Bannière Salon Beige

Partager cet article

C'est arrivé un...

C’est arrivé un 31 octobre…

C’est arrivé un 31 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

  • le 31 octobre : saints du jour français ou en France.
    • St Quentin : martyr († fin IIIE S.)

Quentin fut un de ces jeunes Romains qui, comme les saints Crépin et Crépinien, vinrent prêcher l’Évangile dans les Gaules et y communiquer le trésor de la foi qu’ils avaient reçu. Amiens fut le centre de son apostolat.  Les miracles confirmaient son enseignement :

– il traçait le signe de la Croix sur les yeux des aveugles, et ils voyaient ;

– il faisait parler les muets, entendre les sourds, marcher les paralytiques.

Ces éclatants prodiges excitaient l’admiration des uns et la haine des autres. Quentin fut bientôt dénoncé à Rictiovarus, gouverneur romain, et il comparut devant lui : « Comment t’appelles-tu ? lui demande Rictiovarus. “Je m’appelle chrétien. Mon père est sénateur de Rome ; j’ai reçu le nom de Quentin. – Quoi ! un homme de pareille noblesse est descendu à de si misérables superstitions ! – La vraie noblesse, c’est de servir Dieu ; la religion chrétienne n’est pas une superstition, elle nous élève au bonheur parfait par la connaissance de Dieu le Père tout-puissant et de son Fils, engendré avant tous les siècles. – Quitte ces folies et sacrifie aux dieux.– Jamais. Tes dieux sont des démons ; la vraie folie, c’est de les adorer. – Sacrifie, ou je te tourmenterai jusqu’à la mort. – Je ne crains rien ; tu as tout pouvoir sur mon corps, mais le Christ sauvera mon âme.” »

Cette si généreuse confession est suivie de cruels supplices ; mais Dieu soutient son martyr, et l’on entend une voix céleste, disant : « Quentin, persévère jusqu’à la fin, je serai toujours auprès de toi. » En même temps, ses bourreaux tombent à la renverse. Jeté dans un sombre cachot, Quentin en est deux fois délivré par un ange, va prêcher au milieu de la ville, et baptise six cents personnes. Après de nouveaux et plus cruels supplices, Quentin eut la tête tranchée à Vermand, ville qui prendra son nom : Saint Quentin. Les assistants virent son âme s’envoler au Ciel sous la forme d’une blanche colombe.

  • le 31 octobre 657: le Roi Clovis II meurt et est inhumé à St-Denis.

Son fils aîné Clotaire III lui succède sous la régence de sa mère Bathilde.

 

Gisants de Clovis II, basilique Saint-Denis

  • le 31 octobre 1472 : le Roi Louis XI et le pape Sixte IV signent un concordat à Amboise.

Trois ans plus tard le Roi va signer la paix avec le duché de Bretagne à Senlis (voir la chronique du 29 septembre). Souvent moqué par les historiens post révolutionnaires, pour sa piété légendaire et un soi-disant esprit retors, ce Roi a eu une action pacificatrice durant son règne et a su préparer l’union de la Bretagne et de la France.

  • le 31 octobre 1512 : inauguration de la fresque de la Chapelle Sixtine.

L’œuvre gigantesque de Michel Ange est inaugurée à Rome. La critique est en admiration devant une telle grandeur. La fresque qui décore la voûte de la chapelle Sixtine mesure 40 mètres de long sur 13 mètres de large. Elle fut commandée à Michel-Ange par le pape Jules II.

  • le 31 octobre 1517 : les 95 thèses de Martin Luther.

Sur la porte de l’église de Wittenberg en Saxe, le prêtre Martin Luther affiche ses 95 thèses. Il dénonce beaucoup d’abus du clergé de l’époque. Il affirme aussi que les prêtres peuvent se marier et il condamne la fonction cléricale. Les bases du protestantisme sont ainsi jetées. Les thèses de Luther se diffusent à travers l’Allemagne. Elles finissent brûlées par le pape Léon X en juin 1520.

L’orgueil démesuré et le manque d’obéissance de Luther en feront la source, avec Calvin, de bien des guerres et bien des souffrances, sans compter leur responsabilité dans l’avènement du marxisme et de toutes ses horreurs.

« Il s’intitulait, dès 1522, « l’Ecclésiaste de Wittemberg, par la grâce de Dieu, » attribuant ainsi à sa parole un caractère inspiré, et il osait écrire, dans sa réponse à Henri VIII, qu’il voulait être considéré « comme ayant plus d’autorité dans son petit doigt que mille papes, rois, princes et docteurs.. ».. « Celui qui enseigne autre chose que ce que j’enseigne, ou me condamne à ce sujet, condamne Dieu même et demeurera pour jamais enfant de l’enfer. »

« Ma doctrine, disait-il encore, ne peut être jugée par personne, même par les anges, car je suis certain de sa vérité ; par elle, je prétends être votre juge et celui des anges eux-mêmes, comme dit saint Paul. J’affirme donc que celui qui ne la reçoit pas ne peut être sauvé, parce qu’elle vient de Dieu et non de moi et, que ma sentence est celle du Seigneur et non la mienne… Tant que vous vous opposerez à moi, vous ne réussirez à rien, jusqu’à ce que votre front de fer et votre cou d’airain aient été brisés, soit par la miséricorde, soit par la justice »

« Luther était persuadé que sa doctrine était celle de Dieu lui-même et que par conséquent quiconque ne pensait pas en toute chose comme lui, était ennemi de Dieu et possédé du démon. « Quant à moi, écrivait-il en 1530, je suis persuadé que ma doctrine est la parole de Dieu et qu’elle équivaut à l’Évangile ; et c’est de cela que le duc Georges de Saxe enrage, lui l’ennemi mortel de cette doctrine ! Aussi dois-je croire qu’il agit contre Dieu et contre son Christ. S’il tonne contre Dieu et le Christ, je dois croire, au fond de mon cœur, qu’il est possédé du démon ; s’il est possédé du démon, je dois croire, au fond de mon cœur, qu’il nourrit les desseins les plus pervers »

« Dès lors qu’il se présentait comme la voix infaillible de Dieu et qu’il voyait dans ses adversaires des agents du démon, Luther réclamait l’extermination par la force de ses adversaires et l’interdiction de toute religion, de tout culte, de toute pensée autres que le luthéranisme. Il avait, dans ses sermons et ses écrits, préconisé la destruction de tous les couvents et de toutes les églises. « C’est, disait-il, la première et la plus utile des réformes… La doctrine des bonnes oeuvres (la doctrine catholique) est si pernicieuse et si funeste que si l’on rasait toutes les églises et toutes les abbayes et si l’incendie les réduisait en cendres, le mal serait moins grand, même si l’incendiaire avait agi par pure malice, que si une seule âme était entraînée dans une semblable erreur (le catholicisme)… Si le clergé ne suit pas la voie que je lui trace, je souhaite non seulement que ma doctrine amène l’entière destruction des couvents et des abbayes, mais que de mes propres yeux, je puisse un jour les voir réduits en un monceau de cendres » […]

« L’année même de sa mort, Luther essaya de soulever tous les princes contre la papauté en écrivant son

traité Contre la Papauté fondée à Rome par le diable. « Empereurs, rois, princes et seigneurs, que tous ceux qui peuvent attaquer s’unissent. Sachez que Dieu ne bénira pas la main paresseuse en cette affaire. Et d’abord qu’on reprenne à Paul III Rome, la Romagne, Urbin, Bologne et tout ce qui lui appartient comme pape… On devrait se saisir de lui, des cardinaux, de tous ceux qui servent son culte idolâtrique et Sa Sainteté prétendue, et, comme à de vils blasphémateurs, leur arracher à tous la langue du gosier, pour clouer, à la file, à la potence ces langues de mensonge, de la même façon dont ils suspendent à la file les sceaux de leurs bulles damnées ! Et combien ces châtiments seraient légers, en comparaison de leurs blasphèmes et de leurs idolâtries ! Ensuite, qu’on les laisse tenir un concile ou autant de conciles qu’il leur plaira sur la potence ou dans l’enfer, au milieu de tous les diables !

Ce passage méritait d’être cité, parce qu’il nous montre le fanatisme de Luther tournant à la rage et à l’hystérie ! »

Histoire partiale-Histoire vraie de Jean Guiraud, édition Beau chêne croît, Tome 3 page 175 et 177

  • le 31 octobre 1589 : Henri IV revient mettre le siège devant Paris.

La capitale, à l’image de tout le Royaume, lui résiste, car la France ne veut pas d’un huguenot sur le trône. Les lois fondamentales du Royaume l’interdisent.

  • le 31 octobre 1705 : naissance du futur pape Clément XIV.

Giovanni Vincenzo Ganganelli naît près de Rimini. Cardinal en 1759, il succède à Clément XIII en 1769, après un conclave de trois mois. A cette époque, l’Eglise est affaiblie par le jansénisme et les idées philosophiques qui attaquent la religion. Ayant moins de caractère que son prédécesseur, il supprime la Compagnie de Jésus, le 21 juillet 1773, cédant aux assauts des maçons et de Choiseul alors ministre de Louis XV. Voir la chronique du 19 mai.

  • le 31 octobre 1807 : le cardinal Lattier de Bayane, que Pie VII a accepté de désigner comme négociateur pour toutes les questions religieuses, arrive à Fontainebleau.

Bien que signé en 1801, le concordat a fait l’objet de nombreuses négociations ultérieures  pour permettre aux catholiques de retrouver leurs libertés. On juge l’arbre à ses fruits ; et le sarment, coupé du cep, ne produit que du bois mort !

  • le 31 octobre 1825 : naissance de Charles Martial Lavigerie, cardinal français, archevêque de Carthage.
  • le 31 octobre 1956 : intervention Franco-britannique contre l’Egypte

Les Anglais et les Français occupent la zone du canal de Suez mécontents de la décision du chef d’état égyptien, Gamal Abdel Nasser de nationaliser le canal (le 26 juillet 1956). Ils attaquent donc l’Égypte pour assurer le libre passage à travers le canal de Suez. Israël a déjà envahi le Sinaï le 29 octobre. Le conflit prend fin le 6 novembre sous la pression des Etats-Unis et de l’URSS. C’est la fin des empires coloniaux qui se dessine.

  • le 31 octobre 1992 : le Vatican réhabilite Galilée.

Le Vatican décide de réhabiliter le physicien et astronome italien Galileo Galilée qui avait affirmé avoir démontré au début du dix-septième siècle que la terre tourne autour du soleil et non le contraire.

L’Eglise ne révise que les aspects scientifiques du procès. Les condamnations des conclusions philosophiques et des mensonges de Galilée ainsi que le reproche de n’avoir rien démontré, mais seulement affirmé, demeurent. (Voir les chroniques des 12 et 24 avril, du 22 juin en particulier où est rappelé par Jean Sévillia le mensonge de Galilée qui demande l’imprimatur au Saint Office pour un livre et le publie avec l’imprimatur, mais en en ayant totalement changé le texte !

Partager cet article

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services