 21 sont Dominicains, 18 Franciscains, 5 Augustiniens et 33 de la Compagnie de Jésus.

  • le 7 juillet 1904 : les congrégations religieuses interdites d'enseigner, celles dont c'est la vocation sont interdites d'exister.

Le Président du Conseil, Emile Combes, fait adopter une loi interdisant à toutes les congrégations religieuses d'enseigner. Cette loi fait fermer 2500 écoles ; mais avec l'ensemble des mesures prises par Ferry et Combes se sont 15874 écoles catholiques qui sont contraintes de fermer. Cette année est celle de la rupture des relations diplomatiques entre la France et le Vatican. C'est l'année de l'affaire des Fiches dans l'armée. Plus de 40 000 religieux sont ainsi mis à la rue. En octobre 1904, Saint Pie X écrit dans Supremi Apostolatus :

« Actuellement une guerre impie a été soulevée et qui va se poursuivre presque partout contre Dieu. De nos jours, il n'est que trop vrai, les nations ont frémi et les peuples ont médité des projets insensés contre leur Créateur, et presque commun est devenu ce cri de ses ennemis : Retirez-vous de nous. […] Qui pèse ces choses a le droit de craindre qu'une telle perversion des esprits ne soit le commencement des maux annoncés pour la fin des Temps, et leur prise de contact avec la terre, et que finalement le fils de perdition dont parle l'apôtre n'ait déjà fait son apparition parmi nous. […]

  • le 7 juillet 1941 : Beyrouth est occupé par les troupes de la France libre et les forces britanniques.

Le conflit qui se déroule du 8 juin au 12 juillet 1941 est court, acharné et meurtrier. Dans son livre Syrie 1941- La guerre occultée (Editions Perrin), Henri de WAILLY rappelle quelques vérités. Il démontre que le déclenchement des hostilités est plus la conséquence de volontés politiques fortes que d'impératifs opérationnels.

Pour l'Armée du Levant, fidèle au gouvernement de Vichy, il faut défendre ces territoires placés sous mandat français depuis 1923, conformément aux clauses de l'armistice de juin 1940. Pour les Forces françaises libres (FFL) de De Gaulle, c'est l'occasion d'accroître leur légitimité, d'asseoir territorialement la France libre et de rallier les troupes qui y sont stationnées. Charles De Gaulle négocie âprement avec Winston Churchill le déclenchement d'une opération en Syrie et l'engagement de la 1ère Division française libre (1ère DFL) aux côtés des troupes anglo-saxonnes.

Les Anglais trompés par De Gaulle ont attaqué des positions françaises pensant attaquer des Allemands. Contre toute attente, pour De Gaulle, l'armée d'armistice ne le rejoint pas, se bat, et contre-attaque victorieusement. Son illégitimité éclate ainsi au grand jour aux yeux des Anglais et des Américains.

Pour l'armée française, cette attaque, cette « agression » anglaise s'ajoute à l'« abandon » de Dunkerque, puis les « attaques fratricides» de Mers-el Kébir et de Dakar. Après la destruction de la flotte du Levant, les Français ne sont plus ravitaillés. Le général DENTZ se résout à négocier le 9 juillet 1941. Le cessez-le-feu entre en vigueur le 12 juillet 1941 à 00h00. Cette courte guerre s'achève par la signature des Accords de Saint Jean d'Acre le 15 juillet 1941. Mais très peu de soldats rejoignent De Gaulle. Voir les chroniques du 8 juin et du 14 juillet.

  • le 7 juillet 1971 : inauguration du pont de Noirmoutier.
    • le 7 juillet 2007 : publication par le pape Benoît XVI du motu proprio Summorum Pontificum.

Le motu proprio rappelle qu'un prêtre n'a besoin d'aucune autorisation pour célébrer la Sainte Messe selon le rite tridentin. Fait inhabituel, il est accompagné d'une lettre pastorale adressée aux évêques, destinée à mettre fin au conflit avec les Catholiques traditionalistes. L'Église réhabilite la messe de saint Pie V, la messe en latin d'avant Vatican II, sans remettre en cause la liturgie issue de Vatican II, la messe de Paul VI.

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