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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 6 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 janvier : fête de l'Épiphanie ou Théophanie, Baptême du Christ dans le Jourdain.

<style="text-align: justify;">Épiphanie signifie « manifestation » en grec ; pour les chrétiens, c'est la fête qui honore Jésus-Christ comme enfant-Dieu. On commémore aussi l'adoration des Rois mages qui, selon la tradition biblique, sont venus à Bethléem guidés par une étoile. Au sens grec, ce sont des astrologues ou des magiciens orientaux. Ils apportent de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Gaspar, Melchior et Balthazar sont les noms qu'on leur a donnés au Xe siècle. La galette des rois, servie à cette occasion, est une tradition typiquement française qui a déjà cours au XIVème siècle. La galette est alors partagée en autant de portions que de convives, plus une. Cette portion supplémentaire, appelée "part du Bon Dieu" ou "part de la Vierge", était destinée au premier pauvre qui se présente.

  • le 6 janvier 754 : au palais de Ponthion, au sud de la Champagne, le Roi Pépin le Bref reçoit le pape Étienne II, premier geste d'une alliance millénaire.

Fuyant la menace que les Lombards font peser sur Rome, le Pape Etienne II décide de se rendre en Gaule, Royaume franc, dirigé par Pépin III dit Le Bref.

  • le 6 janvier 859 : reconstruction de l'église de l'abbaye de st Germain d'Auxerre.

<style="text-align: justify;">L'Église de l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre, reconstruite par l'abbé Hugues, cousin du Roi de France Charles le Chauve, après le pillage de l'abbaye par les Vikings, est consacrée en présence du Roi.

  • le 6 janvier 1286 : sacre à Reims de Philippe IV le Bel, Roi de France.

Le nouveau Roi de France reçoit l'onction du sacre à Reims à 18 ans. Il règne pendant 29 ans. Suite à son mariage avec Jeanne de Navarre en 1305, il devient Roi de France et de Navarre. Il meurt le 29 novembre 1314 (voir la chronique du jour).

« Le peuple élit le souverain, mais l'autorité vient de Dieu. »

(Fénélon dans Essai philosophique sur le gouvernement civil Chap VI)

Renée Casin cite encore dans Les Catholiques et la révolution française, Claude Joly, avocat parisien du XIII :

« Le pouvoir vient de Dieu, mais il est transmis au Roi par l'intermédiaire du peuple. » tiré de Recueil des maximes véritables et importantes pour l'institution du Roi).

Et elle continue en écrivant :

« Il faut y voir ici la plus authentique expression de la doctrine catholique du DROIT DIVIN si mal expliquée, si mal comprise, et qui ne désigne pas le Roi, personnellement affranchi de tout contrôle humain, mais le pouvoir de gouverner. » […] Ainsi par sa foi catholique, par ses Rois, par le consentement unanime de ses peuples, l'ancienne France offrait-elle à l'observateur impartial des lois fondamentales, qui nous semblent, non pas archaïques, mais logiques, naturelles et justes en leurs principes :

  • 1. Tout pouvoir vient de Dieu.
  • 2. Le Roi, dépositaire de ce pouvoir par le choix du peuple, assure la continuité de la nation et, par lui, le pouvoir échappe aux factions et aux intrigues. Son Sacre lui confère un caractère religieux qui le « marie » à la nation.
  • 3. La France, Fille aînée de l'Eglise depuis Clovis, a des devoirs envers les autres nations.
  • 4. Les libertés publiques sont garanties par le souverain. »*

(*) René Casin dans Les Catholiques et la révolution française ; Editions Résiac, page 23.

Et ce pouvoir était tempéré ; ainsi l'expression «  car tel est notre bon plaisir » n'a rien d'un pouvoir absolu ou du caprice du prince comme on le voit encore avec nos présidents qui se croient au-dessus des lois ; mais signifie « tel est l'avis de notre conseil » (vraie traduction de « tale est placitum nostrum »). Mais nous verrons cela une autre fois.

  • le 6 janvier 1317 : sacre de Philippe V, à Reims.

Philippe V de Poitiers est couronné Roi de France. A sa mort, Louis X laissait pour seule héritière une fillette, de huit ans, Jeanne. Philippe frère du défunt, monte sur le trône en appliquant de la loi salique de primogéniture mâle.

 Sacre de Philippe V le Long, Roi de France; tiré des Grandes Chroniques de France (BNF)

Rappelons l'importance du sacre du Roi en France.

Ce dernier reçoit son pouvoir de Dieu ; et à la différence de beaucoup de gouvernants aujourd'hui, les Rois de France le savaient et le reconnaissaient. La cérémonie du sacre est le moment clé, où le Dauphin, personne princière, devient personne royale, le Roi de France. Sainte Jeanne d'Arc l'a souligné à de nombreuses reprises. Le Roi y reçoit les grâces de son nouvel état. C'est pourquoi le marquis de la Franquerie, dans son livre la mission divine de la France, (pages 68 à 69) affirme à travers le récit de l'onction royale reçue par Saul, puis par David, jeune enfant du temps de la pleine puissance de Saul, lequel venait de rompre le pacte l'unissant à Dieu :

« Il n'est pas nécessaire que le Roi soit un homme de génie puisque Dieu supplée aux qualités qui lui manquent par la vertu du sacre. Aussi Saul est-il vainqueur en toutes circonstances, réalisant cette grande prophétie d'Isaïe vraie pour tous les temps : le Joug tombera en pourriture en présence du sacre » (X.17).

« Le sacre de nos Rois est la cérémonie la plus solennelle que la religion a établie pour rendre nos Monarques respectables », dit Alletz dans son Cérémonial du Sacre.

L'éminent Bénédictin Dom Besse, expose la signification du sacre dans une page magistrale qu'il est impossible de ne pas reproduire : <style="text-align: justify;">« Le Roi prenait possession de son trône le jour du sacre. Jésus-Christ lui conférait dans la basilique de Reims l'investiture du Royaume. Il recevait du prélat consécrateur, avec le caractère royal, les aptitudes au gouvernement. Nous les appelons dans la langue chrétienne, les grâces d'état. UN CARACTERE SACRÉ S'IMPRIMAIT SUR TOUTE SA PERSONNE, IL EN FAISAIT UN ÊTRE A PART, UN CONSACRÉ. Le Peuple Chrétien le prenait pour L'ÉLU DE DIEU, L'OINT DU SEIGNEUR; il voyait en Dieu la source des droits qui lui arrivaient par la naissance. De son côté, le Souverain acceptait sa fonction comme un mandat. IL RÉGNAIT AU NOM DU TOUT-PUISSANT, EN VERTU D'UNE DÉLÉGATION OFFICIELLE.

l y avait plus encore: un lien religieux se formait entre le Roi et son Royaume pour s'adjoindre à celui que le droit héréditaire avait déjà formé. Leur union devenait ainsi plus forte et plus féconde. LE ROI APPARTENAIT A LA FRANCE ET LA FRANCE APPARTENAIT AU ROI. Le Roi lui devait le service d'un Gouvernement ferme, sage et chrétien. La France lui donnait toute sa fidélité et son dévouement. L'EGLISE EN CONSACRANT CETTE UNION LUI DONNAIT UN NOUVEAU DROIT AU RESPECT PUBLIC ; CEUX QUI AURAIENT TENTÉ DE LE ROMPRE SE SERAIENT RENDUS COUPABLES D'UN SACRILEGE. LE SACRE FAISAIT DU PRINCE UN HOMME ECCLESIASTIQUE, SA SOUVERAINTETE APPARAISSAIT COMME UNE FONCTION SAINTE (*). (*) Dom Besse: "Eglise et Monarchie", ch. VIII, p. 240 et 255. Et le marquis de continuer : «On ne peut passer sous silence ce que dit du sacre de nos Rois l'un des Théologiens les plus estimés, Monseigneur Delassus : L'onction sainte donnait la personne du Roi à la France, de telle sorte que le Roi appartenait plus au pays qu'il ne s'appartenait à lui-même. Après les Etats de l'Eglise, c'est en France que la royauté était la plus dégagée des liens terrestres, la plus spiritualisée, peut-on dire, le Roi était plus véritablement le père de son peuple que de ses propres enfants. Il devrait sacrifier ceci à celui-là ; et il savait le faire, comme les tables de marbre de Versailles en font foi. Ou plutôt ses enfants n'étaient plus à lui, c'était les « fils de France ». L'onction sainte donnait au Roi un certain caractère de sainteté non point de cette sainteté […] dont Saint Thomas d'Aquin affirme que le miracle de la sainte ampoule, au Baptême de Clovis, en est la preuve.» «Le sacre de ses Rois a longtemps été un privilège réservé à la France. Aucun empereur romain, ni Constantin, ni Théodose n'avaient demandé à l'Eglise de consécration religieuse. Quand le moment vint où la Providence voulut avoir en France des Rois protecteurs du Saint-Siège et propagateurs de la Foi catholique, Saint Rémy, comme un nouveau Samuel, donna l'onction sainte au fondateur de la monarchie française.»

  • le 6 janvier 1352 : création de l'ordre de l'Etoile.

Certains auteurs considèrent que cet ordre est inspiré de l'ordre de Notre-Dame de l'Étoile créé par Robert Le Pieux, connu pour sa dévotion à la Vierge, en août 1022. Composé de trente chevaliers qui portent une étoile en broderie recamée d'or à cinq branches, cet ordre militaire a pour but premier d'encourager les Lettres mais il décline pendant la guerre de Cent Ans, et disparait sous Philippe de Valois pour être recréé par Jean le Bon. <style="text-align: justify;">Le Roi de France Jean II le Bon, le crée pour s'attirer une nouvelle fidélité auprès des chevaliers français, et afin de les discipliner, pour éviter de renouveler le désastre de Crécy. Pour y être admis, seuls les mérites personnels sur le champ de bataille comptent ; la valeur lors des tournois n'est pas prise en compte. Une solde est versée aux chevaliers membres. La célébration de l'instauration de l'ordre de l'Etoile se déroule à Saint-Ouen.

Jean II instituant l'ordre de l'Étoile, enluminure d'un manuscrit des Grandes chroniques de France, XIVe s. (BNF)

  • le 6 janvier 1378 : un banquet donné au palais de la Cité à Paris réunit trois Rois: Charles V de France, Charles IV, empereur germanique et son fils, Venceslas IV, roi de Bohême.
  • le 6 janvier 1412 : naissance de Jeanne d'Arc.

Le XIVème est marqué par la chute des capétiens directs, après les infidélités de Philippe le Bel. Celui-ci et ses fils meurent sans descendance. La couronne passe aux Valois. Suite à cette crise de la monarchie débute la guerre de 100 ans. Les Anglais envahissent la France. En 1346, à Crécy, 30000 anglais battent 100000 français. Après le règne plus réparateur de Charles V vient celui, interminable, de Charles VI, qui finit fou. La France est livrée à l'Angleterre par le traité de Troyes. Humainement, c'en est fait de la France, mais Dieu veille et Jeanne d'Arc, est la réponse divine ; car il y a « grande pitié au Royaume de France ». Née le 6 janvier 1412, à Domrémy, de Jacques d'Arc et d'Isabelle Romée, Jeanne est d'une famille de 5 enfants. Elevée chrétiennement elle se montre humble, modeste, soumise, travailleuse. Dès l'âge de 13 ans elle entend les voix de saint Michel, sainte Marguerite et sainte Catherine alors qu'elle garde ses troupeaux. La France est alors pour partie aux mains des Anglais, alliés des Bourguignons ; le Dauphin de France, futur Charles VII, n'est plus que le «roi de Bourges», doutant de sa légitimité. <style="text-align: justify;">En mai 1428, les voix de Jeanne lui commandent d'aller trouver le Dauphin, de le faire sacrer à Reims et de l'aider à libérer le royaume de France de l'occupation anglaise. Dès lors l'extraordinaire se produit. Son oncle la conduit chez le sire de Baudricourt, gouverneur de Vaucouleurs. Elle se rend à Chinon, où se trouve le Dauphin et le rencontre. Il lui confie sa modeste armée. Le 28 mars elle est examinée par des théologiens à Poitiers qui ne trouvent rien à dire sur son orthodoxie. Elle quitte Blois et délivre Orléans le 8 mai, puis Tours, Loches, Beaugency, Patay. Elle arrive à Auxerre le 1er juillet et entre à Troyes le 10. La route de Reims est désormais libre et elle obtient du Dauphin qu'il s'y fasse couronner le 17 juillet 1429 sous le nom de Charles VII. La France retrouve alors son Roi. Mais la guerre continue. Le 22 juillet elle prend Soissons, puis Château-Thierry, Coulommiers, Crécy, Provins. Le 29 décembre, elle est anoblie par Charles VII pour les services rendus au royaume. Après l'épopée vient le calvaire : le 23 mai 1430, elle est capturée par les Bourguignons à Compiègne, qui la livrent le 14 juillet, contre une rançon de 10.000 francs or, à l'évêque de Beauvais, Cauchon, lequel la réclame au nom du roi d'Angleterre, car elle a été prise sur son diocèse. Elle est emmenée à Rouen où Cauchon et une quarantaine de clercs acquis à la cause de l'Angleterre la condamnent comme : « menteresse, abuseresse du peuple, blasphémeresse de Dieu, idolâtre, cruelle, dissolue, invocateresse de diables, hérétique et schismatique» au terme d'un procès «le plus infâme qui ait épouvanté les hommes depuis le procès ineffable de Notre Seigneur Jésus-Christ». (Léon Bloy) Jeanne est brûlée vive sur la place du Vieux-Marché de Rouen le 24 mai 1431 en pressant un crucifix sur son cœur. Les Anglais dispersent son cœur et ses cendres dans la Seine. A la demande de sa famille, son procès est révisé 25 ans plus tard; en 1456, Jeanne est réhabilitée. En 1874 s'ouvre son procès de canonisation. Elle est béatifiée en 1909 par saint Pie X, canonisée en 1920 par Benoît XV et proclamée patronne secondaire de la France.

Extrait du tome 1 du livre des Bannières p. 328

  • le 6 janvier 1579 : Union d'Arras, embryon de la future Belgique.

Le 6 janvier 1579 est signée l'Union d'Arras qui lie à l'Espagne les provinces du comté d'Artois, du Cambrésis, de Hainaut et Douai. Les wallons catholiques y sont poussés par les actes violents de leurs anciens alliés calvinistes commis contre les églises et les prêtres. Les Dix-Sept provinces unies néerlandaises sont donc divisées, puisque l'union d'Arras englobe les dix provinces du sud, catholiques. En réaction, les provinces calvinistes promulguent l'Union d'Utrecht, deux ans plus tard.

  • le 6 janvier 1649 : la Fronde force la Cour de France à déménager dans la nuit au château de Saint-Germain-en-Laye.

Les Parisiens apprennent que la Cour a quitté Paris pendant la nuit pour s'installer à St-Germain. Le même jour, l'armée royale, commandée par Condé, investit la ville.

  • le 6 janvier 1689 : une convention proclame la déposition du roi Jacques II d'Angleterre, aussi appelé Jacques VII d'Écosse et offre la couronne des deux royaumes, conjointement à son gendre Guillaume III d'Orange et à sa fille Marie II.
  • le 6 janvier 1786 : décès de Pierre Poivre.

Pierre Poivre est un administrateur colonial français et un agronome réputé, né à Lyon en 1719. Aventurier, il voyage sur les océans, notamment en Asie où il découvre les épices qu'il importe en France : les noix de muscade, les clous de girofle, etc. Il décède le 6 janvier 1786, laissant à la postérité son patronyme pour l'épice la plus utilisée en cuisine, le poivre.

  • le 6 janvier 1794 : le chef vendéen Maurice d'Elbée, fait prisonnier à Noirmoutier, est exécuté par les troupes révolutionnaires.

Maurice Joseph Louis Gigost D'Elbée est né le 21 Mars 1752 à Dresde, en Saxe où vit son père, militaire français et conseiller privé d'Auguste III, Roi de Pologne. Chez les d'Elbée l'art militaire se transmet de père en fils. Aussi, Maurice décide donc, vers 16 ans, de s'engager au sein de l'armée de Saxe. Pendant 9 ans, Maurice y apprend le métier des armes. A 25 ans, il retourne en France et poursuit sa carrière militaire dans la cavalerie. Un instant tenté par les idées révolutionnaires, la Constitution Civile du Clergé de 1792, lui ouvre les yeux sur les origines diaboliques de la révolution. D'Elbée prend rapidement conscience de la haine, de la soif de sang qui anime les révolutionnaires, et rejoint les frères du Roi, à Coblence. D'Elbée, réclamé par sa femme, rentre en Avril 1792 à Beaupréau, dans son domaine de la Loge Vaugirard. Son premier fils Maurice, Louis Joseph Maurice d'Elbée, y nait la veille de l'arrivée en Vendée de la conscription. Les paysans de Beaupréau se soulèvent à leur tour et réclament à leur tête Maurice d'Elbée. Celui-ci hésite longuement… Cependant, sous leur pression, il cède et rejoint l'armée du Pin en Mauge menée par un certain roturier nommé Cathelineau, puis l'armée de Maulévrier menée par Stofflet.

D'Elbée sert pendant tout ce temps sous les ordres de Cathelineau. A Chemillé, bastion républicain, après des combats de plus de 10 heures les Blancs l'emportent et font énormément de prisonniers républicains. Les paysans, après tous les massacres de populations sans défense faits par les Bleus, veulent se venger en massacrant les prisonniers : d'Elbée s'interpose, et leur demande, avant de réciter un Pater : au moment du :

« …Pardonnez nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés … », il se lève, et leur donne l'ordre, d'une voix de stentor de mettre en pratique le Notre Père ; ne pas massacrer d'ennemis et leur pardonner les atrocités qu'ils ont commises. » La guerre se poursuit. Cholet tombe, Bressuire et Thouars également. Le 16 Mai, les vendéens se regroupent à Fontenay, une des places fortes des bleus. Malheureusement, la tactique de guérilla des vendéens ne peut pas fonctionner à Fontenay, où rien ne peut les cacher. Voulant battre les bleus en bataille rangée, les vendéens subissent une amère défaite, et ils abandonnent canons et armes…

Fin mai, la grande Armée se reforme sous l'impulsion des généraux, qui croient encore à la victoire. La Ville de Fontenay tombe et entend chants royalistes, cantiques et prières venus de paysans qui luttent pour leur Dieu leur Roi et pour leur foyer.

Les généraux vendéens élisent Cathelineau au titre de généralissime de l'Armée Catholique et Royale. Les victoires royalistes continuent à s'enchaîner. Angers tombe mais le 23 juin 1793, l'Armée Catholique et Royale échoue face à Nantes. Cathelineau, entré dans la ville par la porte de Rennes, tombe mortellement blessé, sur la place Viarne. Les vendéens, découragés, se retirent de la bataille et sont battus.

D'Elbée est élu généralissime le 19 Juillet 1793, moins d'une semaine après la mort de Cathelineau. D'Elbée remporte la victoire de Chantonnay, le 4 septembre. Quelques jours après, le 19 Septembre, a lieu le massacre de Torfou, la Grande Armée affronte Kléber. Il n'y aura pas de prisonniers des deux côtés, c'est un massacre…

En octobre, a lieu la bataille de Cholet et la grande fuite vers la Loire. Les généraux vendéens vont montrer leur courage lors de cette bataille : Bonchamps est mortellement blessé, d'Elbée l'est à 14 reprises. Kléber écrira sur cette bataille :

« Les rebelles combattaient comme des tigres et nos soldats comme des lions».

D'Elbée est évacué à Noirmoutier. Le 3 novembre 1793, 7 000 bleus avancent vers l'île, qui se rend en faisant promettre à Haxo de laisser la vie sauve aux vendéens. La promesse ne sera pas tenue : 1 200 paysans seront massacrés par les bleus… D'Elbée, trop blessé, ne peut se lever de son fauteuil. Qu'importe ! Les Bleus le fusillent dans son fauteuil le 6 Janvier 1794 après un simulacre de procès… Son corps sera jeté dans les douves, et ne sera jamais retrouvé…

Dans l'île de Noirmoutier, est encore visible, dans le musée, un vieux fauteuil Louis XV taché de marques noires, du sang vieilli, et percé de balles. C'est celui dans lequel est exécuté le malheureux d'Elbée. Sa femme est fusillée vingt jours après son mari.

Turreau a écrit sur Maurice d'Elbée : «

« A un physique agréable et distingué, d'Elbée joignait les talents nécessaires à un chef de parti. Militaire consommé, il avait formé les vendéens à la manière de combattre la plus convenable à la localité et au génie de ce peuple.» […] « Ce chef de parti avait toutes les qualités pour jouer un grand rôle. D'Elbée a donné la preuve de ses talents dans l'exécution des plans. Ses lieutenants ont été battus à chaque fois qu'ils se sont écartés de ses principes »

<style="text-align: center;">Exécution du général D'Elbée, Musée de Noirmoutier, par Le Blant

  • le 6 janvier 1814 : naissance de Saint Auguste Chapdelaine, prêtre-missionnaire.

Le Père Auguste Chapdelaine est un prêtre-missionnaire catholique, né à La Rochelle-Normande dans la Manche et mort martyr en Chine, dans la province du Kouang-si (Guangxi), le 29 février 1856. Béatifié en 1900 par le pape Léon XIII il est canonisé le 1er octobre 2000 par le pape Jean-Paul II, en même temps que 120 autres chrétiens morts en Chine entre les XVIIe et XXe siècles.

Il se rend en Chine en 1852 sous l'égide des Missions étrangères de Paris. Il se fixe d'abord à Hong Kong, où il reste deux ans, puis il part pour la province du Kouang-si (Guangxi). Il célèbre sa première messe le 8 décembre 1854. Accusé de propager une religion perverse, il est arrêté dans la nuit du 24 au 25 février 1856. Il est jugé, battu et condamné à mort. On l'emprisonne dans une cage de fer accrochée au portail du tribunal. Il subit le supplice du lingchi. Il est déjà mort, quand on le décapite à la hache. Auguste Chapdelaine est fêté le 29 février.

  • le 6 janvier 1922 : conférence interalliée, qui accorde à l'Allemagne des délais de paiement.

Cette conférence, qui a lieu à Cannes, est faite à l'initiative conjointe de Llyod George et d'Aristide Briand.

  • le 6 janvier 1941 : le gouvernement de Vichy promulgue une loi rétablissant l'instruction religieuse, en option, dans les écoles publiques.
  • le 6 janvier 1959 : publication d'une ordonnance rendant l'école obligatoire jusqu'à seize ans.

Les enfants doivent désormais suivre une scolarité jusqu'à l'âge de 16 ans. Depuis la loi Jules Ferry du 28 mars 1882, l'instruction est obligatoire pour tous les enfants de 6 à 13 ans. En 1936, la limite d'âge a été portée à 14 ans.

  • le 6 janvier 1961 : l'OAS déclenche une vague d'attentats à la bombe dans Paris.

En France, au référendum sur l'autodétermination de l'Algérie, le « oui » l'emporte.

  • le 6 janvier 2001 : fin de l'année Sainte.

Jean-Paul II ferme la porte sainte de la basilique Saint-Pierre qu'il avait ouverte la nuit de Noël 1999, marquant ainsi la fin du jubilé de l'an 2000 organisé pour célébrer le deux millième anniversaire de la naissance de Jésus.

Ouverture de la porte, la nuit de Noël 1999

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2 commentaires

  1. On trouve en effet que “placitum” signifie “plaid” et que plaid veut dire assemblée. Il y a donc là inversion complète de signification de la phrase “tale est placitum nostrum” et une manipulation évidente. Bravo d’avoir exposé en pleine lumière cette manipulation.

  2. fête de l’Épiphanie ou Théophanie…
    Dans l’homélie du Père Madros dont parle Michel Janvas en amont, il est évoqué « l’impossibilité astronomique d’un tel phénomène »
    Pourquoi ? Parce qu’on se base sur une naissance de Jésus en l’an 0. Alors qu’il est vraisemblablement né en l’an -6. Avec le logiciel gratuit stellarium on voit bien la constellation de la Vierge enfanter Vénus à ce moment. Bien des historiens pensent aussi qu’il est né avant :
    https://effondrements.wordpress.com/2012/11/25/lenigmatique-pape-jean-xxiii-ou-la-date-du-regne-de-dieu-sur-terre/
    Les rois Mages regardaient les étoiles car ils savaient les interpréter selon des prédictions.
    Aujourd’hui encore, on devrait en faire de même. Dernièrement je relisais les avertissements de Veronica Lueken qui parle d’une comète « « Si elle était placée à côté du soleil, on aurait l’impression d’en voir deux dans le ciel. »
    https://effondrements.wordpress.com/2013/07/19/veronica-lueken-de-la-prediction-a-la-realite-sordide/
    Mais à Fatima n’a-t-on pas annoncé la même chose ? Avec cette vision d’un soleil approchant et tournoyant… C’était en 1917. Le déluge fut annoncé 100 ans avant à Noé. On pourrait donc commencer à voir cette comète fin 2017.
    Mais John Leary qu’a-t-il ressenti en décembre 2016 ? » le jour de l’Avertissement, il y aura deux soleils dans le ciel de par la venue d’une comète et ce sera l’autre événement qui pourrait se produire environ dans un an. Cette comète va déclencher des tremblements de terre majeurs dans le monde et cela fera des victimes et causera beaucoup de dommages. Pendant l’Avertissement et les six semaines qui suivront, ce sera un temps pour les conversions et les hommes mauvais ne pourront pas agir. Après ce temps, vous devrez vous débarrasser de tous vos appareils électroniques pour ne pas voir ou entendre l’Antéchrist. Ne prenez pas de puces dans le corps pour quelque raison que ce soit. Mes refuges seront protégés contre tout dommage des tremblements de terre. Vous aurez la loi martiale déclarée après les six semaines, ainsi mon peuple sera appelé à mes refuges. L’Avertissement aura lieu très probablement entre septembre et janvier… »
    Toujours grâce à Stellarium on a l’explication de l’Apocalypse 12. Le signe complet tel qu’il a été décrit par Jean sera accompli le 23 septembre 2017, quand la Vierge sera vêtue du soleil, et qu’elle aura 12 étoiles au dessus de sa tête (composées des 9 étoiles de la constellation du Lion et de Mars, Mercure et Vénus) avec la Lune à ses pieds. Mais le drapeau européen n’est-il pas un drapeau décoré de 12 étoiles ?
    http://www.nouvelordremondial.cc/wp-content/uploads/2016/05/vierge-3.jpg
    on y parle bien entendu de la Vierge enfantant Jupiter… Quand le soleil est près de sa tête et la lune à ses pieds. En dessous, le dragon, l’ancien serpent (Ap. 12.9) qui a 7 têtes (7 étoiles) et sur les 7 têtes 7 diadèmes (voir la constellation de la Couronne boréale qui a aussi 7 étoiles). On évoque l’enlèvement des croyants en JC. De la femme (l’église) qui s’enfuit dans le désert pour y être nourrie 1260 jours ou un temps, des temps et la moitié d’un temps (3 ans et demi). Deux ailes d’un grand aigle furent données à la femme. Mais l’aigle ne représente-t-il pas les USA ? Il y aura donc un retournement dans la politique américaine. Elle connaîtra un retour aux valeurs du christianisme.
    Dans Apocalypse 13 il nous est donné d’autres détails : « 2La bête que je vis était semblable à un léopard; ses pieds étaient comme ceux d’un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, et son trône, et une grande autorité. 3Et je vis l’une de ses têtes comme blessée à mort; mais sa blessure mortelle fut guérie. » Le léopard à 4 têtes ne serait-il pas l’Allemagne (4eme reich), l’ours la Russie, le lion la Grande Bretagne ?
    Et celui qui nait en septembre 2017 (Jupiter), n’est-il pas celui qui est nommé dans Apocalypse 14 ? : « sur la nuée était assis quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme, ayant sur sa tête une couronne d’or, et dans sa main une faucille tranchante. 15 Et un autre ange sortit du temple, criant d’une voix forte à celui qui était assis sur la nuée : Lance ta faucille, et moissonne; car l’heure de moissonner est venue, car la moisson de la terre est mûre. 16 Et celui qui était assis sur la nuée jeta sa faucille sur la terre. Et la terre fut moissonnée. »
    Après la moisson entreprise par Satan, le règne de Dieu arrive sur terre, sa cité se dresse même pour qui ne l’a pas voulue. Ouvrez votre cœur au lys. La voix sera puissante, annoncée par les trompettes. Il y a vingt siècles plus l’âge du Sauveur. » -6 + 33 ans + 20 siècles = 2027. Ce lys est ce Grand Monarque qui n’arrive qu’après la moisson. Par Jahenny on sait qu’il interviendra lorsque les 3/4 de la population française aura disparu.
    Voilà ce que nous indique les étoiles aujourd’hui. Sachons comme les rois Mages en tenir compte.

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