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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 27 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 25 ou 27 mars 972 : naissance de Robert II « Le Pieux », Roi de France.

Voir les chroniques du 20 juillet et du 25 décembre.

  • le 25 ou 27 mars 1191 : décès du pape Clément III (à ne pas confondre avec l'anti pape du même nom).

Il parvient peu après son élection à calmer les tensions entre l'Église et la population de Rome en permettant aux citoyens romains d'élire eux-mêmes leurs magistrats (tandis que le pape garde le pouvoir de choisir le gouverneur de la ville). Il fait bâtir le monastère de Saint-Laurent-hors-les-murs, et restaurer le palais du Latran. Il organise le regroupement des forces de la Chrétienté contre les Sarrasins. (Troisième croisade)

  • le 27 mars 1329 : le pape Jean XXII fulmine la bulle "In agro Dominico"

Par cette bulle,le pape condamne les 26 thèses extraites ou prétendument extraites des œuvres latines et des prédications de Maître Eckhart.

  • le 27 mars 1351 : le Combat des Trente.

Cecombat a lieu durant la Guerre de Succession de Bretagne (1341-1364), pendant  la Guerre de Cent Ans, qui oppose le Parti de Jean de Montfort soutenu parÉdouard III d'Angleterre et le Parti de Charles de Blois, cousin du Roi de France. Une trêve a été signée. Mais au mépris de cette convention les Anglais, sous prétexte de soutenir la cause des Montfort, rançonnent et pillent la Bretagne. Les paroisses qui ne peuvent payer sont détruites, incendiées et saccagées. Le récit de cette singulière bataille, a un immense retentissement et est relaté par le chroniqueur français Froissart.

Beaumanoir voyant les Anglais maltraiter des paysans sans défense, apostrophe leur chef, Bemborough, en ces termes :

«Chevaliers d'Angleterre, je m'étonne fort que des hommes, vaillants comme vous l'êtes, fassent une guerre honteuse et cruelle, non pas aux gens qui portent les armes, mais aux marchands, aux laboureurs, aux hommes paisibles. Ce n'est pas coutume que les soldats soient employés à vexer et à ruiner le pauvre habitant qui sème le blé, qui nous procure le vin et qui nourrit le bestial. […] Les Anglais sont sans doute des guerriers recommandables ; mais à mon avis, ils sont loin de l'emporter sur les Bretons. A l'occasion je me fais fort de le leur apprendre par expérience ».

Bemborough accepte donc le défi et les deux capitaines conviennent de s'affronter dans un champ au « chêne de Mi-Voie » (entre Ploërmel et Josselin). Ainsi trente chevaliers anglais, partisans de Jean de Montfort, s'affrontent en combat singulier à trente chevaliers bretons partisans de Charles de Blois. Les conditions de la lutte sont celles du « combat à volonté », chacun des soixante combattants a toute liberté de se battre comme il lui plait, à pied, à cheval, avec n'importe quelles armes, sans autre obligation que d'observer dans ce combat les règles de la loyauté chevaleresque.

Les Anglais sûrs de leur victoire arrivent les premiers au « chêne de Mi-Voie ». Le retard des Bretons vient du fait qu'ils se sont préparés à la bataille, se sont confessés, et ont reçu l'absolution, la communion, et entendus plusieurs messes.

Blessé et en nage, au cours du combat Beaumanoir réclame à boire. L'un de ses compagnons, Geoffroy du Bouäys lui répond par cette formule devenue célèbre :

« Bois ton sang Beaumanoir ! Cela calmera ta soif ».

La famille de Beaumanoir reprit cette réponse comme devise. Beaumanoir relance ses troupes à l'assaut et les Anglais sont totalement battus.

Statue de Jehan IV de Beaumanoir à Dinan

Huit Anglais furent tués et les autres se rendirent. Selon Jehan Froissart.

Combat des Trente

  • le 27 mars 1378 : décès du pape Grégoire XI.

Pierre Roger de Beaufort est le dernier pape français. À la mort d'Urbain V, il est élu pape dès le second jour du conclave à Avignon, le 30 décembre 1370, à l'unanimité des voix. Il faut l'ordonner prêtre le 4 janvier 1371 pour le sacrer évêque, et le couronner pape, le jour suivant sous le nom de Grégoire XI.

Il poursuit la réforme de l'Église initiée par ses prédécesseurs, ramène les Hospitaliers dans la discipline et l'observation de leurs règles ; il entreprend la réforme de l'ordre des Dominicains et face à la recrudescence des hérésies il relance l'Inquisition. D'abord pape en Avignon, il réinstalle la papauté à Rome.

  • le 27 mars 1446 : une ordonnance royale place l'Université sous la juridiction du Parlement.

L'Université parisienne s'est rendue complice de la mort de Jeanne d'Arc et Charles VII ne l'oublie pas en entrant dans sa capitale, en 1436. Il place donc le corps universitaire sous la juridiction du Parlement de Paris en 1446, afin d'en mieux contrôler les excès.

  • le 27 mars 1785 : naissance de Louis Charles de France Dauphin de France, fils du Roi de France Louis XVI.

Tout et son contraire a été écrit sur Louis XVII. Même la cérémonie du 8 juin 2004 rassemblant des membres de différentes branches de la famille de Bourbon et diverses personnalités au cours de laquelle une urne funéraire contenant un cœur, est placée dans la chapelle des Bourbons de la basilique de Saint-Denis, a été qualifiée de mascarade par le ministre de la culture de l'époque, Renaud Donnedieu de Vabres, qui refusa d'y participer.

En fait, il est un document qu'aucun historien n'a pu consulter et qui devrait éclairer l'histoire de Louis XVII : le « testament » de la duchesse d'Angoulême, sa sœur. Ce document est conservé dans les archives du Vatican.

  • le 27 mars 1796 : adresse du général Bonaparte aux soldats de l'armée d'Italie.

"Vous êtes nus, mal nourris : le gouvernement vous doit beaucoup, il ne peut rien vous donner. Votre patience, votre bravoure […] font l'admiration de la France. […] Je vais vous conduire dans les plaines les plus fertiles du monde et vous y trouverez honneur, gloire et richesse".

  • le 27 mars 1808 : Napoléon décrète la réunion au royaume d'Italie des provinces pontificales de l'Adriatique (Urbino, Macerata, Ancône et Camérino).

     

  • le 27 mars 1815 : le Conseil d'État relève Napoléon de sa déchéance.

L'empereur forme un gouvernement avec Carnot à l'Intérieur, Davout à la Guerre, Caulaincourt aux Affaires étrangère et Fouché à la Police.

  • le 27 mars 1854 : la France déclare la guerre à la Russie.

La France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à la Russie qui menace l'intégrité de l'empire Ottoman. C'est le début de la guerre de Crimée. Les forces franco-britanniques l'emportent sur la Russie après un an de siège à Sébastopol de septembre 1854 à septembre 1855. La paix est signée à Paris le 30 mars 1856.

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4 commentaires

  1. Franchement vous nous laissez sur notre fin au sujet de Louis XVII
    Sait on ce qu ‘ il y a sur ce document du Vatican ?. Rien n ‘ a jamais ” fuité ” ?
    Pourquoi ce silence du vatican ?
    Le peuple français a le droit de savoir !!!!!!

  2. Louis 17, le testament de la duchesse d’Angoulême et la survie du Dauphin : Espérons que le Dauphin ait survécu et que Dieu le suscite – comme prophétisé depuis des siècles et comme Il le fit pour David – puisqu’il semble bien que nous n’ayons plus rien à espérer de la république.

  3. “En fait, il est un document qu’aucun historien n’a pu consulter et qui devrait éclairer l’histoire de Louis XVII : le « testament » de la duchesse d’Angoulême, sa sœur. Ce document est conservé dans les archives du Vatican.”
    Des preuves seraient nécessaires à ce type d’affirmations relayées régulièrement sur le SB sans aucune référence.
    Merci

  4. J’étais à St Denis le 8 juin de l’an de grâce 2004.
    Quelle grâce ce fut en effet de rendre hommage au coeur du Roi martyr, derrière le chef de la maison de France.
    L’histoire Sainte de France continue, cachée mais ardente, telle un flot de lave brûlante qui serpente dissimulé sous la mince couche de gangue des mensonges et forfaitures des félons qui gouvernent.
    Quand les lys refleuriront sur la belle terre de France, en nom Dieu et en nom Jeanne l’univers entier en sera stupéfait.
    Hardi évêques ! Hardi clercs ! Sus à l’erreur ! Menez à Reims, vous évêques qui seuls détenez légitimité politique et religieuse de faire les Rois très chrétiens.
    Le peuple se meurt, les âmes se perdent. Hardi, évêques ! A Reims, à Reims !

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