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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 28 novembre…

C’est arrivé un 28 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Rappelons-nous :

  • le 28 novembre : saints du jour français ou de France.
    • Ste Catherine Labouré, Fille de la charité (1806-1876)

Sa fête liturgique est le 28 novembre pour la Famille vincentienne ; mais le 31 décembre (dies natalis) pour l’Église Universelle. Catherine Zoé Labouré, neuvième enfant d’une famille de dix-sept, naît le 2 mai 1806, à Fain-les-Moutiers, petit village de la Côte-d’Or.

À neuf ans, elle perd sa mère. On la voit alors monter sur une chaise, saisir la statue de Notre-Dame, l’embrasser longuement et la presser sur son cœur en disant : « Je n’ai plus de maman ; soyez vous-même ma maman, bonne Sainte Vierge ! »

À onze ans, la fillette remplit l’office de mère au foyer domestique. Prenant la direction intérieure de la ferme paternelle, elle devient responsable des travaux domestiques. Après son travail, elle se rend souvent à l’église et priait devant l’autel de la Vierge.

En 1830, après un séjour de deux ans chez deux de ses frères, près de Paris, Catherine Labouré fait trois mois de postulat à Châtillon-sur-Seine et entre au Séminaire des Filles de la Charité, rue du Bac, toujours à Paris. Sœur Catherine fut favorisée de grâces exceptionnelles durant les six mois de son noviciat.

Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, veille de la fête de saint Vincent de Paul, le cœur de ce Saint lui apparaît dans la chapelle du couvent. La Ste Vierge lui apparaît et lui prédit des souffrances à venir tout en l’assurant du soutien de ses grâces maternelles.

Lors de la deuxième apparition de la Reine du ciel, Catherine Labouré reçoit la mission de répandre la médaille miraculeuse par le monde et de faire éclore sur des milliers de lèvres l’invocation : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ! » La prière est le premier moyen qu’emploie la voyante pour remplir sa mission.

Sœur Catherine Labouré disait le chapelet avec tant d’onction et de grâce que les anciennes religieuses se faisaient un plaisir d’aller le réciter en sa compagnie. « Aimez bien votre Mère du ciel, avait-elle coutume de dire, prenez-la pour modèle ; c’est la plus sûre garantie du ciel. » Son deuxième moyen pour accomplir infailliblement sa mission de faire glorifier Marie et de sauver les âmes est la pénitence qu’elle accomplit tout bonnement dans les emplois manuels les plus modestes dans lesquels elle se plait : service de la cuisine, soin de la basse-cour, garde de la porte.

Son carnet de retraite de 1839 nous révèle son désir de souffrir : « Ô Cœur Immaculé de Marie, sollicitez pour moi la foi et l’amour qui vous attacha au pied de la croix de Jésus. Ô doux objet de mes affections, Jésus et Marie, que je souffre pour vous, que je meure pour vous, que je sois toute à vous, que je ne sois plus à moi ! »

Elle trépasse à l’âge de soixante-dix ans, le 31 décembre 1876. Cinquante-six ans après son décès, lors de l’ouverture de son tombeau, son corps est trouvé dans un état de parfaite conservation.

  • le 28 novembre 587 : Traité d’Andelot

Gontran, roi de Bourgogne s’associe à son neveu Childebert II, roi d’Austrasie dans le pacte d’Andelot. Childebert récupère ainsi la Bourgogne et l’Orléans. Saint Grégoire de Tours a participé à l’élaboration de ce traité. Ce traité d’Andelot (587) est le plus ancien document diplomatique de notre histoire dont la teneur soit conservée entièrement.

La plus grande partie du document est consacrée à des clauses territoriales. Le sort de la dot et du douaire de la malheureuse Galswinthe, sœur de Brunehaut, y est réglé. Il fut donné en viager au roi Gontran, sauf Cahors que se réserva la reine. C’est un exemple du dépeçage de territoires auquel se livraient, contre tout bon sens, les rois mérovingiens dans leurs partages. Une disposition curieuse du traité, qui était peut-être de style, mérite d’être relevée: Il est convenu qu’aucun des deux rois ne cherchera à attirer les leudes c’est-à-dire les grands qu’un serment de fidélité attachait au souverain, de l’autre et qu’il n’accueillera pas ceux qui viendront à lui. Cette disposition en dit long sur la versatilité des hommes de cette époque.

  • le 28 novembre 741 : décès du pape saint Grégoire III.

C’est saint Grégoire III qui appelle à l’aide les Francs de Charles Martel, duc des Francs, pour repousser les Lombards.

  • le 28 novembre 885 : début du siège de Paris par les Normands.

Depuis la moitié du IXème siècle, les Parisiens doivent faire face aux attaques des Vikings qui n’hésitent pas à brûler la ville, comme ce fut le cas en 856. Cette fois-ci, la stratégie des Normands est différente : ils décident de faire le siège de la ville. Paris résistera ainsi pendant près de deux ans notamment grâce à Eudes. Finalement c’est le versement d’une forte rançon par Charles le Gros qui permet aux hostilités de cesser.

  • les 28-29 et 30 novembre 1245 : le Roi Louis IX rencontre le pape Innocent IV à Cluny.

Les deux souverains décident de l’organisation de la septième croisade. L’Eglise de France va la financer largement.

  • le 28 novembre 1615 : mariage de Louis XIII avec Anne d’Autriche.

Conformément aux accords du traité de Fontainebleau (22 août 1612), le jeune Roi de France Louis XIII épouse la fille du roi d’Espagne, Anne d’Autriche. La messe est célébrée à Bordeaux alors que les deux époux ont à peine 14 ans. 23 ans plus tard, la reine donnera naissance au premier héritier de Louis XIII, Louis XIV.

Personnalité discrète, le Roi Louis XIII semble un peu en retrait et effacé par les deux personnalités de son père le Vert Galant et son fils le Roi Soleil. Louis XIII le juste est pourtant le Roi qui organisera la France et lui donnera les outils permettant de devenir pendant longtemps la première puissance mondiale.

Roi pieu et profondément croyant c’est lui qui consacrera la France à la Vierge Marie. Le 15 août suite au vœu de Louis XIII deviendra la fête nationale.

Le Mariage de Louis XIII, Roi de France et de Navarre et d’Anne d’Autriche, infante d’Espagne » tableau de Jean Chalette. Musée des Augustins à Toulouse.

  • le 28 novembre 1632 : naissance du compositeur Jean-Baptiste Lully.

Né Giovanni Battista Lulli, Jean-Baptiste Lully est venu à monde à Florence le 28 novembre 1632. Arrivé en France à 13 ans, il intègre le service de la duchesse de Montpensier puis celle-ci le fait entrer dans sa « Compagnie des violons de Mademoiselle ». Frondeuse, elle tombe en disgrâce en 1652 et le Roi Louis XIV engage Lully dans la « Grande Bande des Violons du Roi ». Il devient ensuite surintendant de la musique royale et composera un ballet dans lequel le Roi dansera et représentera le Soleil. Molière et Lully créeront le genre de la comédie-ballet dont “Le Bourgeois gentilhomme” et son ballet turc est un bon exemple. Bien qu’ayant largement contribué à la musique religieuse et de scène, il reste connu comme le vrai créateur de l’opéra français.

 

  • le 28 novembre 1698 : le gouverneur de la Nouvelle-France, Louis Buade de Frontenac, meurt à Québec.

Louis de Buade de Frontenac est né le 12 mai 1622 au château de Saint-Germain-en-Laye. Il est nommé par Louis XIV gouverneur du royaume de France. Il est en charge du développement de la colonie française à Québec et de sa défense lors des diverses attaques. Il décède le 28 novembre 1698.

Ce sera à l’influence néfaste de ce « patriote » enterré au Panthéon, qu’est Voltaire que nous devons la perte du Canada. Sans ses écrits ironiques sur « ces quelques arpents de glace », Paris aurait envoyer plus de moyens et de troupes au Lieutenant général de Montcalm qui sut résister si longtemps aux efforts énormes des Anglais dont la vue était moins courte et plus patriotique que celle du jardinier de Freney.

 

  • Le 28 novembre 1789: le « frère » docteur Guillotin présente son invention.

Le docteur Joseph Guillotin présente aux députés de l’Assemblée Constituante une nouvelle machine servant à exécuter les condamnés à mort. L’engin, mis au point en collaboration avec le chirurgien Antoine Louis, est selon ses inventeurs le moyen “le plus sûr, le plus rapide e le moins barbare.” Il sera d’abord appelé ‘Louison” ou “Louisette” mais très vite les parlementaires et les journalistes lui donneront le nom de “guillotine” en souvenir du nom de son créateur. Le peuple surnommera la machine: “la veuve”. La première exécution aura lieu le 25 avril 1792, elle s’appliquera à un bandit de grand chemin. La guillotine fonctionnera jusqu’en 1977.

Initié en 1772 à la loge « la parfaite union » d’Angoulême, il devint en 1776 Vénérable de la loge la « Concorde fraternelle à l’Orient » de Paris et en 1778 membre affilié à celle des « Neuf sœurs » (côtoyant les peintres Jean-Baptiste Greuze ou Claude Joseph Vernet, Voltaire, le duc d’Orléans ou le duc de Chartres)[]. Il fréquenta tout au long de sa vie les loges et jouaaussi un rôle dans la formation du Grand Orient de France.

Son invention est la raison pour laquelle que les franc maçons s’appellent entre eux les « fils de la Veuve ». Quelle glorieuse filiation ! On reconnait à travers tout cela le côté profondément humaniste de la secte.

  • le 28 novembre 1934 : le quotidien L’Echo de Paris demande que la limite d’âge ne soit pas appliquée au général Weygand.

Henri Bordeaux écrit en effet : « Le 21 janvier prochain le général Weygand est atteint par la limite d’âge et prendra sa retraite, à moins que… à moins qu’un décret nous le maintienne dans ses fonctions actives. […] Nous sommes en retard e France, pour toutes les questions de défense nationale. Il s’agit de savoir si nous voulons nous diminuer encore. […] Le général Weygand en ce moment n’est pas remplaçable. Son nom est à lui seul une puissance. […] Mieux vaut garder l’homme qui, parce qu’il a su et saura la faire peut contribuer à éviter la guerre par la confiance qu’il inspire au-dedans et la crainte qu’il inspire au dehors, plutôt que d’être un jour contraint à le rappeler brusquement. »

Le 15 avril 1932, ce décret est signé ; malheureusement, le 18 janvier 1935, Gamelin remplace Weygand aux fonctions suprêmes ! Quelle hypocrisie du système !

Weygand témoignages et documents inédits, éditions Résiac, pages 135 et 139.

  • le 28 novembre 1947 : mort du Maréchal Leclerc dans un accident d’avion au Sahara.

Au cours d’une tournée d’inspection, l’avion de Leclerc, pris dans une tempête de sable, s’écrase près de Colomb-Béchar : 12 morts, dont Philippe de Hauteclocque- Leclerc.

Philippe Leclerc (1902-1947)

 

Le 22 novembre 1902, naît à Belloy (Picardie) Philippe de Hauteclocque, cinquième des six enfants du comte Adrien et de Marie-Thérèse Van der Cruisse de Waziers. Sa famille, de noblesse attestée depuis le XIIe siècle, a participé aux croisades, servi à Fontenoy, à Wagram. A son enfance terrienne, il doit une résistance exceptionnelle et la passion de la chasse, un patriotisme ardent, une foi chrétienne ancrée dans le catholicisme romain, et que conforte l’éducation des Pères jésuites de la Providence d’Amiens. Saint-Cyrien de la promotion ” Metz-Strasbourg “, il choisit, après un premier poste en Allemagne, une affectation au Maroc, comme instructeur à l’Ecole des officiers indigènes de Dar El-Beïda, puis à la tête d’un goum lors des opérations de pacification des tribus dissidentes.

Instructeur à l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, puis admis en 1938 à l’Ecole de guerre,il a épousé, en 1925, Marie-Thérèse de Gargan, dont il aura six enfants. Encerclée avec l’état-major de la 4e division d’infanterie, en juin 1940, dans Lille, il est capturé, s’évade, et rejoint le front.

Blessé, hospitalisé sur ordre, il s’échappe devant l’avance ennemie, gagne Paris à bicyclette, et décide de rejoindre Londres par l’Espagne ; non sans avoir revu sa femme qui l’approuve. Le capitaine de Hauteclocque devient Leclerc. Le colonel Leclerc est promu commandant militaire du Tchad, base logistique de ces opérations.

Le 1er mars 1941, après une préparation méthodique, Leclerc s’empare de Koufra, oasis italienne au sud-est de la Libye, première victoire exclusivement française. Leclerc jure alors :

« de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur la cathédrale de Strasbourg ».

Avec ses coloniaux du Tchad, Leclerc conquiert le Fezzan en 1942 et rejoint, le 26 janvier 1943, le général Montgomery, commandant la 8e armée britannique. La « Force L », nom que portent désormais les unités de Leclerc, se distingue au combat de Ksar Rhilane le 10 mars où, avec l’aide de la Royal Air Force, elle cause de lourdes pertes à un groupement blindé allemand. La 2e Division française libre (ex. « Force L ») donne naissance officiellement à la 2e Division blindée le 24 août 1943.

Transférée en Angleterre fin avril 1944 pour parfaire son instruction, elle est intégrée à la II Armée du général Patton, et débarque à Utah-Beach le 1er août ;elle reçoit le baptême du feu à Mortain, elle se distingue dans les combats de la poche de Falaise. Libérateur de Paris, Leclerc en est aussi le sauveur, car son unité doit livrer de durs combats au Bourget pour repousser la contre-offensive allemande. La 2e DB reprend sa progression : le 13 septembre à Dompaire, elle brise une attaque ennemie. Baccarat libéré le 30, Badonviller et Cirey-sur-Vezouze enlevés les 17 et 18 novembre, les Vosges sont franchies le 22. Un coup d’audace, permet la libération de Strasbourg. Leclerc a superbement tenu son serment de Koufra. Rattachée à la lère armée (de Lattre), la 2e DB participe à la réduction de la poche de Colmar. La campagne d’Alsace est pour elle éprouvante et coûteuse en vies humaines. Après une période de repos à Châteauroux, au cours de laquelle une partie de la Division aux ordres de Langlade, participe à la réduction de la poche de Royan (15-17 avril 1945), Leclerc obtient des Alliés de participer au combat final en Allemagne, s’empare de Berchtesgaden et hisse les couleurs françaises sur la villa de Hitler le 5 mai. Peu de jour après Leclerc va faire fusiller des jeunes français SS sans jugement (cf. la chronique du 6 mai).

Commandant supérieur des troupes en Extrême-Orient sous l’autorité de l’amiral Thierry d’Argenlieu, haut-commissaire,, Leclerc est parti pour l’Indochine avec une double mission : rétablir la souveraineté française et représenter la France à la capitulation japonaise. Il rétablit l’ordre en Cochinchine et en Annam fin 1945 – début 1946 et, de retour au Tonkin, prépare simultanément l’action militaire et l’action diplomatique (accords Sainteny – Hô Chi Minh du 6 mars 1946). La perception de l’homme de terrain s’oppose là aux positions de principe de ceux qui, comme de Gaulle, d’Argenlieu ou Bidault, craignent d’ébranler l’Union française par des mesures arrachées plus qu’accordées. Il demande alors une autre affectation. En juillet 1946, il est nommé inspecteur des Forces terrestres en Afrique du Nord, affectation interrompue par une mission en Indochine à la demande du président du Conseil Léon Blum en décembre 1946.

Il reprend ses fonctions d’Inspecteur qui ont été étendues à l’ensemble des trois armées. Mais, le 28 novembre 1947, son avion s’écrase dans les confins algéro-marocains près de Colomb-Béchar. Le 8 décembre, sont célébrées des obsèques nationales de Gaulle écrit alors : ” Jamais en lui, rien de médiocre, ni dans sa pensée ni dans ses paroles, ni dans ses actes “. En 1952, il est promu maréchal de France à titre posthume. Son courage, sa ténacité, son ascendant sur les soldats, sa disparition soudaine, en font un personnage de légende qui entre pleinement dans l’Histoire.

  • le 28 novembre 1959 : le premier synchrotron à proton de France est mis en service.

Le CERN met en service son premier synchrotron à proton qui est alors le plus puissant du monde. Situé sur la frontière Franco-suisse, ce projet européen se poursuivra avec la construction de plusieurs accélérateurs de particules et deviendra le plus grand laboratoire consacré à la physique des particules, et… l’inventeur du World Wide Web.

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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