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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 27 septembre…

C’est arrivé un 27 septembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 27 septembre : saints du jour français ou en France.
    • Sts Florentin et Hilaire : martyrs († VE S.)

À Sedunum chez les Éduens, au Ve siècle, saint Florentin, qui aurait péri par l’épée des Vandales ainsi que saint Hilaire.

  • Ste Hiltrude : vierge († après 800)

À Liessies dans le Hainaut, après 800, sainte Hiltrude, vierge, qui vécut très pieusement dans une cellule adossée à la chapelle du monastère, dont son frère Gontrand était abbé.

  • St Elzéar de Sabran et la Bse Delphine († 1323)

À Paris, en 1323, le trépas de saint Elzéar de Sabran, comte d’Ariano, qui conserva, par vœu la virginité avec son épouse, la bienheureuse Delphine, et mourut à l’âge de trente-huit ans, ayant fait preuve de toutes les vertus.

  • Bx Jean-Baptiste Laborier du Vivier : martyrs

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste Laborier du Vivier, diacre et chanoine de Mâcon, martyr. Sous la Révolution française, parce qu’il était membre du clergé, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et y mourut d’une grave maladie.

  • le 27 septembre : fête de Saint Vincent de Paul, fondateur des Sœurs de saint Vincent de Paul.

Ce saint, dont le nom est devenu synonyme de charité, est l’une des plus pures gloires de la France et de l’humanité tout entière.

Saint Vincent de Paul, ou Depaul naît à Pouys en 1581, dans une famille de paysans pauvres gascons. Berger dans sa jeunesse, il devient prêtre à dix-neuf ans, précepteur de la famille de Gondi, avant de renoncer à ses bénéfices pour aller évangéliser les campagnes paupérisées. Son père, témoin de sa charité et devinant sa rare intelligence, résolut de s’imposer les plus durs sacrifices pour le faire étudier et le pousser au sacerdoce : « Il sera bon prêtre, disait-il, car il a le cœur tendre. » À vingt ans, il étudie la théologie à Toulouse et reçoit bientôt le grade de docteur.

Ordonné en 1600, à l’âge de 19 ans, un an après son ordination il se rend à Marseille pour recueillir un legs que lui a laissé un de ses amis. Au retour, voyageant par mer pour se rendre à Narbonne, il est pris par des pirates et emmené captif en Afrique. Sa captivité, d’abord très dure et accompagnée de fortes épreuves pour sa foi, se termina par la conversion de son maître, qui lui rendit la liberté.

Curé de Châtillon-les-Dombes puis de Clichy, il devient ensuite Aumônier des Galères, et il se dévoue au salut de ces malheureux criminels avec une charité couronnée des plus grands succès. La Providence semble le conduire partout où il y a des plaies de l’humanité à guérir.

À une époque où la famine et les misères de toutes sortes exercent les plus affreux ravages, il fait des prodiges de dévouement; des sommes incalculables passent par ses mains dans le sein des pauvres, il sauve à lui seul des villes et des provinces entières. Ne pouvant se multiplier, il fonde – en 1617 en France, en 1634 en Italie –, puis en divers lieux, des Confréries de Dames de la Charité (devenues aujourd’hui les Équipes Saint-Vincent — AIC), puis l’ordre des Filles de la Charité (1623), plus connues sous le nom des Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Nulle misère ne le laisse insensible ; il trouve le moyen de ramasser lui-même et de protéger partout des multitudes d’enfants exposés à l’abandon et à la mort, et mérite le nom de Père des enfants trouvés.

Il a formé des légions d’anges de charité ; mais il lui faut des légions d’apôtres, et il fonde les Prêtres de la Mission (1625), destinés à évangéliser la France et même les peuples infidèles.

En 1638 débute l’œuvre des « Enfants Trouvés ». Il créa pour cela un établissement pour les enfants trouvés. Son action ne s’arrêtait jamais. Il envoyait ses missionnaires dans tout le royaume et à l’étranger:

– 1639 voit Vincent organisé les secours en Lorraine (ravagée par la guerre, la peste et la famine).

– 1646 Fondation de la mission d’Alger.

– 1648 Fondation de la mission de Madagascar.

– 1649 Démarche de Saint Vincent auprès de la Reine et Mazarin en faveur de la paix.

– 1651 Vincent organise des secours en Picardie, Champagne et Ile-de France, dévastées par la guerre. C’est l’année de la Fondation de la mission de Pologne.

« Monsieur Vincent » reçoit la confession du Roi Louis XIII dont il dit : « Je n’ai vu mourir personne plus chrétiennement ». (Voir la chronique du 14 mai).

A la mort du Roi, Anne d’Autriche, alors régente l’appelle pour présider le Conseil de Conscience. Grand ami de Saint-François de Sales, le Cardinal de Richelieu le consulte souvent pour avoir son avis.

Accablé d’infirmités et de souffrances à la fin de sa vie, il meurt à Saint-Lazare le 27 septembre 1660, veillé par la Reine-Régente Anne. Louise de Marillac était décédée peu de temps avant lui le 15 mars 1660. On lui fit des funérailles exceptionnelles. Toutes les œuvres qu’il avait créées étaient représentées, Les princes se mêlaient aux pauvres dans la foule venue honorer le bienfaiteur que l’on vénéra comme un saint.

Il est béatifié par Benoît XIII le 12 août 1729 et canonisé par Clément XII le 16 juin 1737. Actuellement son corps est exposé dans la Chapelle des Lazaristes, 95, rue de Sèvres, à Paris-VIe. Voir les Chroniques du 24 avril, du 14 mai, du 23 septembre. Lire aussi le livre de Geneviève Esquier (Ed. de l’Escalade) Ceux qui croyaient au Ciel.

  • le 27 septembre ou 7 octobre 52 av. JC. : capitulation de Vercingétorix à Alésia.

Vercingétorix jette ses armes devant César, tableau de L. Royer (1888)

Vercingétorix ayant regroupé environ 80 000 soldats à Alésia, pour reconstituer ses forces et demander à des groupes alliés et autres peuples gaulois de lui venir en aide. Se voit encerclé par les légions de César, qui fait réaliser un énorme travail de doubles fortifications autour de la place forte.

Une première fortification face à la ville doit permettre de résister aux tentatives de sortie des 80 000 gaulois retranchés. La deuxième, à l’extérieur, interdit aux renforts demandés d’entrer dans l’enceinte. Un long siège commence qui finit par la reddition du chef gaulois.

  • le 27 ou 28 septembre  1066 : embarquement de Guillaume le Conquérant, pour le début de la conquête normande.

Guillaume débarque en Angleterre le 28 septembre 1066. Le 14 octobre, Guillaume défait Harold à la bataille d’Hastings et s’empare du trône. Le roi d’Angleterre devient vassal du Roi de France, pour la Normandie.

  • le 27 septembre 1529 : début du siège de Turcs de Vienne par Soliman Ier.

Le Turc va subir sa première grande défaite face aux Chrétiens. Le Siège s’achève le 15 octobre.

  • le 27 septembre 1540 : le pape Paul III signe la bulle Regimini militantis qui fonde la Compagnie de Jésus.

Ignace de Loyola présente la règle de la Compagnie au Pape

La Compagnie de Jésus est un ordre catholique fondé par saint Ignace de Loyola. Ses membres s’appellent les Jésuites. En 1516, Ignace et six autres étudiants, dont François Xavier, se rencontrent à Montmartre, font vœu de pauvreté et de chasteté, et fondent la société de Jésus. (Voir la chronique du 15 aout). Après sa conversion, au cours d’une vision qui dure une semaine, à Manrèse en Espagne, saint Ignace reçoit des mains de Notre dame la vision de ce que sera son ordre et surtout une méthode d’exercices spirituels que Saint Jean Paul II qualifiera de « plus sûr chemin vers la sainteté ».

La devise de la Compagnie : Ad majorem Dei gloriam ; Pour la plus grande gloire de Dieu », explique la diversité des tâches auxquelles s’adonnent les Jésuites. Outre l’enseignement, ils pratiquent la prédication, sont missionnaires, directeurs de conscience, étudient la théologie, effectuent des recherches scientifiques, etc.

  • le 27 septembre 1590 : décès du pape Urbain Vll, après 13 jours de règne.

Giovan Battista Castagna a été pape du 15 au 27 septembre 1590 sous le nom d’Urbain VII. Il décède de la malaria après un règne de 13 jours qui ne lui permet pas d’être couronné. C’est le règne le plus court pour un pape. Le dixième plus court étant celui de Jean-Paul 1er. (Voir la chronique du 4 août.)

 

  • le 27 septembre 1601 : naissance de Louis XIII, Roi de France.

Le fils d’Henri IV et de Marie de Médicis voit le jour à Fontainebleau. Son père le fait participer à son premier Conseil à l’âge de huit ans. Louis XIII grandit avec ses frères et sœurs au château de Saint-Germain-en-Laye.

À la mort d’Henri IV en 1610, Louis XIII monte sur le trône. Il a neuf ans. Le pouvoir est alors assuré par sa mère Marie de Médicis, qui gouverne le royaume comme Régente. La majorité du Roi est proclamée en 1614, mais Marie déclare que Louis est « trop faible de corps et d’esprit » pour assumer les devoirs de sa charge ; elle l’écarte du Conseil et laisse gouverner ses favoris Concino Concini et Léonora Galigaï, qui accaparent les plus hautes charges de l’État.

C’est par un coup de force, le 24 avril 1617 que Louis XIII accède au pouvoir en ordonnant l’assassinat du favori de sa mère, Concino Concini. Il exile Marie de Médicis à Blois et prend enfin sa place de Roi, aidé par le Cardinal de Richelieu.

Voir les chroniques du 10 février, du 14 mai et du 17 octobre.

  • le 27 septembre 1627 : les oratoriens sont expulsés de La Rochelle.

Le 5 février 1626 (voir la chronique du jour), le Roi a signé avec les Huguenots la paix de La Rochelle, une des dernières places de sûreté protestantes, en mars 1627 la France rompt avec l’Angleterre et signe un traité d’alliance avec l’Espagne. La ville, une des capitales huguenotes est aussi une des premières fondations oratoriennes. Les Oratoriens sont restés malgré les persécutions que les huguenots font subir aux catholiques dans la ville. Les oratoriens sont toutefois expulsés à plusieurs reprises : lors du siège de 1621, puis en 1625, lors de la reprise de la guerre mais reviennent à chaque fois.

Richelieu commencera le siège de la ville le 10 décembre, après les échecs anglais pour s’emparer de l’ile de Ré. Le 27 septembre, les oratoriens sont expulsés de la ville.

  • le 27 septembre 1627 : naissance de Jacques Bénigne Bossuet, évêque de Meaux, prédicateur et écrivain.

Portrait de Bossuet par Hyacinthe Rigaud

Sorti d’une famille de magistrat, formé par les Jésuites de Dijon, il est ordonné prêtre et devient l’archidiacre de Sarrebourg en 1652, puis de Metz en 1654.

Il se fait rapidement une grande réputation pour ses sermons et ses panégyriques de saints, prêche un Avent et un Carême devant le Roi et la reine-mère. Sa sainteté et cet art oratoire lui permettent de convertir de nombreux Protestants parmi lesquels, Turenne et sa nièce Mademoiselle de Duras, ou de Dangeau, pour qui, il écrit l’Exposition de la doctrine de l’Église. (Voir la chronique du 11 septembre)

Beaucoup de ses discours sont improvisés et ont donc été perdus. En effet, quelques heures avant de monter en chaire, il médite son texte et le couche sur papier agrémenté de quelques passages des Pères de l’Eglises, puis se livre à l’inspiration du moment, et à l’impression qu’il produit sur ses auditeurs. Et seuls sont restés quelque deux cents des cinq ou six cents sermons prononcés. Le 21 septembre 1670, Charles-Maurice Le Tellier, archevêque de Reims, sacre Jacques Bénigne Bossuet évêque de Condom (Gers). En 1671, Bossuet devient le précepteur du Dauphin. Et il écrit lui-même les livres de classe pour son royal élève, parmi lesquels se trouve le Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même.

 Il prononce douze oraisons funèbres qui sont des chefs-d’œuvre d’éloquence, inédits depuis l’Antiquité. Il est élu membre de l’Académie française en 1671.

En 1681, une fois l’éducation du Dauphin achevée, il est nommé évêque de Meaux ; rédige le célèbre Catéchisme de Meaux et pour les religieuses de son diocèse les Méditations sur l’Évangile et les Élévations sur les Mystères.

Il dirige la rédaction des Quatre articles de 1682 qui sont, selon Bernard Basse, à la source des deux funestes évolutions de la monarchie française légitime et tempérée : le gallicanisme et l’absolutisme.

Parmi ces œuvres les plus célèbres se trouvent :

  • Réfutation du catéchisme du Sr Paul Ferry, ministre de la religion prétendue reformée
  • Oraison funèbre d’Henriette-Marie de France
  • Exposition de la doctrine de l’église catholique sur les matières de controverse.
  • Discours sur l’Histoire universelle
  • Histoire des variations des Églises protestantes
  • Défense de la Tradition et des saints Pères
  • Maximes et réflexions sur la comédie
  • Explication de la prophétie d’Isaïe
  • La Politique tirée des propres paroles de l’Écriture sainte (publié à titre posthume)
  • Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même (publié à titre posthume)
  • Sermons (publié à titre posthume)
  • Traité de la concupiscence (publié à titre posthume)

Bossuet meurt à Paris le 12 avril 1704 de la maladie de la pierre. Voir la chronique du 12 avril. Des Statues de Bossuet se trouvent encore dans de nombreux endroits comme dans l’enceinte de l’Académie française, à Paris, sur la fontaine Saint-Sulpice, place Saint-Sulpice à Paris, dans la Cathédrale Saint-Étienne de Meaux ; ville où il fut évêque, ce monument a été fait en 1911.

  • le 27 septembre 1660 : mort de «Monsieur Vincent».

Saint-Vincent de Paul

  • le 27 septembre 1700 : le pape Innocent XII meurt à Rome.

C’est Innocent XII qui apaise la querelle entre le Roi Louis XIV et la papauté suite à Déclaration des quatre articles de 1682. Louis XIV renonce aux « propositions gallicanes », et le pape reconnait les évêques nommé par le Roi depuis 1673, date du début des tensions.

  • le 27 septembre 1748 : suppression des galères en France.

Par une ordonnance, Louis XV rattache les corps des galères à la Marine Royale, afin de permettre à celle-ci de disposer d’une main-d’œuvre peu onéreuse. Désormais, les forçats des galères sont hébergés à terre dans des bagnes portuaires. La peine des galères, prononcée seulement en temps de guerre, apparaît, en tant que condamnation, seulement vers le début du XVIe siècle.

La galère a été le principal navire de combat sur la Méditerranée pendant des millénaires.

C’est un navire fin, qui craint les coups de vent. Il ne peut donc être utilisé qu’en période de beau temps. Elle est propulsée par des rameurs, prisonniers de guerre, renégats, esclaves ou hommes libres, selon les pays. Le navire a très peu évolué depuis l’antiquité. Les guerres de Louis XIV terminées, l’entretien de la flotte ne nécessite plus des équipages si nombreux : les condamnés aux travaux forcés sont désormais en majorité envoyés au bagne et employés à des travaux de construction des ports et des forts.

Le dernier grand combat de galères est la bataille de Lépante.

 

La bataille de Lépante

  • le 27 septembre 1778 : mort de Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, architecte français.

Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne est un architecte français né en 1711 et mort en 1778. Après avoir été mousquetaire au service du Roi, il devient architecte en 1733 et est admis à l’Académie royale d’architecture. En 1750, il réalise le château d’Asnières-sur-Seine, de style rocaille. Mais il finit ruiné lorsque le style rocaille passe de mode et meurt misérablement.

  • le 27 septembre 1783 : décès d’Étienne Bézout, mathématicien français.

Etienne Bézout est un mathématicien français né en 1730. Nommé examinateur des gardes de la marine en 1763, il rédige son “Cours de mathématiques à l’usage des gardes du pavillon et de la marine“, puis un “Cours complet de mathématiques à l’usage de la marine et de l’artillerie“, utilisé pour le concours d’entrée à Polytechnique. Auteur de plusieurs autres ouvrages théoriques, il entre à l’Académie des Sciences en 1758 et meurt en 1783.

  • le 27 septembre 1808 : début de l’entrevue entre Napoléon Ier et le tsar Alexandre à Erfurt.
  • le 27 septembre 1810 : bataille de Buçaco.

Cette bataille marque l’arrêt de l’offensive de Masséna vers le Portugal.

  • le 27 septembre 1822 : Champollion révèle sa découverte du sens des hiéroglyphes.

L’Egyptologue français, Jean-François Champollion, présente à l’Académie des Inscriptions et Belles-lettres de Paris son mémoire sur l’écriture égyptienne, où il révèle le sens des hiéroglyphes. Ses découvertes lui valent l’admiration de tous les scientifiques de l’époque. En 1824, il publie son célèbre “Précis du système hiéroglyphique”.

 

 

  • le 27 septembre 1981 : le service TGV ouvre au public entre Paris et Lyon.

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