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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 6 octobre…

C’est arrivé un 6 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 octobre : saints du jour français ou en France.
    • Saint Bruno: Fondateur de l’Ordre des Chartreux  (1030-1101)

« À la louange de la gloire de Dieu, Le Christ, Verbe du Père, depuis toujours a choisi par l’Esprit Saint des hommes pour les mener en solitude et se les unir dans un amour intime. Répondant à cet appel, maître Bruno, l’an du Seigneur 1084, entra avec six compagnons au désert de Chartreuse et s’y établit. » Statuts I.1 de l’ordre des Chartreux.

Né à Cologne vers 1030 Bruno vient de bonne heure étudier à l’école cathédrale de Reims. Promu docteur, Chanoine du Chapitre cathédral, il est nommé en 1056 écolâtre, c’est-à-dire Recteur de l’Université. Il fut un des maîtres les plus remarquables de son temps : « …un homme prudent, à la parole profonde. » Il se trouve de moins en moins à l’aise dans une cité où les motifs de scandale ne font pas défaut du côté du haut clergé et de l’Évêque lui-même. Après avoir lutté, non sans succès, contre ces désordres, Bruno ressent le désir d’une vie plus totalement donnée à Dieu seul.

Après un essai de vie solitaire de courte durée, il vient dans la région de Grenoble, dont l’évêque, le futur Saint Hugues, lui offre un lieu solitaire dans les montagnes de son diocèse. C’est en 1084 qu’il décide de se retirer dans le massif de la Grande Chartreuse près de Grenoble avec six compagnons. Aidé par le jeune évêque de Grenoble, Hugues, ils s’installent dans le « désert de Chartreuse » pour y mener une vie retirée du monde, vie de pauvreté et de prière. Mais ce n’est qu’après la mort de Bruno qu’est créé l’ordre des moines Chartreux. La règle des Chartreux est encore aujourd’hui considérée comme la plus dure des règles monastiques. Appelé par le pape à Rome, il fonde en 1101 un nouvel Hermitage en Calabre.

La Grande Chartreuse, près de Grenoble.

Après six ans de paisible vie solitaire, Bruno est appelé par le pape Urbain II au service du Siège apostolique. Ne pensant pas pouvoir continuer sans lui sa communauté pense d’abord se séparer, mais elle se laisse finalement convaincre de continuer la vie à laquelle il l’avait formée. Conseiller du pape, Bruno ne se sent pas à l’aise à la cour pontificale. Il ne demeure que quelques mois à Rome. Avec l’accord du pape il établit un nouvel ermitage dans les forêts de Calabre dans le sud de l’Italie, avec quelques nouveaux compagnons. C’est là qu’il meurt le 6 octobre 1101. À l’approche de sa dernière heure, pendant que ses frères désolés entouraient son lit de planches couvert de cendres, Bruno parla du bonheur de la vie monastique, fit sa confession générale, demanda humblement la Sainte Eucharistie, et s’endormit paisiblement dans le Seigneur.

Un témoignage de ses frères de Calabre :

« Bruno mérite d’être loué en bien des choses, mais en cela surtout : il fut un homme d’humeur toujours égale, c’était là sa spécialité. Il avait toujours le visage gai, la parole modeste ; il montrait avec l’autorité d’un père la tendresse d’une mère. Nul ne l’a trouvé trop fier, mais doux comme l’agneau. »

Quelques extraits des « Statuts » de l’ordre : « Séparés de tous, nous sommes unis à tous car c’est au nom de tous que nous nous tenons en présence du Dieu vivant. » Statuts 34.2 « Notre application principale et notre vocation sont de vaquer au silence et à la solitude de la cellule. Elle est la terre sainte, le lieu où Dieu et son serviteur entretiennent de fréquents colloques, comme il se fait entre amis. Là, souvent l’âme s’unit au Verbe de Dieu, l’épouse à l’Époux, la terre au ciel, l’humain au divin ». (Statuts 4.1) « La grâce du Saint-Esprit rassemble les solitaires pour en faire une communion dans l’amour, à l’image de L’Église, une et répandue en tout lieu. » Statuts 21.1 « Qui persévère sans défaillance dans la cellule et se laisse enseigner par elle tend à faire de toute son existence une seule prière continuelle. Mais il ne peut entrer dans ce repos sans passer par l’épreuve d’un rude combat : ce sont les austérités auxquelles il s’applique comme un familier de la Croix, ou les visites du Seigneur, venu l’éprouver comme l’or dans le feu. Ainsi, purifié par la patience, nourri et fortifié par la méditation assidue de l’Écriture, introduit par la grâce du Saint-Esprit dans les profondeurs de son cœur, il pourra désormais, non seulement servir Dieu, mais adhérer à lui ». (Statuts 3.2)

  • Sainte Foy de Conques : Vierge et martyre († IVe siècle)

Originaire d’une très riche famille païenne gallo-romaine d’Agen, Foy est née vers 291. Elle mourut martyre, encore vierge, aux premiers temps de l’évangélisation de sa région : elle fut brûlée vive sur un lit d’airain puis décapitée, lors des persécutions de Dioclétien. La légende dit qu’elle aurait été dénoncée par son père au proconsul romain.

On ne parla d’elle qu’à partir du IXème siècle, lorsqu’un moine de Conques (Aveyron) vint prendre ses reliques à Sainte Foy d’Agen pour les emporter dans son abbaye. Faute de reliques, cette abbaye dépérissait ; mais la venue de ces reliques, dans l’abbaye qui se trouvait sur le chemin de Compostelle, la fit prospérer. Les pèlerins qui s’y arrêtaient furent témoins de nombreux miracles.

Le culte de cette sainte se répandit en France, au Portugal, en Espagne ainsi qu’en Amérique du Sud, d’où les nombreuses « Santa Fe ».

  • St Romain, évêque à Auxerre († v. 564)
  • St Ivi (Ywi), diacre et moine en Bretagne  († v. 700)

En Bretagne, vers 700, saint Ivi (Ywi), diacre et moine. Disciple de saint Cuthbert, évêque de Lindisfarne en Angleterre, il voulut suivre l’idéal monastique irlandais d’exilé pour le Christ, traversa la mer et demeura dans la région, assidu aux veilles et aux jeûnes.

  • St Pardoux, abbé près de Limoges († 737)

À Guéret au pays de Limoges, en 737, saint Pardoux, abbé. Homme de grande sainteté de vie, il aurait fait fuir de son oratoire les Sarrasins pourchassés par Charles Martel.

  • St Arthaud, évêque en Bourgogne († 1206)

Dans la Chartreuse d’Arvières en Bourgogne, l’an 1206, la naissance au ciel de saint Arthaud, évêque. Il était prieur et presque nonagénaire quand il fut élu, malgré lui, au siège épiscopal de Belley, mais deux ans après, il revint à la vie monastique dans la chartreuse qu’il avait fondée, et y mourut âgé de cent-cinq ans.

  • Bx François Hunot, prêtre de Sens et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux François Hunot, prêtre de Sens et martyr. Sous la Révolution française, malgré le serment prêté à la Constitution civile du clergé, puis rétracté, il fut considéré comme insermenté, déporté sur un bateau négrier, et mourut de fièvre et du scorbut, montrant jusqu’au dernier moment un courage et une constance à toute épreuve.

  • le 6 octobre 877 : décès de l’empereur Charles II le Chauve, Roi de France.

Petit-fils de Charlemagne et fils de Louis le Pieux, à la mort de ce dernier, une guerre déchire ses trois fils. Celle-ci se termine par le traité de Verdun en 843, qui donne à Lothaire, le frère aîné    , la Francie Médiane, à Louis la Francie orientale (germanique) et à Charles la Francie occidentale qui donnera le royaume de France. Sacré Roy de Lotharingie après la mort de Lothaire II, puis empereur en 875. Charles II meurt dans la vallée de la Maurienne au retour d’une expédition contre les nobles italiens révoltés. L’empire reste vacant jusqu’en 881. Son fils Louis II le Bègue lui succède comme Roi de France.

Sept ans après sa mort, il apparaît à un moine de l’abbaye de St-Denis et lui demande d’y reposer. C’est ainsi que débute la grande tradition des sépultures royales à l’abbaye de St-Denis même si ce n’est que trois siècles plus tard qu’est réellement donnée l’impulsion avec Louis IX. Voir les chroniques des 6 et 13 juin, et du 25 décembre 875.

  • le 6 octobre 1492 : Henri VII d’Angleterre envahit la France.

Charles VIII, par son mariage avec Anne de Bretagne vient de considérablement renforcer la puissance de la France. Les Anglais débarquent à Calais. Le Roi de France obtient leur retour en Angleterre un mois plus tard sans combat.

  • le 6 octobre 1689 : élection du pape Alexandre VIII.
  • le 6 octobre 1793 : adoption du calendrier révolutionnaire, par la Convention.

Le catholicisme perd son statut de religion d’État en France.

  • le 6 octobre 1822 : Trente diocèses de France supprimés lors de constitution civile du clergé sont restaurés par une Bulle du pape Pie VII.
  • le 6 octobre 1888 : naissance de Roland Garros, pilote français.

Voir la chronique de la veille.

  • le 6 octobre 1889 : décès de Jules Dupré, peintre français.

Jules Dupré, naît à Nantes le 5 avril 1811 ; c’est un peintre paysagiste français apparenté à l’école de Barbizon, bien qu’il n’y peigne qu’épisodiquement, L’influence réciproque des deux hommes, Théodore rousseau, constitue sans doute une des clefs de leurs œuvres, de l’évolution et la compréhension du paysage français.

  • le 6 octobre 1914 : décès du Comte Albert de Mun, ardent défenseur du Catholicisme Social.

Ce grand orateur catholique décède d’une crise cardiaque à Bordeaux le 6 octobre 1914. Même le Socialiste anticlérical René Viviani le qualifiait de « plus grand orateur du Parlement, égal dans la préparation et dans l’improvisation ».

Albert de Mun passe sa vie à lutter pour réconcilier ouvriers et catholicisme, capital et travail.

Né en 1841 au Château de Lumigny en Seine-et-Marne, Adrien Albert Marie de Mun entre à Saint-Cyr, et choisit la cavalerie.

Fait prisonnier pendant la guerre de 1870, il partage la captivité avec son ami François-René de La Tour du Pin Marquis de la Charce. De retour en France, Albert de Mun assiste à la répression ordonnée par Thiers contre la Commune de Paris. Il prend conscience que l’Église ne peut rester insensible au sort des ouvriers. En 1878, Albert de Mun et François-René de La Tour du Pin fondent avec Maurice Maignien, Félix de Roquefeuil-Cahuzac et des Frères de Saint Vincent de Paul l’Œuvre des Cercles Catholiques d’Ouvriers.

Cette organisation animée par des laïcs et des prêtres a plusieurs objectifs : rechristianiser le milieu ouvrier, protéger et défendre les travailleurs contre les dérives de l’industrialisation et du capitalisme et enfin, proposer un contre-modèle de société fondé sur le Corporatisme, en référence aux « Corporations de métiers » créées au XIIIe siècle par Saint-Louis.

Elu député du Morbihan en 1881, c’est un monarchiste légitimiste très proche du Comte de Chambord (l’un de ses fils est filleul du Comte). « Le parlementarisme, voilà l’ennemi ! » déclare-t-il lors d’un discours.

Il se rallie à la IIIe République après la publication par Léon XIII de l’Encyclique : Au milieu des sollicitudes. Il combat vigoureusement la politique anticléricale du « Petit Père Combes », la Loi de Séparation et celle sur les inventaires. Il est élu à l’Académie française, peu avant sa mort.

  • le 6 octobre 1954 : décès d’Émile Mâle.

Cet historien de l’art et académicien français a laissé une œuvre très importante sur les églises et cathédrales de France, en tant que spécialiste de l’art chrétien médiéval.

  • le 6 octobre 1985 : Alain Prost, coureur en Formule 1, est couronné champion du monde, il est le premier Français à recevoir ce titre.
  • le 5 octobre 2016 : Neuvaine pour la conversion de la France

Ce jeudi 6 octobre est célébré à Pont de Veyle, diocèse de Belley-Ars, la seconde messe d’une neuvaine commencée le jeudi 1er septembre. Le père Barnay, curé de cette paroisse était aux JMJ lorsqu’il a appris l’assassinat du père Jacques Hamel. Il a été prier sur la tombe du père Popieluzko assassiné par les communistes en 1984 et là, il a été inspiré de célébrer dans sa paroisse une neuvaine de messes pour la France.(Messe à 20 heure suivie d’une heure d’adoration devant le saint sacrement)   Le lien ci-dessous renvoi à l’article du diocèse de Belley-Ars ou le père Barnay décrit le cheminement qui l’a conduit à suivre l’exemple du père Popieluzko en célébrant comme lui des messes pour la patrie )

http://catholique-belley-ars.cef.fr/blog/2016/08/118442/

Son initiative aurait encore plus de force auprès du Ciel si beaucoup de prêtre commençaient à leur tour dans leur paroisse, une neuvaine de messe pour la France. Ces neuvaines se termineraient à partir de mai 2017, époque ou le monde catholique commencerait à célébrer le centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima avec son message de dévotion à son Cœur Immaculé. En effet, Le père Popieluzko s’inspirait de saint Maximilien Kolbe, apôtre ardent de Notre Dame. Ce dernier avait fondé, le 16 octobre 1917, à Rome, 3 jours après la dernière apparition de Fatima, la Milice de l’Immaculée. Ce mouvement s’appuyait sur l’Immaculée pour obtenir la conversion des ennemis de l’Eglise, particulièrement des francs-maçons.

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