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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 4 août…

C’est arrivé un 4 août…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 4 août : saints du jour français ou en France.
    • St Jean-Marie Vianney : curé d’Ars († 1859)

Extraits de la Catéchèse de Benoît XVI, le 5 août 2009

Chers frères et sœurs, […]

Jean-Marie Vianney naît dans le petit village de Dardilly le 8 mai 1786, dans une famille de paysans, pauvre en biens matériels, mais riche d’humanité et de foi. Baptisé, comme le voulait le bon usage à l’époque, le jour même de sa naissance, il consacra les années de l’enfance et de l’adolescence aux travaux dans les champs et à paître les animaux, si bien qu’à l’âge de dix-sept ans, il était encore analphabète. Mais il connaissait par cœur les prières que lui avait enseignées sa pieuse mère et il se nourrissait du sentiment religieux que l’on respirait chez lui. Les biographes racontent que, dès sa prime jeunesse, il essaya de se conformer à la divine volonté même dans les tâches les plus humbles.

Il nourrissait dans son âme le désir de devenir prêtre, mais il ne lui fut pas facile de le satisfaire. Il parvint en effet à l’ordination sacerdotale après de nombreuses adversités et incompréhensions, grâce à l’aide de sages prêtres, qui ne s’arrêtèrent pas à considérer ses limites humaines, mais surent regarder au-delà, devinant l’horizon de sainteté qui se profilait chez ce jeune homme véritablement singulier.

Ainsi, le 23 juin 1815, il fut ordonné diacre et le 13 août suivant, prêtre. Enfin, à l’âge de 29 ans, après de nombreuses incertitudes, un certain nombre d’échecs et beaucoup de larmes, il put monter à l’autel du Seigneur et réaliser le rêve de sa vie.

Le saint curé d’Ars manifesta toujours une très haute considération du don reçu. Il affirmait: « Oh! Quelle grande chose que le sacerdoce! On ne le comprendra bien qu’une fois au Ciel… si on le comprenait sur la terre, on mourrait, non d’effroi mais d’amour! » (Abbé Monnin, Esprit du Curé d’Ars, p. 113). En outre, dans son enfance, il avait confié à sa mère: « Si j’étais prêtre, je voudrais conquérir beaucoup d’âmes » (Abbé Monnin, Procès de l’ordinaire, p. 1064). Et il en fut ainsi. Dans le service pastoral, aussi simple qu’extraordinairement fécond, ce curé anonyme d’un village isolé du sud de la France parvint si bien à s’identifier à son ministère, qu’il devint, également de manière visible et universellement reconnaissable, alter Christus, image du Bon Pasteur, qui à la différence du mercenaire, donne la vie pour ses brebis (cf. Jn 10, 11).

A l’exemple du Bon Pasteur, il a donné la vie au cours des décennies de son service sacerdotal. Son existence fut une catéchèse vivante, qui trouvait une efficacité toute particulière lorsque les personnes le voyaient célébrer la Messe, s’arrêter en adoration devant le tabernacle ou passer de longues heures dans le confessionnal.

Au centre de toute sa vie, il y avait donc l’Eucharistie, qu’il célébrait et adorait avec dévotion et respect. Une autre caractéristique fondamentale de cette extraordinaire figure sacerdotale, était le ministère assidu des confessions. Il reconnaissait dans la pratique du sacrement de la pénitence l’accomplissement logique et naturel de l’apostolat sacerdotal, en obéissance au mandat du Christ : « Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (cf. Jn 20, 23).

Saint Jean-Marie Vianney se distingua donc comme un confesseur et maître spirituel excellent et inlassable. En passant « d’un même mouvement intérieur, de l’autel au confessionnal », où il passait une grande partie de la journée, il cherchait par tous les moyens, par la prédication et par le conseil persuasif, à faire redécouvrir aux paroissiens la signification et la beauté de la pénitence sacramentelle, en la montrant comme une exigence intime de la Présence eucharistique.

Les méthodes pastorales de Jean-Marie Vianney pourraient apparaître peu adaptées aux conditions sociales et culturelles actuelles. Comment en effet un prêtre d’aujourd’hui pourrait-il l’imiter, dans un monde qui a tant changé? S’il est vrai que les temps changent et que de nombreux charismes sont typiques de la personne, et donc inimitables, il y a toutefois un style de vie et un élan de fond que nous sommes tous appelés à cultiver. A bien y regarder, ce qui a rendu saint le curé d’Ars a été son humble fidélité à la mission à laquelle Dieu l’avait appelé; cela a été son abandon constant, empli de confiance, entre les mains de la Providence divine. Il a réussi à toucher le cœur des personnes non en vertu de ses dons humains, ni en s’appuyant exclusivement sur un effort, même louable, de la volonté, il a conquis les âmes, même les plus réfractaires, en leur communiquant ce qu’il vivait de manière intime, à savoir son amitié avec le Christ. […]

Les Pères du Concile œcuménique Vatican II avaient bien présents à l’esprit cette “soif de vérité” qui brûle dans le cœur de tout homme, lorsqu’ils affirmèrent que c’est aux prêtres, “comme éducateurs de la foi”, qu’il revient de former “une authentique communauté chrétienne” capable de “frayer la route à tous les hommes vers le Christ” et d’exercer “une véritable maternité” à leur égard, en indiquant ou en facilitant à celui qui ne croit pas “un chemin vers le Christ et son Église” et “pour réveiller les fidèles, les nourrir, leur donner des forces pour le combat spirituel” (cf. Presbyterorum ordinis, n. 6).

L’enseignement que continue de nous transmettre le saint curé d’Ars à cet égard est que, à la base de cet engagement pastoral, le prêtre doit placer une union personnelle intime avec le Christ, qu’il faut cultiver et accroître jour après jour. C’est seulement s’il est amoureux du Christ que le prêtre pourra enseigner à tous cette union, cette amitié intime avec le divin Maître, qu’il pourra toucher les cœurs des personnes et les ouvrir à l’amour miséricordieux du Seigneur. C’est seulement ainsi, par conséquent, qu’il pourra transmettre enthousiasme et vitalité spirituelle aux communautés que le Seigneur lui confie. Prions pour que, par l’intercession de saint Jean-Marie Vianney, Dieu fasse don à son Église de saints prêtres, et pour que croisse chez les fidèles le désir de soutenir et d’aider leur ministère.

  • St Euphrone : évêque de Tours († 367)

À Tours, en 367, saint Euphrone, évêque, qui participa à plusieurs conciles, restaura de nombreuses églises dans la ville, fonda des paroisses dans la campagne et développa la vénération de la sainte Croix.

  • Bx Frédéric Janssoone : prêtre O.F.M. († 1916)

Inscrit au 04 août au Martyrologe Romain ; commémoré le 05 août au Canada.

Frédéric Janssoone naît le 19 novembre 1838 a Ghyvelde, petit village de la Flandre française, près de Dunkerque, au nord de la France. Il grandit dans une famille très chrétienne qu’il a lui-même qualifiée d’« école de sainteté ». Son père et sa mère étaient des cultivateurs à l’aise. Quand son père meurt, Fréderic n’a que 9 ans, et c’est peu après que le garçon s’approche de la sainte communion pour la première fois.

Sa mère demeurée veuve jouissait des biens appréciables laissés par son époux mais, à cause de mauvais placements d’argent, elle tombe dans l’indigence, et Frédéric, le cadet de la famille, doit abandonner ses études pour subvenir aux nécessités de la famille, travaillant comme commis voyageur.

Peu après le décès de sa mère, le 5 mai 1861, il se remet aux études. Un jour, grâce à une dame chez qui il était en pension, Frédéric découvre saint François d’Assise et aussitôt il en est fasciné. Après deux ans de cheminement vocationnel, il prend la bure chez les Franciscains d’Amiens le 26 juin 1864. Tout au long de sa vie il gardera profondément, imprimée dans son âme, la ferveur de cette première étape de sa formation.

Ses études théologiques à peine terminées, on devance quelque peu son ordination sacerdotale, qui a lieu le 17 août 1870, à l’âge de 31 ans. Dès sa première année de prêtrise, Fréderic est mis à rude épreuve : on lui confie la pastorale d’un hôpital militaire. Les soldats se plaisent à l’appeler: « Notre bon petit aumônier ». Fréderic ressort enrichi de cette expérience qu’il n’oubliera jamais. Au contact de la souffrance et de l’angoisse humaines, il a appris « la compassion » pour les blessés de la vie.

Puis s’ouvre le grand rêve de sa vie : « la Terre Sainte », « le pays de Jésus ». Comment va-t-il se manifester en ce pays où règne une grande pluralité de religions ? Une première tournée de prédications dans les communautés religieuses fait de lui un homme dont la réputation de sainteté commence à poindre. On chuchotait : « C’est un saint ! »

Pendant son séjour de douze ans à Jérusalem, Fréderic s’initie à la spiritualité du pèlerinage et parvient à reprendre, dans les rues de cette ville, la prédication du Chemin de Croix abandonnée depuis trois siècles.

C’est cet homme, passionné de Jésus, qui sait rejoindre les cœurs, qui fait son apparition, au Québec, en 1881 d’abord, pour une première mission, et en 1888 pour y demeurer jusqu’à sa mort. Le peuple canadien a aussitôt vu en lui « un saint » envoyé par Dieu, un messager de Jésus, un apôtre dans le sens paulinien du terme.
Si sa mission première était de fonder un Commissariat de Terre Sainte et de visiter les fraternités du Tiers-Ordre de saint François, il n’en demeure pas moins que trois grandes activités ont retenu ses énergies : la prédication, les pèlerinages au Sanctuaire de Cap-de-la-Madeleine, le porte-à-porte dans les familles de quatre diocèses.

Annoncer l’Évangile, parler de Jésus Christ, c’est toute la vie de Fréderic. On peut dire que son premier charisme, avant tout, est d’« être évangélisateur ». Peu de villes et de villages du Québec ont été privés de sa parole, sans oublier les États de la Nouvelle-Angleterre.
Quant à l’animation des pèlerinages de Cap-de-la-Madeleine, qu’en est-il ? Il est manifeste que Frédéric, au soir du 22 juin 1888, s’est senti fortement interpellé par la Vierge Marie, quand elle a ouvert les yeux et porté son regard sur les trois témoins : Pierre Lacroix, le curé Luc Desilets et le Père Frédéric. Ce dernier, pour sa part, a compris que la Vierge manifestait son assentiment pour que cette petite église de 1714 devienne un sanctuaire marial, et qu’elle l’appelait lui, Frédéric, a être le premier à prendre la charge des pèlerinages en ce lieu béni. Ses dons d’organisateur lui permirent de mener à bonne fin sa mission et de faire de ce petit sanctuaire, au début tout-à-fait inconnu, un lieu de pèlerinage national à la Vierge du Très Saint Rosaire. Il y déploya tout son zèle d’apôtre de Marie pendant quatorze ans.

Libéré des pèlerinages depuis l’arrivée des Pères oblats de Marie-Immaculée le 7 mai 1902, Frédéric se fait « commis voyageur du bon Dieu » pour promouvoir de grandes fondations comme le Sanctuaire de l’Adoration perpétuelle à Québec, le Monastère des Clarisses à Valleyfield, le Monastère du Précieux-Sang à Joliette et la Chapelle Saint Antoine à Trois-Rivières. Frédéric à 65 ans quand il prend la route : il marche jusqu’à dix heures par jour. Maison après maison, il offre un livre pieux qu’il vient d’écrire. Les témoignages sont unanimes : il apportait réconfort et consolation, guérissant les cœurs brisés et les infirmités physiques.

Cette activité intense n’a jamais freiné sa vie de prière ni sa vie de sacrifice. On le voit partout priant, austère dans sa vie personnelle, pauvre d’une pauvreté extrême. Sa bonté était une bonté toute simple. Il était patient et, dans les difficultés, il restait dans la paix, la sérénité du cœur, parce qu’il se voulait toujours en pleine conformité avec «la volonté du Seigneur ».

Le Père Fréderic est mort à l’infirmerie des Franciscains à Montréal, le 4 août 1916, a l’âge de 77 ans. Son corps, transporté à Trois-Rivières, a été inhumé en la Chapelle Saint-Antoine. Tout de suite le peuple, qui a le sens religieux, l’a vénéré comme « un saint » que l’on aime et que l’on invoque.

Frédéric Janssoone a été béatifié, à Rome, le 25 septembre 1988 par saint Jean-Paul II.

  • le 4 août : fête de Saint Jean-Marie Vianney, dit le Curé d’Ars, saint Patron des prêtres.

Béatifié le 8 janvier 1905, il est déclaré la même année, “patron des prêtres de France”. Canonisé en 1925 par Pie XI (la même année que sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus), il est proclamé en 1929 “patron de tous les Curés de l’univers”.

Pendant les 73 ans de vie du saint curé d’Ars, la France connaît successivement la fin de l’ancien régime, la révolution, la monarchie constitutionnelle, la 1ère république, le directoire, le Consulat, le Premier Empire, la Restauration, la monarchie de juillet, le Second Empire. Pendant toute cette période note Geneviève Esquier, la France passe d’une société théocentrique à une société anthropocentrique et laïcisée. C’est dans cette France, que vit un des plus grands saints du siècle. Après avoir vaincu un nombre incroyable d’obstacles à son ordination sacerdotale, Jean marie est ordonné le 13 août 1815. Il écrit à cette époque :

« Que le prêtre est quelque chose de grand ! Le prêtre ne se comprendra bien que dans le Ciel. Si on le comprenait sur la terre, on mourrait, non de frayeur mais d’amour ! » (*)

Il passe des centaines d’heures au confessionnal, voire des milliers. On vient de toute l’Europe pour recevoir l’absolution de ce prêtre, qui lit dans les âmes, ou pour écouter ses sermons, alors que son art oratoire est si médiocre qu’il lui arrive plus d’une fois de descendre de chaire au milieu d’une phrase, incapable de savoir comment la finir. Son humilité le pousse à offrir ces épreuves et lui fait gagner des conversions en grand nombre, tellement sa bonté et son humilité touchent les cœurs. Il passe sa vie à lutter pour le salut éternel de ses frères. A tel point que Satan lui dira :

« S’il y en avait trois comme toi sur la terre, mon royaume serait détruit ! » (**)

Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (éditions l’escalade, (*) page 309 et (**) page 314).

Un de ses amis, Claude Laporte, lui fait un jour don d’une montre, que le curé d’Ars s’empresse de donner à plus pauvre que lui. Claude Laporte renouvelle l’opération trois ou quatre fois. Mais le curé d’Ars la donne ou vend pour en donner l’argent aux pauvres. Claude Laporte lui dit donc un jour en lui mettant une nouvelle montre entre les mains « Monsieur le Curé, je vous prête la montre que voici ». C’est une belle montre. Le curé d’Ars la conservera toute sa vie ; à sa mort, elle est restituée à la famille Laporte-Dupré la Tour.

  • le 4 août 1060 : mort d’Henri Ier Roi de France, à Vitry-aux-Loges ; Philippe Ier succède à son père.

Henri Ier, né vers 1009/1010 est Roi des Francs de 1031 à 1060, le troisième Roi de la dynastie des Capétiens directs. Fils de Robert le Pieux et de Constance d’Arles, il est selon la coutume de l’époque sacré Roi du vivant de son père, le 14 mai 1027 à Reims. Il bénéficie de l’appui du duc de Normandie Robert le Magnifique face à l’hostilité de sa mère et des grands vassaux qui veulent faire monter son frère cadet Robert sur le trône. Il devient ensuite le tuteur de son fils, le futur Guillaume Ier, duc de Normandie, quand Robert part en 1035 pour la Terre sainte.

Son fils, Philippe Ier accède au trône le 4 août 1060, ayant été couronné lui aussi du vivant de son père, à Reims le 23 mai 1059. A son accession il n’est âgé que de huit ans. Il va passer la plus grande partie de son règne à lutter contre la puissance de son vassal : Guillaume 1er le Conquérant, duc de Normandie devenu roi d’Angleterre en 1066 et protégé de feu son père le Roi de France Henri 1er. Voir les chroniques des 4 et 14 mai, et du 20 juillet.

  • le 3 août 1347 : capitulation de Calais.

Edouard III d’Angleterre, le roi d’Angleterre promet d’éviter le massacre à condition que lui soient livré 6 bourgeois de la ville : en chemise, la corde au cou, 6 Calaisiens volontaires lui apportent les clés de la ville.

  • le 4 août 1443 : fondation des Hospices de Beaune.

L’hôpital pour les pauvres est créé à l’initiative de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne Philippe II le Bon, et de son épouse Guigonne de Salins. Cet ensemble hospitalier est destiné à accueillir les plus pauvres et les indigents. Il assure la gratuité des soins du XVe au XXe siècle, grâce aux sœurs hospitalières de Beaune, dont l’ordre est créé par Rolin en 1459. La construction des bâtiments est achevée en 1447 ; ils sont de style gothique flamboyant avec des toitures en tuile vernissée de Bourgogne.

« Moi, Nicolas Rolin, chevalier, citoyen d’Autun, seigneur d’Authume et chancelier de Bourgogne, en ce jour de dimanche, le 4 du mois d’août, en l’an de Seigneur 1443 … dans l’intérêt de mon salut, désireux d’échanger contre des biens célestes, les biens temporels … je fonde, et dote irrévocablement en la ville de Beaune, un hôpital pour les pauvres malades, avec une chapelle, en l’honneur de Dieu et de sa glorieuse mère … »

  • le 4 août 1477 : exécution de Jacques d’Armagnac.

Jacques d’Armagnac meurt exécuté à Paris sur ordre du Roi Louis XI. Bien que ce dernier l’ait comblé d’honneurs et de son affection, le duc de Nemours, trahit plusieurs fois le Roi et participe à la Ligue du Bien public.

  • le 4 août 1521 : naissance d’Urbain VII, 228e pape.

Giovan Battista Castagna, est né à Rome le 4 août 1521. Il est pape du 15 septembre au 27 septembre 1590, soit 13 jours et n’a pas eu le temps d’être couronné. Il est enterré dans la basilique du Vatican ; plus tard, ses restes seront transférés à l’église de Santa Maria Sopra Minerva. (Voir la chronique du 27 septembre.)

  • le 4 août 1532 : Lettre de Vannes, premier des trois Edits d’Union de la Bretagne à la France.

Les États de Bretagne, convoqués par François Ier à Vannes, adressent au monarque une supplique pour « unir et joindre par union perpétuelle iceluy pays et duché de Bretagne au royaume, le suppliant de garder et entretenir les droits, libertés et privilèges dudit pays et duché ».

Cette requête, présentée au Roi dans la grande salle du palais épiscopal de la Motte, est acceptée par une lettre donnée à Vannes (sic) le 4 août 1532 :

Il s’y nomme « père et légitime administrateur et usufruitier des biens de notre très cher et très aimé fils » et celui-ci « Duc et propriétaire des pays et Duché de Bretagne ». Il rappelle la demande des États :

  • d’unir perpétuellement la Bretagne à la couronne de France,
  • de conserver les « privilèges, franchises, libertés et exemptions anciennement octroyées et accordés par les Ducs de Bretagne nos prédécesseurs »,
  • il confirme « perpétuellement », en tant que Roi et Duc, ces privilèges,
  • sous réserve des modifications que pourraient demander ultérieurement les États.

La lettre de Vannes est confirmée par un édit promulgué à Nantes le 13 août 1532 et par l’édit du Plessis-Macé du 21 septembre 1532 (voir les chroniques du jour).

  • le 4 août 1589 : le futur Henri IV fait une déclaration à St-Cloud destinée à rassurer les catholiques.

Par cette déclaration de Saint-Cloud, le futur Roi s’engage à maintenir la religion catholique dans le royaume et à réunir les états généraux. La noblesse non ligueuse se soumet alors. Henri de Navarre installe son parlement à Tours. Mais paix ne revient qu’avec sa conversion, le 25 juillet 1593.

  • le 4 août 1664 : naissance de Philibert Lambert, poète français.
  • le 4 août 1694 : anoblissement de Jean Bart, corsaire au service de Louis XIV.

La vie de Jean Bart est racontée dans la chronique du 27 avril. De 1690 à 1697, Jean Bart devient la terreur des mers pour les ennemis de la France.

En 1694, la France subit le blocus de la Ligue d’Augsbourg. Cela fait monter le prix du grain, car les négociants spéculent. Pour éviter la famine, Louis XIV achète alors cent dix navires de blé norvégien. Le convoi est a été capturé par huit vaisseaux de guerre hollandais, dont l’un porte pavillon du contre-amiral Hidde Sjoerds de Vries. Malgré un rapport de force qui lui est défavorable, car il ne dispose que de sept bâtiments de rang inférieur, Jean Bart engage le combat. Après une lutte acharnée, au cours de laquelle l’amiral hollandais est grièvement blessé et capturé, il parvient à reprendre la flotte et la ramène en France.

C’est en sauvant ainsi le Royaume de la famine, qu’il devient un véritable héros. Cette victoire du Texel, de 1694 (il y en aura une autre au même endroit 3 ans plus tard), lui vaut l’anoblissement et la reconnaissance personnelle de Louis XIV.

Ainsi Jean Bart « … sauva la France en lui donnant du pain » comme le chante une « Cantate à Jean Bart » de l’époque. Pour cet exploit, Jean Bart reçoit des mains du Roi, la croix de chevalier de l’Ordre de Saint-Louis, institué l’année précédente. Une médaille est frappée en souvenir du combat du 29 juillet 1694, et Jean Bart est anobli. Dans les lettres de noblesse qu’il lui envoie, Louis XIV autorise Jean Bart à porter une fleur de lys d’or dans ses armes ; le Roi écrit :

« De tous les officiers qui ont mérité l’honneur d’être anoblis, il n’en trouve pas qui s’en soit rendu plus digne que son cher et bien-aimé Jean Bart. »

  • le 4 août 1701 : signature de la Grande paix de Montréal.

Ce traité met fin à plusieurs décennies de conflits opposant les Iroquois aux Français et à leurs alliés autochtones. Les Français de Nouvelle France, alliés des Hurons entre autre, se heurtent durant tous les premiers temps de la colonie à l’hostilité des Iroquois. A la fin du XVIIe siècle, des délégations de nombreuses nations amérindiennes arrivent à Montréal à l’été 1701. Le 4 août, la Grande paix de Montréal est signée. Tous s’engagent à favoriser le dialogue au conflit, et surtout les Iroquois garantissent leur neutralité en cas de conflit entre Français et Anglais.

Trente nations, dont les Iroquois des cinq nations envoient au total 1 300 délégués pour signer la paix avec les Français à Montréal : avec la promesse de rester neutre dans d’éventuelles guerres entre Anglais et Français. Les représentants de chacune des nations apposent la marque de leur tribu au bas du traité, le plus souvent un animal. Les nations s’engagent aussi à vivre en paix entre elles. En cas de conflit, c’est le Gouverneur général de la Nouvelle-France qui servira d’intermédiaire et d’arbitre. Un grand banquet achève cette cérémonie.

Les signatures du traité de 1701, avec les symboles totémiques des nations iroquoises,
huronnes et autres, plusieurs provenant de la région des Grands Lacs.

  • le 4 août 1755 : naissance de Nicolas-Jacques Conté.

Physicien et chimiste français, Nicolas-Jacques Conté est connu pour avoir inventé le crayon à mine actuel. En 1794, alors que le blocus économique anglais paralyse la France, Carnot le charge d’inventer une mine de crayon qui ne nécessite plus de matières premières d’origine étrangère. Ce dernier a l’idée de mélanger du graphite avec de l’argile, de cuire le tout et de l’enfermer entre deux demi-cylindres de bois de cèdre. L’année suivante, il fait breveter son invention et fonde la société Conté pour fabriquer ses crayons.

  • le 4 août 1761 : l”Ecole Vétérinaire de Lyon est instituée par un arrêt du Conseil d’Etat du Roi.
  • le 4 août 1778 : décès de Pierre de Rigaud de Vaudreuil, officier de la Marine française, dernier gouverneur général de la Nouvelle-France.
  • le 4 août 1789 : abolition des « privilèges » par l’Assemblée constituante.

«La nuit du 4 août 1789 est un événement fondamental de la Révolution française, puisque l‘Assemblée constituante proclame la fin du régime féodal et de ses privilèges. »

Voici ce qu’on peut lire dans tous les livres d’histoire depuis la 3ème république jusqu’à nos jours. C’est un énorme mensonge, qui cache le viol fait par une minorité d’idéologues extrémistes. La nuit du 4 août n’est pas l’abolition des « privilèges de la noblesse et du clergé » mais la disparition de tous les us et coutumes propre à chaque province française. Le système féodal a été supprimé peu de temps avant, entre le 20 juin 1789, date du serment du jeu de paume et le 27 juin quand Louis XVI cède et que les trois états se réunissent en Assemblée nationale.

Les Rois de France ne parlaient pas du « peuple français », mais de « nos peuples » ; soulignant par là, la diversité des traditions, des langues et des cultures des provinces de France. Les « Privilèges » sont étymologiquement les « privata lex », les« lois privées ». C’est-à-dire que chaque décision royale devait avant être enregistrée par les Parlements provinciaux pour avoir force de loi localement. Ce système faisait de la Monarchie française un système de gouvernement équilibré, tempéré où la liberté était profondément respectée.

Le 4 août ces gardes fous disparaissent ; les décisions parisiennes s’imposent à tous. Les parlements sont supprimés. L’on est bien loin du mythe révolutionnaire d’une France assoiffée d’égalité ! La république pour détruire ces traditions va imposer par la violence la langue française, un nouveau découpage administratif avec les départements qui font fi de l’histoire locale, des lois uniformisatrices contraires à la volonté des Français.

Jean Sévillia note que la nuit du 4 août est une manœuvre préparée à l’avance.

«Ce n’est pas seulement l’égalité devant la loi, réforme que Louis XVI n’avait pu réaliser, qui est adoptée. En quelques heures ce sont tous les statuts particuliers, ces franchises, libertés, coutumes et lois privées (Lex privata privilèges) qui particularisaient la société d’ancien régime qui sont abolis. Un coup de rabot législatif aplanit la condition des Français à quelque milieu qu’ils appartiennent : la révolution sociale est faite. »

Historiquement correct de Jean Sévillia, (Editions Perrin pages 180 et 181)

  • le 4 août 1793 : le siège de Lyon débute.

Le 29 mai 1793, Lyon se soulève contre la Convention. En juillet, le député Couthon lance Kellerman à la tête de 20 000 hommes pour mater la révolte. Précy dirige la résistance. Le 15 août, Kellerman reçoit l’ordre d’incendier Lyon ; bombarde la ville à compter du 23.

le 16 septembre, La garde nationale de St-Etienne reçoit l’ordre de marcher contre Lyon. Et le 9 octobre, Lyon chute. Précy tente une sortie pour continuer une guerre de partisans au dehors, échoue mais réussit à s’enfuir.

  • le 4 août 1802 : proclamation de la Constitution de l’An X.
  • le 4 août 1870 : bataille de Wissembourg.

Les troupes de Napoléon III sont défaites par les Prussiens, qui entrent en France avec 3 armées et 380 000 hommes.

  • le 4 août 1879 : le Pape Léon XIII publie l’encyclique “Aeterni Patris” affirmant l’importance de la philosophie de Thomas d’Aquin.
    • le 4 août 1903 : le cardinal de Venise Giuseppe Melchiorre Sarto devient le pape Pie X.

Succédant à Léon XIII, le cardinal Sarto est élu le 4 août et prend le nom de Pie X, en souvenir des papes du XIXe siècle. Il meurt le 20 août 1914. Il est canonisé le 29 mai 1954 par Pie XII. Voir la chronique du 2 juin.

  • le 4 août 1914 : invasion de la Belgique par l’Allemagne.

Malgré la neutralité du pays, les Allemands franchissent les frontières belges dans le cadre du plan Schlieffen. La bataille de la Marne et le moment du miracle de la Marne approchent. Voir les chroniques du 5, du 6, du 8 et du 12 septembre.

  • le 4 août 1982 : dépénalisation de l’homosexualité en France, les relations homosexuelles entre adultes et mineurs consentants ne sont plus sanctionnées.

Où quand la loi humaine s’écarte de la loi naturelle et de la loi divine. Qu’en dit la bible ? La Bible nous dit constamment que l’activité homosexuelle est un péché (Genèse 19:1-13; Lévitique 18:22; Romains 1:26-27; 1 Corinthiens 6:9). L’homosexualité est décrite comme le résultat de la négation et de la désobéissance envers Dieu, comme une infamie en raison de son caractère violent, dominateur.

Dieu ne crée pas une personne avec des désirs homosexuels. La Bible nous dit qu’une personne devient homosexuelle à cause du péché (Romains 1:24-27) et en fin de compte à cause de leurs propres choix. Une personne peut naître avec une sensibilité plus grande vis-à-vis de l’homosexualité, tout comme certains naissent avec une tendance à la violence et à d’autres péchés. Cela n’excuse pas la personne voulant pécher par ses désirs coupables.

« Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination. » Lévitique 18:22

« Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable; ils seront punis de mort: leur sang retombera sur eux.» Lévitique 20:13

« Je veux vous rappeler… que Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l’impudicité et à des vices contre nature, sont données en exemple, subissant la peine d’un feu éternel. » Jude verset 7.

« Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du Royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas ! Ni impudiques, ni idolâtres, ni adultères, ni dépravés, ni homosexuels… n’hériteront du Royaume de Dieu ». Corinthiens 6,9

« La loi n’a pas été instituée pour le juste mais pour…. les impudiques, les homosexuels, les trafiquants d’hommes, les menteurs, les parjures, et pour tout ce qui s’oppose à la saine doctrine ». Timothée 1, 10

« Aussi Dieu les a-t-il livrés à des passions avilissantes : car leurs femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature ; pareillement les hommes, délaissant l’usage naturel de la femme, ont brûlé de désir les uns pour les autres, perpétrant l’infamie d’homme à homme et recevant en leurs personnes l’inévitable salaire de leur égarement ».Romains 1, 18-32 : …

L’Eglise catholique combat ce péché, mais pas les personnes qui sont sous cette emprise. Dieu hait le péché, mais il «a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils Unique». Dieu veut que tous soient sauvés. Et ces homosexuels, qui acceptent le Christ comme Sauveur et Seigneur, peuvent être délivrés des désirs vers des personnes de même sexe.

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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