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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 3 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 3 juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Raymond Gayrard, veuf puis chanoine († 1118)

À Toulouse, en 1118, saint Raymond Gayrard Maître d'école, devenu veuf, il mit tout son zèle dans les œuvres de charité et fonda un hospice, puis fut reçu parmi les chanoines de la basilique Saint-Sernin.

  • le 3 juillet 529 : le concile régional d'Orange.

Ce concile est présidé par Saint Césaire d'Arles ; il condamne le semi-pélagianisme et adopte officiellement la doctrine de St-Augustin dans laquelle l'homme à sa pleine liberté pour accepter ou refuser le salut éternel.

  • le 3 juillet 683 : le pape Léon II meurt à Rome.
    • le 3 juillet 987 (date incertaine): Hugues Capet est sacré Roi de France à Noyon.

Le Duc des Francs, d'Aquitaine et de Bourgogne est sacré Roi de France à Noyon par l'archevêque de Reims, Adalbéron, sous le nom d'Hugues Ier. Succédant aux Mérovingiens et aux Carolingiens, Hugues Capet ouvre la voie à une dynastie qui règne sur la France jusqu'à la révolution : les Capétiens. Les capétiens directs règnent jusqu'en 1328 et s'éteignent avec Charles IV, troisième et dernier fils de Philippe le Bel, couronné et mort sans descendance. (Cf. le testament de Saint Rémi dans la chronique du 13 janvier)

  • 3 juillet 1315 : édit royal du Roi de France, Louis le Hutin, qui affranchit les serfs du domaine royal.

Cet édit rappelle que selon le droit naturel, chacun naît franc, donc libre en langage actuel. Officiellement, depuis cette date, le sol de France affranchit l'esclave qui le touche. Louis X le Hutin consacre et amplifie ce vaste mouvement de libération commencé par Suger:

«Toute créature humaine doit généralement être franche par droit naturel. Le Roi condamne avec énergie le joug et la servitude qui est tant haineuse et fait qu'en leur vivant, les hommes sont réputés comme morts et, à la fin de leur douloureuse et chétive vie, ils ne peuvent disposer ni ordonner des biens que Dieu leurs a prêtés en ce siècle. »

  • le 3 juillet 1423 : le futur Roi Louis XI naît dans le palais épiscopal de Bourges.

C'est le premier fils du Roi Charles VII et de Marie d'Anjou. Succédant à son père en 1461, sixième Roi de la branche des Valois direct, il hérite d'un royaume dévasté par la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons et la guerre de Cent Ans. Dit Louis XI «le Prudent», il fortifie l'autorité royale, mettant au pas les grands feudataires. Dès sa jeunesse, le Dauphin a une grande dévotion envers la Sainte Vierge ; il obtient d'ailleurs la victoire de Dieppe en invoquant Notre Dame de Cléry, où il fait de nombreux pèlerinages durant toute sa vie. A peine monté sur le trône, il demande au pape Pie II que soit célébrée, dans tout le royaume le 7 mars 1463, l'octave de toutes les fêtes de la sainte Vierge. Le successeur, Paul II, décide que, dorénavant, les Rois de France porteront le titre de «Rois Très Chrétiens». C'est encore le Roi Louis XI qui restaure la tradition de l'Angelus, qui s'était perdue. La France est bientôt suivie par toute l'Eglise. Non seulement, il restaure l'unité interne du royaume, mais sa politique extérieure aussi est bénie ; elle voit le rattachement à la couronne de la Bourgogne, du Boulonnais, du comté de Pardiac et la Marche, de l'Anjou, du Maine et de la Provence. Malheureusement, le Roi va tremper dans l'assassinat du Prince-Evêque de Liège. Au moment du meurtre, Saint François de Paule, qui se trouve en compagnie du Roi, voit en extase la participation royale à ce crime et il annonce au Roi qu'il lui reste un an, jour pour jour, pour expier son crime. Comme annoncé, le Roi meurt le 30 août 1483. (*) Son fils Charles VIII, n'a pas d'héritier et la couronne passe à Louis XII.

Ce grand Roi a été très décrié dans les « manuels d'histoire » depuis 200 ans ; en effet, sa foi profonde qu'il vit et transmet au peuple pendant tout son règne est insupportable aux anticléricaux qui dirigent la France.

(*) La Vierge Marie dans l'histoire de France, du Marquis de la Franquerie (Editions Résiac, pages 116 et 117)

Voir les chroniques des 1er, 15 et 30 août.

  • le 3 juillet 1545: la flotte française défait l'Angleterre à Chef-de-Caux à l'embouchure de la Seine.
    • le 3 juillet 1608 : fondation de Québec.

Quelques Français conduits par Samuel Champlain gravissent, pour s'y installer, un escarpement qui domine le St-Laurent : l'endroit planté de noyers est appelé "Québec" par les Indiens. Samuel Champlain a décidé d'établir là les «abitations» des Français, faute de trouver le mystérieux passage du nord-ouest vers les Indes et la Chine.

Sur ce lieu, les marins de l'Ancien Monde, en particulier les basques, pêchaient et échangeaient des marchandises, étant ainsi les véritables premiers «habitants» français du Canada, comme le montre la carte de la «Nova Gallia», établie en 1529 par Verrazzano pour François Ier.

  • le 3 juillet 1791 : à Caen, la statue de Louis XIV est détruite.

Et la Place Royale est rebaptisée place de la Liberté… Quelle ironie !

  • le 3 juillet 1849 : Rome capitule face aux troupes françaises du général Oudinot.

Voir les chroniques du 30 avril, du 4 juin et du 2 juillet.

  • le 3 juillet 1914 : l'impôt sur le revenu est adopté en France.
    • le 3 juillet 1940 : la flotte française est coulée à Mers el Kebir.

La flotte française, invaincue et mise à l'abri en Grande-Bretagne ou dans les ports d'Afrique du Nord, en particulier la force de Raid mouillée dans le port algérien de Mers-el-Kébir est en cours de désarmement. Cette force comprend 4 cuirassés (Dunkerque, Strasbourg, Provence et Bretagne) 1 transport d'hydravions (Commandant-Teste) et 6 contre-torpilleurs (Mogador, Volta, Terrible, Lynx, Tigre, Kersaint). Ce n'est pas une bataille, car il n'y a pas de combat. L'assaut est donné, après que le chef de la flotte française, l'amiral Marcel Gensoul, eut rejeté l'ultimatum du vice-amiral britannique Somerville ; il n'y a pas eu de négociation, car les ordres anglais sont de frapper. Winston Churchill, craignant que la flotte française ne passe aux mains du Reich, a feint de proposer aux forces navales françaises d'Algérie de passer sous leur autorité. Les victimes sont uniquement les marins français. L'aviation anglaise ouvre le feu à 18h sur les bâtiments français basés à Mers el-Kebir près d'Oran. Le cuirassé "Bretagne" est coulé, les cuirassés "Dunkerque", "Mogador" et "Provence" gravement endommagés. 1 380 marins français trouvent la mort. L'aviso  Rigault de Genouilly  est torpillé le lendemain (malgré le cessez-le-feu). Le cuirassé  Strasbourg, et 5 contre-torpilleurs, réussissent à s'échapper et à gagner Toulon et le  Commandant-Teste  est indemne.

17 minutes suffisent pour que la flotte française soit détruite. Les 380 et les 406 des Britanniques ont tiré sur cette flotte, mal disposée pour se défendre, comme à l'exercice.

 L'ouverture des archives anglo-saxonnes permet de comprendre que la responsabilité de Churchill, véritable commanditaire de cette tragédie, est déterminante. L'hypothétique reddition de la Marine Française aux forces de l'Axe a servi de prétexte à une action préventive conçue pour être la plus spectaculaire possible. L'opération  « Catapult » vise non seulement le port de Mers-el-Kébir, mais tous les bâtiments de guerre ou civils français réfugiés en Grande-Bretagne, à Alexandrie, à Dakar, à Casablanca, aux Antilles, tous pourtant à l'abri d'une attaque allemande! Il vient tout juste d'être nommé Premier Ministre, malgré la résistance du « camp de la paix » qui veut arrêter la guerre. Il veut frapper les esprits, tant américains que britanniques, quitte pour cela à trahir son allié français. L'historien britannique Richard Lamb écrit :

«Le verdict de l'histoire doit être, qu'en ignorant l'avis de son amirauté, et en provoquant une guerre larvée avec la France, Churchill a porté atteinte à la cause alliée. Son refus de croire les promesses des Français qu'ils ne permettraient jamais aux Allemands de s'emparer de la flotte, fut presque sa plus grave erreur politique de la guerre».

Si les 1297 morts ou disparus, les 350 blessés, les centaines de veuves et les milliers d'orphelins, sont un nombre infime des victimes de la seconde guerre mondiale, ils ont été causés non par des ennemis, mais par des compagnons d'armes, qui ont attaqué leurs camarades froidement.

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L'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles éditions latines, page 67) : « Venant après le lâchage de Dunkerque, les attentats des 3, 6 et 8 juillets achevèrent de balayer les scrupules qu'une partie de l'opinion pouvait encore avoir sur la conclusion d'un armistice séparé et coupèrent les dernières attaches qui retenaient les excessifs sur la pente d'un rapprochement avec l'Allemagne. Le plus pénible, et nous touchons ici au cœur du drame, était que l'hostilité britannique se trouvait encouragée par ceux de nos compatriotes que la détermination de poursuivre la guerre contre l'Allemagne avait conduits à émigrer en Grande Bretagne. »

Voir les chroniques des 12, 13, 16, 17, 23 juin et des 2, 8 et 11 juillet.

  • le 3 juillet 1981 : Jean-Paul II constitue une commission d'étude de la controverse ptoléméo-copernicienne, chargée de réexaminer l'affaire Galilée.
  • le 3 juillet 1984; mort du général Raoul Salan.

  • le 3 juillet 2015 : est le premier vendredi du mois de juillet, mois du Précieux Sang.

Le 17 juin 1689 (voir la chronique du jour), le Christ apparaît à sœur Marguerite Marie à Paray le Monial pour demander que son Sacré-Cœur figure sur les armes de la France. Le 27 juin (voir la chronique du jour), il lui apparaît de nouveau pour lui demander de développer la dévotion à son Sacré-Cœur au cours des 9 premiers vendredi du mois. Il fixe les deux principales dévotions, l'heure sainte et la communion du 1er vendredi du mois. A tous ceux qui se consacreront à son Sacré Cœur il promet :

«    1- Je leur donnerai toutes les grâces dans leur état.

2- Je mettrai la paix dans leur famille.

3- je les consolerai dans toutes leurs peines.

4- Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.

5- Je répandrai d'abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.

6- Les pécheurs trouveront dans mon cœur la source et l'océan infini de la miséricorde.

7- Les âmes tièdes deviendront ferventes.

8- Les âmes ferventes s'élèveront à une grande perfection.

9- Je bénirai les maisons où l'image de mon Sacré Cœur sera exposée.

10-. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.

11- Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon cœur, où il n'en sera jamais effacé.

12- Je te promets, dans l'excès de la miséricorde de mon cœur, que mon amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredi, neufs fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu'ils ne mourront point dans ma disgrâce ni sans recevoir les sacrements, et qu'il se rendra leur asile assuré à cette heure dernière. »(*)

(*) Ceux qui croyaient au Ciel, de Geneviève Esquier, (Editions l'Escalade, page 283 à 285).

Dans Un appel à l'Amour où sont écrites les confidences de Notre Seigneur à sœur Josepha Menendez, voici le rôle de ce Précieux Sang vis à vis des pécheurs   

« J'aime les âmes après qu'elles ont commis le premier péché, si elles viennent Me demander humblement pardon…  Je les aime encore, quand elles ont pleuré leur second péché et, si cela se répète, je ne dis pas un milliard de fois, mais des millions de milliard. Je les aime et leur pardonne toujours, et Je lave dans le même sang, le dernier comme le premier péché.

[…] Âmes que j'aime, soyez attentives à la souffrance de mon Cœur. Après que Judas m'eut trahi au jardin des Oliviers, il s'en alla errant et fugitif, sans pouvoir étouffer les cris de sa conscience qui l'accusait du plus horrible des sacrilèges. Et quand parvint à ses oreilles la sentence de mort prononcée contre Moi, il se livra au plus terrible des désespoirs et se pendit ! … »

[…] Qui pourra comprendre la douleur intense et profonde de mon Cœur, lorsque je vis se précipiter vers sa perte éternelle cette âme qui avait passé tant de jours à l'école de mon Amour…. recueilli ma Doctrine…. appris mes leçons et si souvent entendu tomber de mes lèvres le pardon des plus grands péchés !

Ah ! Judas, pourquoi ne viens-tu pas te jeter à mes pieds, afin que je te pardonne aussi ? ….

  • le 3 juillet 2017 : discours d'Emmanuel Macron devant le congrès à Versailles.

« Je crois à cet esprit des Lumières qui fait que notre objectif à la fin est bien l'autonomie de l'homme libre, conscient et critique. »

C'est l'homme déifié, qui n'a plus besoin d'aimer son créateur. Comme l'écrivit Louis de Bonal : «  la révolution « française » a commencé avec la déclaration des droits de l'homme, elle s'achèvera avec la déclaration des droits de Dieu. C'est bien le combat eschatologique décrit dans l'Apocalypse, ou dans le psaume 2 :

Pourquoi ce tumulte des nations, ce vain murmure des peuples ?

Les rois de la terre se dressent, les grands se liguent entre eux contre le Seigneur et son messie :

« Faisons sauter nos chaînes, rejetons ces entraves ! »

Celui qui règne dans les cieux s'en amuse, le Seigneur les tourne en dérision ;

puis il leur parle avec fureur , et sa colère les épouvante :

« Moi, j'ai sacré mon roi sur Sion, ma sainte montagne. »

Je proclame le décret du Seigneur ! + Il m'a dit : « Tu es mon fils ; moi, aujourd'hui, je t'ai engendré.

Demande, et je te donne en héritage les nations, pour domaine la terre tout entière.

Tu les détruiras de ton sceptre de fer, tu les briseras comme un vase de potier. »

Maintenant, rois, comprenez, reprenez-vous, juges de la terre.

Servez le Seigneur avec crainte, rendez-lui votre hommage en tremblant.

Qu'il s'irrite et vous êtes perdus : soudain sa colère éclatera. Heureux qui trouve en lui son refuge !

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