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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 28 novembre…

Puisque l'Etat socialiste veut nous couper de nos racines et qu'Otto de Habsbourg-Lorraine a écrit :

« Celui qui ne sait pas d’où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l’avenir »

Rappelons-nous :

  • le 28 novembre 587 : Traité d'Andelot.

Gontran, roi de Bourgogne s’associe à son neveu Childebert II, roi d’Austrasie dans le pacte d’Andelot. Childebert récupère ainsi la Bourgogne et l’Orléans. Saint Grégoire de Tours a participé à l’élaboration de ce traité. Ce traité d'Andelot (587) est le plus ancien document diplomatique de notre histoire dont la teneur soit conservée entièrement.

La plus grande partie du document est consacrée à des clauses territoriales. Le sort de la dot et du douaire de la malheureuse Galswinthe, sœur de Brunehaut, y est réglé. Il fut donné en viager au roi Gontran, sauf Cahors que se réserva la reine. C'est un exemple du dépeçage de territoires auquel se livraient, contre tout bon sens, les rois mérovingiens dans leurs partages. Une disposition curieuse du traité, qui était peut-être de style, mérite d'être relevée: Il est convenu qu'aucun des deux rois ne cherchera à attirer les leudes c'est-à-dire les grands qu'un serment de fidélité attachait au souverain, de l'autre et qu'il n'accueillera pas ceux qui viendront à lui. Cette disposition en dit long sur la versatilité des hommes de cette époque.

  • le 28 novembre 885 : début du siège de Paris par les Normands.

Depuis la moitié du IXème siècle, les Parisiens doivent faire face aux attaques des Vikings qui n’hésitent pas à brûler la ville, comme ce fut le cas en 856. Cette fois-ci, la stratégie des Normands est différente : ils décident de faire le siège de la ville. Paris résistera ainsi pendant près de deux ans notamment grâce à Eudes. Finalement, c’est le versement d’une forte rançon par Charles le Gros qui permet aux hostilités de cesser.

  Siege de paris

  • le 28 novembre 1615 : mariage de Louis XIII avec Anne d'Autriche.

Conformément aux accords du traité de Fontainebleau (22 août 1612), le jeune roi de France Louis XIII épouse la fille du roi d'Espagne, Anne d'Autriche. La messe est célébrée à Bordeaux alors que les deux époux ont à peine 14 ans. 23 ans plus tard, la reine donnera naissance au premier héritier de Louis XIII, Louis XIV.

Personnalité discrète, le Roi Louis XIII semble un peu en retrait et effacé par les deux personnalités de son père le Vert Galant et son fils le Roi Soleil. Louis XIII le juste est pourtant le Roi qui organisera la France et lui donnera les outils permettant de devenir pendant longtemps la première puissance mondiale.

Roi pieu et profondément croyant c’est lui qui consacrera la France à la Vierge Marie. Le 15 août suite au vœu de Louis XIII deviendra la fête nationale.

  S

  • le 28 novembre 1632 : naissance du compositeur Jean-Baptiste Lully.

Né Giovanni Battista Lulli, Jean-Baptiste Lully est venu à monde à Florence le 28 novembre 1632. Arrivé en France à 13 ans, il intègre le service de la duchesse de Montpensier puis celle-ci le fait entrer dans sa « Compagnie des violons de Mademoiselle ». Frondeuse, elle tombe en disgrâce en 1652 et le roi Louis XIV engage Lully dans la « Grande Bande des Violons du Roi ». Il devient ensuite surintendant de la musique royale et composera un ballet dans lequel le Roi dansera et représentera le Soleil. Molière et Lully créeront le genre de la comédie-ballet dont "Le Bourgeois gentilhomme" et son ballet turc est un bon exemple. Bien qu'ayant largement contribué à la musique religieuse et de scène, il reste connu comme le vrai créateur de l'opéra français.

  •  le 28 novembre 1698 : le gouverneur de la Nouvelle-France, Louis Buade de Frontenac, meurt à Québec.

Louis de Buade de Frontenac est né le 12 mai 1622 au château de Saint-Germain-en-Laye. Il est nommé par Louis XIV gouverneur du royaume de France. Il est en charge du développement de la colonie française à Québec et de sa défense lors des diverses attaques. Il décède le 28 novembre 1698, suite à une énième attaque anglaise, à Québec.

C’est à l’influence néfaste de ce patriote enterré au Panthéon, qu’est Voltaire que nous devons la perte du Canada. Sans ses écrits ironiques sur « ces quelques arpents de glace », Paris aurait envoyer plus de moyens et de troupes au gouverneur de Frontenac qui sut résister si longtemps aux efforts énormes des Anglais dont la vue était moins courte et plus patriotique que celle du jardinier de Freney.

  •  Le 28 novembre : le « frère » docteur Guillotin présente son invention.

Le docteur Joseph Guillotin présente aux députés de l'Assemblée Constituante une nouvelle machine servant à exécuter les condamnés à mort. L'engin, mis au point en collaboration avec le chirurgien Antoine Louis, est selon ses inventeurs le moyen "le plus sûr, le plus rapide e le moins barbare." Il sera d'abord appelé 'Louison" ou "Louisette" mais très vite les parlementaires et les journalistes lui donneront le nom de "guillotine" en souvenir du nom de son créateur. Le peuple surnommera la machine: "la veuve". La première exécution aura lieu le 25 avril 1792, elle s'appliquera à un bandit de grand chemin. La guillotine fonctionnera jusqu'en 1977.

Initié en 1772 à la loge « la parfaite union » d’Angoulême, il devint en 1776 Vénérable de la loge la « Concorde fraternelle à l’Orient » de Paris et en 1778 membre affilié à celle des « Neuf sœurs » (côtoyant les peintres Jean-Baptiste Greuze ou Claude Joseph Vernet, Voltaire, le duc d’Orléans ou le duc de Chartres). Il fréquenta tout au long de sa vie les loges et joua aussi un rôle dans la formation du Grand Orient de France.

Son invention est la raison pour laquelle que les franc maçons s’appellent entre eux les « fils de la Veuve ». Quelle glorieuse filiation ! On reconnait à travers tout cela le côté profondément humaniste de la secte.

  • le 28 novembre 1947 : mort du Maréchal Leclerc dans un accident d’avion au Sahara.

Au cours d'une tournée d'inspection, l'avion de Leclerc, pris dans une tempête de sable, s'écrase près de Colomb-Béchar : 12 morts, dont Philippe de Hauteclocque- Leclerc.

Philippe Leclerc (1902-1947)

  Leclerc

Le 22 novembre 1902, naît à Belloy (Picardie) Philippe de Hauteclocque, cinquième des six enfants du comte Adrien et de Marie-Thérèse Van der Cruisse de Waziers. Sa famille, de noblesse attestée depuis le XIIe siècle, a participé aux croisades, servi à Fontenoy, à Wagram. A son enfance terrienne, il doit une résistance exceptionnelle et la passion de la chasse, un patriotisme ardent, une foi chrétienne ancrée dans le catholicisme romain, et que conforte l'éducation des Pères jésuites de la Providence d’Amiens. Saint-Cyrien de la promotion " Metz-Strasbourg ", il choisit, après un premier poste en Allemagne, une affectation au Maroc, comme instructeur à l'Ecole des officiers indigènes de Dar El-Beïda, puis à la tête d'un goum lors des opérations de pacification des tribus dissidentes.

Instructeur à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, puis admis en 1938 à l'Ecole de guerre, il a épousé, en 1925, Marie-Thérèse de Gargan, dont il aura six enfants. Encerclée avec l'état-major de la 4e division d'infanterie, en juin 1940, dans Lille, il est capturé, s’évade, et rejoint le front.

Blessé, hospitalisé sur ordre, il s'échappe devant l'avance ennemie, gagne Paris en bicyclette, et décide de rejoindre Londres par l'Espagne ; non sans avoir revu sa femme qui l'approuve. Le capitaine de Hauteclocque devient Leclerc. Le colonel Leclerc est promu commandant militaire du Tchad, base logistique de ces opérations.

Le 1er mars 1941, après une préparation méthodique, Leclerc s'empare de Koufra, oasis italienne au sud-est de la Libye, première victoire exclusivement française. Leclerc jure alors :

« de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg ».

Avec ses coloniaux du Tchad, Leclerc conquiert le Fezzan en 1942 et rejoint, le 26 janvier 1943, le général Montgomery, commandant la 8e armée britannique. La « Force L », nom que portent désormais les unités de Leclerc, se distingue au combat de Ksar Rhilane le 10 mars où, avec l'aide de la Royal Air Force, elle cause de lourdes pertes à un groupement blindé allemand. La 2e Division française libre (ex. « Force L ») donne naissance officiellement à la 2e Division blindée le 24 août 1943.

Transférée en Angleterre fin avril 1944 pour parfaire son instruction, elle est intégrée à la II Armée du général Patton, et débarque à Utah-Beach le 1er août ; elle reçoit le baptême du feu à Mortain, elle se distingue dans les combats de la poche de Falaise. Libérateur de Paris, Leclerc en est aussi le sauveur, car son unité doit livrer de durs combats au Bourget pour repousser la contre-offensive allemande. La 2e DB reprend sa progression : le 13 septembre à Dompaire, elle brise une attaque ennemie. Baccarat libéré le 30, Badonviller et Cirey-sur-Vezouze enlevés les 17 et 18 novembre, les Vosges sont franchies le 22. Un coup d'audace, permet la libération de Strasbourg. Leclerc a superbement tenu son serment de Koufra. Rattachée à la lère armée (de Lattre), la 2e DB participe à la réduction de la poche de Colmar. La campagne d'Alsace est pour elle éprouvante et coûteuse en vies humaines. Après une période de repos à Châteauroux, au cours de laquelle une partie de la Division aux ordres de Langlade, participe à la réduction de la poche de Royan (15-17 avril 1945), Leclerc obtient des Alliés de participer au combat final en Allemagne, s’empare de Berchtesgaden et hisse les couleurs françaises sur la villa de Hitler le 5 mai.

Commandant supérieur des troupes en Extrême-Orient sous l'autorité de l'amiral Thierry d'Argenlieu, haut-commissaire,, Leclerc est parti pour l'Indochine avec une double mission : rétablir la souveraineté française et représenter la France à la capitulation japonaise. Il rétablit l'ordre en Cochinchine et en Annam fin 1945 – début 1946 et, de retour au Tonkin, prépare simultanément l'action militaire et l'action diplomatique (accords Sainteny – Hô Chi Minh du 6 mars 1946). La perception de l'homme de terrain s'oppose là aux positions de principe de ceux qui, comme de Gaulle, d'Argenlieu ou Bidault, craignent d'ébranler l'Union française par des mesures arrachées plus qu'accordées. Il demande alors une autre affectation. En juillet 1946, il est nommé inspecteur des Forces terrestres en Afrique du Nord, affectation interrompue par une mission en Indochine à la demande du président du Conseil Léon Blum en décembre 1946.

Il reprend ses fonctions d'Inspecteur qui ont été étendues à l'ensemble des trois armées. Mais, le 28 novembre 1947, son avion s'écrase dans les confins algéro-marocains près de Colomb-Béchar. Le 8 décembre, sont célébrées des obsèques nationales de Gaulle écrit alors : " Jamais en lui, rien de médiocre, ni dans sa pensée ni dans ses paroles, ni dans ses actes ". En 1952, il est promu maréchal de France à titre posthume. Son courage, sa ténacité, son ascendant sur les soldats, sa disparition soudaine, en font un personnage de légende qui entre pleinement dans l'Histoire.

  • le 28 novembre 1959 : le premier synchrotron à proton de France est mis en service.

Le CERN met en service son premier synchrotron à proton qui est alors le plus puissant du monde. Situé sur la frontière Franco-suisse, ce projet européen se poursuivra avec la construction de plusieurs accélérateurs de particules et deviendra le plus grand laboratoire consacré à la physique des particules, et… l’inventeur du World Wide Web.

Le Salon Beige est visité chaque jour par plusieurs dizaines de milliers personnes qui veulent participer au combat contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme.

Je ne souhaite pas que le Salon Beige devienne une galerie commerciale avec des publicités voyantes, mais au contraire qu’il reste un outil de combat culturel.

Le Salon Beige est un lieu où chacun trouve les informations et les argumentaires dont il a besoin pour sa réflexion personnelle. C’est un lieu gratuit et une bibliothèque de référence vivante.

Si chaque personne lisant ce message donnait, notre levée de fonds serait achevée en une heure.

Aujourd’hui, je vous remercie de faire un don de 5€, 20€, 50€ ou de tout autre montant à votre portée, afin que le Salon Beige puisse poursuivre son combat.

Merci,

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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5 commentaires

  1. ça n’a rien avoir avec ce post, mais je vous signale que le lien youtube sur le reportage à propos des dérives de l’euthanasie en belgique a disparu. ce reportage n’est donc plus accessible en ligne, malheureusement et bizarrement aussi!!!
    je vous remets le lien afin que vous voyez vous même:
    http://www.youtube.com/watch?v=_RHybR4spvw

  2. À noter que l’« accident » de l’avion de Leclerc arrangeait beaucoup de monde à l’époque…
    Il est sûr que l’avenir des colonies vietnamienne puis nord-africaine auraient sans doute été différentes avec quelqu’un de la trempe de Leclerc…

  3. Leclerc perdit son sang froid à l’occasion du drame de Reichenhall.

  4. Pour l’accident occasionnant la mort du Général Leclerc…
    Un accident qui est tombé à pic…
    Les rapports de l’accident montrent que c’est un “accident” provoqué.
    Un attentat

  5. “Mort du Maréchal Leclerc dans un accident d’avion au Sahara”.
    Ce qui étonne, c’est que la mort d’un personnage aussi important que celle du maréchal Leclerc soit passée inaperçue aux yeux de l’histoire et n’ait pas suscité plus d’intérêt, plus d’enquête, d’autant que de nombreuses zones d’ombre demeurent :
    De Gaulle pensait que c’était un attentat communiste, du moins c’est ce qu’il dit à Peyrefitte en 1960 (cf C’était De Gaulle).
    Sur l’enquête : “Il y a eu un premier rapport établi le jour de l’accident et un deuxième le lendemain. Le premier aurait disparu !”
    Il a été expliqué que l’avion volant à faible altitude avait touché le sommet de la colline et était venu s’écraser pratiquement sur la voie.
    “Un employé du chemin de fer, témoin de l’accident, déclara aux enquêteurs : ” l’avion ne s’est pas écrasé au sol mais a explosé en vol” Ce témoignage ne semble pas avoir été pris en compte par les enquêteurs.” Si on veut évoquer l’hypothèse d’un attentat, il faut envisager une bombe dans l’avion.
    Il y avait douze passagers inscrits sur les listes d’embarquement et treize corps à l’arrivée.
    Il faut bien se rendre à l’évidence il y avait un 13° corps et en plus il portait un uniforme de l’armée comment penser que personne n’ait réclamé le corps ? Que ce 13° corps soit indigène ou inquiété et que rien n’en soit ressorti dans la presse ou dans l’enquête. Peut-être qu’on ne saura jamais. Le cercueil aurait été remis à ALGER au conducteur d’une camionnette de la R.A.F. venant de Tripolitaine ! Pourrait-il s’agir d’un passager-suicide?
    Témoignage de Sana : “j’ai fait partie de la garde d’honneur pour veiller les cercueils des morts de l’accident.
    Il y avait 12 magnifiques cercueils avec sur chacun une plaque portant le nom de la personne, quoique pour certains on n’était pas bien sûr de ne pas avoir mélangé les corps ou des morceaux de corps. Mais il y avait en plus un 13ème cercueil en bois blanc sans aucune plaque.
    L’ambiance était impressionnante, pas seulement par la proximité des morts mais surtout par l’ambiance de mystère sur ce cercueil énigmatique.
    Quand au 13 ème cercueil, le mystère est resté entier.”

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