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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 25 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 25 juillet : fête de Saint Jacques le majeur, appelé Saint Jacques Matamoros en Espagne et sainte Blandine de Lyon, martyre.
  • le 25 juillet 325 : clôture du Concile de Nicée.

Voir la chronique du 20 mai.

  • le 25 juillet 64 : l'incendie de Rome s'achève.

Sur les hauteurs, Néron a passé son temps à observer la ville en flammes en récitant des vers. Rome l'accuse d'avoir provoqué le feu. L'empereur rejette la responsabilité de l'incendie sur les Chrétiens qu'il va cruellement persécuter. Voir la chronique du 19 juillet.

  • le 25 juillet 1137 : mariage de Louis VII, Roi de France et d'Aliénor d'Aquitaine.
  • le 25 juillet 1261 : Michel VIII Paléologue prend Constantinople aux croisés.

L'empereur byzantin, le basileus Michel VIII Paléologue, rentre triomphalement dans sa capitale, Constantinople, et refonde l'Empire byzantin. Constantinople était la capitale de l'Empire latin d'Orient fondé par les croisés. La cité n'est plus qu'un amas de ruines.

  • le 25 juillet 1534: Jacques Cartier repart vers la France.

La veille (voir la chronique du jour), Jacques Cartier a planté à Gaspé une croix de 30 pieds, revendiquant la région pour le Roi de France. Les Français rencontrent des Iroquois du Saint-Laurent, et repartent vers la France avec deux des fils du chef amérindien. Jacques Cartier arrive à Saint-Malo le 5 septembre, après une traversée de 21 jours (voir la chronique du jour).

  • le 25 juillet 1593 : le futur Henri IV abjure le protestantisme et se convertit au catholicisme.

En présence de l'archevêque de Bourges, Henri de Navarre prétendant au trône de France, abjure solennellement le protestantisme et se convertit au catholicisme. Il se met en conformité avec les lois fondamentales du Royaume et la volonté de la majorité des Français d'être sujets d'un Roi catholique. C'est la seule façon de mettre un terme à huit guerres de religion en France. Henri IV est ensuite sacré à Chartres, le 27 février 1594 (Voir la chronique du jour) ; il fait son entrée à Paris, qui refusait de se rendre à un Roi non catholique, le 22 mars. Le Ciel se manifeste aux yeux de tout le peuple, au cours de la messe d'action de Grâce du Roi à Notre-Dame de Paris, par la présence de l'Archange Saint Michel aux côtés du Monarque. Vraiment sincère, le Roi va jusqu'à demander l'absolution du pape, qu'il obtient en septembre 1595. Voir la chronique du 4 août.

  • le 25 juillet 1792 : Manifeste de Brunswick.
    • le 25 juillet 1799 : victoire d'Aboukir.

La bataille d'Aboukir oppose l'Armée d'Égypte de Bonaparte à celle du chef Mamelouk Moustapha Pacha allié des Anglais. Conséquence de la victoire d'Aboukir, Bonaparte peut regagner la France.

  • le 25 juillet 1830 : les "ordonnances de Saint-Cloud" de Charles X.

Les élections de juillet sont défavorables à Charles X. Sur les conseils de Polignac, et selon l'article 14 de la Charte, le Roi fait rédiger quatre ordonnances. La deuxième et la quatrième dissolvent la Chambre, élue il y a moins d'un mois et fixent la date des nouvelles élections. Moins de dix jours après la publication de ces ordonnances, Charles X est contraint d'abdiquer.

  • le 25 juillet 1893 : inauguration du canal de Corinthe.

Le canal de Corinthe relie le Golfe éponyme à la mer Ionienne et à la mer Egée. Les travaux sont lancés, en 1882, par la Compagnie française, la Société internationale du canal maritime de Corinthe. Le surcoût des travaux et le scandale du canal de Panama mettent en faillite l'entreprise, qui est finalement reprise par le grec Andres Syngros.

  • le 25 juillet 1909 : première traversée de la Manche en avion par Louis Blériot, de Calais à Douvres.

L'aviateur français Louis Blériot, qui a 37 ans, traverse pour la première fois la Manche en avion. Parti de Calais pour Douvres, à bord de son "Blériot XI" son voyage dure 38 minutes, et son hélice et son train d'atterrissage se brisent à l'arrivée sur l'aérodrome de North Fal Meadow. Louis Blériot reçoit donc la récompense de 1 000 livres promise par le journal le "Daily Mail".

  • le 25 juillet 1968 : le Pape Paul VI condamne les méthodes artificielles de contraception dans l'Encyclique "Humanae Vitae".
  • le 25 juillet 1995 : attentat de Khaled Kelkal et Boualem Bensaïd dans la ligne B du RER.

Une bombe explose dans le RER à la station St-Michel à Paris : 8 morts et environ 150 blessés. L'attentat est revendiqué par le GIA.

  • le 25 juillet 2000 : un avion Concorde s'écrase deux minutes après le décollage, sur un hôtel à Gonesse.

Un Concorde d'Air France décolle de l'aéroport Roissy-Charles De Gaulle et heurte un bout de métal sur la piste. Il s'écrase à Gonesse ; l'accident fait 113 morts.

 

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5 commentaires

  1. C’est ce même concorde qui emmena le Pape Jean Paul II à l’île de la Réunion en 1989

  2. “Paris, qui refusait de se rendre à un Roi non catholique” Les temps ont bien changé.

  3. Je souligne une omission tout de même importante dans cet éphéméride, et c’est l’assassinat du Chancelier catholique autrichien Engelbert Dollfus (1892-1934), lors de la tentative de coup d’état nazie du 25 juillet 1934 à Vienne, la première tentative d’Hitler d’imposer l’Anschluss.
    Pour situer le rôle et la personnalité de Dollfuss, il importe de faire un petit retour sur l’histoire allemande. Avant l’unification de l’Allemagne par Bismarck en 1871, l’Autriche et la Bohème-Moravie, l’actuelle Tchéquie, encore peuplée d’Allemands faisaient partie de la Confédération germanique. Suite à Sadowa, en 1866 la Prusse avait écartée l’Autriche de l’Allemagne pour assurer sa propre prépondérance. Le parti socialiste allemand, lorsqu’il avait été fondé peu avant 1870 comprenait donc également des délégués autrichiens. Il voyait l’Autriche comme une province allemande. Après la rupture imposée par Bismarck, les deux partis socialistes allemands et autrichiens furent certes séparés par une frontière, mais continuaient à se voir comme une organisation commune. Après l’instauration future d’une Allemagne républicaine et socialiste les deux pays devaient donc se retrouver réunis. On le voit l’idée de l’Anschluss la “Grande Allemagne” par opposition à la “Petite Allemagne” de Bismarck était à l’origine une idée de gauche, reprise au XXème siècle par les nazis.
    Après la défaite de 1918 et la perte des régions non-allemandes de l’Autriche-Hongrie, le Chancelier socialiste autrichien Karl Renner, dont le parti avait pris le pouvoir à Vienne, voulait donc fusionner les deux pays, appuyé en celà par les socialistes au pouvoir à Berlin, mais il en a été empêché par le veto allié, lesquels ne voulaient pas laisser l’Allemagne se renforcer même dans sa défaite. Pendant l’Entre-Deux guerres donc une importante faction d’Autrichiens ne souhaitaient plus un état indépendant, mais l’Anschluss.
    D’autres forces politiques et religieuses autrichiennes y étaient farouchement opposées. En premier lieu l’Eglise catholique, qui ne voulait pas dépendre d’une Allemagne à majorité protestante et dans son sillage le parti démocrate-chrétien, nommé parti chrétien-social, dont était membre Engelbert Dollfuss.Ensuite la vieille noblesse catholique autrichienne, et la fonction publique, qui vivaient dans la nostalgie de l’Autriche-Hongrie. Ces forces étaient devenues majoritaires au parlement dans les années 20. Dollfuss, un syndicaliste agricole, catholique fervent, bon père de famille a gravi progressivement les échelons de son parti pour devenir plusieurs fois ministre de l’agriculture, puis Chancelier lors de la crise économique mondiale des années 30.
    Le 30 janvier 1933 Hitler pris le pouvoir en Allemagne, ce qui remis sur le tapis la question de l’Anschluss. Pendant ce temps à Vienne Dollfuss fit face à une opposition croissante des socialistes, qui tentèrent en mars 1933 d’imposer de nouvelles élections en faisant démissionner en cascade, de façon irresponsable le président socialiste du parlement et ses suppléants. A ce moment Dollfuss ne souhaitait pas de nouvelles élections, qui auraient probablement donné la majorité aux socialistes et aux nazis, ces derniers renforcés par la prise de pouvoir d’Hitler en Allemagne deux mois plus tôt, mettant en danger l’indépendance autrichienne(à suivre)

  4. Suite au sabordage du parlement autrichien Dollfuss, décréta avec l’appui du Président Wilhelm Miklas, l’état d’urgence, et s’attela à une transformation du pays sur une base corporatiste, catholique, conformément à la doctrine sociale de l’Eglise. Il lança entre-autres des constructions d’Eglises dans les quartiers ouvriers, pour lutter contre l’athéisme socialiste et la déchristianisation. La représentation du peuple devait être assurée par des représentants des corps de métiers, des travailleurs, des paysans et non des politiciens professionnels sensibles aux dérives totalitaires du XXème siècle.Les activités politiques nazies furent interdites. Frustrés de leur victoire électorale, qu’ils croyaient acquise, les socialistes qui n’avaient pas été interdits, constituèrent des milices ouvrières, des caches d’armes, dans l’intention de renverser le régime de Dollfuss.En février 1934 la résistance de ces milices obligea le gouvernement à recourir à la violence pour les dissoudre, faisant quelques milliers de victimes.
    C’est l’origine d’une légende noire de Dollfuss, colportée encore aujourd’hui par le parti socialiste autrichien de Dollfuss comme un “austrofasciste”, un “assassin de travailleurs”(en oubliant un peu de préciser que si les “travailleurs” s’étaient contentés de travailler au lieu de constituer des milices, de s’armer et de tirer les premiers sur les forces de l’ordre, pas un seul n’aurait perdu la vie!)
    Ces troubles intérieurs avaient réveillés les appétits allemands. L’Ambassade d’Allemagne à Vienne organisa un groupe de conspirateurs. Le 25 juillet 1934 ceux-ci revêtus de faux uniformes s’introduisirent dans la Chancellerie où se tenait le conseil des ministres. Alors que ses ministres purent fuir, Dollfuss fut rattrappé et gravement blessé de deux coups de feu (à suivre)

  5. Les troupes gouvernementales alertées avaient entretemps cerné la chancellerie et entamé des négociations pour la libération des otages.Les nazis avaient refusés à Dollfuss, qui se vidait de son sang, l’assistance d’un médecin, et plus tard d’un prêtre. Il mourru de ses blessures peu avant la reddition des conjurés, après avoir pardonné à ses assassins. Son ministre de la Justice Kurt von Schussnigg devint nouveau Chancelier et, appuyé sur le peuple autrichien indigné par la mort de son Chancelier, pu se maintenir au pouvoir jusqu’en 1938 avant d’être lâché par les gouvenements occidentaux et italien. Il fut déporté en camp de concentration par les nazis jusqu’en 1945.
    Une particularité de l’Autriche est que après l’assassinat du Chancelier Dollfuss sociaux-démocrates et nazis furent enfermés par le régime de Schussnigg dans les mêmes cellules, l’occasion pour eux de forger de solides amitiés en prison sur la base d’une haine commune de Dollfuss, de l’Eglise catholique, de la vieille noblesse autrichienne et des Chrétiens-sociaux.
    Après l’Anschluss de 1938 les nazis furent donc plutôt cléments vis à vis de leurs anciens compagnons de cellules, alors que la répression s’abattit sur les catholiques. Lorsque l’Archevêque de Vienne, le cardinal Théodore Innitzer voulu en octobre 1938 encourager l’opposition de jeunes catholiques, les occupants allemands envoyèrent les jeunesses hitlériennes forcer la porte du palais épiscopal pour le saccager, en manquant de tuer deux écclésiastiques. De même des séminaires catholiques furent fermés par eux, l’enseignement religieux interdit etc.
    L’ancien Chancelier socialiste Renner avait appelé publiquement à soutenir l’Anschluss en 1938. Il fut seulement placé en résidence surveillée par les nazis jusqu’en 1945, alors que le chrétien Schussnigg croupissait en camp de concentration. En 1945 Renner devint premier Chef de Gouvernement provisoire de l’Autriche occupée par les Alliés.
    Les nazis purent bénéficier après 1945 d’un renvoi d’ascenseur de la part des socialistes. Ainsi le Chancelier socialiste Bruno Kreisky, descendant d’une famille de hauts-fonctionnaires juifs austro-hongrois, écarta, dans les années 1970 de façon inattendue le parti populaire autrichien, successeur du parti chrétien-social du pouvoir grâce à l’appui du parti “libéral” autrichien à l’époque réceptacle d’anciens nazis et accepta même d’anciens nazis dans son gouvernement, malgré les protestations internationales. Engelbert Dollfuss entretemps voit sa mémoire salie comme “Austrofasciste”. C’est aussi la raison pour laquelle une demande de béatification, qui avait été envisagée avant 1938, n’est plus soutenue actuellement par l’Eglise catholique autrichienne, surtout après Vatican II. La crainte sans doute de s’opposer à l’histoire officielle, réécrite par les socialiste!

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