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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 29 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 29 mai 325 : pour la première fois un chrétien, Acilius, devient préfet de Rome.

 

  • le 29 mai 1328 : Philippe VI est sacré Roi en la cathédrale de Reims.

Philippe de Valois est sacré à Reims par l'archevêque Guillaume de Trie. Le duc d'Aquitaine, Édouard III d'Angleterre, pourtant pair de France, n'assiste pas à la cérémonie. Les Valois succèdent aux Capétiens directs. Le Valois, l'Anjou et le Maine sont réunis à la Couronne. Le Roi abandonne la Navarre à Jeanne, fille de Louis X le Hutin, femme de Philippe d'Évreux. Voir le testament de Saint Rémi dans la chronique du 13 janvier.

  • le 29 mai 1431 : une bulle du pape Eugène IV autorise la création de l'Université de Poitiers.

Cette université est voulue par le Roi Charles VII pour récompenser la fidélité que lui avait toujours montrée le Poitou ; elle est créée le 16 mars 1432, par lettre patente royale.

  • le 29 mai 1418 : prise de Paris par Jean sans Peur, duc de Bourgogne.

Depuis l'assassinat du duc d'Orléans (voir la chronique du 23 novembre) par son cousin le duc de Bourgogne, Jean sans Peur, la France est entrée en guerre civile. Durement éprouvée par les exactions des Armagnacs, la population de la capitale se soulève. Dans la nuit du 28 au 29 mai, des sympathisants bourguignons ouvrent la porte Saint-Germain-des-Prés au capitaine bourguignon Jean de Villiers de L'Isle-Adam, à la tête d'un bataillon de 800 hommes. Effet de surprise : aux cris de « Vive Bourgogne ! », les Orléanais sont massacrés. Le 12 juin, Bernard d'Armagnac est tué à son tour. Le dauphin Charles s'enfuit. Le gouvernement passe aux mains des Bourguignons

 

  • le 29 mai 1453 : condamnation de Jacques Cœur.

N'étant plus protégé par Agnès Sorel qui vient de mourir, Cœur est accusé de l'avoir empoisonnée. Lors du jugement ses malversations financières sont révélées. Ses biens sont mis sous séquestre, et le palais qu'il faisait construire à Bourges devient possession du Roi. Jacques Cœur est reconnu coupable des crimes de lèse-majesté, de concussion et d'exactions Il est condamné à la saisie de ses biens, au paiement d'une amende de trois cent mille écus, au remboursement de cent mille écus au Trésor royal. Sa condamnation à mort est commuée en bannissement perpétuel pour service rendu à la couronne. Il a en effet financé la plupart des campagnes de Charles VII pour libérer la France de la présence anglaise.

Il doit rester en prison jusqu'au paiement de l'amende et ensuite être banni hors du royaume. Sur l'accusation d'empoisonnement d'Agnès Sorel, l'arrêt décide de suspendre la procédure. (Cf. la chronique du 25 novembre.)

  • le 29 mai 1453 : Constantinople tombe aux mains des Turcs

Constantinople, capitale de l'empire byzantin depuis 395, est prise par les forces ottomanes conduites par Mehmet II. Le dernier empereur romain Constantin XI Paléologue meurt sur les remparts en défendant sa ville. Il sera le dernier empereur romain de l'Histoire. La ville est pillée trois jours durant.

  •  
  • le 29 mai 1692 : bataille de Barfleur.

Afin d'aider Jacques II à retrouver son trône, Louis XIV prépare un débarquement de 20 000 hommes en Angleterre. Ayant constituée une flotte de 45 navires de ligne, commandée par Tourville, celle-ci fait route vers la Hougue pour embarquer les troupes d'invasion ; Tourville rencontre la flotte anglo-hollandaise au large de Barfleur. Malgré son infériorité numérique, il attaque les 99 vaisseaux ennemis, le 29 mai 1692 et les bat. Victorieux, il rejoint Brest, mais une quinzaine de ses navires sont pris dans les courants et se réfugient dans la rade de la Hougue. Les Anglais en profitent pour brûler ces navires impuissants et immobilisés. Cet évènement va inciter Louis XIV à développer les fortifications des ports.

Bataille de Barfleur-La Houge. Au centre, le Soleil Royal français entre un vaisseau hollandais et un vaisseau anglais. Tableau de 1693.

  • le 29 mai 1724 : Benoît XIII devient pape.

Le 29 mai 1724, lors de son élection, Benoit XIII est évêque de Césène, Il ne faut pas le confondre avec l'antipape Benoît XIII, qui règne en Avignon de 1394 à 1417. Notons que de nombreux papes de Rome choisissent volontairement de reprendre des noms d'antipapes. Cf. la chronique du 21 février.

  • le 29 mai 1793 : Lyon se soulève contre la Convention.

Encore un mensonge de la III république sur la période révolutionnaire. L'ouest catholique n'est pas le seul à se soulever contre les folies parisiennes. C'est toute la France qui se rebelle. Lyon en est l'exemple, comme Marseille, Toulon et d'autres villes. La Convention décrète Lyon "en état de rébellion contre l'autorité légitime"(Sic !).

Exaspérés par les excès des révolutionnaires, les Lyonnais se soulèvent, arrêtent Chalier et ses amis qui, après jugement, sont exécutés le 16 juillet. La ville est administrée par des Girondins, puis les royalistes, conduits par Louis François Perrin, comte de Précy, qui organise la défense. Précy, ancien officier de la Maison du Roi, qui a participéà la défense des Tuileries le 10 août 1792, édifie des redoutes, met en place une organisation défensive et mobilise une armée d'environ 12 000 à 14 000 hommes. L'armée de la Convention est dix fois plus nombreuse, sous les ordres de Dubois-Crancé, Kellermann et Couthon, le commissaire politique.

Le siège de Lyon commence le 7 août, mais le blocus n'est réalisé complètement que le 17 septembre. Il commence par des duels d'artillerie et des tentatives de prises de points stratégiques auxquelles les Lyonnais résistent. Kellermann décide donc de bombarder la ville pour saper le moral des habitants. Le pilonnage commence dans la nuit du 22 au 23 août pour ne cesser qu'avec la reddition de Lyon. Précy et les combattants survivants entreprirent de percer les lignes ennemies pour gagner la Suisse. Seule une poignée d'hommes atteignit ce refuge. Le 12 octobre 1793, le conventionnel Barère se vante de son succès en ces termes :

« Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n'est plus. »

La Convention décrète, le 17 octobre, que la ville doit être détruite et ne plus porter que le nom de Commune Affranchie, Collot d'Herbois et Fouché se chargent de la besogne. 1 604 personnes sont fusillées ou guillotinées, plusieurs riches immeubles autour de la place Bellecour détruits, l'école royale de dessin est supprimée, la terreur jacobine s'abat sur Lyon, atroce et ce, durant de longs mois. Les pavés de la place des Terreaux disparaissent sous le sang. Mais cela n'est pas assez rapide, on enchaine donc des centaines de personnes dans la plaine des Brotteaux et on tire sur eux au canon. Au nom de la liberté !

Les dépouilles de ces malheureux reposent dans une chapelle du quartier, et sur les murs sont gravés les noms des victimes de la Terreur. De 150 000 habitants, Lyon passe à 102 000 en 1794, et 88 000 en 1800. La répression détruit près de la moitié de l'industrie de la soie.

  • le 29 mai 1801 : Talleyrand envoie une note à Bonaparte.

Il y explique la nécessité de ne pas laisser Pie VII supprimer l'article du Concordat relatif aux prêtres mariés, qui est "moralement aussi indispensable que l'est politiquement celui relatif aux biens nationaux".

  • le 29 mai 1825 : sacre de Charles X, dans la cathédrale de Reims.

Le comte d'Artois succède à ses deux frères le Roi Louis XVI et Louis XVIII qui n'a pas été sacré. Il règne 5 ans.

  • le 29 mai 1935 : mise en service du "Normandie".

Le paquebot appareille pour sa première traversée et arrive à New York le lundi 3 juin 1935. Le Normandie remporte le "ruban bleu" lors de ce voyage inaugural, car il traverse l'Atlantique à la vitesse de 30 nœuds.

Il est désarmé dans le port de New York le 6 septembre 1939. L'armée américaine le réquisitionne le 16 décembre 1941. Il est rebaptisé La Fayette le 1er janvier 1942. Le 9 février 1942 un feu se déclare lors de travaux de transformation pour en faire un transport de troupes. Il chavire .Voir la chronique du 9 février.

  • le 29 mai 1958 : le général De Gaulle accepte de former le gouvernement.
  • le 29 mai 1958 encore : Maurice Jeanpierre, colonel du 1er régiment étranger de parachutistes est tué au combat.

C'est par une phrase très laconique, qui le désigne par son indicatif radio, que son unité apprend la mort de son chef :

« Soleil est mort.»

Une promotion de Saint-Cyr porte son nom.

  • le 29 mai 1968 : De Gaulle disparaît.

Le président De Gaulle téléphone au premier ministre Pompidou pour lui annoncer qu'il part se reposer à Colombey et qu'il "l'embrasse". Rapidement, ce dernier apprend que De Gaulle n'est pas arrivé à Colombey et a "disparu".

L'opinion publique découvre que De Gaulle est parti à Baden-Baden pour une entrevue mystérieuse avec Massu, commandant des forces françaises en Allemagne. Pompidou et Chaban-Delmas évoquent une éventuelle dissolution de l'Assemblée en apprenant la nouvelle. Mendès France se déclare prêt à former un "gouvernement de gestion".

Une manifestation d'environ 300 000 personnes, organisée par la CGT, défile de la Bastille à la Gare St-Lazare à Paris.

  • le 29 mai 2005 : les Français rejettent par un referendum le projet de Constitution européenne.

Avec 54,87 % des voix contre, les Français rejettent le projet de traité constitutionnel européen. La France est le 10ème pays à se prononcer sur le texte, et le deuxième par référendum après l'Espagne. Mais c'est aussi le premier à dire "non".

 

  • le 29 mai 2014 : fête de l’Ascension.

 

La fête de l'Ascension est célébrée 40 jours après Pâques. Elle a donc toujours lieu un jeudi mais sa date varie chaque année en fonction de celle de Pâques. Exceptionnellement, en 2014 cette fête est célébrée à la même date pour tous les chrétiens, occidentaux et orientaux, malgré des calendriers différents.

 

Elle marque la montée au ciel de Jésus-Christ, après sa mort le vendredi saint, et la Résurrection, le dimanche de Pâques. Le mot vient du latin "ascendere" signifiant "monter vers". Marquant la fin de la mission terrestre de Jésus-Christ, cet événement implique également le début de l'activité missionnaire des apôtres.

 

Cet épisode est évoqué dans les Evangiles selon saint Marc, saint Luc, et dans les Actes des apôtres: "Pendant qu'il les bénissait, il se sépara d'eux et fut enlevé au ciel." (Luc 24,51). L'Ascension fait partie des trois grandes fêtes primordiales attestant de l'identité divine de Jésus-Christ, ayant sa place entre Pâques et la Pentecôte, 10 jours plus tard.

 

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8 commentaires

  1. Merci Lois,pour tous ces rappels de l’Histoire : celle du christianisme, celle de France, celle du monde.
    Si nous ne tirons pas les leçons du passé, nous nous condamnons à le revivre.

  2. Pour Philippe VI, en 1328, vous dites que les Valois succèdent aux Capétiens. Il aurait été plus juste de dire « Capétiens directs ». Les Valois sont une branche des Capétiens comme plus tard les Bourbons. La famille capétienne a ainsi régné plus de 8 siècles en France.

  3. Le général De Gaulle ? Connais pas. Je n’en ai jamais entendu parler.

  4. Louis XVIII n’a jamais été sacré. Il n’en est pas moins considéré comme roi de France tout à fait légitime. Ce n’est donc pas le sacre qui fait le roi de France.

  5. Référendum est un mot latin. Cependant en graphie française on l’écrit avec des accents (Larousse).

  6. Merci pour les informations sur Lyon en 1793, édifiant…

  7. Pour Jean Ferrand: Cela fait déjà plusieurs fois que vous écrivez sur le sujet du sacre.
    Je ne partage pas totalement votre point de vue. Les monarques français ont toujours eu une préséance diplomatique parce que l’Eglise de Rome et les autres nations reconnaissaient une élection divine du Roi.
    Le sacre est considéré comme un « 8ème sacrement » dès les origines de la monarchie. Et l’Angleterre puis d’autres vont demander à recevoir la couromme des main de l’Eglise comme le Roi de France.
    Je vous engage à relire Jean Sévillia dans: Historiquement correcte; Renée Cassin dans: Pour l’Honneur de la France, mais surtout Bernard Basse dans: La constitution de l’ancienne France.
    On ne peut pas comprendre la Monarchie Française et les 1500 ans de son histoire si l’on écarte le côté transcendantal du Pacte de Reims, renouvelé justement à chaque Sacre.
    Après le sacre le Roi n’est plus le même homme; c’est « l’Oint du Seigneur » comme le devient David, une fois l’onction donnée par le Prophète Samuel.
    Cordialement.

  8. A retenir :
    Le 21 Juin aura lieu une manifestation contre la pédocriminalité, 5 Avenue Anatole France, Paris à partir de 14:00. Le jour choisi correspond au « love boys Day », au jour de Sabbat, fête de la Wicca satanique, et à la fête de la musique créée par Jack Lang.
    Tract a imprimer : http://pdf.lu/nrak/

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