Bannière Salon Beige

Partager cet article

C'est arrivé un...

C’est arrivé un 6 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 6 novembre : saints du jour français ou en France.
    • St Léonard de Noblat (ou Noblac) : ermite en Limousin, Patron des Prisonniers (VIE S.).

Parmi les jeunes seigneurs de la cour de Clovis qui abjurèrent le paganisme après la bataille de Tolbiac, il y avait un brillant officier nommé Léonard. Pour des hommes de cette trempe, la vertu commune ne suffit pas : il se fit moine.

À l’école de saint Rémi, près duquel il se fixa, il fit de rapides progrès dans la vertu. « Il était affable dans ses entretiens, fidèle à ses promesses, prodigue par ses aumônes, modeste en ses paroles, humble et simple en tout. »

Clovis, informé par la voix publique de sa sainteté et des merveilles que Dieu opérait par ses mains, voulut le faire évêque ; mais Léonard refusa : « Eh bien ! lui dit le Roi, demandez-moi quelque grâce, je vous l’accorderai. – Ô prince ! dit Léonard, accordez-moi le pouvoir de visiter les prisons et de délivrer les prisonniers que je jugerai dignes de cette faveur. »

Clovis fut heureux d’y consentir.

Le saint moine passa quelques temps à Orléans, près de saint Mesmin, abbé de Mici, pour se former aux règles de la vie monastique, puis il traversa le Berry, où il prêcha la foi à des populations encore païennes et obtint un succès immense par sa parole et par ses nombreux miracles.

De là il se rendit en Aquitaine et chercha un lieu solitaire pour se livrer à la prière et à la contemplation des choses célestes. Il trouva cette retraite dans une forêt, près de Limoges, et y mena, pendant vingt ans, une vie plus angélique qu’humaine, dont Dieu seul a le secret.

À sa parole, une source d’eau vive sortit de terre pour alimenter son ermitage. La solitude de ces lieux autrefois sauvages fut bientôt envahie. Une infinité de malades se faisaient transporter auprès du saint et obtenaient leur guérison ; d’autres venaient entendre sa parole et recevoir ses avis. Mais surtout les prisonniers échappés de leur cachot par l’effet de ses prières venaient lui présenter leurs fers en hommage, et recevoir de lui les leçons de la pénitence et de la vie chrétienne.

  • St Melaine : évêque de Rennes († V. 530)

Il mourut à Platz, son village natal, au bord de la Vilaine, où il avait construit de ses mains une église et rassemblé des moines pour le service de Dieu.

  • St Winnoc : abbé en Belgique († 715)

Breton de naissance, il fut accueilli par saint Bertin parmi les moines de Sithiu, qui fut envoyé bâtir un petit monastère à Warmhoudt, dont il devint le supérieur, travaillant beaucoup de ses propres mains.

  • St Étienne d’Agde : évêque († 1046)

Évêque d’une douceur remarquable, il fit deux fois le pèlerinage de Jérusalem et entreprit la reconstruction de sa cathédrale.

  • le 6 novembre 1003 : mort du pape Jean XVII.
  • le 6 novembre 1406 : mort du pape Innocent VII.
  • le 6 novembre 1603 : le Roi Henri IV impose une taxe de 30% sur les marchandises en provenance ou à destination des pays de la monarchie espagnole.
  • le 6 novembre 1613 : mort de Martin Ruzé de Beaulieu.

Martin Ruzé de Beaulieu, seigneur de Beaulieu, de Longjumeau et de Chilly, naît à Tours vers 1526. C’est un homme politique français qui sert successivement les Rois Henri III, Henri IV et Louis XIII. Il reçoit, entre autres fonctions, celle de Secrétaire d’État de la Maison du Roi. D’une fidélité et d’une probité exceptionnelles, il meurt à Paris le 6 novembre 1613.

 

Tombeau élevé à la Mémoire de Martin Ruzé de Beaulieu

  • le 6 novembre 1659 : mort de Jérôme Le Royer, seigneur de La Dauversière.

Né à La Flèche, le 18 mars 1597, il est le fondateur de la congrégation des religieuses hospitalières de Saint-Joseph de La Flèche en 1636 et un des fondateurs de Ville-Marie, la future Montréal.

D’une famille bretonne, il est admis au Collège royal de La Flèche, tenu par les Jésuites en 1608. C’est là, qu’il découvre la Nouvelle France. Le 2 février 1630, après la messe de la Purification et alors qu’il prie devant la statue de Notre-Dame-du-Chef-du-Pont de l’ancienne chapelle du château des Carmes, Jérôme Le Royer de La Dauversière se sent appelé à fonder une congrégation religieuse hospitalière au service des pauvres et des malades et à établir un Hôtel-Dieu sur l’île de Montréal, en Nouvelle-France.

Avec l’abbé Jean-Jacques Olier, il décide la création d’une société d’associés, la Société Notre-Dame de Montréal. Jérôme Le Royer et ses associés font l’acquisition de l’île de Montréal, qui appartient alors à l’intendant du Dauphiné et conseiller d’état Jean de Lauzon. Voir la chronique du 7 août. Le 27 février 1642, à Notre-Dame de Paris, les Associés choisissent de nommer la future colonie de l’île de Montréal « Ville-Marie », en l’honneur de la Sainte Vierge (Voir la chronique du jour).

Ils vont confier le gouvernement civil et militaire de la future colonie à Paul Chomedey de Maisonneuve, qui débarque sur l’île le 17 mai 1642, date de la fondation de Ville-Marie.

Jérôme Le Royer de La Dauversière rentre à La Flèche, où il meurt le 6 novembre 1659. Sa cause de béatification est ouverte à Rome et Benoit XVI l’a proclamé Vénérable.

  • le 6 novembre 1792 : victoire française de Jemmapes.

L’armée révolutionnaire Française, constituée de 40 000 volontaires, remporte une victoire contre l’Autriche en Belgique. Le Duc de Saxe-Tesch doit évacuer le pays et le général Dumouriez en prend possession pour la France. La première bataille « républicaine » puisque la monarchie a été abolie le 21 septembre précédent.

Le dogme des frontières naturelles commence ses ravages ; il fait partie, avec la déchristianisation de la France, des fameux « acquis de la révolution ».

Député de Paris à la Convention, Georges Danton ébauche le dogme des «frontières naturelles» (aussi appelé des «grandes limites») pour justifier les conquêtes de la république française après la victoire de Jemmapes. Il déclare à la tribune de l’assemblée, le 31 janvier 1793 :«Les limites de la France sont marquées par la nature. Nous les atteindrons dans leurs quatre points : l’Océan, au Rhin, aux Alpes, aux Pyrénées». Lazare Carnot récidive le 14 février 1793 : «Les limites anciennes et naturelles de la France sont le Rhin, les Alpes et les Pyrénées».

Cette politique va provoquer la formation contre la France d’une première coalition européenne et se solder, 23 ans plus tard, par la défaite de Waterloo et l’affaiblissement irrémédiable du pays.

  • le 6 novembre 1793 : Philippe-Egalité meurt sur l’échafaud.

Louis-Philippe Joseph d’Orléans, dit Philippe-Egalité, est guillotiné à Paris. Il est accusé de vouloir restaurer la monarchie à son profit, ce dont il ne s’était jamais caché. Grand maître du Grand Orient de France, il est considéré comme étant à l’origine des problèmes d’approvisionnements en nourriture de Paris à la fin des années 1780 ; et comme celui qui financera les bas fonds de Paris pour attaquer la Bastille. Fervent révolutionnaire, le Duc d’Orléans est cousin de Louis XVI. Lors du procès du Roi de France il n’hésite pas à voter sa mort. En 1792, il décide de prendre le nom de Philippe-Egalité. Mais la Convention ne le jugeant pas digne de confiance le fait incarcérer à Marseille au mois d’avril. Son fils deviendra roi des Français, et non Roi de France, en 1830 sous le nom de Louis-Philippe Ier.

  • le 6 novembre 1804 : les résultats officiels du plébiscite en faveur de l’Empire sont inscrits au “Bulletin des Lois”.

L’Empire est adopté par un vote dit « national » (seuls 1/5 des Français ont eu le droit de voter).

  • le 06 novembre 1836 : mort de Charles X.

Mort de Charles X, en exil depuis son abdication le 2 août 1830, emporté par le choléra à Graffemberg, en Autriche, âgé de 69 ans alors qu’il était en exil. Sa dépouille n’a jamais été transférée dans la crypte des Bourbons de la basilique Saint-Denis.

  • le 6 novembre 1880 : la république met en œuvre sa haine de l’Eglise catholique : expulsion des Congrégations.

Expulsion des moines de l’abbaye Saint-Michel de Frigolet, suite :

« Suite au refus de la veille, un capitaine et un gendarme sont dépêchés afin de demander une nouvelle fois l’ouverture des portes. Ils essuient un nouveau refus. » […]

« Le 6 novembre, le sous-préfet de Sablé fait faire les sommations devant le monastère de Solesmes. Faute de réponse, la troupe enfonce les portes du jardin, de la cour et du cloître. Quinze bénédictins sont tirés de leur cellule. 70 autres, enfermés dans le choeur de l’abbatiale, récitent le rosaire en compagnie de leur supérieur, Dom Couturier. Les forces de l’ordre pénètrent dans l’église, puis s’attaquent à la grille du choeur. Alors que le cérémoniaire se couche devant l’autel, les gendarmes s’en emparent. Le sous-préfet se tourne vers Dom Couturier : « Je vous en supplie, sortez maintenant sans résister davantage. » « Je ne reconnais à aucun pouvoir humain le droit de m’arracher du poste que Dieu m’a confié », répond le bénédictin. Un par un, les moines sont emmenés. Le père abbé reste seul, agenouillé dans sa stalle. Il prie et pleure. Quand on l’emporte, la tension est trop forte pour lui : il s’évanouit. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin pages 8 et 45)

Voir les chroniques du 5, 7 et 8 novembre.

  • le 06 novembre 1917 : début de la “révolution d’octobre” en Russie.

Dans la nuit, 10 000 bolcheviques commandés par le chef du comité militaire révolutionnaire, Léon Trotski, s’emparent des centres névralgiques de Petrograd (ancienne Saint Petersbourg). Lénine et ses hommes pénètrent dans le palais d’hiver où siège la Douma et renversent la monarchie. Selon le calendrier Julien en cours en Russie, nous sommes alors le 25 octobre.

  • le 6 novembre 1941 : le général Weygand fait célébrer avec éclat le centenaire de la création des troupes indigènes.

Sur le champ de course des Caroubiers à Alger se déploient les fastes de leur épopée. Il fait reconstituer devant les Allemands de la commission d’armistice, totalement médusés, un fait d’armes qui valut en 1918, la croix de la légion d’honneur au drapeau du VII RTA. Il fait ensuite défiler les 3000 musulmans d’Alger décorés de la médaille militaire.

Un italien de cette commission écrira dans son rapport :

«Je viens de voir cette armée d’Afrique qui a l’orgueil d’une armée qui n’a pas été vaincue ! »

Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, page 64

  • le 6 novembre 1941 : mort de Marie Émile Maurice Leblanc.

Marie Émile Maurice Leblanc est un écrivain français, auteur de nombreux romans policiers et d’aventures ; c’est lui qui crée le personnage d’Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur. Né le 11 décembre 1864, à Rouen il meurt le 6 novembre 1941, à Perpignan.

  • le 06 novembre 1955 : la France renonce au Maroc.

Le président du Conseil Edgar Faure, reconnaît Mohammed Ben Youssef comme sultan du Maroc. Le gouvernement français renonce ainsi au protectorat instauré dans le pays depuis 1912. Tiraillée entre les premiers signes de guerres d’indépendance en Afrique du nord, la France préfère consacrer ses forces armées pour l’Algérie. Le sultan Mohammed V rentre au Maroc le 16 novembre et l’indépendance est officiellement proclamée le 2 mars 1956.

  • le 06 novembre 1956 : les Britanniques, les Français et les Israéliens acceptent le cessez-le-feu réclamé par l’ONU.
  • le 06 novembre 2004 : Laurent Gbagbo agresse l’armée française

L’aviation ivoirienne effectue un raid contre les troupes françaises à Bouaké (9 morts, 34 blessés). Les forces de l’opération Licorne répondent par la destruction des moyens aériens ivoiriens.

Vous savez le rôle que le Salon Beige joue chaque jour dans la lutte contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme; vous connaissez notre pugnacité à combattre chaque jour contre l’avortement, l’euthanasie, le mariage pour tous, la PMA, la GPA et toutes les dérives libertaires.

Le Salon Beige ne remplace pas votre rôle dans ces combats, il les facilite, les accompagne et les stimule<;

S'il vous plaît, faites un don aujourd'hui. Merci

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

Partager cet article

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Cookies nécessaire au bon fonctionnement du site.
  • wordpress_logged_in
  • wordpress_sec
  • wordpress_test

Refuser tous les services
Accepter tous les services