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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 3 février…

C’est arrivé un 3 février…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 février: saints du jour français ou en France.
    • St Lienne, prêtre à Poitiers († IVe s.)

À Poitiers, au IVe siècle, saint Lienne, prêtre, dont la tradition fait un disciple de saint Hilaire.

  • Sts Tigris et Remèze, évêques de Gap († IVe s.)

À Gap en Provence, les saints Tigris et Remèze, évêques.

  • St Lupicin, évêque de Lyon († Ve s.)

Saint Lupicin, évêque de Lyon à l’époque de la persécution des Vandales.

  • St Hadelin, prêtre et abbé (617-690)

Dans le monastère de Celles dans le Hainaut (actuellement Belgique) saint Hadelin, prêtre et abbé.

Originaire d’Aquitaine, saint Hadelin (617-690) était un moine de Solignac (France), disciple de saint Remacle et sans doute son compagnon à Stavelot. Il se retira dans un ermitage – une celle (c’est-à-dire cellule) – dans la région de la Lesse près de Dinant (Belgique). Il y fut rejoint par plusieurs disciples qui furent les évangélisateurs de la région. Ce groupement est à l’origine du village de Celles.

Un chapitre de chanoines se consacra à vénérer sa mémoire dans la bourgade de Celles. En 1046, l’évêque de Liège, Wazon, fit faire une châsse pour les reliques du saint. D’abord conservée à Celles, la châsse de saint Hadelin fut transférée en 1338 à Visé, transfert qui accompagne celui du chapitre de Celles à Visé. Ce trésor de l’art mosan peut être admiré dans l’église de Saint-Martin à Visé. Elle est portée en procession chaque 3e dimanche de septembre.

  • Bx Hélinand, moine à Froidmont († v. 1237)

Au monastère cistercien de Froidmont dans le Beauvaisis, commémoraison du bienheureux Hélinand, moine. Jadis célèbre citharède dans les cours princières, il choisit ensuite la vie humble et cachée du cloître et mourut vers 1237.

  • Ste Claudine Thévenet, vierge et fondatrice de la Congrégation des « Religieuses de Jésus-Marie » (1774-1837)

Claudine Thévenet, deuxième d’une famille de sept enfants, naît à Lyon le 30 mars 1774.

« Glady », comme on l’appelle affectueusement, exerce très tôt une heureuse influence sur ses frères et sœurs par sa bonté, sa douceur, son oubli de soi pour faire plaisir aux autres.

Elle a quinze ans lorsqu’éclate la Révolution française. En 1793, elle vit les heures tragiques de Lyon assiégée par les forces gouvernementales, et elle assiste, impuissante et horrifiée, à l’exécution de ses deux frères tués en représailles, après la chute de la ville, en janvier 1794. Leurs dernières paroles qu’elle recueille dans son cœur et fait siennes « Glady, pardonne, comme nous pardonnons » la marquent profondément et donnent un autre sens à sa vie. Dorénavant elle se consacrera à soulager les misères innombrables amenées par la Révolution ; pour elle l’ignorance de Dieu est la cause principale de la souffrance du peuple et un grand désir s’éveille en elle de le faire connaître à tous ; les enfants, les jeunes surtout attirent son zèle et elle brûle de leur faire connaître et aimer Jésus et Marie.

La rencontre d’un saint prêtre, l’abbé André Coindre, l’aidera à discerner la volonté de Dieu sur elle et sera décisive pour l’orientation de sa vie. Ayant trouvé deux petites filles abandonnées et grelottant de froid sur le parvis de l’église St-Nizier, le Père Coindre les avait conduites à Claudine qui n’avait pas hésité à s’en occuper.

La compassion et l’amour pour les enfants abandonnées est donc à l’origine de la « Providence » de St-Bruno, à Lyon (1815). Des compagnes se joignent à Claudine ; on se réunit en association, l’Association du Sacré-Cœur, dont Claudine est immédiatement élue présidente. Le 31 juillet 1818, l’appel du Seigneur se fait entendre par la voix du Père Coindre : former sans hésiter une communauté. « Dieu vous a choisie », dit-il à Claudine. Et c’est la fondation de la Congrégation des « Religieuses de Jésus-Marie » le 6 octobre 1818, aux Pierres-Plantées sur la colline de la Croix Rousse. En 1820 la jeune Congrégation s’établira à Fourvière (en face du célèbre sanctuaire) sur un terrain acheté à la famille Jaricot. Elle recevra l’approbation canonique du diocèse du Puy en 1823 et de Lyon en 1825.

Le premier but du jeune Institut avait été de recueillir les enfants pauvres et de les garder jusqu’à leur vingtième année, leur enseignant un métier en plus des connaissances de l’école élémentaire, et leur assurant une solide formation religieuse et morale. Mais on veut faire davantage et Claudine et ses sœurs ouvrent leurs cœurs et leurs bras aux jeunes filles de la classe aisée et fondent pour elles un pensionnat. Le but apostolique de la Congrégation sera donc l’éducation chrétienne de toutes les classes sociales avec une préférence pour les enfants et les jeunes et parmi ceux-ci pour les plus pauvres.

Les deux œuvres se développent simultanément malgré les épreuves qui accompagneront la Fondatrice durant les douze dernières années de son pèlerinage terrestre : la mort douloureusement ressentie du Père Coindre (1826) et des premières sœurs (1828) ; la lutte pour empêcher la fusion de sa Congrégation avec une autre ; les mouvements révolutionnaires de Lyon en 1831 et 1834 avec toutes les conséquences pour les habitants de Fourvière qui se trouvaient à un point stratégique entre les deux partis antagonistes.

Le courage insigne de la Fondatrice ne se laisse jamais intimider par l’adversité ; elle entreprend avec hardiesse de nouvelles constructions dont celle de la chapelle de la Maison-Mère ; en même temps elle s’adonne avec le plus grand soin à la rédaction des Constitutions de sa Congrégation. Elle allait y mettre la dernière main quand la mort la frappa dans la soixante-troisième année de son âge le 3 février 1837.

A près de 200 ans de la fondation de la Congrégation, les « Religieuses de Jésus-Marie » sont aujourd’hui plus de 2000, réparties dans de plus 180 maisons sur les cinq continents.

Leur but est « Faire connaître et aimer Jésus et Marie » et leur devise est « Loués soient à jamais Jésus et Marie ».

Claudine Thévenet a été béatifiée le 4 octobre 1981 et canonisée, dans la Basilique Vaticane, le 21 mars 1993 par Saint Jean Paul II.

  • Bse Marie-Anne Rivier, vierge et fondatrice des ‘Sœurs de la Présentation de Marie’ († 1838)

Marie-Anne Rivier naît à Montpezat, en Ardèche, le 19 décembre 1768. En 1770, alors qu’elle n’a pas encore deux ans, Marie-Anne est victime d’un grave accident : elle tombe du lit superposé dont elle occupe le rang supérieur. Dans sa chute, elle se fracture la hanche et, désormais, même avec des béquilles, elle ne peut se tenir debout.

Marie-Anne souffre également de rachitisme : avec un buste et une tête normalement développés, ses bras et ses jambes resteront grêles, et, adulte, elle ne dépassera pas un mètre trente-deux.

Pendant quatre ans, elle prie la Vierge Marie de la guérir « Si tu me guéris, je t’amènerai des enfants, je leur ferai l’école ». Elle est guérie. S’annonce alors sa vocation d’éducatrice. À 18 ans, elle ouvre une école à Montpezat malgré les réticences de son curé. Très vite, elle gagne la confiance de tous. Chaque jour après la classe, elle rejoint les jeunes filles pour leur donner une formation humaine et chrétienne. Elle accepte d’organiser une préparation aux fêtes religieuses pour les femmes et les fait prier.

En ces temps de terreur, où tout acte religieux devient suspect, elle convoque en secret les assemblées du dimanche. En 1794, elle quitte Montpezat pour Thueyts. Alors que les couvents sont dissous, les religieux dispersés et les églises fermées au culte, elle appelle d’autres jeunes filles : « Mettons-nous ensemble et nous ferons l’école ». Ainsi naît le 21 novembre 1796 une nouvelle famille religieuse : la Présentation de Marie. L’école sera le moyen privilégié pour annoncer Jésus Christ aux enfants et aux jeunes. Les plus délaissés seront un souci constant.

En 1819, l’ancien couvent des Visitandines à Bourg Saint Andéol devient la nouvelle maison mère de la congrégation. Marie Rivier brûle d’annoncer Jésus Christ partout, bien au-delà des vallées de l’Ardèche. Elle entrevoit pour sa communauté un rayonnement dans le monde entier. Le 3 février 1838, tandis qu’elle récite la deuxième partie du “Je vous salue, Marie”, Mère Marie-Anne s’éteint paisiblement. Notre-Dame était au rendez-vous. Elle a déjà fondé 141 écoles réparties dans 14 diocèses et reçu plus de 350 sœurs pour continuer son œuvre. Le deuxième centenaire de la fondation de l’Institut des ‘Sœurs de la Présentation de Marie’ a été célébré en 1996. Aujourd’hui, les sœurs de la Présentation sont environ 3000, réparties en 9 provinces, dont 3 en Europe et 6 aux États-Unis. Elles sont à la fois enseignantes, hospitalières et éducatrices paroissiales.

Marie-Anne Rivier a été proclamée Bienheureuse le 23 mai 1982, à Rome, par saint Jean-Paul II.

  • le 3 février 929 : élection du pape Etienne VII.
  • le 3 février 1137 : Bégard fonde l’abbaye cistercienne de Saint-Aubin des Bois, à Plédéliac, dans l’actuel département des Côtes-d’Armor.
  • le 3 février  1190 : création des échevins de la ville de Paris par Philippe Auguste.

Le Roi donne aussi à la capitale les armes qu’elle a si longtemps portées, et la fait clore de murailles et de fossés.

  • le 3 février  1486 : première tenue de la Foire Saint-Germain à Paris, établie quatre ans auparavant par Louis XI.
  • le 3 février 1687 : décès de François de Créquy, duc de Lesdiguières, maréchal de France.

François de Blanchefort de Créquy de Bonne, marquis de Marines, Maréchal de France en 1668, nait en 1629 et décède le 3 février 1687 à Paris. Officier sous le règne de Louis XIV, dont il a gagné la confiance par sa fidélité lors de la Fronde, il s’illustre dans les nombreuses batailles de la guerre de Trente Ans.

  • le 3 février 1761: les Anglais envahissent et s’approprient le comptoir français de Mahé en Inde.
  • le 3 février 1775 : naissance de Louis-François Lejeune, peintre et militaire français.

Bivouac de Napoléon à la veille d’Austerlitz

Louis-François Lejeune a peint un assez grand nombre de tableaux d’histoire très appréciés. Le tableau de la bataille de Guirando, et le tableau de la bataille de la Moskowa, son chef-d’œuvre, sont les plus connus. En 1798, il est nommé capitaine-adjoint au corps du génie et prend part aux guerres de l’Empire. Il démissionne en 1813 pour se consacrer à la peinture, puis reprend du service en 1818. Il devient maire de Toulouse en 1841 et y meurt le 29 février 1848.

 

Bataille de la Moskowa

 

  • le 3 février 1840 : bataille de Mazagran.

Cette bataille a lieu durant la conquête de l’Algérie, elle dure trois jours. Cent vingt-trois chasseurs commandés par le capitaine Lelièvre, tenant une fortification de fortune, repoussent plusieurs milliers d’Algériens, menés par Mustapha ben-Tami. Pendant quatre jours, la 10 compagnie du 1 bataillon d’infanterie légère d’Afrique, protégée par un muret de pierres sèches, se battant un contre cent, et tient tête à plus de douze mille Hommes.

Après avoir repoussé quatre assauts, n’ayant plus qu’une dernière caisse de munitions, puisqu’ils ont consommé quarante mille cartouches, ils prennent la résolution de se faire sauter, et lorsqu’après un combat de cent heures, on leur demande ce qu’ils veulent, ils répondent d’une seule voie : « du biscuit, des cartouches et l’ennemi ! »

Le ministre de la guerre, par un ordre à l’armée du 12 mars suivant, autorise la 10° compagnie à conserver le drapeau, criblé de balles, qui flottait sur le réduit de Mazagran pendant les journées des 3, 4, 5 et 6 février.

Défense héroïque du capitaine Lelièvre à Mazagran par Jean-Adolphe Beaucé

  • le 3 février 2004 : le premier tour du monde à la voile sans escale et en solitaire en moins de 80 jours.

Le navigateur français Francis Joyon boucle sur son trimaran IDEC le premier tour du monde à la voile sans escale et en solitaire en moins de 80 jours. Il met 72 jours.

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
Avec le Salon Beige voulez-vous participer à cette émergence ?

Le Salon Beige se bat chaque jour pour la dignité de l’homme et pour une culture de Vie.

S'il vous plaît, faites un don aujourd'hui. Merci

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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