C’est arrivé un 28 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 28 juillet 754 : Pépin le Bref est sacré Roi des Francs à Saint-Denis par le pape Étienne II.

Ayant demandé son aide contre les Lombards d'Italie, le pape Etienne II vient, en remerciement, sacrer Pépin le Bref à St-Denis. C'est un second sacre que ce dernier reçoit. Dans le même temps, le pape confère l'onction royale aux deux fils de Pépin, Carloman et Charles, futur Charlemagne. Le Roi des Francs, fidèle au Pacte de Reims, a en effet battu les Lombards et donné au pape les territoires conquis. Voir la chronique du 26 mars)

  • le 28 juillet 1057 : décès du pape Victor II.
  • le 28 juillet 1488 : défaite de l'armée bretonne à Saint-Aubin-du-Cormier.

Au cours de la bataille, le duc d'Orléans (futur Louis XII) est fait prisonnier par les Français. Le duc de Bretagne, François II, doit accepter de donner sa fille Anne en mariage au Dauphin, le futur Roi Charles VIII. Celui-ci mourant sans héritier en 1498, Anne doit, conformément au Traité du verger (voir la chronique du 19 août), épouser son successeur le Roi Louis XII. La Bretagne, indépendante depuis la victoire de Nominoë sur Charles le Chauve en 845, est définitivement rattachée au trône français en 1532.

  • le 28 juillet 1655 : décès de Savinien de Cyrano de Bergerac, écrivain français.

Savinien Cyrano de Bergerac est un écrivain qui inspirera Edmond Rostand pour sa célèbre pièce de théâtre. Bien que non gascon, Savinien s'engage chez les Cadets de Gascogne, en 1638, pour faire une carrière militaire. C'est une fois celle-ci terminée qu'il commence à publier, avec entre autre : «Histoire comique des Etats et Empires de la Lune» ou «Le Pédant joué».

  • 28 juillet 1683 : ignoble assassinat du père Jean Le Vacher Consul de France à Alger.

Alors qu'Alger est assiégée par la flotte française du Roi Soleil, les mauresques attachent à la bouche de leurs canons le Consul de France, le père Le Vacher. Ils l'accusent faussement de communiquer par signaux avec la marine française. Son corps et ceux de seize autres Français déchiquetés se répandent sur le pont des vaisseaux de l'escadre. Voir la chronique du 29 juin.

Suite à la prise d'Alger le canon qui a servi a tué le père Le Vacher est baptisé « La Consulaire » et envoyé à Brest.

La Consulaire, pièce utilisée par les Turcs d'Alger pour supplicier le Père Jean Le Vacher est érigée à Brest. Elle est surmontée par le Coq gaulois.

  • le 28 juillet 1708 : les renforts français arrivent en prévision du siège de Lille.

Pendant la guerre de Succession d'Espagne, après la défaite d'Audenarde, le nord de la France est à la merci de ses ennemis : Grande-Bretagne, Provinces-Unies, Saint-Empire romain germanique. Ils progressent vers le sud et assiègent Lille, dès le 12 août 1708. Vendôme et Boufflers avec 15 000 hommes, arrivés fin juillet, assurent la défense. Les assiégés reçoivent l'aide supplémentaire du Chevalier de Luxembourg, mais les renforts envoyés par Louis XIV, depuis Paris, ne parviennent pas à passer les lignes ennemies. Le siège commencé le 12 août s'achève le 28 octobre 1708 avec la capitulation de la ville.

  • le 28 juillet 1755 : expulsion des Acadiens, ou « Grand Dérangement »

Au Canada, le Conseil de Nouvelle-Ecosse décide de déporter les Acadiens, les colons d'origine française. En 1713, la France a cédé ses colonies canadiennes à l'Angleterre avec le traité d'Utrecht. La population francophone est déportée sur plusieurs années en Nouvelle-Angleterre, au nord-est des Etats-Unis, sur ordre de Charles Lawrence, gouverneur de la Nouvelle-Écosse. Plus de 7 000 personnes, sur les 13 000, meurent pendant l'exode parce que les Acadiens ne veulent pas signer le serment d'allégeance. Voir les chroniques des 11 août, des 5 et 10 septembre.

  • le 28 juillet 1791 : fin au régime royal d'octroi des droits d'usage sur les mines.

Les mines sont à la disposition de la nation et les propriétaires du terrain n'en ont la jouissance que jusqu'à 100 pieds de profondeur. Cette nouvelle loi, prise par les révolutionnaires est une traduction dans les faits de leur devise où figure le mot de liberté. Quel sens particulier de la liberté de propriété privée!

  • le 28 juillet 1794 : exécution de Robespierre, Saint-Just, Couthon et d'autres criminels

Suite à leur arrestation de la veille, décidée par les députés de la convention, Robespierre, Saint-Just, Couthon et d'autres sont rapidement envoyés à la guillotine, sur la fameuse « place de la Concorde ».

  • le 28 juillet 1795 : des émigrés sont condamnés à mort à Quiberon et à Vannes, malgré les promesses de vie sauve de Hoche.
  • le 28 juillet 1818 : décès de Gaspard Monge, mathématicien français.
  • le 28 juillet 1833 : loi Guizot sur l'enseignement primaire.

Ministre de l'Instruction publique, François Guizot fait voter une loi qui transforme totalement l'enseignement primaire. Elle oblige les communes de plus de 500 habitants à se doter d'au moins une école primaire de garçons et à payer au moins un instituteur, sans prévoir les moyens financiers afférant. Les établissements privés sont légalisés et l'instruction religieuse maintenue.

  • le 28 juillet 1835 : attentat de Fieschi contre Louis-Philippe.

Depuis la fenêtre de son logement, boulevard du Temple, Fieschi tire sur le cortège royal avec une "machine infernale" faite de 24 canons de fusils juxtaposés. Il tue 18 personnes, dont le ministre de la Guerre, Mortier. Le roi est indemne.

  • le 28 juillet 1945 : un avion frappe l'Empire State Building.

Un bombardier B25 américain, perdu dans le brouillard s'écrase accidentellement sur le 79ème étage de l'Empire State Building tuant 14 personnes et en blessant 26 autres. Cela n'a rien à voir avec l'histoire de France ou de l'Eglise, mais c'est un fait oublié qui en rappelle un plus récent dont les conséquences ont aussi touché la France. Pourtant en 1945 la tour n'est pas tombée !


  • le 28 juillet 1973 : la France procède à un deuxième essai nucléaire à Moruroa, dans le Pacifique.
  • le 28 juillet 2002 : à Toronto, Jean-Paul II clôt les JMJ.

C'est par une messe que le pape Jean-Paul II clôture les JMJ qui se tiennent à Toronto.

"Vous êtes notre espérance, les jeunes sont notre espérance."


[Photo: Osservatore Romano]

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