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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 30 novembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 30 novembre 1215 : clôture du IVe concile du Latran.

Le pape Innocent III préside la dernière séance du concile du Latran. Ce nouveau concile œcuménique est le quatrième à avoir lieu au palais romain du Latran. Il en résulte l'affirmation de la Trinité, de l'incarnation humaine du Christ, la réglementation de la confession auriculaire et du mariage, la condamnation des Cathares et des Vaudois, l'interdiction de créer de nouveaux ordres religieux et l'apparition du terme de "transsubstantiation". Par ailleurs, le pape Innocent III appelle à une nouvelle croisade. Toutefois, c'est son successeur, le pape Honorius III qui l'organise deux ans plus tard.

  • le 30 novembre 1750 : décès du Maréchal de Saxe.

Le maréchal général de France et condottiere, Maurice de Saxe décède à Chambord. Fils de la comtesse de Königsmark et du futur roi de Pologne Auguste II, il participe à sa première bataille, en 1712, face aux Suédois. Il prend ensuite une part active à la guerre de Succession de Pologne ainsi qu'à la guerre de Succession d'Autriche au service de la France. Il s'illustre notamment durant les batailles de Fontenoy et de Rocourt. En récompense de ses victoires, il est nommé gouverneur à vie de Chambord en 1748, deux ans avant de s'éteindre.

 

  • le 30 novembre 1807 : Lisbonne capitule face à Napoléon.

La Grande Armée de Napoléon, commandée par les généraux Junot, Dupont et Moncey entre dans Lisbonne avec 25 000 hommes. Ils trouvent la capitale abandonnée. La veille, le roi du Portugal Dom Jão Ier et sa cour ont fui vers le Brésil. Pour l'empereur, la conquête du Portugal est indispensable, car le pays est le plus fidèle allié de l'Angleterre, dont il a décrété le blocus.

  • le 30 novembre 1830 : Pie VIII meurt à Rome.

   

  • le 30 novembre 1853 : bataille de Sinope.

La bataille de Sinope a lieu durant la guerre de Crimée. Cette bataille navale oppose les Turcs aux Russes au nord de la Turquie. Les Ottomans cherchent à assurer leurs positions dans le secteur et envoient quelques unités marines. Elles affrontent alors la flotte russe durant une heure. Les Russes bombardent les Ottomans et détruisent la majorité des bateaux ennemis. Après cette bataille, le Royaume-Uni et la France déclarent la guerre à la Russie.

  • le 30 novembre 1840 : retour de la dépouille de Napoléon 1er de Sainte Hélène.

En ce jour, la Belle Poule accoste à Cherbourg. A bord, le cercueil de l'empereur Napoléon Ier mort à Sainte-Hélène le 5 mai 1821. Le catafalque, après une sobre cérémonie, est déposé sur une péniche qui va remonter le cours de la Seine jusqu'à Paris. Le 16 avril 1821, l'empereur a écrit :

" Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j'ai tant aimé. "

Sa dernière volonté est respectée, dix-neuf ans après sa mort.

  • le 30 novembre 1854 : la concession du canal de Suez est cédée à Ferdinand de Lesseps.

Alors vice-roi d'Égypte, Saïd Pacha accorde à Ferdinand de Lesseps une concession de 99 ans, lui permettant de percer l'isthme de Suez. Le Français envisage en effet de créer une route maritime entre la Méditerranée et la Mer Rouge. Il est prévu qu'à la fin de la concession, le canal devienne propriété de l'Égypte. Voir les chroniques du 17 novembre et du 25 avril.

  • le 30 novembre 1904 : Henri Cornet, vainqueur du Tour de France.

Alors âgé d'à peine 20 ans, Henri Cornet est déclaré vainqueur du Tour de France. Il était d'abord classé cinquième, mais l'Union Vélocipédique de France élimine les quatre premiers coureurs qui n'ont pas respecté le règlement. Ce Tour a été marqué par les batailles entre spectateurs, par des agressions sur des coureurs de spectateurs qui n'ont pas hésité à jeter des clous sur la route. Desgrange, le fondateur du Tour, a même failli mettre un terme à cette course annuelle.

  • le 30 novembre 1924 : les troupes franco-belges évacuent la Ruhr.

Foch voulait mettre l'Allemagne totalement à genoux pour lui ôter les moyens de recommencer une troisième fois. L'avenir lui donnera raison contre nos politiciens à courte vue.

  • le 30 novembre 1949 : les tickets de rationnement du pain sont supprimés.
  • le 30 novembre 1988: instauration du RMI.

La loi sur le revenu minimum d'insertion (RMI) est définitivement adoptée par l'Assemblée Nationale à l'unanimité. Le texte, proposé par le gouvernement de Michel Rocard, a été débattu durant deux mois avant d'être voté. Dès février 1989, 570 000 foyers vont bénéficier du RMI. La culture de l'assistanat s'installe en France, les outils permettant le « grand remplacement » s'accumulent sous couvert de justice sociale…

  • le 30 novembre 2007: le Pape Benoît XVI signe l'encyclique "Spe Salvi".

C'est une lettre encyclique de Benoit XVI aux évêques aux prêtres et aux diacres, aux personnes consacrées et à tous les fidèles laïcs sur l'Espérance chrétienne.

Pour ceux qui veulent lire ce document.

Lien

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20071130_spe-salvi_fr.html

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3 commentaires

  1. À propos des tickets de rationnement. Le site http://www.herodote.net/almanach-ID-2925.php indique
    “Le 1er décembre 1949 disparaissent les derniers tickets de rationnement, sur le sucre, l’essence et le café ; le gouvernement de la IVe République supprime par ailleurs le haut-commissariat au ravitaillement. Le rationnement, apparu pendant la guerre et l’occupation allemande, avait du être maintenu et même accentué après la chute du nazisme. La « carte de pain », supprimée en mai 1945, avait été rétablie en décembre 1945 pour n’être finalement supprimée que le 1er février 1949.”

  2. « Mettre l’Allemagne à genoux » : mais pourquoi Foch a-t-il REFUSÉ de le faire en novembre 1918, en accordant à l’ennemi un armistice prématuré, qui a permis à cet ennemi de faire retraiter son armée en bon ordre, ce qui permettra d’alimenter outre-Rhin la théorie selon laquelle la défaite du Reich était due à un « coup de poignard dans le dos » des politiques, et non à une quelconque infériorité militaire ?
    Quelle myopie politique, de la part de Foch, d’avoir résisté aux adjurations du général Pétain qui, au cours d’un entretien resté fameux, l’a SUPPLIÉ de ne pas arrêter les combats avant d’avoir pénétré en Allemagne et d’avoir fait sentir à l’adversaire le poids de sa défaite ?

  3. Merci à Lois et à C.B. pour leurs précisions sur le rationnement : preuve évidente que les gouvernements de la Libération – pourtant débarassés de l’Occupant et de ses terribles exigences – ne faisaient pas mieux, pour nourrir les Français, que ceux qui se sont succédés à Vichy auparavant. Remarque que le site Hérodote se garde bien de faire, car elle amène évidemment à se poser beaucoup de questions… dérangeantes !

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