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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 29 avril…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 29 avril : saints du jour français ou en France.
    • St Achard, évêque d'Avranches († 1172)

À La Lucerne en Normandie, l'an 1172, le trépas de saint Achard, évêque d'Avranches. Originaire d'Angleterre, chanoine régulier de Saint-Victor à Paris avant son épiscopat, il écrivit plusieurs traités sur la vie spirituelle, pour guider l'âme chrétienne jusqu'au sommet de la perfection. Il mourut et fut inhumé dans l'abbaye de l'Ordre de Prémontré où il allait fréquemment.

  • St Hugues de Cluny, 6e abbé de Cluny († 1109)

Hugues était originaire d'une noble et riche famille de Bourgogne. En vain son père lui fit donner une éducation toute militaire : les chevaux, les armes et la chasse n'avaient aucun charme pour l'enfant ; son bonheur était de se retirer à l'écart, de visiter les églises et de lire les saints livres. À seize ans, Hugues alla frapper à la porte du monastère de Cluny : « Quel trésor, dit un des plus vénérables moines, reçoit ce jour le couvent de Cluny ! »

À vingt-cinq ans, le jeune moine était prieur du monastère, et peu de temps après, le saint abbé Odilon étant mort, il fut porté en triomphe et malgré lui sur le trône abbatial. Les honneurs, loin d'être une épreuve pour sa vertu, devinrent le signal d'un accroissement dans la perfection.

Dès lors Hugues exerça dans l'Église entière, par la confiance que lui témoignèrent les Papes, une immense et très salutaire influence ; il assista le Pape Étienne X sur son lit de mort ; il fut vénéré et consulté par les Papes saint Grégoire VII, Urbain II et Pascal II, qui avaient été ses enfants, moines de Cluny, avant de monter sur le siège de saint Pierre.

Hugues fut toujours inébranlable dans la défense des droits de l'Église contre les princes de ce monde, et nul plus que lui ne combattit avec vigueur les abus qui avaient envahi le clergé à cette époque troublée.

Ayant reçu l'annonce surnaturelle de sa mort prochaine, il s'y prépara par un redoublement d'austérités et de ferveur. Malgré ses quatre-vingt-cinq ans, il porta jusqu'au bout, pendant le Carême de 1109, le poids du travail et des pénitences monastiques. Le Jeudi Saint, il se rendit au chapitre et fit distribuer aux pauvres les aumônes ordinaires, lava les pieds de ses frères et fit couler leurs larmes dans une exhortation touchante sur l'Évangile.

Il assista à tous les offices du Vendredi saint et du Samedi saint, et put encore célébrer la solennité de Pâques ; mais le soir, épuisé, il dut se mettre au lit et reçut le saint Viatique :

– « Reconnaissez-vous, lui dit-on, le Corps sacré du Sauveur ?

Oui, répondit-il, je le reconnais et je l'adore ! »

Il mourut étendu sur la cendre et le cilice. « À l'heure où les derniers rayons du soleil s'éteignent à l'horizon, écrit son biographe, s'éteignit aussi ce grand soleil de l'Ordre monastique. » Hugues avait été lié avec saint Udalric, saint Pierre Damien, saint Bruno et un bon nombre d'autres Saints. Sous son autorité, l'Ordre de Cluny comptait plus de trente mille moines.

  • le 29 avril 1380 : décès de sainte Catherine de Sienne.

Née le 25 mars 1347 à Sienne en Toscane, Catarina Benincasa meurt à Rome à l'âge de 33 ans. A l'âge de quinze ans, Sainte Catherine  de Sienne revêt l'habit des sœurs de la Pénitence de Saint Dominique, les Mantellate. Elles ont la permission d'entendre les Offices dans les églises des Frères Prêcheurs, et suivent une règle qui n'était pas vraiment religieuse puisque ces sœurs ne prononcent pas de vœux.

En 1368, après le décès de son père et de son mariage mystique avec le Christ, elle sauve ses frères pendant un coup d'état à Sienne et commence à convertir autour d'elle. A partir de 1375 commence une période de sa vie où elle prend, de manière publique, la défense des intérêts du Pape ; elle manifeste son souci de l'unité et de l'indépendance de l'Eglise, et pousse le pape à quitter Avignon pour Rome.

En 1378, après le décès de Grégoire XI, et l'élection d'Urbain VI, éclate le Grand Schisme d'Occident et l'élection de l'antipape Clément VII (Robert de Genève), malgré les appels à la patience et les mises en garde de sainte Catherine de Sienne. La même année, sainte Catherine de Sienne commence la rédaction de ses Dialogues, qui auraient été composés en cinq jours d'extase, du 9 au 14 octobre.  Sainte Catherine de Sienne  vient s'établir définitivement à Rome ; elle y meurt à l'âge de 33 ans. Appartenant au tiers-ordre dominicain,  sainte Catherine de Sienne est canonisée en 1461 par le pape Pie II. Elle est patronne de l'Italie et déclarée docteur de l'Eglise par le pape Paul VI, le 4 octobre 1970 en même temps que Sainte Thérèse d'Avila.

  • le 29 avril 1429 : Jeanne d'Arc met fin au Siège d'Orléans et approvisionne la ville.

Jeanne d'Arc ayant convaincu Charles VII d'être envoyée par Dieu pour libérer Orléans et le faire sacrer à Reims, ce dernier lui confie une petite troupe. La ville assiégée depuis octobre 1428 résiste aux Anglais par fidélité au Roi de France. Aucun des grands capitaines qui accompagnent Jeanne d'Arc ne pensent la libération possible.

Pourtant dès le premier jour, sa troupe pénètre dans la ville où un défilé est immédiatement organisé par Dunois pour revigorer les défenseurs.

 

  • le 29 avril 1498 : le cercueil de Charles VIII arrive à Paris et est déposé dans l'église Notre-Dame-des-Champs.

 

  • le 29 avril 1507 : Louis XII de France reprend Gênes.

La ville s'est mise sous la protection de la France, mais en 1506, des émeutes entraînent la mort de Français et le massacre de la garnison française. Louis XII passe aussitôt les Alpes à la tête d'une armée de 50 000 hommes, inflige aux Génois une complète déroute et entre dans Gênes. Il fait brûler en sa présence tous les privilèges de la ville ; fait décapiter les meneurs ; annexe la Corse ; les condamne à une amende de cent mille écus d'or, et fait bâtir une citadelle, qu'il appelle « la Bride de Gênes » (pour brider la ville). Toutefois, avant de quitter la ville il lui rend ses libertés et ses lois propres.

Entrée de Louis XII dans Gênes

  • le 29 avril 1545 : par lettres patentes, François Ier ordonne la reconstruction de la ville de Vitry-en-Perthois,

Détruite l'année précédente par Charles Quint, la nouvelle ville prend le nom de Vitry-le-François. Il en confie le chantier à l'architecte et ingénieur militaire italien Girolamo Marini, originaire de Bologne.

  • le 29 avril 1624 : le cardinal de Richelieu devient ministre de Louis XIII et entre au Conseil du Roi.

Né en 1585 à Paris, il est d'abord destiné à la carrière des armes, mais Henri IV le nomme évêque de Luçon, le 18 décembre 1606, après avoir reçu à Rome une dispense du pape pour son jeune âge. Premier évêque de France à mettre en œuvre dans son diocèse les réformes voulues par le concile de Trente, il est appelé par la Régente à Paris, d'abord comme Aumônier royal, puis comme membre du Conseil du Roi. Après un exil, il retrouve le Conseil le 29 avril 1624.

Louis XIII rappelle Richelieu, qui à 39 ans, prend la tête du Conseil du Roi ou Conseil d'en haut. Les 2 hommes vont consolider l'autorité royale dans une France mise à mal par les luttes de factions. Il aide le Roi à détruire l'Etat dans l'Etat que constitue le parti huguenot, parti anti catholique et favorable aux puissances étrangères. La prise de la Rochelle (chronique du 28 octobre) en est l'exemple le plus célèbre. Mais s'il lutte contre les protestants, il lutte aussi contre la Maison d'Autriche et essaie de soumettre la noblesse. 20 ans après leur arrivée à la tête de la France, ils légueront à Louis XIV et Mazarin un Etat restauré et un pays unifié.

Le cardinal de Richelieu joue aussi un rôle dans la réconciliation de Louis XIII et de sa mère Marie de Médicis, qui avait été exilée (voir la chronique du 10 novembre sur la journée des Dupes). Il fonde l'Académie Française en 1635 (voir la chronique des 2 et 29 janvier et du 13 mars).

Rénée CASIN dans son livre Un Prophète de l'unité, le Cardinal de Richelieu (Ed. Résiac) révèle un homme totalement dévoué à son Dieu, son Roi et sa Patrie, qui gouverne un pays, combat sur les champs de bataille, écrit des traités de théologie. Honnie par ses contemporains, car il fait passer l'intérêt général avant les intérêts particuliers, l'Histoire reconnaît en lui un des plus grands hommes d'Etat de la France. Renée Casin cite ainsi Pierre Gaxotte :

«Il n'y a pas, dans toute notre histoire, de cerveau plus puissant, plus politique, ni plus français. » (Histoire des Français, Ed. Flammarion, page 71)

Ou l'Anglais Hilaire Belloc :

« Génie tel qu'il ne s'en produit qu'un ou deux dans l'histoire d'une nation. » dans Richelieu, Ed. Payot, page 92)

Armand Jean du Plessis, cardinal, duc de Richelieu meurt le 4 février 1642 à Paris, en recevant le saint Viatique il murmure :

« Voici mon Juge ; je le prie de me condamner, si dans mon ministère, je me suis jamais proposé autre chose que le bien de la Religion et celui de l'Etat. »

  • le 29 avril 1627 : Armand de Richelieu fonde la Compagnie de la Nouvelle-France.

Le 29 avril 1627 : la Compagnie de Caën est abolie; Richelieu fonde la Compagnie de la Nouvelle-France ou compagnie des Cent-Associés. Le Roi approuve le projet le 6 mai suivant. La mission de la Compagnie est « d'établir l'Empire français en Amérique du Nord ». Elle est dotée d'un capital de 100 000 couronnes. Le territoire qui lui est octroyé comprend la Nouvelle-France, de la Floride à l'Arctique et de l'Atlantique à l'Ouest inconnu, ainsi que d'importants privilèges de traite des fourrures.

            
Fig.1 Sceau de la Compagnie de la Nouvelle-France ; Fig.2 Contre-sceau de la Compagnie de la Nouvelle-France, dite des Cent-Associés.

Voir la chronique du 24 février.

  • le 29 avril 1670 : le cardinal Altieri est élu Pape sous le nom de Clément X.

C'est Clément X, qui, en voyant les résultats des travaux apostoliques des missionnaires français au Canada, décide de donner à l'Église locale une organisation indépendante, et érige un siège épiscopal au Québec. L'évêque dépend directement du Saint-Siège; cette disposition permet plus tard de garantir la permanence de la foi catholique au Québec quand l'Angleterre s'en empare. Le premier évêque est Mgr François de Montmorency-Laval.

  • le 29 avril 1758 : première bataille de Gondelour.

Cette bataille qui a lieu dans le cadre de la Guerre de Sept ans. Ce jour se déroule la première des trois batailles navales de Gondelour, au large de la côte Carnatique, au sud de l'Inde, entre les marines française et britannique. Elle a pour but le contrôle de Gondelour, la capitale des comptoirs français en Inde. Les Français battent les Anglais

  • le 29 avril 1774 : le Roi Louis XV est porteur de la variole.

On écarte la famille royale pour éviter tout risque de contagion.

  • le 29 avril 1903 : expulsion des chartreux de la Grande Chartreuse.

L'armée envoyée par le ministère Combes, en dépit du soutien de milliers d'habitants venus de toute la région, chasse les Chartreux. Le capitaine Colas des Francs, commandant le 2ème bataillon du 140ème de ligne, brise son épée sur le chemin du retour ; et le commandant de Coubertin commandant du 2ème Dragons remet sa démission au ministre de la Guerre, considérant que la noble énergie des officiers français réclame une tâche plus noble et que seule la démission de son chef peut laver l'affront". Les chartreux ne reviennent qu'en 1940.

  • le 29 avril 1926 : la France et les États-Unis signent un accord qui annule 60% de la dette française de la Grande Guerre.
  • le 29 avril 1945 : les femmes votent de nouveau en France.

Tandis que la guerre touche à sa fin, les élections municipales donnent l'occasion aux Françaises de voter pour la première fois depuis la révolution (anti) française.

Voir la chronique du 21 avril, qui traite de l'ordonnance du 21 avril 1944, prise par le Gouvernement provisoire du général De Gaulle, à Alger.

  • le 29 avril 1981 : François Mitterrand affirme : « L'homosexualité doit cesser d'être un délit ».

Le 11 juin suivant le ministre de l'Intérieur demande à la hiérarchie policière de « renoncer aux fichages des homosexuels, aux discriminations et à plus forte raison aux suspicions anti homosexuelles ». Le lendemain, le ministre de la Santé déclare qu'il n'accepte plus de prendre en compte l'homosexualité dans la liste des maladies mentales établie par l'Organisation mondiale de la santé.

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
Avec le Salon Beige voulez-vous participer à cette émergence ?

Le Salon Beige se bat chaque jour pour la dignité de l’homme et pour une culture de Vie.

S'il vous plaît, faites un don aujourd'hui. Merci

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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