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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 25 septembre…

C’est arrivé un 25 septembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 25 septembre : saints du jour français ou en France.
    • St Firmin : évêque d’Amiens et martyr († IVE S.)

Le père et la mère de saint Firmin, qui étaient des plus riches et des plus considérables de la ville de Pampelune, en Espagne, au IVe siècle, furent convertis à la foi par saint Honestus, prêtre de Toulouse et disciple de saint Saturnin. Convaincus que de la première éducation dépend ordinairement le reste de la vie, ils mirent leur fils entre les mains de ce saint ecclésiastique, qui l’instruisit et le prit pour compagnon de ses courses apostoliques.

Prêtre à vingt-quatre ans, Firmin eut tant de succès dans ses prédications, que saint Honorat, successeur de saint Saturnin à Toulouse, l’ordonna évêque, pour évangéliser les païens. L’évêque missionnaire parcourut les Gaules, évangélisa Agen, Clermont, Angers, Beauvais, essuyant plusieurs fois la persécution, battu de verges, chargé de chaînes dans les cachots.

Amiens fut la dernière et la plus glorieuse étape de l’apôtre, qui y fixa son siège. Dès les premiers jours, le sénateur Faustinien fut converti avec toute sa famille. Firmin joignait aux charmes de son éloquence le témoignage invincible d’une multitude de miracles. Un jour, c’est un homme borgne qui en est l’objet ; le lendemain, ce sont deux lépreux ; puis des aveugles, des boiteux, des sourds, des muets, des paralytiques, des possédés du démon. Peu de temps après son arrivée, les temples de Jupiter et de Mercure furent complètement déserts. Firmin eut la tête tranchée.

  • St Solenne : évêque de Chartres († avant 533)
  • St Prince : évêque et abbé à Soisson († VE S.)

À Soissons, au Ve siècle, saint Prince, évêque et abbé, frère de saint Remi de Reims.

  • St Aunaire : évêque d’Auxerre († 605)

À Auxerre, en 605, saint Aunaire, évêque. C’est dans sa cité et sous son épiscopat que fut achevé le martyrologe hiéronymien.

  • St Ermenfroi : abbé de Cusance († V. 670)

Au pays de Besançon, vers l’an 670, saint Ermenfroi, abbé du monastère de Cusance, qui apprit la discipline monastique à Luxeuil.

  • le 25 septembre 608 : élection du pape saint Boniface IV.
  • le 25 septembre 1340 : Trêve d’Esplechin-sur-Escaut.

Bien qu’ayant remporté la bataille de l’Ecluse en juin 1340, le roi Édouard III d’Angleterre se trouve dans une position difficile. Financièrement exsangue, il ne peut plus payer ses alliés, et ses troupes connaissent de sérieux revers sur d’autres théâtres d’opération (en Aquitaine et en Ecosse). Profitant de son absence, les Ecossais se lancent dans une révolte contre les troupes anglaises. Contraint, il signe une trêve temporaire avec le Roi de France, la Trêve d’Esplechin-sur-Escaut. La trêve expire le 24 juin 1342.

  • le 25 septembre 1396 : mort de l’Amiral Jehan V de Vienne à la bataille de Nicopolis.

Jean de Vienne, général et amiral français participe à la Guerre de 100 ans, notamment au siège de Calais en 1346, contre Édouard III. Il est tué en Bulgarie lors de la bataille de Nicopolis, une bataille de la croisade du roi Sigismond de Hongrie menée contre l’Empire ottoman.

Jehan de Vienne fils d’un seigneur de Franche-Comté, est le grand réformateur et réorganisateur de la Marine Française sous Charles V; le Roi le fait Amiral de France en 1373. Comprenant très vite que les navires sont des armes d’avenir, il développe la marine française, mais refuse les grands engagements navals au profit de raids et coups de mains contre les ports et villes du sud de l’Angleterre. Ainsi, les navires français vont paralyser une grande partie du commerce anglais grâce à cette tactique et s’assurer le contrôle de la navigation dans la Manche ; protégeant en plus le pays des incursions anglaises permanentes.

En 1393, suite à la signature par Charles VI de l’Ordonnance confiant le gouvernement du Royaume à ses oncles, Jehan de Vienne connaît le même sort qu’Olivier de Clisson et les autres Marmousets, auxquels Charles V avait confié le Conseil de son fils : il est mis à l’écart.

Le vieux soldat trouve la mort à la bataille de Nicopolis le 25 septembre 1396, jour de la défaite des chevaliers français et des troupes valaquo-hongroises de l’Empereur Sigismond Ier de Luxembourg face aux Turcs de Bajazet Ier.

  • le 25 septembre  1396 : défaite des Croisés à Nicopolis.

“Le sultan Ottoman Bayazid Ier inflige une écrasante défaite aux croisés du roi de Hongrie, Sigismond. Les barons français Jean sans Peur et Philippe d’Artois avaient constitué une armée de 10 000 chevaliers pour rejoindre l’armée de Sigismond à Bude (Budapest). La rencontre avec les troupes du sultan à Nicopolis, au nord de la Bulgarie, sur le Danube, est d’une extrême violence et Jean sans Peur est fait prisonnier. Les Turcs s’emparent de la Bulgarie, avant de dominer tous les Balkans. Cette défaite met un terme aux croisades.”

Enluminure (XVe) représentant la bataille de Nicopolis

  • le 25 septembre 1534 : décès du pape Clément VII.

Clément VII en lutte avec Charles Quint et Henri VIII va laisser se développer l’hérésie protestante. Il va subir aussi le sac de Rome le 6 mai 1527 par les troupes de Charles Quint (cf. la chronique du jour).

A ne pas confondre avec l’anti pape du Grand Schisme d’Occident (voir la chronique du 16 septembre).

  • le 25 septembre 1597 : Henri IV reprend Amiens aux Espagnols.

Après six mois de siège, aussi connu sous l’expression de « siège de velours », le Roi de France, Henri IV contraint le gouverneur espagnol d’Amiens à la capitulation.

  • le 25 septembre 1683 : naissance de Jean-Philippe Rameau, compositeur d’opéra français.

Jean-Philippe Rameau naît le 25 septembre 1683 à Dijon. Il est considéré comme l’un des plus grands musiciens français du XVIIIe siècle. Claveciniste virtuose, théoricien de la musique, il rédige des traités d’harmonie importants. Il compose des œuvres baroques : motets, cantates, musique instrumentale et lyrique, parmi lesquelles figurent entre autre Les Indes galantes, Castor et Pollux, Hippolyte et Acirie.

Le succès, l’attribution d’une pension par le Roi qui l’anoblit et le fait chevalier dans l’Ordre de Saint-Michel) ne changent pas sa manière de vivre très simple et peu mondaine.

  • le 25 septembre 1728 : Chardin est reçu à l’Académie royale.

Autoportrait à l’abat-jour vert ou L’Homme à la visière, Musée du Louvre, Paris.

Jean-Baptiste Chardin est admis à l’Académie royale de peinture et de sculpture en tant que peintre de natures mortes. Ses morceaux de réception sont “le Buffet” et “la Raie“. Cette dernière suscite, ensuite, beaucoup d’admiration chez des artistes tels que Cézanne ou Matisse.

La Raie de Jean Siméon Chardin, 1728, Huile sur toile, Musée du Louvre.

Bénédicité de 1740, Musée du Louvre

  • le 25 septembre 1766 : naissance d’Armand Emmanuel du Plessis, duc de Richelieu, homme politique et académicien français.

Franco-russe, né à Paris et mort dans la même ville le 17 mai 1822, il est connu pour avoir été le deuxième président du Conseil des ministres en titre de l’Histoire de France, sous Louis XVIII, le seul roi Bourbon qui n’a jamais été sacré. Premier gentilhomme de la Chambre du Roi Louis XVI, il est nommé gouverneur d’Odessa par l’empereur Alexandre 1er en 1803, alors petit village qu’il transforme en capitale de cette région conquise sur les Turcs.

  • le 25 septembre 1796 : les “Annales de la Religion”, la gazette de l’abbé Henri Grégoire indiquent que la pratique religieuse a repris dans 31214 communes.

La révolution a échoué à décatholiciser la France.

  • le 25 septembre 1865 : le pape Pie IX prononce l’allocution “Multiplices inter”, condamnant la franc-maçonnerie et autres Sociétés “secrètes”.

Vénérables Frères, Parmi les nombreuses machinations et les moyens par lesquels les ennemis du nom chrétien ont osé s’attaquer à l’Église de Dieu et ont essayé, quoiqu’en vain, de l’abattre et de la détruire, il faut sans doute compter cette société perverse d’hommes, vulgairement appelée ” maçonnique “, qui, contenue d’abord dans les ténèbres et l’obscurité, a fini par se faire jour ensuite, pour la ruine commune de la religion et de la Société humaine. Dès que Nos prédécesseurs les Pontifes Romains, fidèles à leur office pastoral, eurent découvert ses embûches et ses fraudes, ils ont jugé qu’il n’y avait pas un moment à perdre pour réprimer par leur autorité, frapper de condamnation et exterminer comme d’un glaive cette secte respirant le crime et s’attaquant aux choses saintes comme aux choses publiques.

C’est pourquoi Notre prédécesseur Clément XII, par ses Lettres apostoliques, proscrivit et réprouva cette secte, et détourna tous les fidèles non seulement de s’y associer, mais encore de la propager et de l’encourager de quelque manière que ce fût, sous peine d’encourir ipso facto l’excommunication.

Benoît XIV confirma par sa constitution cette juste et légitime sentence de condamnation, et il ne manqua pas d’exhorter les souverains catholiques à consacrer toutes leurs forces et toute leur sollicitude à réprimer cette secte profondément perverse et à défendre la société contre le péril commun. Plût au Ciel que les monarques eussent prêté l’oreille aux paroles de Notre prédécesseur! Plût au Ciel que, dans une affaire aussi grave, ils eussent agi avec moins de mollesse! Certes, Nous n’eussions alors jamais eu (ni nos pères non plus) à déplorer tant de mouvements séditieux, tant de guerres incendiaires qui mirent l’Europe entière en feu, ni tant de maux amers qui ont affligé et affligent encore l’Église. Mais la fureur des méchants ayant été loin de s’apaiser, Pie VII, Notre prédécesseur, frappa d’anathème une secte d’origine récente, le Carbonarisme, qui s’était propagée surtout en Italie où elle avait fait un grand nombre d’adeptes; et, enflammé du même zèle pour les âmes, Léon XII condamna par ses Lettres Apostoliques, non seulement les sociétés secrètes que Nous venons de mentionner, mais encore toutes les autres, de quelque nom qu’elles fussent appelées, conspirant contre l’Église et le pouvoir civil, et il les interdit sévèrement à tous les fidèles sous peine d’excommunication. Toutefois, ces efforts du Siège Apostolique n’ont pas eu le succès que l’on eût dû espérer.

La secte maçonnique dont Nous parlons n’a été ni vaincue ni terrassée: au contraire, elle s’est tellement développée, qu’en ces jours difficiles elle se montre partout avec impunité, et lève le front plus audacieusement que jamais. Nous avons dès lors jugé nécessaire de revenir sur ce sujet, attendu que par suite de l’ignorance où l’on est peut être des coupables desseins qui s’agitent dans ces réunions clandestines, on pourrait croire faussement que la nature de cette société est inoffensive, que cette institution n’a d’autre but que de secourir les hommes et de leur venir en aide dans l’adversité, qu’enfin il n’y a rien à en craindre pour l’Église de Dieu. Qui cependant ne voit combien une telle idée s’éloigne de la vérité? Que prétend donc cette association d’hommes de toute religion et de toute croyance? Pourquoi ces réunions clandestines et ce serment si rigoureux exigé des initiés, qui s’engagent à ne rien dévoiler de ce qui peut y avoir trait? Et pourquoi cette effrayante sévérité des châtiments auxquels se vouent les initiés, pour le cas où ils viendraient à manquer à la foi du serment? À coup sûr elle doit être impie et criminelle, une société qui fuit ainsi le jour et la lumière; car celui qui fait le mal, dit l’apôtre, hait la lumière. Combien diffèrent d’une telle association les pieuses sociétés des fidèles qui fleurissent dans l’Église catholique! Chez elles, rien de caché, pas de secret. Les règles qui les régissent sont sous les yeux de tous, et tous peuvent voir aussi les œuvres de charité pratiquées selon la doctrine de l’Évangile. Aussi n’avons-Nous pas vu sans douleur des sociétés catholiques de ce genre, si salutaires, si bien faites pour exciter la piété et venir en aide aux pauvres, être attaquées et même détruites en certains lieux, tandis qu’au contraire on encourage ou tout au moins on tolère la ténébreuse société maçonnique, si ennemie de Dieu et de l’Église, si dangereuse même pour la sûreté des royaumes.

Nous éprouvons, Vénérables Frères, de l’amertume et de la douleur en voyant que lorsqu’il s’agit de réprouver cette secte conformément aux constitutions de Nos prédécesseurs, plusieurs de ceux que leur fonction et le devoir de leur charge devraient rendre pleins de vigilance et d’ardeur en un sujet si grave, se montrent indifférents et en quelque sorte endormis. Si quelques-uns pensent que les constitutions apostoliques publiées sous peine d’anathème contre les sectes occultes et leurs adeptes et leurs fauteurs n’ont aucune force dans les pays où ces sectes sont tolérées par l’autorité civile, assurément ils sont dans une bien grande erreur.

Ainsi que vous le savez, Vénérables Frères, Nous avons déjà réprouvé cette fausse et mauvaise doctrine, et aujourd’hui Nous la réprouvons et condamnons de nouveau. Ce pouvoir suprême de paître tout le troupeau du Seigneur, que les Pontifes Romains ont reçu du Christ en la personne du bienheureux apôtre Pierre, et par conséquent le magistère suprême qu’ils doivent exercer dans l’Église dépendent-ils du pouvoir civil et peuvent-ils être empêchés sans raison et restreint par ce dernier? Dans cette situation, de peur que des hommes imprudents, et surtout la jeunesse, ne se laissent égarer, et pour que Notre silence ne donne lieu à personne de protéger l’erreur, Nous avons résolu, Vénérables Frères, d’élever Notre voix apostolique; et, confirmant ici, devant vous, les constitutions de Nos prédécesseurs, de Notre autorité apostolique, Nous réprouvons et condamnons cette société maçonnique et les autres du même genre, qui, tout en différant en apparence, se forment tous les jours dans le même but, et conspirent soit ouvertement, soit clandestinement, contre l’Église et les pouvoirs légitimes; et Nous ordonnons sous les mêmes peines que celles qui sont spécifiées dans les constitutions antérieures de Nos prédécesseurs à tous les chrétiens de toute condition, de tout rang, de toute dignité et de tout pays, de tenir ces mêmes sociétés comme proscrites et réprouvées par Nous.

Maintenant il ne Nous reste plus, pour satisfaire aux vœux et à la sollicitude de Notre cœur paternel, qu’à avertir et à exhorter les fidèles qui se seraient associés à des sectes de ce genre, d’avoir à obéir à de plus sages inspirations et à abandonner ces funestes conciliabules, afin qu’ils ne soient pas entraînés dans les abîmes de la ruine éternelle. Quant à tous les autres fidèles, plein de sollicitude pour les âmes, Nous les exhortons fortement à se tenir en garde contre les discours perfides des sectaires qui, sous un extérieur honnête, sont enflammés d’une haine ardente contre la religion du Christ et l’autorité légitime, et qui n’ont qu’une pensée unique comme un but unique, à savoir d’anéantir tous les droits divins et humains. Qu’ils sachent bien que les affiliés de ces sectes sont comme ces loups que le Christ Notre Seigneur a prédit devoir venir, couverts de peaux de brebis, pour dévorer le troupeau! Qu’ils sachent qu’il faut les mettre au nombre de ceux dont l’apôtre nous a tellement interdit la société et l’accès, qu’il a expressément défendu de leur dire même: ave (salut)! Que Dieu qui est riche en miséricorde, exauçant les prières de nous tous, fasse qu’avec le secours de Sa Grâce, les insensés reviennent à la raison et que les hommes égarés rentrent dans le sentier de la justice! Que Dieu réprimande la fureur des hommes dépravés qui, à l’aide des sociétés ci-dessus mentionnées, préparent des actes impies et criminels, et que l’Église et la société humaine puissent se reposer un peu de tant de maux si nombreux et si invétérés!

Et afin que Nos vœux soient exaucés, prions aussi notre avocate auprès du Dieu très clément, la Très Sainte Vierge, Sa Mère immaculée dés son origine, à qui il a été donné de terrasser les ennemis de l’Église et les monstres d’erreurs! Implorons également la protection des bienheureux apôtres Pierre et Paul, par le glorieux sang desquels cette noble ville a été consacrée! Nous avons la confiance qu’avec leur aide et assistance, Nous obtiendrons plus facilement ce que Nous demandons à la bonté divine.

PIE IX, Pape.

Cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 117)

  • le 25 septembre 1911 : le cuirassé Liberté explose en rade de Toulon.

Le feu prend dans une soute à munitions il y a 220 morts à bord plus une centaine des bâtiments situés à proximité.

Le cuirassier Liberté

  • le 25 septembre 1914 : début de la bataille d’Alber

Dans le prolongement de la bataille de la Marne et de la bataille de l’Aisne, alliés et Allemands entament une course à la mer, vers la mer du Nord. Bloqués dans leur progression vers le Nord, les généraux français de Castelnau et Joffre décident alors une attaque frontale des lignes allemandes, au niveau d’Albert, dans la Somme. Après un début de succès français, l’armée allemande lance une contre-offensive et rétablit ses positions.

  • le 25 septembre 1926 : signature de la convention internationale abolissant l’esclavage.

Donc la France n’a pas à rougir de son histoire, puisqu’elle l’a aboli bien avant.

  • le 25 septembre 1993 : inauguration du mémorial des Lucs-sur-Boulogne.

Alexandre Soljenitsyne, prix Nobel de littérature, participe à l’inauguration du mémorial des Lucs-sur-Boulogne. Ce monument commémore le massacre de 564 villageois des alentours, le 28 février 1794 (Voir la chronique du jour). Soljenitsyne y rend hommage aux insurgés vendéens de 1793 en insistant sur le caractère barbare de toute révolution. Il fait la comparaison des persécutions entre est et ouest, la seconde puisant ses racines dans les idéologies de la première, il souligne le lien profond entre les génocides des révolutionnaires français et ceux des révolutionnaires russes.

 

  • le 25 septembre 1915 : début des secondes offensives de Champagne et d’Artois.

L’offensive en Artois a commencé le 15 septembre ; celle de champagne dix jours plus tard. L’échec stratégique à vouloir rompre le front allemand est évident après ces offensives.

Monument-hommage aux Troupes Coloniales à la Main de Massiges (Marne)

Joffre a fondé sa manœuvre sur une poussée simultanée en Champagne (direction sud-nord), aux ordres du Général Edouard de Currières de Castelnau, et en Artois (direction est-ouest) aux ordres du Général Ferdinand Foch, tout en misant sur une colossale puissance de feu. Le 28 septembre, Foch ralentie par le mauvais temps qui transforme le terrain en marécage et par l’artillerie allemande arrête son effort. En outre, du 3 au 8 octobre, les Allemands lancent une violente contre-attaque arrêtée par la Xe Armée à la suite de furieux combats.

En Champagne, Joffre aligne, sous les ordres de Castelnau, des forces plus importantes. L’assaut français commence le 25 septembre après trois jours de préparation d’artillerie. Tout comme en Artois, le mauvais temps enlise l’assaut. Si Joffre avait écouté le général Langle de Cary, qui avait vu juste, en demandant d’avancer l’offensive au 15 septembre pour profiter du beau temps le résultat eût été certainement différent. Édouard de Castelnau arrête aussi les assauts à la fin septembre.

Le manque de munitions et de réserves, alors que les Français ont percé, empêchent la poursuite de la seconde partie de l’offensive française. Joffre doit ordonner l’arrêt de l’offensive. 140 000 soldats Français et coloniaux sont tombés, tués, blessés et disparus en près de dix jours de combats.

Et le «Je les grignote», boutade d’autosatisfaction du Maréchal Joffre, ce que l’on retient le plus souvent des offensives d’Artois et de Champagne, oubliant souvent les sacrifices des poilus pendant ces offensives 1915, sonne mal !

  • le 25 septembre 1922 : naissance de Roger Etchegaray, cardinal français, président émérite du conseil pontifical justice et paix.
  • le 25 septembre 2001 : la dette de la France vis-à-vis de ses harkis.

Près de 40 ans après la fin de la guerre d’Algérie, le président Chirac reconnaît pour la première fois que la France a une “dette d’honneur” vis-à-vis des musulmans qui ont combattu dans l’armée française entre 1954 et 1962.

  • le 25 septembre 2012 : François Hollande reconnaît aussi la dette de la France vis-à-vis de ses harkis.

« Je reconnais la responsabilité de la France dans l’abandon des rapatriés et des harkis. »

Voir les chroniques des 19 et 26 mars, des 11, 13, 17 septembre, du 05 juillet, du 30 octobre.

 

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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