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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 28 octobre…

C’est arrivé un 28 octobre…

A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 28 octobre : saints du jour français ou en France.
    • St Faron : évêque de Meaux († V. 670)

En 869, l’évêque de Meaux Hildegaire entreprit d’écrire la Vie du plus illustre de ses devanciers, saint Faron. Ancien moine de Saint-Denis, connaissant bien la riche bibliothèque de son monastère, il utilisa de nombreux ouvrages pour composer son récit. Le résultat fut une Vie en 131 chapitres qu’il aurait pu intituler « Saint Faron et son temps », car l’histoire générale et les exploits des saints du VIIe siècle y tiennent beaucoup plus de place que saint Faron.

Hildegaire raconte que Faron naquit d’un père burgonde nommé Agneric, ami de saint Colomban, de saint Eustase et de bien d’autres. Faron eut plusieurs frères et soeurs : Walbert, évêque de Meaux avant lui; Chagnoald, évêque de Laon; Burgondofara ou Fare, abbesse-fondatrice d’Evoriacum (Faremoutiers).  A la cour du roi Théodebert, Faron fut si considéré qu’on le choisit comme parrain du futur Clotaire 2 qui, devenu Roi, suivait volontiers ses conseils. Les Saxons se révoltèrent contre Clotaire et leur roi Bertoald lui envoya des ambassadeurs chargés de ce message : « Je vois que tu n’as ni la force, ni l’espoir de t’élever contre ma puissance. C’est pourquoi je veux user de douceur… et je te demande de venir me servir de guide sur ce territoire que je ne connais pas… ».

Clotaire, furieux, voulut massacrer immédiatement les ambassadeurs, mais Faron obtint leur sursis. La nuit, il entra dans leur prison et les exhorta à se faire baptiser pour sauver leur tête et échapper à la mort éternelle. Ils se laissèrent persuader. Le lendemain, alors que Clotaire recommençait à délibérer, Faron déclara que les prisonniers n’étaient plus des Saxons, mais qu’un fidèle les avait baptisés et qu’ils portaient les vêtements blancs des néophytes. Le roi et les grands admirèrent ce prodige et les renvoyèrent comblés de présents.  Plus tard Clotaire dévasta la Saxe et ne laissa en vie que ceux qui ne dépassaient pas la hauteur de son épée. Cependant les femmes de Meaux rappelaient encore dans une chanson la clémence de Faron.

Avec sa femme Blidechilde, Faron menait une vie fort édifiante, ce qui ne suffisait pas à sa sœur Fare; lors d’une visite, elle le décida à se séparer de Blidechilde : il l’envoya dans un monastère et se fit tonsurer. Il donna une terre à saint Fiacre pour y construire un monastère et envoya saint Kilien évangéliser l’Artois. A la mort de son frère Walbert, Faron fut élu évêque de Meaux et édifia son peuple par ses miracles et ses vertus.  Faron fonda à Meaux un monastère en l’honneur de la Sainte Croix, où il fut enterré et qui prit son nom.

Bien que le récit d’Hildegaire soit devenu la Vie officielle de saint Faron, dans sa forme primitive ou dans des résumés, quelques historiens se sont donné la peine de recommencer son travail d’information…

  • St Genès: martyr († V. IVE S.)

Thiers en Auvergne, vers le IVe siècle, saint Genès, qui aurait quitté ce monde par le martyre, encore revêtu des vêtements blancs du baptême.

  • St Saulve : évêque à Amiens († V. 625)

À Amiens, vers 625, saint Saulve, évêque, consacré dès sa jeunesse à l’étude des réalités divines et doté d’une grande pureté de vie.

  • St Germain : abbé à Annecy († XIE S.)

À Annecy, commémoraison de saint Germain, abbé, qui fonda et dirigea au XIe siècle le prieuré de Talloires et se fit remarquer par son amour de la solitude.

  • 28 octobre 312 : l’empereur romain Constantin, qui a placé la croix du Christ sur les boucliers de ses soldats, bat son rival Maxence sur le pont de Milvius, à 3 km de Rome.

Au IVe siècle, Constantin, fils du gouverneur des Gaules et de sainte Hélène, se montre favorable aux chrétiens. A la mort de son père, en 306, ses soldats le proclament empereur à la place de l’empereur en titre Maxence, impie et cruel. Constantin franchit les Alpes, s’approche de Rome pour combattre les forces considérables de Maxence. Un jour*, il aperçoit dans le ciel une croix lumineuse avec cette inscription : in hoc signo vinces (par ce signe tu vaincras). La nuit suivante, le Christ apparaît et lui ordonne de se servir du signe céleste dans les combats. Constantin fait reproduire la croix sur son étendard et livre bataille à l’ennemi. Vaincu au pont de Milvius, Maxence se noie dans le Tibre. Pour la première fois dans l’histoire un étendard, porte le signe du Christ. Cette enseigne se compose d’une croix surmontée d’une couronne au milieu de laquelle les lettres Khi et Ro entrelacées représentent le monogramme du Christ.

Jusqu’à Constantin, les dangers étaient extérieurs au Christianisme. Après lui, ils deviennent intérieurs. L’arianisme qui nie la divinité du Christ provoque le concile de Nicée en 325.

(*) La tradition bourguignonne place l’apparition de la Croix dans la région de Paray-le-Monial (cf. le musée du Hiéron à Paray-le-Monial), d’autres disent que c’est lorsqu’il traverse les Alpes.

Pieter Lastman, La Bataille du pont Milvius, 1613

  • 28 octobre 1628 : fin du siège de La Rochelle.

Le cardinal de Richelieu au siège de La Rochelle (Henri-Paul Motte, 1881)

Le siège de la cité rebelle huguenote est le symbole de la victoire de la monarchie sur les places de sûreté du parti protestant. C’est un succès militaire éclatant pour le Roi et Richelieu. C’est un succès politique encore plus grand. Tous les défauts de l’édit de Nantes sont rectifiés.

C’est la fin de la campagne contre les Huguenots du Duc de RohanSoubise en Poitou, Languedoc, Gascogne et Béarn qui a commencé en 1623.

Le siège de La Rochelle commence le 10 septembre 1627 (voir la chronique du jour). La ville qui refuse de se soumettre est dirigée par un conseil que domine le maire Jean. Outre le Roi, qui n’hésite pas à converser avec ses soldats dans les tranchées et le Cardinal Ministre au présent, l’Armée royale est placée sous le triple commandement de Louis de Nogaret d’Epernon, du Cardinal de la Valette, Jean de Saint-Bonnet de Toiras et d’Henri de Schomberg. En juillet 1627, Charles Ier Stuart roi d’Angleterre envoie une flotte au secours des Rochelais. Les navires britanniques, placés aux ordres de Georges Villers, duc de Buckingham, débarquent sur l’île de Ré, le 12, pour y conquérir une base terrestre pour des opérations de secours. Mais Louis XIII a confié l’île à Jean de Toiras, qui résiste fermement aux 6 000 hommes de Buckingham malgré sa nette infériorité numérique (1 400 hommes environ, voir la chronique du 12 juillet).

Le Roi Louis XIII envoie 35 navires pour forcer le blocus anglais autour de l’ile. Les troupes anglaises sont finalement obligées de rembarquer le 27 octobre, malgré l’arrivé d’un renfort irlandais entre temps. Le Duc Buckingham a perdu entre 5 000 et 7 000 hommes. Suite à l’échec anglais Richelieu fait construire une digue géante pour empêcher La Rochelle de recevoir des vivres et des armes. Considérée comme l’un des plus grands ouvrages du génie militaire de l’époque, l’édification de la digue de la Rochelle en novembre 1627 mobilise près de 4 000 ouvriers et soldats. Elle est en fait érigée sur la mer, reposant littéralement sur des navires échoués. Elle fait près de 1 500 mètres et est garnie de canons. Jean-Christian Petitfils, dans la biographie qu’il consacre à Louis XIII, indique que le Roi n’hésite pas à prêter main forte aux ouvriers et sapeurs, les pieds dans l’eau et à leur prodiguer des encouragements. Par deux fois en 1628, elle empêche les navires anglais d’atteindre le port.

Finalement, le 28 octobre, sans assaut de l’Armée Royale, Jean Guitton et le Conseil décident de remettre les clés de la Ville à Louis XIII. Le Roi décide de pardonner à La Rochelle, mais conformément à ce que préconise le Cardinal contre les places de sûreté et les forteresses du Royaume, la quasi-totalité des murs de la cité sont détruits, excepté les tours protégeant l’entrée du port.

Fort de ce succès, le Roi de France peut redéployer ses forces vers les citadelles du Languedoc toujours tenues par les soldats du Duc de Rohan. Richelieu est donc en passe de réussir l’unité du royaume.

Voir les chroniques sur les capitulations des villes protestantes d’Alès (le 17 juin 1629) et de Privas (cf. les chroniques du 19 et du 28 mai) et sur la Paix d’Alès, le 28 juin.

  • le 28 octobre 1870 : Bazaine défait à Metz.

Le maréchal François Bazaine capitule à Metz avec son armée de 180 000 hommes. La guerre entre la France et la Prusse a abouti deux mois plus tôt à la capture de Napoléon III à Sedan. L’armée de Bazaine était le dernier espoir de la France, alors que Paris résiste encore. Trois ans plus tard, Bazaine passe en Conseil de guerre. Condamné à mort, il est gracié par le maréchal-président Mac-Mahon.

  • le 28 octobre 1886 : la statue “La Liberté éclairant le monde” (de 46m, et en bronze) réalisée par Bartholdi et Eiffel, symbole de l’amitié franco-américaine, est inaugurée par le président Cleveland, sur Liberty Island.
  • le 28 octobre 1904 : début de l’affaire des fiches.

« Le 28 octobre 1904, à la Chambre, un député de droite, Jean Guyot de Villeneuve, prend longuement la parole. Tenant en main une liasse de documents, il révèle leur contenu : une correspondance entre le capitaine Mollin, membre du cabinet du ministre de la Guerre, le général André, et Narcisse Vadecart, le secrétaire général du Grand Orient. L’objet de ces lettres concerne l’avancement des militaires. Guyot de Villeneuve donne lecture de quelques fiches nominatives où sont consignées des informations sur les idées politiques des officiers, et sur leur attitude religieuse. Chaque fiche porte une recommandation sur la suite de leur carrière : à promouvoir, à barrer. Commence ce jour-là un des plus profonds scandales de la IIIe République, qui va coûter sa place à Émile Combes. Bien que les manuels d’histoire s’appesantissent rarement sur le sujet, les faits sont aujourd’hui connus. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 92)

Le scandale de l’affaire des fiches est aussi appelée l’affaire des casseroles. Le général André, ministre de la Guerre et franc-maçon, est à l’origine de l’affaire. Il a fait ficher les officiers en fonction de leurs opinions politiques et de leur pratique religieuse à la demande du Grand Orient de France. C’est peut-être par dépit de n’avoir pas été nommé secrétaire général du Grand Orient de France que Jean-Baptiste Bidegain, conscient de détenir une véritable bombe politique, rend l’affaire publique. L’avancement étant fait sur ces critères et non sur les capacités réelles des intéressés, cela aboutit à la fameuse « Hécatombe des généraux » en 1914, pour reprendre le titre de l’excellent livre de Pierre Rocolle (Editions Lavauzelles).

  • le 28 octobre 1924 : la France reconnaît l’URSS.
  • le 28 octobre 1958 : Giuseppe Angelo Roncalli est élu pape au 12ème tour, sous le nom de Jean XXIII.

Il est canonisé le 27 avril 2014 par le pape François sans procès de canonisation, par le processus de la Canonisation équipollente.

  • le 28 octobre 1962 : un référendum approuve à 62% l’élection du Président de la république au suffrage universel.

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