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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 6 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 juin 824 : élection du pape Eugène II.
  • le 6 juin 848 : couronnement de Charles le Chauve, Roi de France.

L'archevêque de Sens, Wénilon, sacre Charles le Chauve dans la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans et le couronne Roi de Francie occidentale et d'Aquitaine. En 875, Charles est couronné empereur d'Occident. Voir les chroniques du 13juin, du 6 octobre 877, du 25 décembre 875.

  • le 6 juin 1099 : les armées croisées s'emparent de Bethléem.

Godefroi de Bouillon, qui a refusé la couronne de Jérusalem, et pris le titre d'avoué du Saint-Sépulcre, reste seul, en septembre, avec trois cents chevaliers et deux mille piétons pour défendre ses conquêtes : Jérusalem, Jaffa, Lydda, Ramla, Bethléem, Hébron et toute la Galilée. En effet dès le 7 juin, les croisés entament le siège de Jérusalem.

  • le 6 juin 1249 : le Roi de France Louis IX et ses troupes débarquent à Damiette.

La veille, après une «messe en mer», Louis IX et ses troupes ont pris place dans des embarcations pour débarquer. Le tir intensif des archers et arbalétriers francs affaiblit les cavaliers et fantassins musulmans, qui s'avançaient dans la mer pour tenter de contrer l'invasion. Les croisés, dont le Roi Louis IX en tête, sautent à l'eau et montent au contact. La bataille est gagnée sans pertes notables. Plusieurs émirs sont tués. Fakhr al-Din décide d'abandonner la plage et la flotte du sultan doit se replier. Pris de panique, les habitants de Damiette évacuent leur ville pour fuir dans le delta du Nil, laissant Damiette, qui regorge de nombreuses richesses, à la merci des envahisseurs. Le 6 juin, les croisés peuvent entrer dans la ville.

Débarquement de Saint Louis à Damiette, en Égypte, Georges Rouget, 1839.

  • le 6 juin 1329 : hommage d'Édouard III au Roi de France Philippe VI pour ses possessions françaises : la Guyenne et le Ponthieu, en présence du roi de Bohême Jean Ier de Bohême. 

L'Anglais reconnaît le Français comme suzerain. En tant que duc de Guyenne, le roi d'Angleterre est vassal du Roi de France et doit lui prêter hommage. La cérémonie tarde car Edouard III tergiverse. Elle a finalement lieu, mais ne résout cependant pas le conflit larvé entre les deux royaumes. Pour souligner son rang, Edouard III s'y rend en grande pompe. Il faut deux jours pour faire passer de Douvres à Wissant le millier de chevaux de l'escorte anglaise.

  • le 6 juin 1513 : les Français sont défaits à Novare.

L'armée française, battue par les Suisses, membres de la Sainte-Ligue, évacue l'Italie.

  • le 6 juin 1606 : naissance de Pierre Corneille, auteur dramatique français.

Pierre Corneille est un des plus grands auteurs dramatiques français du XVIIe siècle. Le succès rencontré par sa traduction de L'Imitation de Jésus-Christ l'amène, un certain temps, à renoncer à l'écriture théâtrale. Ses œuvres les plus célèbres sont : "Le Cid", "Horace", "Cinna", "Polyeucte", "Rodogune", "Nicomède", "Le Menteur", "Pertharite", "Oedipe", "Sertorius", "Attila"…

  • le 6 juin 1730 : mort de l'Amiral Alain Emmanuel de Coëtlogon.

Né le 4 décembre 1646, à Rennes, fils de Louis de Coëtlogon Vicomte de Méjusseaume et de Louise Le Meneust de Bréquigny, il reçoit une solide instruction et entre au Régiment Dauphin-Infanterie avant de choisir la Marine Royale, où il se distingue : Guerre de Hollande, guerre contre les Barbaresques, guerre de la Ligue d'Augsbourg. Pendant la Guerre de Succession d'Espagne, Alain de Coëtlogon est Chef d'Escadre et remporte les victoires navales du Cap de la Roque (22 mai 1703) et de Vélez-Malaga (24 août 1704). Puis, de 1705 à 1714, il commande le Port de Brest, le plus important de France. En 1715, il est admis au Conseil de la Marine. En 1716, le Régent Philippe d'Orléans l'élève au grade d'Amiral du Levant. En 1730, il est élevé à la dignité de Maréchal de France. Il a été décoré du récent Ordre Militaire de Saint-Louis (1694).

  • le 6 juin 1830: apparition du Christ à sainte Catherine Labouré.

Le Christ, en la fête de la Sainte Trinité,  lui apparaît comme un Roi crucifié, dépouillé de tous ses ornements. Cf. les chroniques des 18 juillet et 27 novembre.

  • le 6 juin 1840 : le père Marcellin Champagnat meurt.

Sa communauté est à la chapelle et chante le "Salve Regina" quand il meurt. Le pape Jean Paul II le canonise le 18 avril 1999. Cf. la chronique du 20 mai.

  • le 6 juin 1853 : Pasteur réussit la transformation des acides tartriques en acide racémique.
  • le 6 juin 1941 : le Conseil des ministres à Vichy refuse de signer les "Protocoles de Paris" qui prévoient une collaboration militaire avec le Reich.

Ces Protocoles, signés à Paris les 27 et 28 mai 1941, devaient formaliser la rencontre de Bertechsgaden entre Darlan (accompagné de Benoist-Méchin) et Hitler et Ribbentrop du 11 mai 1941. Le général Weygand et le Maréchal s'y opposent.

  • le 6 juin 1944 : le chef de l'Etat Pétain, acclamé à St-Etienne, y apprend la nouvelle du débarquement en Normandie.

Les Français réservent un accueil triomphal au Maréchal pendant sa tournée du printemps 1944, où il visite les villes touchées par les bombardements alliés, et cherche à réconforter les populations. Ces bombardements ont fait plus de 65 000 victimes civiles et 75 000 blessés graves. 590 000 tonnes de bombes ont été déversées sur la France, causant des ravages considérables, pour un résultat militaire nul. En visitant ces villes sinistrées et leurs hôpitaux, le Maréchal est souvent tellement ému qu'il n'arrive plus à parler.

Un premier voyage l'amène à Paris, Orléans et Rambouillet. Les Parisiens se portent spontanément sur le parvis de Notre-Dame, puis à l'Hôtel de ville, pour l'acclamer. De là, il se rend à Rouen, puis dans l'Est de la France, à Belfort, Nancy le 26 mai (cf. la chronique du jour), Épinal, Dijon. C'est à Lyon, le 6 juin, qu'il apprend la nouvelle du débarquement. Il repasse le même jour par Saint-Étienne, où la réception enthousiaste des ouvriers dépasse tout ce qui avait été vu jusque-là. Extraits du discours adressé aux stéphanois :

« TAVAILLEURS FRANÇAIS, JE VOUS DEMANDE D'ENTENDRE MON APPEL. SANS VOTRE ADHESION ENTHOUSIASTE A L'ŒUVRE DE RECONSTRUCTION SOCIALE, RIEN DE GRAND NE PEUT ETRE FAIT. SACHEZ-VOUS Y DONNER AVEC UN DESINTERESSEMENT TOTAL.

OUVRIERS, mes amis, n'écoutez plus les démagogues. Ils vous ont fait trop de mal. Ils vous ont nourris d'illusion. Ils vous ont tout promis. Souvenez-vous de leur formule : " le pain, la paix, la liberté ". Vous avez eu la misère, la guerre et la défaite. Pendant des années, ils ont injurié et affaibli la patrie, exaspéré les haines, mais ils n'ont rien fait d'efficace pour améliorer la condition des travailleurs, parce que, vivant de leur révolte, ils avaient intérêt à encourager ses causes.

INGENIEURS, vous avez pensé trop souvent qu'il vous suffisait de remplir avec conscience votre fonction technique. Vous avez plus à faire, car vous n'êtes pas seulement des techniciens, vous êtes des chefs. Comprenez bien le sens et la grandeur du nom chef. Le chef, c'est celui qui sait à la fois se faire obéir et se faire aimer. Ce n'est pas celui qu'on impose, mais celui qui s'impose. N'oubliez pas que pour commander aux hommes, il faut savoir se donner.

PATRONS, parmi vous, beaucoup ont une part de responsabilité dans la lutte des classes. Votre égoïsme et votre incompréhension de la condition prolétarienne ont été trop souvent les meilleurs auxiliaires du communisme. Je ne vous demande pas de renoncer à tirer de vos entreprises le bénéfice légitime de vos activités, mais je vous demande d'être les premiers à comprendre vos devoirs d'hommes et de Français.

Ouvriers, techniciens, patrons, si nous sommes aujourd'hui confondus dans le malheur, c'est qu'hier vous avez été assez fous pour vous montrer le poing. Cherchez, au contraire, à vous mieux connaître. Vous vous en estimerez davantage, vous aurez confiance les uns dans les autres, vous résoudrez ensemble le grand problème du travail et de l'ordre social. Renoncez à la haine, car elle ne crée rien ; on ne construit que dans l'amour et dans la joie. En faisant de la France une société humaine, stable, pacifiée, vous serez les meilleurs artisans du redressement de la Patrie. »

  • le 6 juin 1944 : débarquement allié en Normandie.

C'est le Jour J, le début de l'Opération Overlord. Près de 5 000 navires débarquent 130 000 hommes sur 35 kilomètres de plage en Normandie. Dans la nuit, des parachutistes ont été lâchés derrière les lignes allemandes et les avions alliés ont commencé à bombarder les fortifications du "mur de l'Atlantique". Une seule Victoria Cross sera décernée pour le 6 juin. Elle revient au Lance-Corporal Stanley Hollis du 1st Battalion Hampshire pour s'être emparé seul de trois blockhaus allemands armé de son fusil-mitrailleur Bren. La Bataille de Normandie commence. Elle dure deux mois.

  • le 6 juin 1958 : De Gaulle, à Mostaganem, termine son discours en lançant :

"Vive l'Algérie française".

  • le 6 juin 2010 : le pape Benoît XVI présente le document de travail du synode consacré aux chrétiens d'Orient et s'inquiète de leur disparition.

N'est-ce pas le rôle historique de la France et de la Russie de les protéger?

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5 commentaires

  1. Comme disait Boileau : “Après l’Agésilas, hélas ! Après l’Attila, holà !”

  2. De Gaulle, à Mostaganem, les a bien eus ! Pendant six mois, ils y ont cru, avant de se désillusionner. J’étais sur place.

  3. Bonjour,
    Qui sont plus précisément ces “alliés” a qui nous devons notre libération?
    Des martiens? Ou des troupes coloniales comme la propagande gauchiste essaie parfois de nous le faire croire?
    Non, il s’agissait essentiellement d’Américains, Anglais, Canadiens, Australiens, cad ces méprisés anglo-saxons.
    Meme en ce 6 juin, il vous est semble-t-il dur d’être un peu reconnaissant pour ces anglo-saxons que la droite “patriote” aime à conspuer.
    Cordialement.
    A. Meladius

  4. Le discours du Maréchal est toujours valable
    aujourd’hui. Merveilleux raisonnement… Hélas Jeanne et Le Maréchal ne peuvent plus nous sauver.

  5. « Protocoles de Paris » : de fait, dès le 3 juin, Henri Moysset (ministre d’État) et Yves Bouthillier (ministre de l’Économie et des Finances) avaient réussi « à persuader Darlan qu’il fallait ‘noyer le poisson’ en ce qui concerne les fameux protocoles qu’il avait eu l’imprudence de signer fin mai avec les Allemands. Le Conseil des ministres du 6 juin ne fit qu’entériner une décision secrètement convenue d’avance avec le Maréchal. Mais les chefs de l’Empire (général Weygand, amiral Esteva, gouverneur général Boisson) convoqués à Vichy pour en discuter, crurent de bonne foi que sans leur énergique intervention la dangereuse convention eût été ratifiée. » (Amiral Auphan, L’Honneur de servir, p.305)

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