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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 24 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 mai 189 : décès du pape Éleuthère.

Selon le Liber Pontificalis, un édit d'Éleuthère décrète qu'aucune nourriture n'est impure :

« Et hoc iterum firmavit ut nulla esca a Christianis repudiaretur, maxime fidelibus, quod Deus creavit, quæ tamen rationalis et humana est ».

Il combat ainsi des pratiques héritées des prescriptions juives sur la pureté des aliments. Selon la même source, Éleuthère envoie des missionnaires, Fugace et Damien, convertir les Bretons à la demande du roi Lucius

  • le 24 mai 843 : bataille de Blain entre les Francs et les Bretons.

Cette victoire bretonne du duc Nominoë, suivie d'autres, conduit en 851, au Traité d'Angers, par lequel les pays nantais et rennais deviennent possession de la Bretagne.

  • le 24 mai 1086 : élection du pape Victor III.

Desiderius, ou Didier, de Mont-Cassin, est le fils du prince Landolf V de Bénévent. Saint Victor III est pape du 24 mai 1086 au 16 septembre 1087. Il poursuit l'œuvre de réforme de Grégoire VII. Il s'éteint au Mont-Cassin, dont il a été l'abbé. Léon XIII lui accorde le titre de saint sans qu'il fasse faire de procès de canonisation.

 

 

  • le 24 mai 1524 : incendie de Troyes.

Un gigantesque incendie détruit 1 500 habitations dans le quartier du Beffroi et de Croncels, à Troyes.

  • le 24 mai 1543 : publication des théories de Nicolas Copernic écrites dans Révolution des sphères célestes.

Les thèses du chanoine Copernic ne sont pas condamnées par l'Eglise, mais l'utilisation qu'en fera Galilée le sera. (Cf. les chroniques du 22 juin).

  • le 24 mai 1802: Pie VII proteste en consistoire contre les Articles organiques du Concordat avec la France.

«Le 8 avril 1802 (18 germinal an X), le Concordat est promulgué comme loi de la République française. Mais il est assorti d'« articles organiques », au nombre de 77, qui ont été rédigés par le père du Code civil, le juriste Portalis. Celui-ci a coutume d'affirmer qu'il faut « placer non l'État dans l'Église, mais l'Église dans l'État ». Les articles organiques ressemblent donc à un règlement de police. Tout document pontifical —encyclique, bulle ou lettre apostolique— ne peut être publié qu'avec l'autorisation du Premier Consul. Sans son assentiment, les évêques n'ont pas plus le droit de se concerter, de se réunir ou de faire paraître un texte collectif : les contrevenants seront déférés devant le Conseil d'État. Les évêques, qui n'ont pas le droit d'entretenir des contacts avec le nonce, ne peuvent franchir les limites de leur diocèse sans une autorisation spéciale. Ils ont à organiser leurs séminaires, mais les élèves doivent être agréés par le gouvernement. Ordonner les séminaristes comme nommer ou déplacer les curés nécessite également l'aval des pouvoirs publics. Quant aux prêtres, ils doivent prêter serment au Concordat.

Les articles organiques ont pour but de rassurer les révolutionnaires ralliés à Bonaparte.

Cependant, ils n'ont pas été négociés avec le pape.

[…] Le 24 mai 1802, Pie VII émet une protestation solennelle contre ces dispositions que l'Église ne reconnaîtra jamais, mais qui seront néanmoins indissociables du Concordat. En réalité, la législation française reflète bien la pensée de Bonaparte, lequel répète qu'« il faut une religion au peuple », mais qu'elle doit être « dans la main du gouvernement ». Le futur Napoléon, explique Adrien Dansette, « n'entend pas servir la religion, seulement s'en servir»

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 17)

Cf. la chronique du 17 mai.

  • 24 mai 1806 : lettre de Napoléon à sa sœur la princesse Elisa, écrite de Saint-Cloud.

« Ma Sœur, je reçois votre lettre. […] Ne perdez pas un moment, une heure, pour réunir tous les biens des couvents au domaine. Chargez mon ministre de se rendre chez l'archevêque : il lui dira que je suis instruit de ce qui se passe ; que ce ne sera pas le concordat de mon royaume d'Italie, mais celui de France, que je ferai publier dans la principauté de Lucques ; que non seulement on s'emparera des biens des moines, mais encore de ceux du clergé séculier, et qu'on le mettra à la pension. Si l'on ne se prête pas de bonne grâce, et s'il y a le moindre désordre, je ferai avancer une division française. N'exigez aucun serment des prêtres. Ne vous mêlez dans aucun dogme. Emparez-vous des biens des moines, c'est là le principal ; laissez courir le reste. […] »

  • le 24 mai 1853 : Napoléon III offre au Royaume-Uni de conclure une entente destinée à soutenir l'Empire ottoman contre la Russie
  • le 24 mai 1893 : création à Paris de Phryné, opéra-comique de Camille Saint-Saëns
  • le 24 mai 1871 : reconquête de Paris.

Dans Paris, les Versaillais contrôlent, maintenant, le Quartier latin et multiplient les exécutions sommaires. L'Hôtel de Ville, le Palais d'Orsay et la préfecture de Police sont incendiés. Des Communards font exécuter 6 otages dont l'archevêque, monseigneur Darboy.

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