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C’est arrivé un 3 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 septembre : saints du jour français ou en France.
    • St Mansuy : premier évêque de Toul († IV siècle)
    • St Remacle évêque et abbé († entre 671 ET 679)

À Stavelot, entre 671 et 679, saint Remacle, évêque et abbé. D'abord moine à Luxeuil, il fonda, à la demande de saint Éloi, le monastère de Solignac, puis, dans la vaste solitude de la forêt d'Ardenne, un double monastère, à Stavelot et Malmédy.

  • St Ayoul (Aygulf) : abbé et martyr († V. 675)

Dans l'île de Lérins, vers 675, saint Ayoul, abbé, et ses moines, qui auraient subi le martyre lors d'une incursion des Sarrasins.

  • St Chrodegang évêque et martyr († VIIIE.)

A Sées, au VIIIe siècle, saint Chrodegang, évêque et martyr, assassiné à son retour d'un pèlerinage à Rome, sur l'ordre d'un de sa parenté, à qui il avait confié le diocèse en son absence.

  • Bx Jean-Baptiste Bottex et 2 compagnons ; prêtres et martyrs

À Paris, en 1792, la passion de soixante-quinze bienheureux martyrs.

À la prison de la Force : Jean-Baptiste Bottex, de Neuville-sur-Ain, au diocèse de Belley, curé de sa paroisse natale, député aux États-Généraux - Michel-Marie-François de La Gardette, de Billom, au diocèse de Clermont, vicaire à Saint-Gervais, à Paris - François-Hyacinthe Le Livec de Trésurin, de Quimper, ancien jésuite, aumônier des Filles du Calvaire, à Paris.

  • BBx André-Abel Alricy et 71 compagnons, martyrs († 1792)

À Paris, en 1792, la passion de soixante-quinze bienheureux martyrs.

Prêtres : André-Abel Alricy, de Crémieu, au diocèse de Grenoble, attaché à la prison Saint-Médard, à Paris – René-Marie Andrieux, de Rennes, ancien jésuite, supérieur de la Communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris – Pierre-Paul Balzac, de Paris, vicaire à Villejuif, retiré dans la communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet – Jean-François Benoît, dit Vourlat, de Lyon, ancien jésuite, aumônier des Dames de l'Adoration perpétuelle, à Paris – Jean-Charles-Marie Bernard du Cornillet, de Châteaubriant, au diocèse de Nantes, chanoine régulier de Saint-Victor à Paris et bibliothécaire de l'abbaye – Michel-André-Sylvestre Binard, de Laulne, au diocèse de Coutances, professeur au Collège de Navarre, à Paris – Nicolas Bize, de Versailles, directeur du séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris – Claude Bochot, de Troyes, supérieur de la Maison Saint-Charles des Pères de la Doctrine chrétienne, à Paris – Jean-François Bonnel de Pradal, d'Ax-les-Thermes, au diocèse de Pamiers, chanoine régulier de Sainte-Geneviève, à Paris – Pierre Bonze, de Paris, curé de Massy – Pierre Briquet, de Vervins, au diocèse de Laon, professeur au Collège de Navarre, à Paris – Pierre Brisse, de Brombos, au diocèse de Beauvais, curé de Boran-sur-Oise, dans le même diocèse – Charles Carnus, de Salles-la-Source, au diocèse de Rodez, professeur au collège de Rodez – Jean-Charles Caron, d'Auchel, au diocèse de Boulogne, prêtre de la Mission, curé de Collégien, au diocèse de Meaux – Bertrand-Antoine de Caupène, de Jégan, au diocèse d'Auch, vicaire à Montmagny – Nicolas Colin, de Grenant, au diocèse de Langres, prêtre de la Mission, curé de Genevrières, au même diocèse – Jacques Dufour, de Troisgots, au diocèse de Coutances, vicaire à Maison-Alfort, au diocèse de Paris – Denis-Claude Duval, de Paris, vicaire à Saint-Étienne du Mont – Jean-Pierre Duval, de Paris, capucin (frère Côme), aumônier de l'hôpital de la Pitié, à Paris – Joseph Falcoz, de Saint-Sorlin d'Arves, au diocèse de Maurienne, chapelain de l'hôpital de la Pitié – Gilbert-Jean Fautrel, de Marcilly, au diocèse de Coutances, aumônier de la Maison des Enfants-trouvés, à Paris – Eustache Félix, de Troyes, procureur de la Maison des Pères de la Doctrine chrétienne à Paris et conseiller provincial – Pierre-Philibert Fougères, de Paris, curé de Saint-Laurent de Nevers, député à l'Assemblée nationale – Louis-Joseph François, de Busigny, au diocèse de Cambrai, prêtre de la Mission, supérieur du séminaire Saint-Firmin – Pierre-Jean Garrigues, de Sauveterre, au diocèse de Rodez, attaché au diocèse de Paris – Nicolas Gaudreau, de Paris, curé de Vert-le-Petit – Étienne-Michel Gillet, de Paris, directeur au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet – Georges-Jérôme Giroust, de Bussy-Saint-Georges, au diocèse de Meaux, vicaire à Gennevilliers, au diocèse de Paris – Joseph-Marie Gros, de Lyon, curé de Saint-Nicolas du Chardonnet, député aux États généraux – Jean-Henri Gruyer, de Dole, au diocèse de Saint-Claude, prêtre de la Mission, vicaire à Saint-Louis de Versailles – Pierre-Marie Guérin du Rocher, de Sainte-Honorine-la-Guillaume, au diocèse de Séez, ancien jésuite, supérieur de la Maison des Nouveaux Convertis, à Paris – François-Robert Guérin du Rocher, frère cadet du précédent, né au Repas, au diocèse de Séez, ancien jésuite, aumônier de l'hospice des Capucins, à Paris – Yves-André Guillon de Kerenrun, de Lézardrieux, au diocèse de Tréguier, proviseur de la Maison de Navarre et vice-chancelier de l'Université de Paris – Julien-François Hédouin, de Coutances, chapelain de la Communauté de la Compassion, à Paris – Pierre-François Hénoque, de Tronchoy, au diocèse d'Amiens, professeur au Collège du Cardinal Lemoine, à Paris – Éloi Herque, dit du Roule, de Lyon, ancien jésuite, aumônier de l'hôpital de la Pitié, à Paris – Pierre-Louis Joret, de Rollot, au diocèse de Beauvais, résidant à Paris – Jean-Jacques de La Lande, de La Forêt-Auvray, au diocèse d'Évreux, curé de Saint-Martin d'Illiers-l'Évêque, au même diocèse, député aux États généraux – Gilles-Louis Lanchon, des Pieux, au diocèse de Coutances, directeur spirituel des religieuses de Port-Royal, à Paris – Louis-Jean Lanier, de Château-Gontier, au diocèse d'Angers, préfet du séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris – Jean-Joseph de Lavèze-Belay, de Gluiras, au diocèse de Viviers, confesseur des malades à l'Hôtel-Dieu de Paris – Michel Leber, de Paris, curé de La Madeleine – Jean-Baptiste Legrand, de Versailles, professeur au Collège de Lisieux, à Paris – Jean-Pierre Le Laisant, de Valognes, au diocèse de Coutances, vicaire à Dugny, au diocèse de Paris – Julien Le Laisant, frère aîné du précédent, de Valognes, vicaire à Videcosville, au diocèse de Coutances – Jean Lemaître, de Beaumais, au diocèse de Bayeux, ordonné prêtre le 17 juin précédent – Jean-Thomas Leroy, d'Épernay, au diocèse de Châlons, grand prieur de l'abbaye de chanoines réguliers de Saint-Jean des Vignes et curé-prieur de La Ferté-Gaucher, au diocèse de Soissons – Martin-François Loublier, d'O, près de Mortrée, au diocèse de Séez, curé de Condé-sur-Sarthe, au même diocèse – Claude-Louis Marmotant de Savigny, de Paris, curé de Compans-la-Ville, au diocèse de Meaux – Claude-Sylvain Mayneaud de Bizefranc, de Digoin, au diocèse d'Autun, prêtre de la Communauté de Saint-Étienne du Mont, à Paris – Henri-Jean Milet, de Paris, vicaire à Saint-Hippolyte – François-Joseph Monnier, de Paris, vicaire à Saint-Séverin – Marie-François Mouffle, de Paris, vicaire à Saint-Merry – Jean-Louis Oviefre, de Paris, directeur de la petite Communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet – Jean-Michel Phelippot, de Paris, chapelain du Collège de Navarre, à Paris – Claude Pons, du Puy-en-Velay, chanoine régulier de Sainte-Geneviève de Paris – Pierre-Claude Pottier, du Hâvre, au diocèse de Rouen, eudiste, supérieur du Séminaire Saint-Vivien de Rouen – Jacques-Léonor Rabé, de Sainte-Mère-Église, au diocèse de Coutances, chapelain de l'hospice des Enfants-Assistés, à Paris – Pierre-Robert Régnet, de Cherbourg, au diocèse de Coutances, résidant à Paris – Yves-Jean-Pierre Rey de Kervizic, de Plounez, au diocèse de Saint-Brieuc, vicaire à Saint-Jacques du Haut-Pas, à Paris – Nicolas-Charles Roussel, confesseur des Hermites à Grosbois, au diocèse de Paris – Pierre Saint-James, de Caen, au diocèse de Bayeux, recteur de l'Hôpital général, à Paris – Jacques-Louis Schmid, de Paris, curé de Saint-Jean l'Évangéliste, à Paris – Jean-Antoine Seconds, de Rodez, ancien jésuite, chapelain de l'Hôpital de la Pitié, à Paris – Pierre-Jacques de Turménies, de Gournay-en-Bray, au diocèse de Rouen, grand-maître du Collège de Navarre, à Paris – René-Joseph Urvoy, de Plouisy, au diocèse de Tréguier, maître de conférences au séminaire des Trente-Trois, à Paris – Nicolas-Marie Verron, de Quimperlé, au diocèse de Cornouaille, ancien jésuite, directeur des religieuses de Sainte-Aure, à Paris. 

Diacre : Pierre-Florent Leclercq ou Clerq, de Hautvillers, au diocèse d'Amiens, élève au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris.

Laïcs : Sébastien Desbrielles, de Bourges, maître d'hôtel à l'Hôpital de la Pitié, à Paris – Louis-François Rigot, d'Amiens, sous-sacristain à l'Hôpital de la Pitié, à Paris – Jean-Antoine de Villette, de Cateau-Cambrésis, au diocèse de Cambrai, ancien officier, retiré au séminaire Saint-Firmin.

Martyrs de Paris et prêtres pour la plupart, le lendemain du massacre perpétré au couvent des Carmes, sous la Révolution française, ils furent à leur tour mis à mort sans jugement, quelques-uns à la prison de la Force, tous les autres au séminaire Saint-Firmin transformé en prison.

  • le 3 septembre 590 : élection du pape saint Grégoire Ier « le Grand ».

Grégoire Ier, dit le Grand, naît vers 540, et meurt le 12 mars 604 ; il devient le 64e pape en 590 contre son gré. Instruit dans toutes les disciplines, il connaît le grec, le droit et l'art d'administrer etc…

A son élection, Rome est frappée par la peste depuis six mois. Son prédécesseur en est mort.

Sa première décision est de lancer des processions pour demander la fin du fléau. Il définit l'ordre avec lequel doit elle se doit faire : « Le clergé partira de l'église des saints martyrs Côme et Damien, avec les prêtres de la sixième région ; les abbés et les moines partiront de l'église des saints Gervais et Protais avec les prêtres de la quatrième région ; les abbesses et leurs communautés partiront de l'église des saints Pierre et Marcellin avec les prêtres de la première région ; les enfants réunis dans l'église des saints Jean et Paul en sortiront avec les prêtres de la deuxième région ; les laïques assemblés dans l'église de saint Etienne, premier martyr, en sortiront avec les prêtres de la septième région ; les veuves partiront de l'église de sainte Euphémie avec les prêtres de la cinquième région ; enfin les femmes mariées partiront de l'église de saint Clément avec les prêtres de la troisième région. […] pendant trois jours, à partir de neuf heures, de chacune de ces églises nous sortirons en récitant des prières et en versant des larmes : nous nous rejoindrons tous à la basilique de la Sainte Vierge Marie, et nous continuerons là nos prières et nos supplications. »

Le premier jour, 80 personnes meurent pendant la procession. Grégoire fait vénérer l'image de la Mère de Dieu, attribuée à saint Luc, puis, les jours suivants, arrivés à hauteur du mausolée d'Hadrien, tous perçoivent les accents d'un chœur angélique qui chante : Réjouissez-vous, Reine du ciel, Alléluia ! ;

Ce à quoi Grégoire répond : Car celui qu'il vous fut donné de porter est ressuscité comme il l'avait dit, Alléluia ! Puis il s'écrie, imité par la foule : Priez pour nous, sainte Mère de Dieu, Alléluia !

L'archange saint Michel apparaît alors au sommet de l'édifice et remet son épée au fourreau ; la peste cesse et l'Eglise s'est enrichie d'une hymne à la Sainte Vierge, le Regina cæli, qu'elle chante toujours au temps de Pâques. Depuis, le mausolée d'Hadrien est appelé le château Saint-Ange. Docteur de l'Église, il est aussi considéré comme l'un des quatre Pères de l'Église d'Occident, avec saint Ambroise, saint Augustin et saint Jérôme. Son influence durant le Moyen Âge est considérable. C'est en son honneur que le « chant grégorien » est appelé ainsi deux siècles après sa mort, sans que l'on sache avec certitude son rôle dans l'évolution et la diffusion du chant liturgique.

Depuis le concile Vatican II, l'Église catholique le célèbre le 3 septembre (auparavant le 12 mars). Voir la chronique du 12 mars.

  • le 3 septembre 1389 : voyage de Charles VI en Languedoc.

Le Roi Charles VI quitte Paris pour un voyage en Languedoc, qui dure jusqu'en février 1390. Il se rend à Nevers, Lyon, puis rencontre le pape à Avignon. Il visite Montpellier, Béziers, Toulouse, Foix où le reçoit Gaston Phébus : Certains historiens parlent d'un départ le 2 septembre, d'autre «aux environs de la Saint Michel ».

  • le 3 septembre 1603 : le Roi Henri IV autorise les Jésuites à rentrer en France.

Pour bien comprendre cette période, et saisir combien le Parlement était noyauté par les huguenots, il est recommandé de lire le tome 4 de Histoire partiale-Histoire vraie de Jean Guiraud, en particulier le chapitre III (pages 54 à 85). Le 27 décembre 1594, de retour d'un voyage en Picardie, le Roi Henri IV rentre au Louvre lorsqu'un jeune homme de 19 ans, nommé Jean Châtel, qui le servait depuis quelque temps, lui porte un coup de couteau qui ayant été détourné, le blesse aux lèvres.

Chatel avait été élève des Jésuites au collège de Clermont. On fait courir le bruit qu'il est leur 'instrument. Les pères Guéret, ancien professeur de Châtel, et. Guignard, chez qui on a trouvé des manuscrits et des livres sur la question du tyrannicide, sont impliqués dans le procès de façon inique. Si le premier est remis en liberté, après avoir été cruellement torturé ; le second est condamné à mort et brûlé le 10 janvier 1595. Mais le Parlement, prononce, toujours en janvier, un arrêt ordonnant la confiscation des biens, la dispersion et l'exil des membres de la Compagnie de Jésus.

C'est cet arrêt, que le Roi annule le 3 septembre 1603, quand les malversations judiciaires éclatent au grand jour. Le Roi Henri IV signe à Rouen l'édit de rappel des Jésuites ; ils sont à nouveau autorisés en France et récupèrent leurs 13 établissements d'enseignement. Le Roi leur confie la même année son château de la Flèche, qui devient Collège Royal. Il va même plus loin puisqu'il prend le père Coton comme confesseur; lequel devient à la mort du Roi le confesseur de Louis XIII.

Il faut noter avec Jean Guiraud qu'aujourd'hui : « on continue à enseigner que Châtel ne fut que l'instrument des Jésuites et on répète les diatribes d'Arnauld et de tous ceux qui mirent sur pied, contre les Jésuites, ce formidable procès plus odieux encore que ceux de Calas, de Sirven et de Labarre. » (Histoire partiale-Histoire vraie de Jean Guiraud, tome 4 de chapitre, page 74).

  • le 3 septembre 1643 : bataille de Carthagène.

La flotte française confirme sa suprématie en Méditerranée occidentale, en remportant sous les ordres de Maillé-Brézé, la bataille de Carthagène. Chaque bataille navale est une victoire française.

  • le 3 septembre 1759 : le pape Clément XIII condamne l'Encyclopédie de Diderot.

L'encyclopédie, œuvre monumentale, n'est pas qu'un simple dictionnaire recensant les connaissances humaines. Son but, à peine caché, est de détruire les fondements chrétiens de la société, de jeter les bases d'une société sans Dieu. Diderot commence par récuser que le pouvoir tient sa source en Dieu pour affirmer qu'il vient de la masse populaire. Il rejette donc l'idée de monarchie de droit divin (expression qui signifie : qui tire son pouvoir de Dieu). L'Eglise y est fortement combattue. Le pape menace d'excommunication tous les catholiques qui posséderaient des exemplaires de "L'Encyclopédie".

L'impression et la diffusion des deux premiers volumes ont déjà été suspendues en 1752, cette fois-ci, l'ouvrage est interdit. Il est tout de même secrètement poursuivi par Diderot.

  • le 3 septembre 1783 : Traité de Versailles, indépendance des 13 colonies.

Le traité de Versailles, signé par la France, la Grande-Bretagne et l'Espagne le 3 septembre 1783, avec le traité de Paris signé la même année, marquent la fin de la guerre d'indépendance des Etats-Unis d'Amérique. Battue, la Grande-Bretagne doit rendre une partie des possessions acquises en 1763. L'Espagne récupère la Floride et Minorque, mais pas Gibraltar, tandis que la France récupère ses comptoirs en Inde, la Martinique, Saint-Pierre-et-Miquelon, la Guadeloupe et le Sénégal.

  • le 03 septembre 1792 : discours d'un certain Philip au club des Jacobins :

« Le lundi soir, à 10 heures, un homme, nommé Philip, demeurant dans 1 rue du Temple, vint au club des jacobins dont il était membre. Il portait sous le bras une grande cassette. Il monte à la tribune, fait un long discours sur le patriotisme, et conclut, que tout citoyen qui préfère les liens du sang à ceux du patriotisme, doit être regardé comme un aristocrate ; et que tout bon jacobin doit se défaire de ses amis et de ses proches parents, s'ils ne pensent pas en patriotes. A ces mots ouvrant la cassette, il en tire la tête de son père et celle de sa mère qu'il avait coupées, dit-il, parce qu'il n'avait jamais pu les persuader d'entendre la messe d'un prêtre constitutionnel. De longs et bruyants applaudissements s'élèvent de toutes parts, et il fut décidé que les deux têtes seraient enterrées dans la salle même, sous les bustes de Brutus et d'Ankerstrom, l'assassin de Gustave. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 75 et tiré de Martyrs et bourreaux de 1793, de l'Abbé Alphonse Cordier Editions La source d'or, tome 1, page 247

  • le 03 septembre 1792 : au Temple, on oblige Marie-Antoinette à voir la tête, au bout d'une pique, de son amie la princesse de Lamballe.

Cette princesse, amie de la Reine, qui lui expliquait que la Maçonnerie dont elle faisait partie était un moyen merveilleux d'aider son prochain…

Ces tentatives de séduction ayant échouées, la Maçonnerie va lancer l'affaire du collier ; voir Marie Antoinette et le complot maçonnique de Louis Dasté aux éditions La Renaissance française.

  • le 3 septembre 1914 : élection du pape Benoît XV.

Le cardinal Giacomo Della Chiesa est élu pape au bout de dix scrutins. Il prend le nom de Benoît XV.

Le jour de son élection, il proclame la neutralité du St-Siège dans "L'Osservatore Romano". Benoît XV dénonce également le « mal funeste » qu'il considère comme « la véritable cause de la terrible guerre présente » : la société laïque et libérale issue, en France, de la Révolution française, et en Italie, du Risorgimento, en clair la franc-maçonnerie.

Benoît XV promeut une piété populaire : il étend à l'Église universelle la fête de la Sainte Famille et développe la dévotion au Sacré Cœur, à la Vierge des Douleurs, à Notre Dame de Lorette, ou encore au Très Précieux Sang. Il canonise Jeanne d'Arc et proclame bienheureuse Louise de Marillac en 1920 ou encore les 22 martyrs de l'Ouganda. Il meurt le 22 janvier 1922 ; voir la chronique du jour.

  • le 3 septembre 1914 : le gouvernement d'Union sacrée se replie sur Bordeaux, en raison de l'offensive allemande près de Paris.
  • le 3 septembre 1939 : la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne.

Suite à l'invasion de la Pologne, le 1er septembre, par les troupes allemandes, la Grande-Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne à 12 heures. La France fait de même à 15 heures. La Seconde Guerre mondiale commence.

  • le 3 septembre 1939 : début de la drôle de guerre.

Le 3 septembre 1939, quelques jours après la déclaration de guerre de la France et du Royaume-Uni à l'Allemagne, débute la "drôle de guerre". Le terme vient du journaliste Roland Dorgelès qui décrit l'ennui des soldats, sur la ligne Maginot. Cette "drôle de guerre" dure jusqu'en mai 1940, interrompue par l'offensive allemande sur les Pays-Bas et la Belgique.

  • le 3 septembre 1940 : l'Etat français met officiellement fin à la politique anticléricale de la république.

Les lois interdisant l'enseignement aux congrégations religieuses sont abrogées.

  • le 3 septembre 1965 : Paul VI publie l'Encyclique "Mysterium Fidei" sur l'Eucharistie.

L'encyclique est consultable entièrement ici :

http://www.vatican.va/holy_father/paul_vi/encyclicals/documents/hf_p-vi_enc_03091965_mysterium_fr.html

  • le 3 septembre 2000 : les Papes Pie IX et Jean XXIII sont béatifiés.

Jean-Paul II béatifie simultanément deux de ses prédécesseurs, le pape Pie IX et le pape Jean XXIII.

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