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C'est arrivé un...

c’est arrivé un 30 janvier…

c’est arrivé un 30 janvier…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 30 janvier: saints du jour français ou en France.
    • Ste Bathilde, reine de France et moniale à Chelles

Bathilde naît en Angleterre, au VIe siècle. Toute jeune encore, à la suite d’une guerre, elle fut vendue comme esclave et achetée à vil prix par un seigneur de la cour du Roi franc Clovis II. Le jeune Roi, charmé de ses vertus, la prit pour épouse. Ce choix providentiel devait avoir pour résultat la gloire de la France.

Sainte Bathilde, est l’épouse de Clovis II, Roi de Neustrie et Bourgogne, Reine des Francs et Régente en 657. C’est une des quatre Reines de France que l’Eglise porte sur les autels avec le titre de Sainte.

Pendant sa régence elle réussit à éviter l’éclatement du Royaume et y interdit le commerce des esclaves.

Elle contribue à la réforme de l’Église franque, aidée en cela par deux grands saints, Saint Eloi, évêque de Noyon et Saint Ouen, évêque de Rouen. Elle fonde les abbayes de Corbie en Picardie, et de Chelles en région parisienne. Elle se retire à l’Abbaye de Chelles en 664.

Loin de s’enorgueillir de son élévation, Bathilde conserva sur le trône la simplicité de sa vie ; mais elle révéla la plus noble intelligence, les plus hautes qualités et une dignité égale à sa situation. Humble servante et prudente conseillère de son époux, aimant les évêques comme ses pères et les religieux comme ses frères, généreuse pour les pauvres, qu’elle comblait d’aumônes, avocate des malheureux, des veuves et des orphelins, fondatrice de monastères, d’un zèle extraordinaire pour le rachat des captifs et l’abolition de l’esclavage : telle fut, sur le trône, la digne émule de sainte Clotilde.

Au milieu de la cour, elle trouvait le temps de vaquer à l’oraison et de s’adonner à tous les devoirs de la piété ; détachée des grandeurs d’ici-bas, elle n’aspirait qu’à prendre un libre essor vers les délicieuses retraites de la prière et du recueillement.

La mort de son époux lui imposa des obligations nouvelles, et pendant l’enfance du jeune Roi Clotaire, son fils, elle dut porter tout le poids de l’administration d’un vaste royaume. Si elle le fit avec une haute sagesse, ce ne fut pas sans grandes épreuves. Sa vertu s’épura dans la tribulation, et c’est sans regret qu’elle put enfin se décharger de la régence et entrer comme simple religieuse au monastère de Chelles, qu’elle avait fondé. Alors, enfin, elle put se livrer tout entière à l’action de grâce et s’adonner à la pratique des plus héroïques vertus.

Nulle religieuse n’était plus soumise, nulle n’affectionnait davantage les plus humbles emplois, nulle n’observait plus fidèlement le silence ; elle fut admirable surtout par son humilité et par le mépris d’elle-même. « Il me semble, disait-elle, que le plus grand bonheur qui puisse m’arriver, c’est d’être foulée aux pieds de tout le monde. »

À sa mort, en 680, ses sœurs virent monter son âme au Ciel, et entendirent les anges célébrer son triomphe par de suaves harmonies.

Le 30 janvier est aussi le jour de Sainte Martine, martyre, sainte patronne de Rome.

  • Ste Aldegonde, abbesse à Maubeuge († v. 684)

Maubeuge dans le Hainaut, vers 684, sainte Aldegonde, abbesse du monastère qu’elle avait fondé, au temps du Roi Dagobert II.

  • le 30 janvier 1592 : élection du pape Clément VIII.

Ippolito Aldobrandini est né à Fano le 24 février 1536, et est décédé à Rome le 3 mars 1605. Il est pape du 30 janvier 1592 au 3 mars 1605. Dernier pape de la Contre-réforme, il s’applique à faire fleurir la piété et la science dans l’Église, condamne les duels. C’est lui qui donne l’absolution au Roi Henri IV, lors de sa conversion. Par son exemple, il ramène un grand nombre d’hérétiques au sein de l’Église.

Pour l’anecdote, il vulgarise le café en Occident, considéré auparavant comme “boisson sombre de l’Islam” donnée par Satan aux musulmans pour les consoler de ne pouvoir boire du vin, boisson sacrée du Christ. Il aurait considéré au contraire que “l’arôme du café était chose bien trop agréable pour être l’œuvre du Malin et qu’il serait dommage que les musulmans en aient l’exclusivité”.

  • le 30 janvier 1631 : Gaston d’Orléans, frère du Roi Louis XIII, quitte la cour.

Gaston de France, duc d’Orléans, frère de Louis XIII et deuxième dans l’ordre de succession jusqu’à la naissance du futur Louis XIV en 1638, meurt à Blois le 2 février 1660. Cet éternel comploteur, né le 24 avril 1608, passe sa vie à tenter de renverser son frère, Richelieu ou encore Mazarin. Chef des Conseils sous la régence d’Anne d’Autriche durant la minorité de son neveu, il participe même à la Fronde.

Les conspirations de « Monsieur » échouent toujours, faute de réel projet politique. Gaston dénonce souvent ses complices, puis les voit périr (d’Ornano, Chalais, Montmorency, et Cinq-Mars). Mais en plus d’être traître à ses complices, il est aussi inconstant et vicieux, il crée un « Conseil de vauriennerie », des courtisans et amis avec qui il mène une vie désordonnée ; il est réputé joueur et amateur de femmes. L’Encyclopædia Universalis le voit comme le chef de file des libertins de l’époque, dont l’un des passe-temps est les chansons à boire, les poèmes érotiques et les parties de débauche. Gaston d’Orléans est le père de la grande Mademoiselle.

  • le 30 janvier 1652 : décès de Georges de La Tour, peintre français.

Peintre lorrain ayant reçu les influences nordique, italienne et française, contemporain de Jacques Callot et des frères Le Nain, il est célèbre pour avoir peint des toiles exploitant remarquablement l’ombre et la lumière, à l’image du Caravage, dont il s’est fortement inspiré. Il reçoit le titre de « peintre ordinaire du Roy » en 1639. Il a peint notamment des scènes religieuses et des scènes de la vie quotidienne comme “Le Tricheur à l’as de carreau” ou “La Diseuse de bonne aventure”.

Saint Joseph charpentier, 1642, Louvre

Jeune chanteur

  • le 30 janvier 1770 : l’archevêque de Paris, monseigneur de Beaumont, annonce à Louis XV la décision de sa fille, Mme Louise, d’entrer au Carmel.

Mgr Christophe de Beaumont, Archevêque de Paris, Duc de Saint Cloud, Commandeur de l’Ordre du Saint Esprit, a été aussi le défenseur des Jésuites contre le Parlement sectaire et janséniste et contre l’athée Choiseul. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles il ne fût jamais cardinal. Sa pauvreté et son refus de la courtisanerie sont tout à son honneur. Voir les chroniques du 16 février, du 11 avril, du 12 septembre et du 10 octobre, la vie de Mme Louise.

  • le 30 janvier 1793 : le marquis de la Rouërie, chef royaliste de l’Ouest, meurt malade au château de La Guyomarais à St-Denoual.

Né à Fougères le 13 avril 1751, il a passé toute son enfance au château de La Rouërie, à Saint-Ouen-La-Rouërie, situé à 20 Km en dessous du Mont Saint Michel. A quinze ans, il quitte Saint Ouen pour Versailles où il entre dans les Gardes Françaises, et dont l’inaction lui pèse. Après un duel, le Roi Louis XVI le menace de pendaison pour avoir blessé un de ses amis, il part donc en Suisse. Absout par le Roi, à condition de se retirer sur ses terres, il revient en Bretagne.

Initié dans la Loge Aimable Concorde, Parfaite Union, il s’embarque à Nantes et le 13 avril 1777 débarque au Delaware et fait ses offres de service. Il demande à abandonner son nom et son titre ; il se fait appelé “colonel Armand”.

Ses succès militaires sont éclatants et sont soulignés par le général Scott, adjoint de Washington

Il faut souligner qu’il soutient le combat et celui de ses hommes de ses propres deniers!

Rentré en France en 1781, il est non seulement confirmé dans son grade de colonel mais aussi fait Chevalier de l’ordre militaire et royal de Saint Louis. Il vend alors des terrains, en hypothèque d’autres pour financer ses troupes aux Amériques où il retourne en juin 1781. Il rentre en Bretagne en juin 1784, en tant que général. Moins politique que La Fayette mais vrai soldat, il est moins connu, bien qu’ayant été, à la différence du premier un des acteurs militaires des succès des troupes françaises sur le nouveau continent.

En vrai breton et malgré l’influence maçonnique, il rejette l’abolition des privilèges, qui n’est pas l’abolition des privilèges des deux premiers Etats (Eglise et noblesse), mais l’abolition des lois privées, c’est-à-dire des lois propres à chaque des Provinces de France. Les Rois parlaient de « nos peuples» et non du peuple de France. Cette loi illégale à plus d’un titre entraîne l’abolition des accords de 1532. Décision illégale, car non soumise au Parlement de la Bretagne, Etat de plein droit, uni à la France ; décision illégale car prise par une assemblée qui n’avait aucun mandat pour ce type de décision.

Avec le comte Ranconnet de Noyan, il décide alors de créer l’Association Bretonne pour défendre les lois bretonnes. Les principales villes de Bretagne sont maillées d’un réseau chargé de recruter des troupes. L’association s’oppose à la Constitution Civile du clergé qui lui facilite la tâche pour soulever les Chouans de Bretagne.

Fortement affecté par l’assassinat de Louis XVI, Armand Charles Tuffin, marquis de La Rouërie, est le premier mort royaliste. Pourchassé par les troupes républicaines de la Convention informée de la création de l’Association Bretonne et du danger qu’elle représente pour la révolution, il s’était réfugié au château de La Guyomarais, à une trentaine de kilomètres au Nord-Ouest de Dinan. L’épitaphe du marquis de la Rouerie est “le mal qui l’emporta fut la fidélité”

  • le 30 janvier 1803 : Bonaparte écrit au maire d’Orléans Crignon.

Il le félicite de son projet d’ouvrir une souscription pour rétablir le monument célébrant Jeanne d’Arc, car “Unie, la nation française n’a jamais été vaincue“.

Ce monument avait été détruit par le vandalisme des révolutionnaires en haine de la Foi catholique.

  • le 30 janvier 1853 : mariage de Napoléon III avec Eugénie de Montijo, comtesse de Teba.

Le mariage est célébré à Notre-Dame de Paris. Les festivités durent deux jours. Le 16 mars 1856, l’impératrice Eugénie donne naissance à son unique enfant, le prince impérial Napoléon-Louis.

  • le 30 janvier 1875 : vote sur le mode d’élection du président de la république.

C’est par une seule voix de majorité (353 contre 352) que l’Assemblée nationale a adopté l’amendement Wallon, qui énonce :

«Le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre des députés réunis en Assemblée Nationale. Il est nommé pour sept ans ; il est rééligible.»

  • le 30 janvier 1944 : De Gaulle amorce la décolonisation avec la Conférence de Brazzaville.

De Gaulle ouvre à Brazzaville une conférence, du 30 janvier au 8 février, qui regroupe les représentants des territoires français d’Afrique : il présente un projet de réforme de l’Empire colonial et définit le statut de l’Empire français dans le sens d’une fédération, évoquant la question de l’émancipation. Il n’est pas encore question d’indépendance, les français ne sont pas encore prêts!

  • le 30 janvier 1976 : le pape Paul VI met en garde contre les mouvements féministes qui, dit-il, risquent de dépersonnaliser la femme.

Cette “Allocution aux femmes” est faite par Paul VI. Elle est rapportée dans la Revue de droit canonique du 20 février 1977.

  • le 30 janvier 2004 : un homme politique condamné.

Alain Juppé, président du parti politique français UMP est condamné par le tribunal de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis pour « prise illégale d’intérêt »; ce qui entraîne son inéligibilité pour 10 ans. Il décide de faire appel.

Le Salon Beige est visité chaque jour par plusieurs dizaines de milliers personnes qui veulent participer au combat contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme.

Je ne souhaite pas que le Salon Beige devienne une galerie commerciale avec des publicités voyantes, mais au contraire qu’il reste un outil de combat culturel.

Le Salon Beige est un lieu où chacun trouve les informations et les argumentaires dont il a besoin pour sa réflexion personnelle. C’est un lieu gratuit et une bibliothèque de référence vivante.

Si chaque personne lisant ce message donnait, notre levée de fonds serait achevée en une heure.

Aujourd’hui, je vous remercie de faire un don de 5€, 20€, 50€ ou de tout autre montant à votre portée, afin que le Salon Beige puisse poursuivre son combat.

Merci,

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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