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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 3 mai …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 mai 1324 : premier concours de poésie organisé par une institution.

Fondé l'année précédente à Toulouse, le Collège de la gaie science, qui devient au XVIe siècle la Compagnie des Jeux floraux, puis en 1694, après sa réforme par Louis XIV, l'Académie des Jeux floraux lance le premier concours de poésie.

  • le 3 mai 1253 : Alphonse de Poitiers, frère du Roi Louis IX, reçoit le titre de fondateur du Collège Saint-Bernard

Le Collège Saint-Bernard est appelé aujourd'hui le Collège des Bernardins.

  • le 3 mai 1512 : ouverture du concile du Latran.

Le cinquième concile du Latran débute après la convocation du pape Jules II pour contrer le concile de Pise initié sur l'initiative de Louis XII de France, et soutenu par l'empereur Maximilien Ier.

  • le 3 mai 1522 : les Français perdent Crémone et Gênes.

Ces défaites ont lieu dans la cadre de la sixième guerre d'Italie.

  • le 3 mai 1617 : la reine-mère Marie est assignée à résidence à Blois par son fils Louis XIII.

Le Roi accorde une dernière entrevue à sa mère, qui part ensuite pour Blois. Quelques jours plus tard, elle nomme Richelieu, "chef de son conseil". Le 22 février 1619 la Reine va s'échapper. Le premier conflit armée entre la reine mère et le Roi va commencer (voir chronique du 22 février).

  • le 3 mai 1758 : décès du Pape Benoît XIV.

Prospero Lambertini née à Bologne, le 31 mars 1675 ; sous le nom de Benoît XIV, il est pape de 1740 à 1758, après un des plus longs conclaves: pas moins de six mois et 254 scrutins. Il marque le XVIIIe siècle par son long pontificat. Il autorise la publication des travaux de Galilée sans revenir sur la condamnation des conséquences théologiques erronées par l'auteur. Il se contente de reconnaître les preuves scientifiques à la théorie de l'héliocentrisme apportées par James Bradley. Ce que n'a jamais té capable de faire Galilée. Il confirme la bulle Unigenitus, mais adoucit les rigueurs contre les jansénistes. Il crée à Rome une faculté de chirurgie et un musée d'anatomie, encourageant la dissection.

Il publie le 20 décembre 1741 la lettre apostolique Immensa pastorum, dans laquelle il déplore les mauvais traitements infligés aux Amérindiens.

Il renouvèle les condamnations pontificales à l'égard de la franc-maçonnerie, condamnée en 1751 dans la bulle Providas romanorum.

Monument par Gasparo Sibilla (Basilique St-Pierre de Rome)

  • le 3 mai 1800 : victoire de Lecourbe à la bataille de Stockach et de Moreau à la bataille d'Engen.
  • le 3 mai : le maréchal Murat fait exécuter les émeutiers à Madrid.
  • le 3 mai 1859 : la France déclare la guerre à l'Empire austro-hongrois.

D'un côté allié des républicains italiens, de l'autre envoyant un corps expéditionnaire aux ordres du général Oudinot pour restaurer l'autorité du pape sur ses Etats, Napoléon III montre bien la duplicité de sa politique, comme Notre dame de la Salette l'a annoncé quand elle mettait le Saint Père en garde contre l'empereur des Français (cf. la chronique du 9 février et du 19 septembre

Le traité de Zurich en novembre 1859, met fin au conflit et donne Nice et la Savoie à la France à compter de 1860 (accord secret entre la France et le Royaume de Piémont-Sardaigne).

  • le 3 mai 1866 : Thiers critique la politique de Napoléon III.

Devant les parlementaires, Thiers critique la politique étrangère de Napoléon III qui, dans sa volonté de remettre en cause les frontières issues du congrès de Vienne, favoriserait la montée en puissance de la Prusse.

Difficile de ne pas penser à la citation de Bossuet : "Dieu se moque des hommes qui se plaignaient des conséquences dont ils chérissent les causes."

  • 03 mai 1944 : sainte Thérèse de Lisieux déclarée patronne des missions et patronne secondaire de la France.

Le pape Pie XII nomme sainte Thérèse patronne secondaire de la France, à l'égal de sainte Jeanne d'Arc. Voir Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, page 355)

  • le 03 mai : premières barricades de Mai 68.


La police, à la demande du recteur, fait évacuer la Sorbonne où se tient un meeting étudiant. Des barricades font leur apparition sur le boulevard St-Michel et dans le Quartier Latin, en dépavant les rues, renversant les voitures ou en abattant des arbres. Il y a de nombreux blessés des 2 côtés et environ 600 interpellations (dont Cohn-Bendit et Sauvageot).

Marchais fustige, dans un éditorial de "L'Humanité", "l'anarchiste allemand Cohn-Bendit" et raille les " « révolutionnaires » (…) fils de grands bourgeois (…) qui rapidement mettront en veilleuse leur flamme révolutionnaire pour aller diriger l'entreprise de papa et y exploiter les travailleurs".

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6 commentaires

  1. Etudiant en Mai 68 (ma dernière année d’études) je me souviens d’un trotsko en uniforme réglementaire:
    Béret Che Guevara
    Tignasse et barbe comme le Che
    Blue-jean en tire bouchon
    Bottes hautes
    Et voilà qu’une voiture avec chauffeur s’arrête. Une dame bien mise l’appelle et le front rouge de honte, notre révolutionnaire entre dans la voiture sans rouspéter.
    Je ne brode pas. J’ai encore l’image dans ma tête tellement j’étais mort de rire.

  2. 3 mai 1886 : naissance à Rouen, rue du Vert-Buisson, de Marcel Dupré, compositeur et organiste. Né dans une famille de musiciens, il remporte en 1914 le 1er Grand Prix de Rome, pour sa cantate Psyché. Parmi ses très nombreuses oeuvres, le plus souvent inspirées par la religion catholique, et trouvant leur place dans l’office divin, notons les 15 Versets pour les Vêpres du Commun des Fêtes de la Sainte Vierge (1919), la Symphonie-Passion (1924), Le Chemin de la Croix (1931), l’Offrande à la Vierge (1944), le Psaume XVIII (1949), Regina Coeli (1969) et Vitrail, de la même année. Suppléant de Louis Vierne au grand orgue de la cathédrale Notre-Dame de Paris, suppléant puis successeur de Charles-Marie Widor à l’église de Saint-Sulpice, professeur d’orgue au Conservatoire de la rue de Madrid, puis directeur de ce même conservatoire, ainsi que du Conservatoire Américain de Fontainebleau, Marcel Dupré s’éteignit en sa villa de Meudon, l’après-midi du 30 mai 1971, dimanche de la Pentecôte, après avoir joué, aux trois messes du matin, les grandes orgues d’Aristide Cavaillé-Coll, qu’il fit résonner mieux que personne, Charles-Marie Widor à part, sans doute (on garde aussi le souvenir d’un récital de Jean Guillou, un peu avant 1980, où le génie de ce musicien, le plus grand organiste français depuis Marcel Dupré, éclata dans toute sa splendeur). Professeur de musiciens aussi différents qu’André Fleury, Jean Langlais, Marie-Madeleine Duruflé, Olivier Messiaen, Jeanne Demessieux, Rolande Falcinelli, Jehan Alain, Bernard Gavoty, Jean-Jacques Grunenwald, Pierre Cochereau, Françoise Renet, Suzanne Chaisemartin, Odile Pierre, Jeanne Joulain, Jean Costa, Jean Guillou déjà nommé, ou même que les Américains Virgil Fox et Michael Murray (on ne peut pas les citer tous), Marcel Dupré a, en quelque sorte, fort de l’héritage qu’il tenait de son père Albert Dupré, d’Alexandre Guilmant, de Charles-Marie Widor et de Louis Vierne, renouvelé l’Ecole d’orgue française et mondiale. Virtuose étincelant, profond, incomparable, il fut aussi, probablement, le plus grand improvisateur du vingtième siècle (mais Widor, mais Vierne, mais Tournemire, mais Cochereau, mais Messiaen, mais Guillou, pour ne citer que les plus fameux ?!). C’est avec profit qu’on s’intéressera à son oeuvre, à son esthétique, dépouillée et sublime, aussi bien dans ses interprétation du répertoire (Bach, Franck, Widor, Dupré, Messiaen), que dans ses improvisations, dont certaines furent recueillies, voire notées et éditées (par exemple, les magistrales compositions spontanées données lors de l’inauguration du nouvel orgue Beuchet-Debierre de la chapelle des Invalides, en 1957). On se fait un plaisir et un devoir d’évoquer ici l’Association des Amis de l’Art de Marcel Dupré, qui honore le Maître et publie des études et des documents sonores où l’on peut le retrouver, et, ainsi, par la grâce de son art, se sentir meilleur et plus intelligent !

  3. En addition à mon envoi d’il y a quelques minutes, évoquant la haute figure de Marcel Dupré, né un 3 mai :
    Certes, pour ce qui est de ses élèves, on ne peut pas les nommer tous, mais je suis impardonnable d’avoir omis Pierre Labric, organiste remarquable, homme de foi et de nobles convictions. On connaît ses enregistrements de Widor, de Vierne et de Demessieux (et de bien d’autres, dont Camille Saint-Saëns et Eugène Reuchsel), qui font autorité.

  4. Les jésuites ont été définitivement supprimés en 1773 par le pape Clément XIV, sous la pression des gouvernements. Mais je ne vois pas qu’ils aient été condamnés par le pape Benoît XIV. Il aurait été complice de Pombal leur persécuteur ? La papauté avait toujours (avant 1773) soutenu fermement les jésuites. Les Réductions étaient une œuvre admirable de civilisation et de libération des indigènes. C’est pourquoi le diable (et la franc-maçonnerie) les avaient en horreur.

  5. Vous avez oublié de mentionner le 250eme anniversaire de Madame Elisabeth, sœur de Louis XVI, née le 3 mai 1764 et guillotinée le 10 mai 1794.

  6. Madame Elisabeth, le Père de Foucaud, bien d’autres sont exclus des autels pour des raisons politiques.
    Par contre pour Jean XXIII il était urgentissime de le faire !

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