C’est arrivé un 24 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 septembre 366 : mort du pape Libère.

Voir la chronique du 17 mai 352. C'est le premier pape non canonisé.

  • le 24 septembre 768 : le Roi Pépin le Bref meurt et est inhumé à St-Denis.

Pépin III, dit le bref, est maire du palais de Bourgogne et maire du palais de Neustrie en 741, puis maire du palais d'Austrasie en 747, et enfin Roi des Francs en 751. Le Roi soutient le pape contre les Lombards, car l'empereur byzantin n'est pas en mesure de le faire. Cette alliance entre les Francs et l'Eglise est formellement scellée avec un traité, créant les États pontificaux, connu sous le nom de donation de Quierzy.

Le premier Roi de la dynastie des Carolingiens Pépin le Bref, autrement dit "le petit", est inhumé à Saint-Denis. Fils de Charles Martel et époux de Berthe au long pied, il lègue son royaume à ses fils: Carloman et Charlemagne. Charlemagne hérite d'un royaume l'Austrasie, la Neustrie et l'Aquitaine maritime, qui entoure les terres de son frère cadet : l'Alémanie, l'Alsace, la Bourgogne, la Septimanie et une autre partie de l'Aquitaine. Quand Carloman meurt le 4 décembre 771, Charlemagne hérite des terres de son aîné.

Pépin et ses fils ont été, avec l'abbé Fulrad, à l'origine de la construction de la troisième église bâtie sur le site de la basilique Saint-Denis. Mais seuls Pépin et la reine Berthe y sont inhumés.

Gisants de Pépin et Bertrade de Laon dans la basilique Saint-Denis.

  • le 24 septembre 1143 : décès du pape Innocent II, 164ème pape de l'Église
  • le 24 septembre 1254 : par le « Dit de Péronne », Saint Louis règle le problème de la succession de Flandre.

La Flandre relève de la suzeraineté du Roi de France et le Hainaut de celle de l'Empereur. Elles constituent l'une des plus riches provinces d'Occident.

En 1212. Marguerite, fille et héritière de Baudoin, comte de Flandre et de Hainaut, devenu Empereur de Constantinople, est confiée à la garde de Bouchard d'Avesnes, bailli de Hainaut, qui l'épouse. Mais ce dernier est sous-diacre. Aussi en 1216, l'union est déclarée illégitime et annulée par Rome, malgré la présence de deux fils, Jean et Baudoin. En 1223, Marguerite épouse Guillaume de Dampierre, avec qui elle a trois autres enfants, Guillaume, Gui et Jean. Les Avesnes arguent ainsi de leur droit d'aînesse, tandis que les Dampierre insistent sur l'illégitimité des premiers.

En 1235, Louis IX rend un premier arbitrage, attribuant deux septièmes de l'héritage iront aux Avesnes, cinq septièmes aux Dampierre. Arbitrage confirmé en 1246. Alors que Saint Louis est en terre sainte la querelle reprend et risque de finir en conflit armé entre l'empire et le Royaume de France. En 1254 le Roi réaffirme ses deux premières sentences et les fait définitivement appliquer.

  • le 24 septembre 1724 : création de la Bourse de Paris.

En réalité l'histoire de la Bourse en France commence en 1141, quand le Roi Louis VII décide d'installer un lieu de change unique à Paris sur le Grand Pont, renommé pour l'occasion le Pont au Change. La première Bourse en France date de 1540 et sa création se fait à Lyon. Pendant longtemps c'est la seule du pays.

En 1716, profitant de la mort du Roi Louis XIV, qui le surnommait « l'aventurier huguenot » John Law rentre en France et obtient du régent le droit de créer la Banque générale émettant du papier-monnaie contre de l'or. En 1718, elle devient la Banque Royale, garantie par le Roi. Law finit par obtenir le monopole de distribution monétaire en France. Cependant le système de Law connaîtra une banqueroute importante avant la banqueroute du 24 mars 1720 (Voir les chroniques du 4 janvier et du 24 mars).

La crise financière provoquée par les excès du Hollandais n'est toujours pas terminée en 1724, c'est pourquoi, le 24 septembre 1724, un arrêt établi par le Conseil d'État du Roi donne naissance à la bourse de Paris.

Elle va occuper l'hôtel de Nevers, situé rue Vivienne. Le Roi espère ainsi rétablir un semblant d'ordre au sein de l'économie française. La bourse est ainsi soumise à une stricte réglementation, qui stipule, entre autre, qu'aucune femme ne peut y accéder. Il faudra attendre 1967 pour que les portes du palais Brongniart, futurs locaux de la Bourse, leur soit ouvert. Les opérations à terme sont interdites et le monopole des Agents de Change est reconnu. La Bourse devient en mars 1774, un lieu uniquement réservé aux agents de change. Le 30 mars la crié devient obligatoire (voir la chronique du jour).

A la révolution les corporations sont détruites. Celle des agents de change n'y coupe pas et le 9 septembre 1795, la Bourse est « définitivement » fermée. Elle rouvre dès le 20 octobre  avec seulement 25 agents de change. Son existence n'est officialisée qu'en 1801. Napoléon confie en 1808, à Alexandre Théodore Brongniart le soin de construire ce qui sera le palais Brongniart. Son inauguration n'a lieu que le 4 novembre 1826 (voir la chronique du jour).

  • le 24 septembre 1688 : début de la guerre de la Ligue d'Augsbourg.

Louis XIV envahit le Palatinat. Il s'oppose à la coalition, formée depuis juillet 1686, par l'Empereur d'Allemagne, le roi d'Espagne, le roi de Suède et le roi d'Angleterre. Cette Ligue des Augsbourg reproche au Roi de France de mener une politique agressive et n'accepte surtout pas la signature de la paix de Nimègue très favorable à la France. Le conflit dure jusqu'en 1697. La France l'emporte en Savoie et aux Pays-Bas. Et la paix, signée en 1697 à Ryswick, permet à Louis XIV de conserver Strasbourg et la Sarre. Voir la chronique du 20 septembre sur le traité de Ryswick qui y met fin en 1697. Voir aussi la chronique du 17 mai.

  • le 24 septembre 1715 : décès de Dom Pierre Pérignon, moine bénédictin.

Pierre Pérignon, plus connu sous le nom de Dom Pérignon est né en 1638 à Sainte-Menehould. Pierre Pérignon entre d'abord au Collège des Jésuites de Châlons-en-Champagne, puis devient moine bénédictin au monastère bénédictin de la Congrégation de Sainte-Vanne et Saint-Hyaduphe à Verdun en 1656. Il va s'occuper du contrôle des vignes de l'Abbaye d'Epernay. Il invente une nouvelle méthode de pression du vin : "la méthode champenoise". Il meurt à l'Abbaye Saint-Pierre d'Hautvillers. Ce nouveau vin commence à connaître le succès dès la fin du règne de Louis XIV.

  • le 24 septembre 1853 : la France prend officiellement possession de la Nouvelle-Calédonie.

Au nom de Napoléon III, le contre-amiral Febvrier-Despointes prend officiellement possession de l'archipel découvert par l'anglais James Cook en 1774. La France souhaite par ce geste retrouver son prestige colonial perdu un siècle plus tôt avec la perte du Québec et de la Louisiane. En 1864, elle installe dans l'ile un pénitencier où seront envoyés nombre de prisonniers algériens ou communards. L'ile possède aussi des gisements de nickel parmi les plus importants au monde.

  • le 24 septembre 1902: la politique de la France décidée dans les loges maçonniques.

Le convent du Grand Orient trace les grandes lignes du programme qu'il appelle de ses voeux : rupture diplomatique avec le Saint-Siège, dénonciation du Concordat, abrogation de la loi Falloux, instauration du monopole d'État en matière d'enseignement, épuration du ministère de l'Instruction publique, retrait du droit de vote aux ecclésiastiques.

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 80)

 

  • le 24 septembre 2000 : passage au quinquennat.

Suite aux résultats du référendum du jour, la durée du mandat présidentiel passe de 7 à 5 ans en France.

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