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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 27 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 27 octobre 625 : élection du pape Honorius 1er.
  • le 27 octobre 1293 : le Roi Philippe le Bel cite le roi Edouard Ier d'Angleterre devant sa Cour, en tant que duc de Guyenne, et menace de lui confisquer le duché.

Comme Edouard ne se déplace pas, le duché est confisqué le 19 mai suivant.

  • le 27 octobre 1490 : la duchesse Anne de Bretagne rejoint la ligue formée contre le Roi Charles VIII par Maximilien d'Autriche, Ferdinand d'Aragon et Henri VII d'Angleterre.


Un an après les Etats de Bretagne lui conseillent d'épouser Charles VIII. Elle sera finalement Reine de France, et épousera deux Rois successivement.

  • le 27 octobre 1614 : réunion des états généraux à Paris.

Depuis l'assassinat d'Henri IV, le 14 mai 1610, c'est sa veuve, la reine Marie de Médicis, qui assure la régence. Cette réunion est un échec. Les états généraux, discrédités, ne seront plus réunis avant 1789. Entre temps, le cardinal de Richelieu, principal ministre de Louis XIII de 1624 à 1642, permettra à la monarchie de reprendre le dessus et de mettre au pas l'aristocratie, y compris la reine mère !

  • le 27 octobre 1662 : rachat de Dunkerque et Mardyck par Louis XIV.

Le 27 octobre 1662, Louis XIV rachète Dunkerque et Mardyck, dans le Nord, pour 400 000 £ au roi d'Angleterre Charles II. L'opération est réalisée après la victoire de Turenne à la bataille des Dunes, contre l'armée espagnole des Flandres dirigée par Condé, en juin 1658. Voir les chroniques du 20 mai et du 14 juin.

  • le 27 octobre 1722 : le Roi Louis XV est reçu novice chevalier, puis grand maître souverain de l'ordre du St-Esprit, dans la cathédrale de Reims.

Voir son couronnement le 25 octobre.

  • le 27 octobre 1873 : lettre du comte de Chambord, publiée dans le journal légitimiste L'Union.

Démentant les paroles de Charles Savary, le comte constate que « l'opinion publique, emportée par un courant que je déplore, a prétendu que je consentais enfin à devenir le roi légitime de la révolution. […] Les prétentions de la veille me donnent la mesure des exigences du lendemain, et je ne puis consentir à inaugurer un règne réparateur et fort par un acte de faiblesse. »

C'est la seconde fois que le comte refuse en apparence de céder sur le drapeau après celle de l'hiver 1871-72. Deux éléments lui interdisent de régner : cette monarchie constitutionnelle n'est qu'une république couronnée qui rejette toute origine divine du pouvoir, et le testament de la duchesse d'Angoulême, sœur du Dauphin Louis XVII, qui se trouve au Vatican.

  • le 27 octobre 1986 : rencontre à Assise des représentants de douze religions avec Jean-Paul II pour la paix.

     

  • le 27 octobre 2005 : la mort de deux adolescents déclenche trois semaines d'émeutes dans les banlieues.

Deux adolescents qui tentaient d'échapper à la police pour une raison indéterminée se cachent dans un transformateur d'EDF et meurent électrocutés. La nuit qui suit va alors être le théâtre d'incidents. C'est le début de « la crise des banlieues ». Ces émeutes ne sont que la preuve par l'absurde de l'échec de la politique d'intégration à la française, l'échec de la politique de la ville, où les bidons villes des années 50 ont été remplacés par des ghettos, où la loi française est devenue une loi étrangère.

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4 commentaires

  1. le 27 octobre 1986 : rencontre à Assise des représentants de douze religions avec Jean-Paul II pour la paix. Apostasie pratique et formelle.

  2. Le comte de Chambord a fait une erreur monumentale. C’est fou de voir à quel point l’histoire repose sur un seul fil.

  3. Le comte de Chambord n’a aucun mérite, ce n’est pas pour des raisons politiques ou religieuses mais par attachement sentimental et fétichiste et aussi par orgueil qu’il fit ces déclarations qui l’empêchèrent de monter sur le trône. Il était prêt à une monarchie constitutionnelle beaucoup plus démocratique et libérale que celle de la Restauration car il acceptait un système parlementaire à deux chambre et le suffrage universel. Et sans charte octroyée mais avec une constitution. Il le dit lui-même : ce drapeau a flotté sur son berceau et c’était celui de son grand-père…
    Sur le fond, si vous en avez marre de voir du matin au soir évoquer les valeurs républicaines ou que vous n’avez qu’un plaisir réduit à voir Marianne dans les mairies, eh bien remerciez le comte de Chambord !

  4. On peut aussi ajouter qu’il a eu tort de vouloir imposer le drapeau blanc car :
    1. La France royale n’avait pas de drapeau national flottant sur les palais, bâtiments publics ; chaque régiment avait son drapeau (souvent à croix blanche). Le blanc avait une prééminence mais c’est tout et pendant les guerres de religion c’était la couleur des protestants reprise par Henri IV.
    2. Le drapeau tricolore était parfaitement compatible avec la monarchie : le blanc du roi, le bleu venu des armes de Paris et donc des armes de France étaient couleurs royales. Et le rouge était la couleur de l’oriflamme de Saint Denis. Le tricolore fut un drapeau royal sous Louis XVI. Le tricolore vertical s’imposa non sous la Révolution sous l’Empire.
    3. Le pape, qui avait été secouru par les armées françaises arborant le tricolore, plaidait pour lui et conseilla à Henri V de l’accepter. Il fut très déçu de ne pas avoir été écouté. Tout çà pour une serviette !
    4. Le comte de Chambord incarne un providentialisme chrétien qui est une plaie mortelle pour la droite et en particulier la contre-révolution catholique : à savoir Dieu réglera les problèmes à notre place. Non, c’est aide-toi et le ciel t’aidera. Si Hugues Capet et Henri IV avaient eu la même mentalité que Chambord, ils n’auraient jamais régné. A la place de Chambord, ils n’auraient pas posé de condition d’enfant gâté avant de daigner mettre le pied dans leur royaume. Si Chambord avait été autre chose qu’un idéologue, et s’il avait été un fin politique comme Henri IV, il aurait pu imposer le drapeau blanc selon de nombreux observateurs ; il eût suffi qu’il accepte de monter le trône sans prendre d’engagement, sans condition préalable (personne ne lui en demandait) et une fois en France, le blanc aurait pu être imposé.
    5. Le drapeau blanc était celui de la reddition depuis le 18ème siècle ; le prendre comme drapeau national n’aurait pas été une bonne chose à moins de lui ajouter les armes de France par exemple. Mais cet ajout il aurait pu le faire sur la bande blanche du drapeau tricolore.
    6. Le drapeau blanc paraît gris ou bleu selon le temps, comme il se salit ou prend des reflets rapidement, il n’est esthétique qu’à l’abri du ciel.
    Bref Henri V a porté malheur à la France : il a permis 1905 et la prééminence des valeurs de gauche par la référence radicale et permanente à la Révolution ! Son nom qui est celui du vainqueur d’Azincourt était de ce fait bien trouvé et prémonitoire. Comme disait le duc d’Aumale, il le monsieur de trop dans l’histoire de France. Sans lui, la monarchie eût été restaurée sans problème et Philippe VII et Philippe VIII auraient redressé la France, sans doute vaincu l’Allemagne sans la politique désastreuse de Clemenceau… On ne refait pas l’histoire mais c’est très dommage !

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