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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 24 mai…

C’est arrivé un 24 mai…

A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 mai : saints du jour français ou en France.
    • St Misselin, prêtre à Tarbes (Ve siècle)

À Saint Justin, a vraisemblablement succédé Misselin qui, au Ve siècle, sauva la ville de Tarbes des Barbares. Grégoire de Tours associe d’ailleurs cet autre prêtre à saint Justin dans une commémoration commune.

Il serait né, selon une tradition orale, à Arcizac-Adour entre Bagnères et Tarbes. Il brilla par sa sainteté en confessant sa foi sous l’oppression des Wisigoths ariens. Il s’endormit dans la paix en sa paroisse de Tarbes.  Un sarcophage en marbre blanc de Saint-Béat, du VIe siècle, est conservé à l’église Saint-Jean de Tarbes, dans le Bourg-Vieux et une très ancienne tradition en fait son tombeau.

Saint Misselin est cher à la mémoire des Tarbais, car son intervention surnaturelle leur aurait permis en 732-733, d’écraser à la Lande Mourine une bande sarrasine refluant vers l’Espagne après le désastre de Poitiers. Il est fêté le 24 mai. Saint patron d’Arcizac-Adour.

  • St Vincent, moine au monastère de Lérins († v. 450)

Au monastère de Lérins en Provence, vers 450, saint Vincent, moine prêtre. Remarquable par sa science chrétienne et la sainteté de sa vie, il eut le mérite de mettre en lumière la notion de développement de la foi.

  • Sts Donatien et Rogatien, frères et martyrs († v. 304)

Au temps de la persécution de Dioclétien, il y avait à Nantes un jeune homme nommé Donatien, d’une haute naissance, mais recommandable surtout par ses vertus. Plus heureux que son frère Rogatien, il avait embrassé la foi chrétienne et travaillait à faire connaître Jésus-Christ autour de lui. Il eut le bonheur d’éclairer son frère et de lui donner le courage de professer une religion dont les disciples étaient voués à la souffrance et à la mort.

Le zèle de Donatien l’avait mis en vue : il fut le premier de tous, conduit devant le gouverneur : « J’apprends, Donatien, lui dit celui-ci, que non content de refuser à Jupiter et à Apollon les honneurs qui leur sont dus, vous cherchez à répandre la religion d’un crucifié. – “On ne vous a dit que la vérité, répond Donatien ; j’adore Celui qui seul doit être adoré. – Cessez de propager cette doctrine ; sinon, la mort vous attend. – La mort, je ne la crains pas pour moi, mais pour vous.” »

Pendant que Donatien était livré aux tortures et jeté dans un cachot, Rogatien parut à son tour : « J’ai été informé, lui dit le gouverneur, de votre résolution de professer la religion des chrétiens. Prenez bien garde d’encourir la colère de l’empereur ! » La réponse du jeune homme ne fut pas moins ferme que celle de son frère, et le juge décida que le lendemain les deux prisonniers auraient la tête tranchée, pour avoir outragé les dieux et les empereurs. Une seule chose chagrinait Rogatien : il n’était encore que catéchumène et n’avait pas reçu le baptême ; mais Donatien et lui prièrent ensemble toute la nuit, afin que Dieu fit que l’effusion du sang produisit dans le martyr l’effet du saint Baptême.

Le lendemain, le juge, assis à son tribunal, se fit amener les deux confesseurs de la foi et chercha encore à les épouvanter par la menace des supplices. « Nous sommes prêts, répondirent-ils, à souffrir pour Jésus-Christ tout ce que pourra inventer la cruauté des bourreaux. » Les généreux enfants, à la suite de cette belle réponse, sont placés sur le chevalet et tourmentés cruellement ; mais leur courage surpasse la fureur des bourreaux, et ils soutiennent sans faiblir ce douloureux supplice. On les achève ensuite en leur tranchant la tête.

La ville et le diocèse de Nantes ont conservé une dévotion traditionnelle à ces deux illustres martyrs, populaires en ce pays sous le nom des deux Enfants Nantais.

  • le 24 mai 189 : décès du pape Éleuthère.

Selon le Liber Pontificalis, un édit d’Éleuthère décrète qu’aucune nourriture n’est impure :

« Et hoc iterum firmavit ut nulla esca a Christianis repudiaretur, maxime fidelibus, quod Deus creavit, quæ tamen rationalis et humana est ».

Il combat ainsi des pratiques héritées des prescriptions juives sur la pureté des aliments. Selon la même source, Éleuthère envoie des missionnaires, Fugace et Damien, convertir les Bretons à la demande du roi Lucius

  • le 24 mai 843 : bataille de Blain entre les Francs et les Bretons.

Cette victoire bretonne du duc Nominoë, suivie d’autres, conduit en 851, au Traité d’Angers, par lequel les pays nantais et rennais deviennent possession de la Bretagne.

  • le 24 mai 1086 : élection du pape Victor III.

Desiderius, ou Didier, de Mont-Cassin, est le fils du prince Landolf V de Bénévent. Saint Victor III est pape du 24 mai 1086 au 16 septembre 1087. Il poursuit l’œuvre de réforme de Grégoire VII. Il s’éteint au Mont-Cassin, dont il a été l’abbé. Léon XIII lui accorde le titre de saint sans qu’il fasse faire de procès de canonisation.

 

  • le 24 mai 1524 : incendie de Troyes.

Un gigantesque incendie détruit 1 500 habitations dans le quartier du Beffroi et de Croncels, à Troyes.

  • le 24 mai 1543 : publication des théories de Nicolas Copernic écrites dans Révolution des sphères célestes.

Les thèses du chanoine Copernic ne sont pas condamnées par l’Eglise, mais l’utilisation qu’en fera Galilée le sera. (Cf. les chroniques du 22 juin).

  • le 24 mai 1802: Pie VII proteste en consistoire contre les Articles organiques du Concordat avec la France.

«Le 8 avril 1802 (18 germinal an X), le Concordat est promulgué comme loi de la République française. Mais il est assorti d’« articles organiques », au nombre de 77, qui ont été rédigés par le père du Code civil, le juriste Portalis. Celui-ci a coutume d’affirmer qu’il faut « placer non l’État dans l’Église, mais l’Église dans l’État ». Les articles organiques ressemblent donc à un règlement de police. Tout document pontifical —encyclique, bulle ou lettre apostolique— ne peut être publié qu’avec l’autorisation du Premier Consul. Sans son assentiment, les évêques n’ont pas plus le droit de se concerter, de se réunir ou de faire paraître un texte collectif : les contrevenants seront déférés devant le Conseil d’État. Les évêques, qui n’ont pas le droit d’entretenir des contacts avec le nonce, ne peuvent franchir les limites de leur diocèse sans une autorisation spéciale. Ils ont à organiser leurs séminaires, mais les élèves doivent être agréés par le gouvernement. Ordonner les séminaristes comme nommer ou déplacer les curés nécessite également l’aval des pouvoirs publics. Quant aux prêtres, ils doivent prêter serment au Concordat.

Les articles organiques ont pour but de rassurer les révolutionnaires ralliés à Bonaparte.

Cependant, ils n’ont pas été négociés avec le pape.

[…] Le 24 mai 1802, Pie VII émet une protestation solennelle contre ces dispositions que l’Église ne reconnaîtra jamais, mais qui seront néanmoins indissociables du Concordat. En réalité, la législation française reflète bien la pensée de Bonaparte, lequel répète qu’« il faut une religion au peuple », mais qu’elle doit être « dans la main du gouvernement ». Le futur Napoléon, explique Adrien Dansette, « n’entend pas servir la religion, seulement s’en servir»

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 17)

Cf. la chronique du 17 mai.

  • 24 mai 1806 : lettre de Napoléon à sa sœur la princesse Elisa, écrite de Saint-Cloud.

« Ma Sœur, je reçois votre lettre. […] Ne perdez pas un moment, une heure, pour réunir tous les biens des couvents au domaine. Chargez mon ministre de se rendre chez l’archevêque : il lui dira que je suis instruit de ce qui se passe ; que ce ne sera pas le concordat de mon royaume d’Italie, mais celui de France, que je ferai publier dans la principauté de Lucques ; que non seulement on s’emparera des biens des moines, mais encore de ceux du clergé séculier, et qu’on le mettra à la pension. Si l’on ne se prête pas de bonne grâce, et s’il y a le moindre désordre, je ferai avancer une division française. N’exigez aucun serment des prêtres. Ne vous mêlez dans aucun dogme. Emparez-vous des biens des moines, c’est là le principal ; laissez courir le reste. […] »

  • le 24 mai 1853 : Napoléon III offre au Royaume-Uni de conclure une entente destinée à soutenir l’Empire ottoman contre la Russie
  • le 24 mai 1893 : création à Paris de Phryné, opéra-comique de Camille Saint-Saëns
  • le 24 mai 1871 : reconquête de Paris.

Dans Paris, les Versaillais contrôlent, maintenant, le Quartier latin et multiplient les exécutions sommaires. L’Hôtel de Ville, le Palais d’Orsay et la préfecture de Police sont incendiés. Des Communards font exécuter 6 otages dont l’archevêque, monseigneur Darboy.

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